•  
     
    chanson paillarde (pas de quoi rougir ! )
     
     
    Ah que nos pères étaient heureux (bis)
    Quant ils étaient à table.
    Le vin coulait à côté d’eux (bis)
    Ça leur était fort agréable.

    Refrain
    Et ils buvaient à pleins tonneaux,
    Comme des trous, comme des trous, morbleu !
    Bien autrement que nous, morbleu !
    Bien autrement que nous !

    Ils n’avaient ni riches buffets (bis)
    Ni verres de Venise.
    Mais ils avaient des gobelets (bis)
    Aussi grands que leurs barbes grises.
     


    Ils ne savaient ni le latin (bis)
    Ni la théologie.
    Mais ils avaient le goût du vin (bis)
    C’était là leur philosophie.

    Quand ils avaient quelques chagrins (bis)
    Ou quelques maladies.
    Ils plantaient là le médecin (bis)
    Apothicaire et pharmacie.

    Celui qui planta le Provins (bis)
    Au doux pays de France
    Dans l’éclat du rubis divin (bis)
    Il a planté notre espérance.


     

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  • Je viens, je ne sais d'où !

     je ne sais qui je suis.

    je vais, je ne sais où !

    Je meurs, je ne sais quand,

     

    Et je m'étonne d'être heureux...Pas vous?

     

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  • Bonjour à vous visiteurs d'un soir.

    Que vous soyez entré par curiosité, parce qu’une douce odeur de ripaille vous y ait forcée ou sur les conseils d'un ami, soyez les bienvenus en ces lieux. 

    Pour faire une suite à mon ouvrage sur les recettes de cuisine des Gens du Voyage et devant les questions que ce recueil  soulève (pourvu que ce ne soient pas des hauts le cœur !...humour)…il est grand temps pour vous, désireux d’épater vos amis le soir devant un BBQ ou une plancha chauffée à blanc, de vous procurer cet ouvrage unique en son genre.

     

    http://www.gaulois-nomade.com/loup-zen.html

     

    A la lecture de cette parution vous constaterez que les recettes exposées sont du domaine de l'' espécial ''.

    Cette façon de cuisiner peut vous étonner, et je reconnais qu'au début de mes tournées des  popotes gitanes, j'allais de découvertes en surprises.

    J'étais persuadé que seuls ces fous de '' romanos '' avaient les capacités d’inventer et de manger ces plats....Erreur !

     Récemment j'ai eu le loisir et le plaisir de faire la connaissance d'un faiseur de repas à bases de recettes de cuisine antique Grecque et Romaine..Un puriste, disciple de Pline l'Ancien.

     Le père Pline avait eu cette phrase célèbre : «  aucun livre n'est si mauvais qu'on en puisse en tirer quelques profits ». il devait parler de mon livre j'en reste persuadé !

     J'ai donc recherché dans un recueil de recettes anciennes, les correspondances de préparations avec les recettes des Gens du Voyage.

    Surprise de taille, vous allez pouvoir en juger.

     

     

      Cote de bœuf grillée aux anchois.  (recette de Dédé dit la Guêpe)

    De la viande grillée au feu de bois, accompagnée d'une sauce faite d'anchois au sel et de gousses d'ail pilées.

     Tétine de vache au vert jus (recette de Michel père d’Isabelle la Gitane)

    La tétine une fois cuite est coupée en morceaux puis placée dans un chaudron avec du beurre et accompagnée de persil, de cébettes et de champignons.

    Un bouillon fait de moitié d'eau salée et de vin blanc est porté à ébullition.

    Les morceaux de tétines sont jetés dans cette préparation qui recevra en fin de réduction du jus de raisins vert.

      Canard à la broche (cuisson à la schilpz )

    Les canards sauvages ou domestiques sont enduits d'une sauce à base de miel, qui servira à l’arroser durant la cuisson. Il est présenté «  debout » devant un brasier.

     Frites de panisses et Kalentica

    A l’époque romaine pas de patates  …mais ou étaient donc les chtis !...Triste époque !!

    Les frites étaient faites avec de la farine de pois chiche, trempées dans l'huile bouillante et salées.

     - Polenta de châtaignes et pulenta corse ou la polenta des gros bras

    Les châtaignes ont souvent remplacé le pain, elles étaient aussi servies sous forme de bouillie

    '' Qui tenait au corps ''.Cette polenta était accompagnée de saucisses grillées ou de truites au feu de bois.

    VOLAILLES

     Je ne ferais qu'un bref passage et donc un arrêt minute sur les poules et poulets.

    Je crois que de tous les temps ces gallinacés ont été préparés à toutes les sauces. Qu' elles étaient été rôties, bouillies, fourrées ou grillées ces pauvres bêtes ont été présentes sur nos tables accompagnant nos repas au travers des siècles écoulés.

    J'ai découvert une pratique qui avait encore son mot à dire de nos jours dans la famille de mon épouse.

    L’Ancien, bien qu’il ne soit pas un Pline, se régalait de petits moineaux qu’il cuisinait dans une grosse pomme de terre ou sur une tranche de pain grillée.

    J'ai retrouvé cette recette, sans la patate encore inconnue à cette époque : Brochettes de Becfigues ou de Mauviettes 

     

    On les mange en automne et durant l'hiver, saisons ou ces oiseaux sont les plus gras. Passez ces oiseaux à la broche sans être vidés, simplement plumés et flambés.

    Enlevez le gésier, puis posez des tranches de pain sur la lèchefrite pour recueillir le jus de la cuisson et enfin servir sur les tranches de pain.

    Omelette d'asperge ou de pissenlits – recette des TINKERS d'Irlande

    Les asperges ou fleurs de pissenlit étaient ébouillantées pour ôter l'amertume, puis incorporées dans des œufs battus

    La galette était cuite sur les deux faces pour obtenir une omelette sèche.

    J'aurais l'occasion dans une suite à ces recettes de vous faire part des découvertes concernant des boissons  "anciennes "  que ma famille utilise encore de nos jours....et pas toujours  de façon thérapeutique ... si vous voyez ce que je veux insinuer !

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  • J'ai toujours dit que mon animal préféré était le canard et fais  preuve à son égard d'un grand respect mêlé de tendresse.

    Je suis chauvin et ma préférence se porte sur le french-duck  tournant le dos de façon impolie et définitive au Donald et autres emplumés venus de l’Est.

    J'aime son insouciance, sa démarche désinvolte, chaloupée comme un marlou.

     C'est un grand comique, il suffit pour en juger de l'entendre parler. Il se gausse de nos commentaires lorsqu'il se trouve dans la mare stagnant en apparence il travaille des pattes, les agitant sans cesse, l'air de rien.

     Mais j'aime aussi cet animal lorsqu’il est sacrifié sur l'autel de nos appétits inassouvis.

    C’est une gourmandise en rillette, un classique rôti, un étonnement en magret au miel et je me demande bien s’il ne figure pas à la carte des desserts !

    Sa graisse n'est pas toxique pour nos artères, sa chaire n’est pas trop grasse et oh combien goûteuse… conditions sine qua non : comment a-t-il été nourri ?

    Car il faut reconnaitre qu’il y a canard et….canard.

    Le seul hic c’est que tu sais à qui tu as à faire qu’au dernier moment, juste avant de lui rendre cet ultime hommage. Va-t-il se présenter en bonne et due forme, conservant ses formes dodues et ruisselant de bon jus où a-t-il perdu en cours de route ses atouts qui une fois perdus le font ressembler à un pigeon ?

    Donc méfiance et je ne le répéterai jamais assez : optez pour des bons produits votre santé de  vous dira mais assez merci.

    Question  « aficionado del pato » (canard en espinguoin) je connais un quidam qui est « le »  spécialiste de ce palmipède.

    Lui, son canard il le déguste grillé sous forme de magret avec une sauce au miel et au vinaigre de Collioure.

    Pour les grandes occasions, l’objet obscur de son désir est présenté de façon originale, comme l’étaient les premiers chrétiens sous la férule de l’empereur romain Decé, empalés sur une croix façon Saint André.

     Cette recette m'a été communiquée par mon fils Pierre, grand ami, lui aussi, des canards. 
    Le feu est allumé de bonne heure et entretenu. Il faut que je fasse une halte salutaire à votre santé.

    Un vrai feu avec du bois d’arbre, voilà ce qu’il vous faut absolument allumer.

    Une première flambée constituée de « petit bois », branches d’arbres, buisson fournira une flambée indispensable  à enflammer une seconde catégorie de bois. Ce dernier très sec sera de section supérieure constituée de buches ou  de souches de vigne.

    C’est cette dernière catégorie qui assurera le succès de  votre cuisson. Pas de flammes qui carboniseraient la viande, rien que de la chaleur due à une belle braise.

    Bannissez les bois de récupération provenant des chantiers telles que huisseries de la démolition, les palettes goinfrées de produits cancérigènes et autres cagettes et caisses de la grande distribution, i y a danger à les utiliser, itou pour les charbons de bois.

    Il est fait de cercles concentriques au tour desquels sont disposés des canards empalés sur des pieux de bois, sorte de croix de Saint André. La viande cuite verticalement ne reçoit pas les fumées chargées de particules toxiques lorsque les graisses tombent sur les braises. 
    L'homme en charge de la cuisson humecte la viande à l’aide d'un chiffon placé au bout d'un bâton. Il est trempé dans cette fameuse sauce à la bière.

    Au fil de la cuisson, la peau prend une couleur dorée, et bien qu’humectée, elle reste craquante, la viande n'est pas desséchée.

     Parfois un récipient est placé sous la volaille et le jus de cuisson coule sur des légumes ou des pommes de terre qui cuisent à la chaleur. Je vous laisse imaginer le goût de l'ensemble. Dans un endroit à l'abri mais permettant la surveillance du feu sont installés une table ou des tréteaux.

    C’est un rôle majeur et difficile à mener à bien…sur cet homme repose la réussite de votre fête.

    Un pack de bière de 24 ou 48 canettes est déjà entamé et pas que pour la cuisson !

    La chaleur sert d'excuse à cet apéritif matinal. L’hôte est rejoint pas les hommes de la famille et les discussions vont bon train.

    Un premier canard est sacrifié, sa cuisson et la tendresse de sa chair sont testées. Tout va bien, les hommes sont rassurés, il y a de quoi boire et manger pour un régiment.

    Tout à l'heure, les petits mangeront avec les femmes séparées des hommes qui resteront entre eux .

    Tradition oblige, les meilleurs morceaux, les plus tendres, les plus goûteux sont en priorité servis aux enfants…je n’ai jamais vu procéder autrement.

    De même que les premières lampées de bière sont avalées après que quelques gouttes de ce breuvage ne soient versées au sol en signe de souvenirs d’un défunt ou pour remercier la « terre-mère » nourricière.

    Le service ? On n’est jamais si bien servi que par soi-même….A tour de rôle après que les enfants aient becqueté cette succulente viande, les hommes se dirigeront vers le feu pour découper à même la bête de larges tranches de viande qu’ils disposeront sur un morceau de pain.

    Ils avaleront les premières bouchées en aspirant bruyamment de l’air entre les dents, certains prononceront des paroles inaudibles, mais faisant référence à l’extase qu’ils ont connu lors d’une nuit d’amour…

     

    Rassasiés et repus, ils iront faire une sieste. les femmes elles, feront des tas de la viande en trop, mis en évidence pour montrer qu’il y avait vraiment trop à manger, une façon de conjurer les famines qui ont décimé leurs ancêtres……il y a bien longtemps.

     

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  • Carpe diem et truite Fario

    Quels rapports en les deux...vous allez être surpris quand vous connaîtrez le dénominateur commun.....une poêle à frire.

    Ce récit remonte au temps ou nous vivions en compagnie de Manouches, sur les bords de la rivière Allier., prés de BRIOUDE en Haute Loire.

    Nos caravanes se frottaient les boules d’attelages en toutes complicités amicales dans de verts pâturages.

    J'avais alors opté pour une vie tranquille où se la couler douce prenait toute son importance...en ces lieux même ou l'Allier paresseuse ne nous donnait pas envie d'échapper à ses méandres.

    Nous avions comme voisin et compagnon de route une famille de Manouches experts en vannerie qui tressaient des paniers de toutes beauté.

    La matière première leur était fournie par les eaux vives de cette belle région puisque c'est dans les fossés de la rivière que les joncs étaient cueillis.....sacrée zone industrielle !

    Mon « pote le gitan » se trouvait être un type bien, père de quelques enfants qu'il avait semés de ci de là et qu'il regardait pousser avec amour.

    Les moyens d’existence de cette famille se trouvaient dans la production de paniers et de la revente de truites aux hôteliers du coin.

    J'aimais leur compagnie et la réciprocité était telle que parfois nous échangions nos sites d'hébergement..nous partagions la nuit à la belle étoile.



    L'homme que nous appelions « garçon »ne se prenait pas la tête dans l'existence à tel point qu’après mures réflexions, il considérait que la fabrication et la vente de 3 paniers journaliers étaient suffisantes à le nourrir lui et sa famille.

    Rien n'aurait pu le forcer à effectuer des heures supplémentaires.

    Un gadjo stupide, un soir de libation avait gravé sur sa caravane tirée par un cheval, l'expression « CARPE DIEM »..

    Ignorant le sens profond de ce savoir littéraire, ne sachant ni lire ni écrire, il prétendait que c'était le nom donné à une variété de - « Cyprinus carpio » ou Carpe commune.

     

    Lors d'un de mes passages dans la bonne ville du Puy en Velay, j'avais rapporté divers instruments servant à l’amélioration des préparations culinaires pour son épouse.

    Aussi simple que cela puisse paraître, le fait de faire chauffer sur la braise d'un feu de bois, un aliment dans une casserole dont la queue était recouverte de plastique......posait problème.

    J'avais donc ce jour là, apporté une poêle à frire, pas n'importe quelle poêle à frire..non une Teffal céramique de 24 centimètres.

    Objet sérieux, bonne tenue en main, qui servira dans quelques mois à assommer un ivrogne en mal de sensations..il en aura eu que le mal de tête.

     

    « Garçon » péchait comme à l’accoutumée, à l'abri des problèmes de notre monde, le matin même, je lui avais apporté une commande de 6 paniers.

    Cette commande sera effectuée en deux jours....à chaque jour suffit sa peine.

     

    Ce que je vais maintenant vous révéler est véridique et dépasse les bornes de notre « réalité de gens civilisés ».

     

    Lançant sa ligne avec dextérité, il avait la réputation d'un fin pécheur, homme de ses origines il avait la réputation d'être cool, avec cette notion de pas trop vite le matin et doucement le soir !

    Prés de lui, son chien, une bouteille de vin et la poêle à frire....du producteur au consommateur en quelques sortes.

     

    J’étais affalé dans l'herbe, témoin et apprenti de son art de la pêche, lorsque j'ai vu une magnifique truite fario mordre à l'hameçon, puis une deuxième et une troisième .

    Elles terminaient leur existence dans la poêle à frire pas encore chaude.

     

    Quant à la quatrième...belle prise..elle dépassait de la poêle et due sons salut à ses dimensions hors nomes !

    Notre homme la rejeta à la rivière.

    J'étais sidéré mais pas trop étonné quant à ce jour j’appellerais mon témoignage « CARPE DIEM et TRUITE FARIO ».

     

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  • Y 'en a marre de consommer n'importe quoi, n'importe quand et avec n'importe qui !

     

    Ou est passée ma liberté de consom'acteur que prônaient les révolutionnaires d'un nouveau mode et monde de vie « consommer oui, mais être les propres acteurs de notre connerie ou...je veux bien me faire baiser mais pas en douce, je veux être pleinement conscient au moment de me faire mettre » !

     

    Je crains que le consommateur que je suis devienne un  « con mateur » avec la notion péjorative du mateur voleur à la dérobée, (voir vos sites pornographiques préférés).

     

    Notre vie serait-elle devenue un gigantesque terrain d'essais et d’entraînement pour que des professeurs Nimbus de la consommation s’entraînent sur nous pour élaborer des stratégies de consommer plus et encore plus...des apprentis sorciers en quelques sortes.

     

    Nos organismes sont devenus des laboratoires, dans lesquels sont testés de nouvelles recettes de vie et on nous demande de freiner sur la consommation de médicaments.

     

    Cancers, insomnie, incivilité, violence, abus de sexualité débridée ne sont-ils pas dus aux tests réalisés sur nous par des fous irresponsables qui décident ce qui doit être bon pour eux ?

     

    Imaginons le monde du super marché, çà on connaît, mais en plus, qui fonctionnerait à l'envers.

    Nous serions des avaleurs en puissance de tout ce qui peut s'avaler et entrer dans notre corps, dans notre cerveau avec les changements parfois perverses exercés sur notre personnalité.

     

    Ce que nous sommes susceptibles d'ingurgiter tout au long de cette journée est effarant :

     

    Produits du petit dej', produits de confort (oui vous allez déguster le papier « Q »), habillement, cosmétologie, pour certaines et certains volontaires ou contraints..sexe, infos télévision, informations de la P.Q.R...(qui est parfois semblable au « P.Q »), les poubelles apportées par votre meilleur ami et qui seront déversées dans votre salon, la bagnole (idée de génie...que vous la conduisiez ou pas cette « maîtresse » vous coûte un bras...stationnement, crédit, assurance...rien que du lourd), la bouffe de la cantine du midi, les appels téléphoniques.....j'en passe et des moins bonnes !

     

    La pollution n 'est seulement chimique, elle est hélas sonore, visuelle et intellectuelle.

     

    En exposant mon choix de style de vie ne suis-pas entrain de vous polluer intellectuellement ?

     

    Continuons à extrapoler, tous ces ingrédients qui font votre actualité (et la mienne...je ne suis pas au régime)ils sont préparés, cuisinés par des marchands de soupe qui font en sorte que les doses que vous prenez, ne soient pas trop agressives car elles pourraient tuer net la poule aux œufs d'or que nous sommes.

     

    Nous ne saurions plus acheteurs de leurs produits.....quoique..le commerce de la mort...

     

    Pour persévérer dans cette idée folle d'un commerce à l'envers, projetons nous en consommateurs placés sur des rayons...et que des "acheteurs" viennent nous choisir pour nous fourrer de force les marchandises et articles citées en références.

    Le système de gavage des oies n'est plus très loin de notre façon de consommer à la différence prés, c'est que nous en sommes conscients et comme tels, responsables de nos dérives et travers, des troubles que cette situation nous apporte.

     

     

    C'est une internaute qui ce matin m'a mis la puce à l’oreille. (Dominique :Contre la dictature culturelle de la télé et du cinéma: domi-leblog.fr).

    Elle s'insurge sur le fait d'être harcelé téléphoniquement par une télé-pot de colle pour un renouvellement de contrat..alors qu'elle a déclaré à maintes reprise ne pas possédé de récepteur de télévision !

     

     

    Ce bourrage de crane que nous subissons est devenu insupportable à plus d'un titre et j'approuve ce cri de colère.

    Pour avoir vécu de nombreuses années sur les routes de France et d'ailleurs avec comme seul habitat une caravane, nous avons échappé au pilonnage de quelques sortes de harcèlement en merchandising outrancier.

    Pas de boites aux lettres....pas de pub !

    Pas de numéro d'appel-fixe....pas de pub !

    Pas de banque officiellement déclarée....pas de signes du banquier !

    Pas de revenus fixes, pas de taxes et ni impôts locaux, pas de taxes sur l' enlèvement des ordures...nous stationnions sur VOS dépôts d'ordures !

     

    Mais.....mais c'est aussi se couper des réalités de la vie et vivre en marge de la société.

     

    A nous de maîtriser ce libre arbitre, d' être mithridatisé au déferlement des effets nuisibles de la publicité, à nous de nous faire une idée et de communiquer aux autres ce que nous pensons vraiment de ce système.

    Ne devenons surtout pas des futurs agents publicitaires de nos propres styles de vie en vantant à grand renfort de superlatifs que ce que nous avons choisi comme style de vie est le meilleur choix pour les autres.

     

     

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  • Comment interpréter le cri d'un estomac en souffrance ?

    Existe t il une école qui enseigne cette discipline ? Comment répondre à cet appel au secours ?

    Le gargouillement d'un estomac vide alors qu'une odeur de pain frais flotte dans l'air est un appel au meurtre.

    Pour moi c'est une sorte de communication dés l'instant ou vous répondez à une demande.

    Je vais vous dresser le portrait  d'une personne qui parle avec ses mains et avec ses casseroles.

    Elle se trouvait trop à l'étroit dans une cuisine de restaurant sans doute avait avait-elle cette devise : " « Si tu ne vas pas à Lagardére c'est Lagardére qui ira à toi ».

    Aussitôt dit aussitôt fait. Enfourchant son destrier telle une guerrière qu’elle était, elle se mit à parcourir les champs de bataille des campings de la côte vermeille en faisant des merveilles.

    Porter l'estocade aux estomacs affamés des touristes à la recherche de sensations culinaires et avides de nouveautés et de dépaysement, devenait rapidement sa quête.

    Devant ces pauvres ventres habitués à la morne pitance des cantines d'une cuisine centrale, elle dégainait ses poêlons faisant un tel raffut pour mettre en place une batterie de cuisine prête à l'offensive.

    Tel un stratège en temps de guerre, elle règle tous les détails pour que la victoire soit  au rendez-vous pour cette bataille, elle dispose ses éléments de guerre, décide de la stratégie, règle les moindres détails…pourtant c’est à moi qu’échoit le réglage des coups de semonces….je m’occupe des canons !

    Dès qu'elle entendait le gargouillement d'un de  ces malheureux en un coup de main elle abrégeait les souffrances leur servant des mets hauts en couleur, riches en goûts et remplis d'émotions que seule une amoureuse de l'Art culinaire pouvait offrir.

    Elle trimbalait un jardin de plantes aromatiques qu'elle surveillait et cultivait amoureusement dans des jardinières.

    Aussi lorsque  des clients commandaient un plat à la carte " LA CATINOU" s'emparait d'une paire de ciseaux pour tailler des feuilles de basilic (vert ou rouge, petites ou grandes feuilles) elle ciselait des branches de thyms ou de romarin, écrasant de l'ail frais et rose dans un mortier en bois d'olivier, incorporant à ses plats de la sarriette fraîche.

    Ses plants de menthe fraîche embaumaient son camion, il flottait dans l'air un parfum de plantes aromatiques capables de déclencher chez le mangeur lambda de jolis bruits d'estomac en manque.

    Les jours réservés  à la préparation de plats en provenance des rives de l'Indus, berceau de ses origines, la folie s'emparait des clients. Tous piétinaient devant son éstanco", les effluves de curry, cumin, les 4 épices et autre gingembre, le Colombo et cardamome les rendaient nerveux et impatients  comme des chevaux piétinant devant leurs box.

    Que de souvenirs dans ces victoires éphémères, la bataille sur la malbouffe  était loin d'être gagnée mais une petite graine avait été plantée...on pouvait manger mieux, sainement, en ne payant pas plus cher.

    Je ne suis pas « de Marseille »mais il fallait que je vous  livre une anecdote à laquelle j'ai assistée et que je n'osais porter au grand soleil.

    Une année auparavant, CATINOU avait « inventé » dans un camping de Saint Cyprien (66) « LA » tartine. (The tartine dans le texte).

    Deux tranches de pain ''légèrement grillounées » sur lesquelles elle frottait des gousses d'ail rose-strié puis elle écrasait de la tomate fraîche.

    Non contente d'aligner sur ce pain quelques anchois frais qui cousinaient avec des tranches de jambon cru, (pata negra) elle parachevait son chef-d’œuvre en tartinant de la tapenade maison (oui mes seigneurs) et des tranchettes de véritable gruyère ou de couilles du pape (ce que vous gens délicats vous nommez Mozzarella).

    Puis un filet d'huile d'olive et en guise de signature un petit coup au four-grill. Cette recette a eu un succès fracassant, les vacanciers accompagnaient leur tartine d'une salade aux herbes fraîches qui poussaient dans des jardinières devant son camion.

    L'année suivante, un couple de « gens d’août » en croisière à bord de leur yacht firent le détour sur la route maritime d'Espagne pour déguster cette fameuse tartine de CATINOU.... no coment. (traduction : comment pouvoir se taire.. En français dans le texte).

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  • Consommateurs – acteurs par nécessité ou obligations, nos ancêtres piochaient dans les jardins que la nature leur offrait.

    Il n’y avait qu’à tendre la main pour cueillir le fruit pas encore défendu sous peines de poursuites !

    En chassant le « naturel  qui se pointait au galop », l’Homme avec une grande hache a fait des dégâts aux pieds des arbres !

    Jamais content de son sort (parfois je comprends), le professeur Nimbus est arrivé…chassant les dieux du firmament…çà c’est du BRASSENS…

    il se mit à traficoter les plants et à inventer des variétés nouvelles…plus rentables..Plus rentables et plus rentables car le fric se fait parfois au détriment de la qualité et donc de la santé.  (J’exagère peut être ?)

    Mais toujours est-il que certains variétés de nos plantes et fruits ont été « moissonnées » à l’époque par mes ancêtres roulottiers.

    Je vous offre quelques exemples de ces arbres et de ces fruits qui ont été consommés de façon régulière par les Grecs et Romains.

     

     

    L'AMANDIER :

    il était l'incarnation de la princesse Phyllis, qui mourut d'amour pour Acamas, parti à la guerre de Troie.L'amande était amer et les Grecs en consommaient mélangées au miel.

     Le CERISIER  :

    une variété vient d'Asie Mineur et une espèce est indigène dans certaines région du pays.Lucullus prétendait qu'il avait été le premier a importer cet arbre à Rome.

     Le CHÂTAIGNER :

    Les Grecs nommaient ses fruits «  glands de Zeus ». Ils servaient de pain pour les repas et la farine était très utilisée jusqu'à nos jours.

     Le CITRONNIER de MEDIE :

    Acclimatée en Grèce il le sera aussi à Rome.

     L' ORANGER AMER :

    Les douces oranges sont arrivées plus tardivement . On pense que les pommes d'or du jardin des Hespérides étaient en réalité des coings ou des grenades.

     Le POMMIER des KYDONNIENS :

    Les Grecs tiraient de ce fruit des jus qu'ils transformaient en gelée et en pâtes de coings. Le fameux Trimalchion fit servir à ses invités des pommes Kydonnienes cuites au four, plantées de clous de girofles pouvant ainsi être comparées à des hérissons

     Le DATTIER des OASIS :

    Présent depuis la plus haute Antiquité il avait été apporté par des caravanes venues du désert

     Le GRENADIER d' AFRIQUE :

    Les Grecs pensaient qu'il était né du sang de Dionysos. Ils en ont fait un symbole de fertilité

     Le PRUNIER :

    Les prunes les plus prisées venaient de Damas. C' est un fruit qui se dessèchent facilement est donc qui se concerne pour être consommé en hiver.

     Le FIGUIER de CHIO :

    Le monde antique consommait les figues fraîches ou sèches. Elles étaient séchées en brique pour faciliter leur exportation.

     L'OLIVIER :

    De tous temps on a mangé des olives sous plusieurs formes différentes, avec des préparations plus ou moins compliquées. Le premier intérêt reste l'huile que l'on différenciait sous 3 formes :

    la première presse pour l'alimentaire

    la deuxième pour les onguents et soins du corps

    -la troisième pour l'huile d'éclairage

     Le PECHER :

    Venu de Perse , la pêche donne des noyaux qui à leur tour donnent des arbres qui 'ont pas besoin d'être greffés

     Le NOYER :

    Il était l' incarnation de la nymphe de Carya dont Dionysos était amoureux. A la mort de cette dernière elle fut transformée en noyer.De cet arbre, on consommait les fruits frais, secs et l'huile.

     La VIGNE :

    Les Grecs et les populations de la Méditerranée ont découvert la fabrication du vin depuis la mythologie. Le raisin frais ou secs était présent à la table et les feuilles de vigne

     

     

     

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    Bonjour,

    Nous vivons dans une époque dans laquelle tout doit être light. C'est une tendance et rien que ce mot de «  tendance » m'incite a ré-actionner light. Le pire du mal de ce mot est soft. Soft dans nos réactions, soft dans nos relations, soft dans nos actions, soft dans nos sentiments...

    Nos repas (mais peut-on encore leur attribuer ce nom ?) doivent être composés d'ingrédients light pour que notre digestion soit soft.

    En  effet des personnes nous assomment de conseils, de témoignages de vérités pour que des ingrédients forment une ligne de défense à l’encontre des envahisseurs venus de la planète cuisine industrielle. C’est l’enfer !! Mais l’enfer n’est-elle pas pavée de bonnes intentions ? Doit-on se remémorer les régimes de Démis ROUSSOS, Jacques MARTIN…..

    Ces nourritures saines seules rempart contre les tentations diaboliques de la « malbouffe deviennent la ligne « Maginot » de la cuisine familiale. Avec le temps, l'expression « ligne Maginot » est devenue synonyme d'une défense qu'on croit inviolable mais qui se révèle totalement inutile ou en terme weight watchers « faire le yo-yo ».

    De ces anglicismes « soft et light » me vinrent la lumière. Eurêka comme l'aurait dit ce pépère d'Archimède, mais moi le Loup, je vais vous faire du Hard light, du lourd et rien que du pas léger. Ras la pelisse de suivre ces courants forts et de sacrifier au mode de l’intelligentsia du « politiquement correcte ». J'assume ! Je veux rester incorrecte dans mes paginations et dans mes déambulations de ramasseur de balles perdues.

    Oui ce matin je hurle de bonheur à faire se transformer en Hibernatus les pisse-froid des blogs. Un fou a acheté mon bouquin sur la cuisine des Gens de Voyage ! Il a osé le courageux. Je dis un fou car de ce pas là, il fonce comme un tracker sur la piste de Koh Lanta. C'est qu'il a u cran ce baroudeur du web, je le reconnais, un vrai flibustier, torse bombé face à la mitraille, il avance sans beurre et sans brioche, lui le conquistador, l'intrigant, la fine lame de la cuisine française. Qui diable pourra stopper sa besogneuse avancée ?  Peut-être une « poule si craquante » ou « une  polenta des gros bras ».  Je n'en reviens pas, la nouvelle est tombée tôt ce matin sur les prompteurs de mon adresse e-mail,

    « Monsieur, après avoir visité votre blog relatif à la cuisine des Gens du Voyage, je l’ai trouvé très instructif. A ce sujet comment pourrions nous nous procurer cet ouvrage »

    En cet instant je mesure le fossé façon « tranchée de Verdun» qui nous sépare, nous les besogneux de la pensée et l’acheteur lambda, inconscient des réactions sismiques qu’il va déclencher. Mais revenons à cet intrépide

    Ce bienheureux m'a procuré un plaisir voisin de l'extase, le Loup n'a plus de pattes mais des pieds qu'il prend à pleines mains, il faut béatifier le récipiendaire de cet ouvrage unique dans les anales (stop ! pas de jeu de mots) du savoir manger n'importe quoi chez les Gens du voyage. Figurez-vous que cet aventurier tient un commerce dans une contrée voisine. Au nez et à la barbe de 2 super marchés, il a osé, l’affronté, proposer des fruits et légumes de saisons, semés et récoltés à la porte de nos maisons. Il est jeune le bougre et il y croit. La qualité fait la différence, l’accueil aussi….toujours un bon mot, un coup d’œil complice, un ticket de caisse à qui il enlève quelques centimes et en prime, si vous êtes une dame…il vous offre un bouquet…..de persil !

    D'une main de fer dans un gant de velours (à vrai dire il en a une belle paire... de gants bien sûr !) il a bâti sa réputation de commerçant honnête. Une mienne connaissance m’a fait part d’une découverte : son frère chef cuisinier de renom occupe la place de « chef étoilé » dans son établissement à quelques encablures de chez moi. Je serais fendu en deux si, une des recettes léguées par un nomade faisait la nique aux bouillabaisses locales ! Je suis quand même préoccupé par mon avenir vis-à-vis de cet homme. Va-t-il avoir le culot de tester les recettes et quand sera-t-il de nos relations après la réalisation des premières recettes ?

    J'ai peur (çà c'est pour faire bien) que ce geste d'une « bravitude folle » soit accompagnée par un chant rituel de Jacques BREL : « A mon dernier repas... » Sur son faire part il sera inscrit « Il est venu, a vécu et mourut non pas d'avoir trop mangé mais de ne pas avoir assez bu ».

    Je suis vraiment de très bonne humeur…..et envie de la faire partager.

     

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    L ART D 'ACCOMODER LES RESTES  ou  DE  S ' ACCOMMODER DU RESTE

     

    Comment accommoder sans incommoder de prime abord cela ne semble pas commode.

     

    Une des grandes traditions de la cuisine familiale française serait de savoir élaborer une recette  avec les restes d'un ou des plats servis la veille.

    Ce tour de passe passe culinaire est dû à la magie et à la créativité que l'on rencontre dans le savoir faire de nos cuisiniers.

    Ce mot cuisinier me porte aux anges car comme ces derniers il est asexué ni masculin ni féminin mais... angélique.

     

    Prenez l'exemple de la pizza si chère à nos artères  Le mot pizza est présent dans le vocabulaire latin médiéval en 997 avant même que le plat ne soit réellement inventé et signifie "galette". Il prend le sens qu'il a aujourd'hui au début des années 1570.

    il pourrait provenir du haut-allemand bizzo qui veut dire "morceau de pain" ou du grec pitta. Le plat semble avoir été inventé à Naples au XVIe siècle. La pizza se présente sous forme salée, mais aussi sucrée. La forme sucrée était réservée aux élites et la forme salée au peuple.

    Dans les années 1850, la pizza est qualifiée de mets sucré ou salé et garnie de "choses diverses". Son mode de cuisson est variable : à la poêle, au bain d'huile ou au four.

    .garnie de choses diverses....on y est!

    J'ai vécu dans des familles ou l'ingrédient principal que les cuisinières mettaient dans la préparation des repas était « l'AMOUR ».

    Quant à la garniture, elle dépendait de l’appétit que les convives avaient eu la veille.....et je me suis léché les doigts.

     

    Autre plat très connu qui lorsque vous en découvrirez  les origines, fera grand bruit.

    C'est un plat de guerriers du sud de la France dont les origines remontent à la guerre de cent ans.

    Le cassoulet .

     C' est une spécialité à base de haricots secs, généralement blancs, et de viande. À son origine, il était à base de fèves.

    Durant le siège de Castelnaudary par les Anglais, les assiégés affamés auraient réuni tous les vivres disponibles (haricots secs et viandes), pour confectionner un gigantesque ragoût ou estofat, pour revigorer les combattants. Ceux-ci purent alors chasser les Anglais et libérer la ville.

    Déjà à cette époque la perfide Albion tentait de nous « cruncher »mais grâce à ce  cassoulet les anglois ont été « chocolat » .

     

    Toutes ces recettes proviennent d'un acte de bravoure et il en faut du génie à nos « chef(e)s étoilé(e)s que nous ne faisons pas toujours grimper au 7 éme ciel » pour qu'à l'heure du sacrifice suprême (de volaille.....allez hop ma poule!) elles prononcent la phrase fatidique :

    « qu'est ce qu'on mange ce soir? ».

     

    Nous les hommes, le vrais, les durs, les tatoués, avons nous bien conscience de ce défit en ce 34 éme jour de l'année, pour que nos chères et tendres compagnes dégotent un menu qui nous mette l'eau à la bouche.

     

    C'est donc un véritable casse tête chinois que de varier les menus et c'est sans compter sur la présence des publicité débiles proposant à nos enfants si intelligents des « trucs » à bâfrer aux noms barbares qui feraient se retourner sur le gril les Antoine SAVARIN et sœurs TATIN...le snaking, «  les « Gnogno...les kiki..les gnocchis » subtiles mélange de débilités et de mal-bouffe, Kebbab, etc...

     

    Mais une fois encore le génie sauveur de la France des Bon goûts veille au grain et munie de sa baguette magique, le Djin (non pas celui que vous éclusez en douce en faisant fiiiz mais celui qui se cache dans la lampe que vous astiquez au Mirror) vous fera en un tour de main, le plat composé des restes de ce dimanche et qui verra vos affamés avoir le sourire à la main.

     

    La cuisine des mains sales

     

    Pour ne pas être en reste, votre vie de tous les jours a besoin de vos voix pour accommoder les restes d'une politique en panne d’inspiration.

    Vos parents vous ont appris qu'on ne peut pas faire du neuf avec du vieux...il et grand temps de vous en souvenir au moment de glisser votre bulletin de vote dans l'urne.

     

    Je sais que la politique est une sacrée cuisine dont les plats sont réchauffés et souvent indigestes. Les viandes boucanées ont elles la préférence des français ?.....il semblerait que oui à la vue des vieux chevaux de retour qui viennent se goinfrer au frais de la princesse que vous êtes !

    Je ne vous ferai pas l'affront d'être grivois pour ce paragraphe mais..... les politiques nous proposent des suppositoires que nous avons du mal à avaler. J'aurais aimé que ces suppo. ne soient pas à la glycérine mais à la nitroglycérine histoire que çà leur pète à la gueule !

     

    La cuisine des anges ou l'art de s’accommoder des restes

     

    La Cuisine des anges (We're No Angels) est un film américain réalisé par Michael Curtiz, sorti en 1955.

    Pour les cinéphiles que vous êtes je respecterais ce film d’anthologie, je vous demanderais la permission de m’approprier le titre.

    Le mot cuisine représente ici non pas le ring sur lequel s'affrontent les divers amateurs de sports de combat tels que vous et

    vos « ch'ai pas quoi faire à manger » les « maman j'ai déjà mangé à la cantine ou  j'aime pas çà » les « chérie, j'ai invité machin et truc chose à manger ..à quand ?....ben ils arrivent ! » et le surprenant « c'est Dimanche, j'ai invité mes Beaux-parents et ….j'ai plus de gaz ! ».

    Non ce mot désigne l’ensemble des œuvres que votre conjoint à crée tout au long de l'année ou de votre vie....

     

    Elle mérite en plus le respect, un oscar , celui du

    • meilleur metteur en « cène »

    • la meilleure actrice féminine jouant de tous ses charmes lorsque vous étiez un peu « lourdingue » en présence des vos copains

    • -du meilleur espoir féminin lorsqu'elle était toute jeunette et ne savait pas faire cuir un œuf à la coque

    • du maquillage le plus réaliste quand « tout allait de travers » et qu'il fallait faire bonne figure devant les invités.

       

    Mais le plus surprenant en terme de récompense c'est le César remporté un soir, en ramenant à la maison la « compression de votre voiture » en disant à votre mari « tu sais la voiture....j'ai éraflé un portail... j'ai eu un petit accrochage ».....pas de soupe à la grimace....

    .votre ingrédient principal dans votre cuisine..c'est bien l'AMOUR ?

     Alors, je vous souhaite bon appétit

     

     

     

     

     

     

     

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  • Après « mesdames à vos fourneaux » il me semblait logique de dire « Messieurs à table »

     

    Les dés sont pipés dans cette aventure moderne qu'est notre vie.


    Les hommes, je veux dire ceux qui sont supposés porter à bout de bras le destin d'une famille, ont changé.

    Ces messieurs  se mettent  à tripoter le manche des poêles à frire, à susurrer des mots d'encouragement à cette putain de mayonnaise qui ne veut pas monter pour les conduire au septième ciel, à caresser d'une main ferme le dos d'une lotte pour lever des filets, affirmant que le fait de fourrer une dinde n'est pas réserver qu'aux mâles, les durs, les vrais, les tatoués… et qu'il est terriblement craquant d'enlever les pelures des oignons à tel point qu'ils en pleurent.....déshabillez-moi, pas trop vite...

    Il y a dans notre couple des rôles qui se sont imposés par eux même, comme le fait de choisir les vins  ( après les avoir goûtés ) d'opter pour une cuisson saine ( huile d'olive, graisse de canard) de bannir les emmerdeurs à notre table et d'apprendre à mes petits enfants  comment souffler dans une paille pour faire des bulles ce qui fera  froncer les sourcils de leurs parents... Ah ben, c'est encore ton Papou (grand-père en Gitan) qui te fait faire des conneries ! ).


    Nous sommes donc une famille normale.

    Je commence à avoir de la bouteille et la jeunette qui drive ma santé depuis prés de 40 ans, ne se plaint pas du fait d'avoir été et d'être restée la patronne en cuisine. 

    Et pourtant, la vie du Voyage est dure et compliquée quand on veut bien manger.

    J'apporte ici un témoignage pris sur le vif de ce qui se trame dés que j'ai le dos tourné.

    Je préviens :                                        

    Âmes sensibles s'abstenir.


    Il va y avoir de la découpe, des coups de couteau, du roulage et du tangui... À moins que ce soit l'inverse, bref de la basse besogne.

    Je n'ai pu vous rapporter les paroles de notre'' maîtresse es cuisine '' car, autant vous l'avouer en cuisine, je lui casse les pieds et ne suis pas le bien venu.... Donc exit le perturbateur !....dehors les Romanos !

    Pour la première fois de ma vie, j'ai réalisé un reportage photo. 

    Lors de cette aventure, les différentes étapes de la réalisation de la recette vous seront décrites avec des mots simples, compréhensibles par l'ensemble des gens normaux.

     

    Ce « manger », c'est du quotidien, cela n'enlève en rien à l'exceptionnelle qualité de vie que cela me procure tant sur la diversité des plats consommés que sur la qualité des produits dont la préparatrice se sert.

    La cuisinière qui a accepté de se prêter à cet exercice et par la même occasion de nous prêter ses mains n'est autre que CATiNOU.

    Elle m'a pris pour un dingue quand je lui ai déclaré mon intention d'effectuer ce « food moovie ».

    Tout au long de sa vie, avec ou sans soleil dans le cœur, elle a été en charge de bien nourrir le petit mari pour ne pas qu'il se débine. (C’est une image)
    Pas question de transmettre la morosité ambiante dans le plat préparé qui servira tout à l'heure à réchauffer l'âme et le cœur de son homme.

    Le seul et unique ingrédient que je lui ai vu mettre dans tous ses plats durant nos 40 ans de vie commune a été : l'Amour de procurer du plaisir.

     
    Mais comme il faut rendre à Catinou ce qui appartient à son César de mari, j'annoncerai bécif ( ne cherchez pas, c'est de l'argot ) que cet ingrédient c'est moi qui l'ai planté.

    Chez nous, pas de cinéma rien que le poids des mots et le choc des photos.

     

    Roulements de tambour

     

    Où est la cuisine hight-tech ? le matériel de barge offert par les sponsors ?
    Où sont passées les petites mains qui se tapent tout le sale boulot ?

    Pas de poudre aux yeux, de la réalité. Je vous assure que la cuisine est quand même plus grande que la caravane que nous venons de quitter


    Sous vos yeux, CATINOU va vous préparer des sardines farcies.

     Les sardines fraîches, sont nettoyées à l'eau claire, grattées à l'aide d'un couteau pour enlever les écailles.

    Décapitées et vidés, deux filets sont prélevés.

     Elles proviennent de la pêche de la nuit.

     

     Dans une jatte en terre, CATINOU a réalisé une pommade de persil frais et d'ail rose.

    Finement ciselé dans un premier temps, mélangée puis écrasée au pilon en bois d'olivier cette farce servira à vous enflammer la gueule (il n'y a rien de vulgaire ni de péjoratif dans cette expression)

    Les filets des sardines sont étalés sur une plaque, la farce est placée en leur milieu puis ils seront roulés dans la farine pour être déposés sagement dans un plat en inox.
    Pourquoi en inox ? ... Ben, elle n'avait pas autre chose !

    Sur la gazinière, une poêle à frire attend le coup de starter pour donner le meilleur d'elle-même... L'huile d'olive de très bonne qualité attend-elle aussi les baigneuses.
    L'heure du bain approche, une par une les sardines sont enrobées de farine, puis roulées de telle façon pour que la queue empêche de se délier.


    Délicatement, CATINOU plonge un à un ces rouleaux de sardines dans l'huile très chaude, juste le temps de les saisir.

    Ramenées à la dure réalité de l'événement, elles sont ensuite épongées pour préserver l'état de nos artères, qui après tant d'années est excellent. Merci de vous être inquiété pour nous.

    Premières constatations des experts entre amis.

    C'est du concret :

     -  sardines fraîches qui ne se conservent pas très longtemps

    - odeurs caractéristiques de ces petites bêtes

    - l'huile chaude sur le feu

    - l'ail, le persil à éplucher puis à « travailler en pommade »

    - le mari dans les pattes

    - le téléphone qui sonne : maman, je ne sais pas quoi faire à manger à mon mari, donne moi vite une idée

    Question subsidiaire posée à la va vite sans attendre la réponse : ''tu ne boirais pas un petit coup ?' 

    Pas de cinéma, je vous avais bien prévenu.

    Pendant que les délicates sardines fristouillent dans leur bain, CATINOU en un coup de « nez magique » à l'instar de « ma sorcière bien aimée » débarrasse la petite table, range les ustensiles inutiles dans le lave vaisselle, teste la température d'un rosé du mas de Gourgonnier.

    Il est en accord parfait avec ce plat méditerranéen et ses origines des Alpilles. Fruité, charpenté, vin de terroir ...bon à boire.

    De plus il sera un véritable trait d'union entre ces deux recettes de la mer.

     

    En entrée, des anchois frais marinés nous sont proposés par notre hôtesse.

    Les petits anchois sont nettoyés au couteau fin, décapités et vidés.

    Ils barboteront dans une marinade composée d'huile d’excellente qualité avec de l'ail rosé, du persil du jardin et un jus de citron. Le sel et le poivre sont aussi d'incomparables compagnons de table.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Un croûton de pain ou un quignon frotté à l'ail, puis discrètement nappé d'une vraie sauce tomate, servira de présentoir à  ces filets d'anchois toujours en entrée, à l'apéro avec rosé frais ou voir pire encore, pastis. ( pan con tomate )

    Voilà, je ne suis pas un pro de la Com. (comme ils disent dans les milieux autorisés à le dire...oui mais autorisé par qui ?...il va falloir que j'écrive un truc la dessus.)

     

    Ces recettes, qu'à longueur de vie, nos femmes nous préparent avec l'amour comme fond de sauce, elles sont sans chichis, sans trucs, sans malice mais réalisées avec passion.

    Je sais, l'éducation que nous ont donné nos parents fait que l'homme est le Chef de famille mais la femme reste le Chef en cuisine et je dirai même plus LA chef.

     

    Nous avons vécu différentes vies en cuisine.

    A notre rencontre, pendant notre vie de jeune couple, puis en compagnie de tziganes, Gitans et nomades avec lesquels nous avons découvert une autre cuisine.

    Avec l'audace Nous avons tenté l'aventure du camion ambulant, du restaurant dans un camping, mais jamais au grand jamais le but de faire plaisir à «  l'autre » n'a été déclaré absent sans motifs.

    La passion voilà ce qui a toujours guidé la faiseuse de bon manger.

     

    Et par malice, CATINOU vient de préparer une pâte à beignets, très légère dans laquelle elle va tremper des fleurs de courgette femelles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     J'avais envie de vous faire partager de l'instantané, du vrai, du vécu, du manger de tous les jours.

    Dans notre famille et dans la vie que nous vivons, les prévisions sont à mettre au rang des inventions inutiles.

    Nous ne savons jamais combien de yeux vont loucher sur le plat préparé par la maîtresse de cuisine, combien de doigts vont tremper dans les préparations pour goutter mais une chose est certaine, c'est qu'il n'en restera pas pour le repas du soir!

     

     

                                 

     

     

     

     

     

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  • Le repas du soudard



    Puis vint l'homme victorieux et comme il avait faim, vint la Femme.... pas celle que l'on aime, mais celle qui se mange en buvant du vin, celle que l'on consomme sans en connaître la traçabilité, celle que l'on dévore sans enlever l'emballage signe avant-coureur du fast food.

    Mais en vain la faim au ventre l'homme décidément plus goulu et gourmand que gourmet, se mis à espérer qu’après le plat de résistance, un dessert lui serait offert.

    Car les hommes en général qui ont la dent dure envers les sentiments ne sont pas insensibles à une petit gâterie.

    A ce stade du repas, finis les amuse-gueule, terminée la cuisine du terroir, oubliés les recettes de Mère-grand, les bons petits plats de son enfance ne sont plus au menu du jour.

    Non …ce que veut l’homo-erectus c’est du self-service, il veut de la mangeaille, de la bonne pitance, se gaver de « bonnes à braiser » bien bonasses et il veut manger avec les mains, il veut du changement.

    SON DESIR

    Son pied (qu’il met rapidement sous la table avant de le mettre au chaud dans le lit) c’est un circuit court: du producteur au consommateur. Il n'y a pas d’intermédiaire, exception faite de la T.V.A : Très Vite Avalée.

    Il est là l'Homme dans toute sa splendeur, vainqueur il entend bien le faire savoir, il veut du renouveau, casser les habitudes, retour en cuisine les plats réchauffés, il exige de la chaire fraîche.

    Délaissant les bonnes recettes de sa mère patrie (j’entends par là ses origines géographiques) il part en vadrouille du coté des Nouilles, il n’y a que les italiennes qui parlent bien d’Amour.

    Pommes d'or ou pommes d'Amour lui mettent l'eau à la bouche, et c'est finalement une daurade qui lui fera connaître le grand frisson dans les Pouilles.

    Puis se sentant d'humeur badine pris d'un appétit coquin c’est avec des baguettes et quelques chinoiseries qu’il variera les « menus-plaisirs des sens »

    Oubliant pour un temps le riz gluant et les canards laquais que sont les Dien Bien Phu des pauvres servis dans les buffets à volontés, c'est pour oublier ses « sushis » qu’il découvrira le raffinement du Nyotaimori .

    à moins que ses fantasmes l’appellent irrésistiblement vers une Shéhérazade proposant kébab,cornes de gazelle et mille et une nuits d’Orient.

    De la pizza, le français est le roi ; bien qu’à l’origine ce plat de pauvre permettait de finir les restes de la veille (oui parfois sa Dame à mal à la tête ou elle a sommeil et il devra remettre au lendemain ce qu’il aurait dû consommer la veille) il a un faible pour la Quiche et la Tourte façon Royale.

    il est le dominant dans toute sa splendeur et s’identifiant à un torero, il plantera ses fourchettes-banderilles dans les chaires croustillantes d'une pluma de pata negra ibérique.

    Repus pour un temps mais jamais rassasié, cet amant pantagruélique se verra contraint de détourner son appétit féroce.

    C'est un prédateur , il n'aura aucune pitié pour un pâté en croûte, un magret de canard, il ne portera pas le deuil pour une belle poularde de Bresse et provoquera le naufrage d'une flottille d’écrevisses dans une mer de champagne.

    Quelques hoquets plus tard, il posera son regard de voyeur sur les résultats d'analyses que lui tend une jeune infirmière.

    '' Qui y ’a-t-il au menu ''demanda t il à cette ingénue

    il ne prononce pas quoi, c’est trop matériel mais qui….c’est plus charnel…et déjà il pense à ce qu'il va se mettre sur la panse.

    Alors la jolie petite infirmière lui propose:

    '' In starter we  have'' Cholestérol et triglycérides,

    '' En premier plat : les hématies du domaine Hémoglobine…

    '' puis le chef vous propose : '' une compotée de globules rouges sur son lit de mort  consommation excessive d’alcool ou de tabac''

    Pour la suite :''les hématies congénitales, l’Hématocrite et sa pinte d’Hémoglobine ''.

    En dessert....stop ! il a déjà sa petite idée. Aveuglé par la jeunesse de cet entremet il ne pense qu’au dessert.

    C’est le fruit défendu qui pousse dans le jardin d’Éden, c'est celui de son voisin.

    il ne pense qu’à çà et déjà il se sent mieux à la vue qui lui est offerte au travers du voile transparent de l’infirmière.

    Aveuglé par ses propres promesses et ses certitudes (Toutes les même ces petites poulettes de grain…il n’y a rien à manger) il n’entendra pas cet hymne à l’Amour que claironne la jeunesse désabusée et salie par des mains invasives et expertes en comptage de billets de banque :

    « Les bourgeois c’est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient bête….. Plus ça devient cons ».

    Il faut se hâter de ne pas généraliser, j’ai toujours eu la sainte horreur des étiquettes, s’empiffrer n’est pas un signe de manque de respect pour la donzelle et future dame qui va vous supporter ce soir.

    Vous serez gai comme un Italien quand il sait qu'il aura de l'Amour et du vin et après ce copieux repas elle découvrira que vous êtes un véritable maître queue. Au petit matin elle succombera au chant du coq en pâte et elle s'endormira '' ravie au lit''.

    En Provence il y a un dicton :'' c'est bien connu c'est une fois couché qu'on "sent l'ail au lit".Question de goût mais avec modération.

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    Fête de la musique ou faites de la musique....

    .Cet « autrefois  beau » Jack LANG répondrait à sa propre question « on est jamais si bien asservi que par sois-même....c'est chier non ? «  à la façon de Laurent GERRA  qui ajouterait : ce Loupzen quel bel homme ! ».

      

    Surnommée parfois fête de la Mère -guèze (ben alors...on ne parle jamais du père ?) cette grande messe bénéficie d'un rare opportunité pour le rapprochement des peuples et l'éloignement des populations.

     

    Ce mélange des genres se fait bonne place aux libations orgiaques, permettant le mariage des épices du Nord de l'Afrique et des jus blonds du Nord de l'Europe.

     

    Imaginez devant le Wali de la wilaya de la rue des Martyres lors de la cérémonie de mariage :

     

    - Mademoiselle CHICHA, ici présente, acceptez-vous de prendre comme époux le sidi BRAHIM ...et de le suivre et l'accompagner à chaque fête...et de le servir à table à la bonne température...

    Voila une union qui aurait pu être parfaite, tant les futurs provenaient d'un même continent et entretenaient de bonnes relations en parlant la même langue...chargée.

    Mais non...trop simple car demoiselle CHICHA , la brune épicée venait de convoler en noces osées avec une Gretchen blonde de houblon.....la Merguez et la Bière...La Belle et la Bête...les Laurel et Hardy de la gastronomie.

     

    En vous rappelant que lors de vos derniers reflux gastriques la Merguez et sa cousine Chicha (petite saucisse ronde ) se sont données la main pour vous amener directe vers l'armoire à pharmacie et plus...si affinités.....

    Ce soir c'est « After » avec comme D.J le fameux GAVIS CONELL.

     

    Quant à la Chipolata, absente ce soir là de vos fantasmes « swingers in the night » (les connaisseurs savent de quoi j’éructe) elle vous réserve un de ses tours de vache vicieuse, pour accompagner l'apéro du lendemain :  froide et raide comme la justice, customisée à la Mayonnaise à outrance pour glisser un peu mieux dans votre intimité d 'ex-weight-watcher....il faut savoir choisir ..manger et grossir....

     

    Il nous serait facile de surligner en gras les dangers de ces redoutables compagnes de nos soirées camping, mais le gras ici présent sous l'effet de mes touches de clavier serait de trop et risquerait de voir déraper mon doigt accusateur vers je ne sais quelle autre  direction.

     

    Voici donc l'union sacrée mais incompréhensible du Sud et du Nord au moment précis ou une des blondes de l'empire britannique quitte la fête (je parle de la bière et de Cameron) laissant le champ libre à la blondeur des belles du Ch'Nord ...je reparle des bières.

     

    Et la frite dans tout çà ?....ben elle est dans tous ses états et pas qu'une fois !

    Fidèle maîtresse de nos soirées échangistes (c'est la bonne copine qui tient la chandelle) elle patiente dans son jus, délaissée à la fin des échanges car mal présentée ou fort peu appréciée.

    Triste faim (jeu de maux) pour cette « belle de Fontenay » qui mériterait plus d'attention.

    Verrons nous un jour enfin, une levée de boucliers (Arverne ) pour défendre le sort de la frite ?

     

    Je rappelle que par le passé, une bande de zigotos avait imaginé une association de défense de la feuille de salade perdue lors des repas...véridique .

    On y entendait même le cri de la carotte à son dernier supplice...et pourquoi pas le cri du billet de 20 euros qui se fait casser pour régler ces sandwichs-merguez-frites ? (çà c'est moi qui l'ajoute ).

     

    Vous l'aurez compris, la musique n'est qu'une excuse parmi tant d'autres pour vous faire avaler n'importe quoi

    .le roi de la fête étant le Kebab.

     

    C'est quand même étrange que tout ce qui pourrait ( je reste dans le conditionnel) apporter un désagrément et un net changement dans note tour de taille a des effluves et des senteurs de l'autre coté de la Méditerranée...attention danger ?....n'y voyez aucune attaque politico-raciste et cela n'a aucun rapport avec le fait que ce grand tintamarre a été mis en place par un ministre de gauche....de là à penser que......bref je stop et destop...c'était de l'humour...''

    ......prendrais bien un petit café...pas vous ?

     

     le sexisme dans la fête de la musique

     

    Le Kebab....l’ordre des choses est enfin respecté. Ce n'est plus la féminine Merguez qui a le devant de la Cène (autre jeu de maux) mais un mâle tout puissant « LE » kebab....enfin la suprématie masculine est reconnue !

     

    C'est donc bien « UN » et non « UNE » qui nous fait mal. (voir le sketch de Roland MAGDANE  sur le féminin et le masculin)

    .

    Qu'en serait-il de ces fêtes de la zikmu (si vous ne comprenez pas ce mot et son sens c'est que vous êtes âgés ou....plein de bon sens) si elles devaient être cantonnées ( il n'est plus question de frites mais de riz....cantonnais..encore un jeu de maux ) aux régions de FRANCE métropolitaine.

    Imaginez encore une fois :

    • plus de tam-tam

    • de cris stridents

    • de bongo

    • congas

    • djembé

    • ukulélé

    • flamenca guitare

    • boites à rythmes

       

    Et pour accompagner ce Waterloo morne plaine, ce monde du silence, que me proposez-vous :

     

        • choucroute

        • daube

        • gratin dauphinois

        • tripes

        • potages divers

           

    Boaf...! pas mauvais non plus..mais difficile de déambuler au beau milieu d'une foule sans être décoré de l'ordre « du polo souillé ».

     

    Et l’exotisme ?... où se situe ce déphasage, ce dépaysement qui vous transforme vous le mangeur d’Aligot en boloss swager du samedi soir ?

    Et question zouz...quel seum !

    Alors frère z'y va à donf et pas oublier que YOLO grave...WESH .

     

    Je sens que je vais en perde mon argent, ma santé et gagner des emmerdes....et pourquoi pas mon latin ?

     

    Miladiou ! La tradition avait du bon

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  • MISE EN BOUCHE

     

    La véritable cuisine des anges ( 1 ère partie ou mise en bouche )


    À la veille de Noël, alors qu'ils attendent un bateau pour quitter l'île du Diable où se trouve le bagne dont ils viennent de s'évader, trois bagnards (Humphrey Bogart, faussaire en écriture ; Peter Ustinov, cambrioleur aux doigts magiques et Aldo Ray accompagné de Adolphe son serpent), trouvent refuge dans une famille de commerçants, les Ducotel, à laquelle ils rendent de petits services.

    Je n'ai pu résister à l'envie de  donner à mon article le titre de ce film culte. Il n'y a aucune similitude à part peut être l'ambiance cinéma. Et cette ambiance cinéma commence franchement à me gonfler lorsque j'entends parler cuisine.

    Tout au long de cette année, les chaînes télé nous ont rabattu les oreilles avec des programmes mettant en scène des hommes et des femmes, soit disant comme vous et moi, mais baignant dans le jus de  « battle en kitchen.. »
    C'est à celui qui sera le meilleur chef, le meilleur pâtissier, le meilleur « cauchemar en cuisine » quant à nous, nous restons « bouche bée » devant ce qui est un cauchemar dans la vie de tous les jours.

    Ces émissions vous en mettent plein la vue et n'ont que pour seul but, vous mettre la pression, la honte, le rouge aux joues parce que vous ne seriez pas fichu de réaliser un gaspacho de melon et de concombre à la brousse.

            -Ce soir, j'ai invité un collègue avec son amie... Il est corse et adore la cuisine de son pays...(?). Je lui ai dit que tu étais championne du monde... !.


    L'homme de votre vie (si vous êtes une femme, œuf corse !) arrive du boulot.  Comme d'habitude, il a passé une matinée de «  ouf ».... Les clients... Des emmerdeurs...Le patron…T'as de la chance, toi,  de rester à la maison....


        - Je boirais bien un petit coup moi ! Tu ne me servirais pas une bière ?" dit-il affalé sur le canapé. Tu sais quoi, j'ai vu à la télé une recette de soupe de melon glacé avec du concombre et du fromage corse... 


    « Eh ! Mon chéri, prends ton cul à poignées, il ne te reste que quarante-cinq minutes pour baffrer en vitesse, t'es pas au resto mon Paulo ! » aurait du être votre réaction
    Reprenant votre calme légendaire, celui qui vous fait une si bonne réputation, vous avalez votre énergie dévastatrice :

     « Ce soir, ? Corse ? Repas original ? Je peux passer mon tour...Joker...coup de fil à un ami ».

    La brousse, ce fameux fromage made in île de beauté... Je le trouve où ? Et le concombre, tu sais où tu peux te le mettre ?


    Votre mari chéri, après avoir ingurgité la dernière lampée de bière, éructe en disant :
       - Sa copine est indienne,elle est vachement bonne, à mourir de rire... Tu pourrais peut-être faire un plat hindou ?

    Comme il est pressé d'aller retrouver ses potes en claquant la porte, il vous a semblé entendre :
      - Elle est végétarienne !

    Ah le con ! Moi aussi j'ai eu une matinée de merde, le petit est arrivé en retard à l'école, le banquier m'a encore sollicitée, ta mère m'a tenu la jambe pendant point d'heure et j'ai fait une rayure à TA voiture !! ... Végétarienne ! Elle ne peut pas manger du porc comme tout le monde ?

    C'est décidé je vais lui préparer un " Aloo Shimla mirch" c'est si simple !!

     Et puis il ne me reste que quatre heures pour faire les courses, terminer le ménage, récupérer les analyses du petit, boire le kawa avec ma copine et préparer le repas de ce soir....au secours !

    ...Ce soir c'est « pizza du coin d' la rue » nougat glacé et c'est marre ...réservation à l’hôtel du cul-tourné
    En gros, voilà à quoi ressemble la plus part des journées d'une épouse et bonne ménagère.

    « Le temps qui vous est imparti est achevé, sans plus attendre remettez nous vos copies ! ».

     Cela ne vous rappelle rien ? Zut, j'ai oublié de saler, ai-je mis assez de farce...etc...Le jugement arrive, vous, la maîtresse de maison, vous êtes pleinement consciente du travail effectué pour satisfaire votre mari et ses invités.


    Pour les hommes :
    « Cessez le tir, l'arme au repos, le canon dirigé vers le sol, au résultat ».

    C'est du kif (ne cherchez pas, c'est de l’argot)  « on jugera l'arbre à ses fruits » nous apprend-on dans the Book. 

    Et ce bébé qui vient de naître, de qui est-il le portrait ?

    C'est la même rengaine, le vin est tiré, il faut y croire pour le boire !

    L'heure fatidique est là, grave, précise et sans ménagement, la maîtresse de maison balance :


    «  c'est moi qui l'ai fait !  » Cette phrase prononcée avec le cœur au bord des lèvres est le signal de la mise à feu du bouquet final…vous attendez l’apothéose tant méritée …vous devriez être la personne la plus importante de la soirée ….guest star en somme !

    Si ce n'est pas la franche réussite, le joyeux drille qui plombe vos soirées et nuits depuis plus de 20 ans prononcera ce cessez-le -feu :


    - oui, mais c'est du rapide et puis vous allez voir, j'ai ramené un de ces fromages... Vous m'en direz des nouvelles.

    Tous vos efforts sont réduits à néant... Les sardines ont coulé votre réputation.


    Si  votre plat est réussi, il va pérorer, se dandiner sur sa chaise... Ah le con ! Oui, c'est le même et en quelques lignes, il n'a pas pu changer, c'est grace à lui si vos invités se régalent, tout l'honneur lui revient !


    - oui mais, je connais le poissonnier, c'est un copain...  Et puis pour la farce, c'est moi qui ai épluché les ails et le persil !

     

     C'est vrai que votre mari est un sacré farceur.


    La femme au boulot et le mec au repos !

    Je vous promets une suite à ce scénario tristement réalité..... Mesdames...à vos fourneaux.

     

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  •  

     

    Si je m’en réfère au calendrier les beaux jours sont là.

    Si je jette un œil par la fenêtre « y’a comme un défaut » aurait dit le bon Fernand,  RAYNAUD de son nom.

    Comme l’a chanté  Alain, SOUCHON de son nom :

    «  Y’a d’la brochette dans l’air, pépère,

    Sur la braise la merguez va prendre l’air

    Ta grillade tu peux pas t’la faire

    On s’croirait en hiver ».

    Bref, les miches au chaud, le potage de légumes est devenu votre compagnon, soda et glace Marbella ne comptez pas sur moi pour vous faire sortir du bac du congelo ce soir, une autre fois …circulez y’a rien à voir…bonsoir !

    L’opportunité vous est offerte en attendant « d’allumer le feu » d’entendre les conseils d’un vieux.

    Il y a feu et feu. Ce soir je vais vous exposer la façon de faire un feu pour préparer vos agapes pantagruéliques

    Attention, je m’adresse aux nantis, aux privilégiés, aux « tutoyeurs des Dieux », aux faiseurs de braises, aux descendants des « bruleurs de la bonne Jehanne qu’Anglois brulèrent à Rouen », aux mécréants que vous êtes lorsque votre ancêtre soufflait sur la braise qui tourmentait Jacques de Molay en « l’ile des Juifs »  à Paname…enfin à vous qui avait le feu sacré….Plus brièvement à vous qui possédez  un barbecue  et qui êtes possédés par l’envie de vous en servir !

    Les autres….les pauvres ! AH mais si, mais non j’ai une idée pour vous…Faites vous inviter !

    Sans faire allusion au méchoui, revenons à nos moutons ;

    Le feu doit se faire en 2 étapes qui dans cette progression ont une importance capitale.

    Le premier feu est dit « feu de chauffe ». Préparé avec du petit bois, de la brindille, à la rigueur de la cagette, il dégage de la flamme vive, de la clarté er se positionne dans la catégorie «  feu à tout cramer ».

    Le second est dit « Feu de pro. ».Constitué de « vrai bois d’arbres », il ne dégage pas de flammes mais de la braise, de la bonne et rougeoyante braise.

    La chaleur est la base de la réussite de vos grillades. Combien de fois j’ai subi la torture du mauvais feu...viande grillée extérieurement et crue à l’intérieur.

    Je ne vous le répéterais jamais assez : la cuisson se fait grâce à la chaleur de la braise.

     Cette cuisson doit être lente, contrôlée et donc surveillée. Le capitaine de soirée chargé d’assurer la réussite de la grillade devrait  rester aux aguets comme un guetteur qui attend l’aurore et en principe inscrit aux Anciens Alcooliques Connus.

    Sur le qui vive en compagnie de la braise vive...Seule compagne du moment.

    Bon….parfois une exception est tolérée..Mais attention l’occasion fait le lardon ! Un petit verre histoire de ne pas faire bégueule et trop pro. Restons humble.

    En résumé privilégiez le bois d’arbre et bannissez les bois de palettes, d’anciens meubles, de construction et de démolition…qui sont traités avec des produits mortels.

    Le nec plus ultra dans  ce flamboyant projet de cuisson réside dans le fait de ne pas ingurgiter les émanations « des frères Ripolin et les éthers de ces …. de  Monsanto ».

    Je cite :

    « Les substances nocives qui s’échappent du barbecue en cours de cuisson s’appellent des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Ils peuvent irriter les yeux et les muqueuses, sont reconnus cancérigènes et augmentent le risque de maladies cardio-vasculaires.

    Le HAP le plus connu et redouté est le benzo(a)pyrène. Les HAP sont libérés lors de la combustion partielle de matériaux contenant du charbon: bois, carburants fossiles et tabac. La fumée de cigarette est, par exemple, très concentrée en HAP. » 

    Comment procéder : cuisson verticale...Bon dieu mais c’est bien sûr….comme le disait Bourrel de son nom...et commissaire de son état.

    C’est la meilleure façon de ne pas trop vous intoxiquer avec les fumées et substances nocives dégagées lorsque les graisses tombent su la braise incandescente.

    Voila, pour en connaitre plus reportez-vous sur le net où les exemples de BBQ à cuisson verticale sont détaillées et faciles à réaliser.

    Sur ce, je vais manger ma soupe… « Et ça fait des grands flchss » paroles de Brel, Jacques de son prénom….Chez ces gens là »

     

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  • A TABLE !

    C’est un ordre venu du commandement suprême : 


    -                             Il émane d’un chef de guerre qui a mis en place un stratagème pour que des belligérants plus souvent soudards et mercenaires, se comportent en « soldats de la paix » autour de la table des négociations….le poulet rôti remplacé par la Colombe de la Paix ?

    C’est un souhait, une prière


                                  Le repas préparé par la « déesse » des lieux est une communion, un partage,

    une « cène » ou tous les initiés conviés à cette grande messe participeront aux différents sacrifices qui ont pour but de les amener au septième ciel.


    C’est un départ, une levée de camp :


                                    C’est une réunion d’anciens qui « se souviennent »qu’il y avait eu une précédente assemblée ….une place est inoccupée….crânement, ils se disent qu’une fois prochaine ils seront là, debout, faisant face à leurs obligations…traînant les pieds, ralentissant à la fin de ripaille sachant que toute chose, y compris les meilleurs ont une « faim ».

     

    Ces moments de partage, d’élévation de l’esprit passent par nos instincts bassement matérialistes qui nous permettent de bichonner nos entrailles avant que de s’occuper d’élévation spirituelle, sont régis justement par des rituels.


    Je parle, mais vous l’aviez senti, de réunions exceptionnelles, de type fin de semaine et repas de moments de partage avec les amis, la famille et toutes ces occasions qui font que c’est bon quand c’est bon !
    …oublions donc le remplissage de l’estomac par obligation et concentrons nos pensées sur ces fêtes païennes, religieuses ou dédiées à la découverte de nouvelles sensations gustatives.


    Il s’agit bien de cela, les banquets offerts aux Dieux par mes ancêtres du Nord, aux saisons par nos ancêtres du Nouveau Continent, à la traversée d’un styx par un Tantale assoiffé…..de grandes occasions en somme.

     
    Ces rituels sacrificiels nous emportent vers nos origines bestiales ou Monsieur Guy De Grenne ne sévissait pas encore dans notre imaginaire.
    Je mange dans de la vaisselle en bois d’olivier...copié sur le Seigneur des Anneaux je bois dans une coupe en argent (si...si...il y a un poinçon représentant une Minerve) richement décorée avec de fausses pierres précieuses (le décorum…en somme)…à la fin de sages libations, j’entraine mes invités à entonner « Ah que nos pères étaient heureux quand ils étaient à table »…je n’oublie jamais de poser sur la table dressée une assiette supplémentaire comme le faisaient les « gens d’autrefois » pour le vagabond de passage, puis je me plante debout en portant un dernier toast au ciel à des Dieux en signe de remerciements pour cette manne providentielle.


    Les âmes réchauffées par nos pantagruéliques agapes se sentent toutes revigorées et ravigotées.
    Il en résulte un déblocage de leur système de sécurité semblablement identique à celui de la ceinture de nos pantalons. Les émotions coulent à flot, la barrière de la langue est ouverte pour que surgissent dans un rugissement de fauves les plus triviales expressions de nos pensées …


    Les uns considèrent que le repas pris dans de telles conditions les mènera droit en enfer…Bigre !


    Les autres avoueront que dans cette débauche de plaisirs, le péché ne peut être que mortel…re bigre ! Le résultat me parait être le même et le condamné n’y va pas du dos de la cuillère !


    Les plus audacieux amèneront l’eau à la bouche en comparant de façon lubrique leur façon de déguster ces mets comme on« dévore » une femme !


    Faudrait-il associer plaisirs de la bouche et de la pensée à ceux que nous offrent nos femmes en toute légitimité ?
    Si les plaisirs sont partagés en toute liberté alors pourquoi faire état d’une telle pudeur et ne pas chanter de paillardes romances qui font peur aux nonnettes (J .BREL)
    Devenons les cannibales de nos âmes

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  • Eh oui béotiens que vous êtes, il existe un savoir être et un savoir faire surtout en présence d'une dame.

    Moi qui venait de loin, pensant tout connaître des manières, bonnes ou mauvaises, prudent mais belliqueux, guerrier pour l'honneur mais soudard, je n'avais qu'un seul but, conquérir les forteresses féminines surtout celles détenues par de  belles rebelles.

    Je suis tombé dans le doux piège d'une de ces citadelles.

    Le fou gueux que j'étais a tôt fait de forcer la herse de la porte qui me permettrait d'enlever la place forte.

    Bousculant tout sur mon passage forcé, je me suis retrouvé au pied du donjon qui abritait la beauté sauvage.

    Désarmé par tant de douceur mêlant candeur et pudeur, je n'ai pas vu le piège se refermer et d'assaillant je suis devenu élève de la bien séance.

    Lors de nos premières rencontres, précédents la polka des mandibules, sagement assis à table tel un aspirant au bien être, je fus éduqué ainsi :

    Regarde, me disait-elle, ce qui est présenté sur la table est le résultat d'une savante alchimie.

    Un légume, une viande chauffés à feu vif n'auront pas le même goût que s'ils étaient cuits tranquillement sur le coin du feu.

    Moi et ma famille sommes passées maîtres dans l'art de réchauffer les culs des chaudrons et d'apporter le calme et la tranquillité aux estomacs les plus affamés.

    Dans notre cuisine le hasard n'existe pas. Pas de traces gravées dans de beaux et inutiles livres de cuisine.

    Tu me parlais des cliquetis d'armes lors de batailles si doux à ton cœur, je t'apprendrais d'autres sons qui deviendront comme le glas des tocsins, ameutant des troupes de ventres qui se mettant à genoux imploreront la première bouchée comme un supplicié reçoit le coup de grâce.

    Dés lors, de conquérant l'homme deviendra mendiant.

    De plus la transformation chimique est telle que les graisses vont devenir des poisons et les légumes auront perdu tous leurs qualités alimentaires et gustatives.

    Puis elle poursuivait :  « Cette assiette est un tableau avec des formes, des couleurs, des senteurs qui nous ramènent peut être à notre enfance ou à des épisodes de notre vie.

    Aux différentes heures de la journée son aspect change L'importance des couleurs est telle que le plaisir du goût passe d'abord par le premier contact le coup d’œil..... comme toi et moi lors de notre première rencontre...le coup d’œil.

    Continuant son explication « ce plat de poisson, accompagné de fenouil, je te le présente, il est le résultat de moments passés en cuisine, d'attentions portées à ce que le goût te remplisse de joie, te donne du plaisir, et bien imagine ce « cadeau » offert dans une assiette en carton, détrempée par la sauce...beurk

    Non grand Dieu, cet instant de promesse de plaisir doit tenir ses engagements à condition que le cadeau soit en accord avec l'emballage !

    Comme tu as loisir de me le dire souvent «  le meilleur moment avec une femme c'est lorsqu'on monte l'escalier » et bien tes mains tremblantes et impatientes devront découvrir petit à petit ce que recèle ce met.

    Et si qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, il est impératif que tes papilles ne soient pas sous anesthésie. Il te faut fuir les mauvais alcools et laver d'un grand coup d'eau fraîche l'affront fait à ma cuisine par ces « brûle-gueule » que les barbares ingurgitent pour se donner du courage et monter aux créneaux d'une mauvaise cuisine sans amour.

    Car là est le secret, le repas doit rester un partage.

    Encore une fois elle m'a appris, l'importance des couleurs de la vaisselle, la forme du plat et la propeté des verres !

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  •  

    Mon premier est désir...

    je suis le pornographe du phonographe le pornographe de la chanson

     

    Ce bon maître Brassens m’a inspiré dans la suite de mes commentaires sur la façon de se nourrir.

    Après avoir dévoré à pleines dents (mais vot ’président est passé par là et je suis maintenant un sans dents) de la viande, de la bonne bidoche et encore de la carne, mon corps à crié halte ‘là on ne passe pas !

     " No passaran los protéines " trafiquées et engraissées par des pratiques douteuses et dangereuses pour notre santé…

    " Halte au feu " des pratiques pour nous faire manger des viandes gorgées de chimie cancérigène….

    " raz-la-panse " de ces viandes daubées issues de manipulations hasardeuses aboutissant à des véritables scandales sanitaires et combien vont ils restés inconnus du grand publique…seuls les médecins constatant bien des années trop tard que vos maladies sont dues à cette façon mortelle de vous alimenter…

    L’orthorexie…oui ben dame ! Je connais et dans mon langage d’empêcheur de bouffer en rond je me considère (c’est sidérant ce qu’il y en a !..) être un opportuniste de la nutrition.

    Sur les conseils avisés d’un mien kinésiologue et non moins ostéopathe, je suis devenu  un opportuniste de la consommation dont la règle de conduite en la matière est de se nourrir avec instinct et surtout plaisir…..mais encore faut-il avoir les possibilités de le faire (horaires, cantines, stress etc…j’en passe et des plus pires).

    Ma vie a bien voulu m’offrir cette opportunité, j’ai le loisir de choisir mon style de vie et de…..cuisinière !

    En tout bien toutes odeurs, je me demande si j’avais bien le choix ? C’est elle qui m’a éduqué et  je n’ai pas eu le choix !

    En prestidigitation ce coup de maître se nomme « la carte forcée » c’est vrai que c’est une sacrée magicienne cette Catinou.

    Qu’est ce qui a bien pu me conduire à  pondre cet article (l’œuf ? végétalien ou pas ? pas de l’oie ?... surtout ne pas se laisser embrigader par de pseudos courants de modes ou de régimes – totalitaires – qui vous privent de votre liberté d’avoir du plaisir à vous nourrir.

    Voila bien le traître mot : le plaisir !

    Derrière cet appel au vice se cache bien des déformations et appellations dont se servent les lobbies pour vous faire ingurgiter ce qui est bon pour…eux ! De vous, ils s’en tapent comme de leurs premières flatulences, ce qu’ils veulent c’est faire du chiffre la preuve…regardez votre balance !

    Plus vous succomberez à la tentation d’ingurgiter leurs produits démoniaques et plus ces sagouins vous offrent du plaisir et plus vous prenez du poids….Magique comme équation.

    Retenez bien ce principe « se nourrir avec et pour le plaisir ».

    J'aime me remplir le cimetière à poulet quand le désir se fait sentir, j'aime être un touche à tout en cuisine, je consomme de moins en moins de viande....mais lorsque le désir renaît, je me fais une "  soirée grille-Manouche " avec des odeurs et des souvenirs de mon passé de carnassier !

    Mais ce plaisir « onanismique gustatif » se doit être conscient et partagé. Il faut être conscient des bienfaits de la nourriture que vous  avalez.

    Si manger est réduit aux faits de se remplir la panse et de recharger les batteries pour se tenir debout…il y a comme un défaut…soyez en pleine conscience que ces légumes, ces fruits, ces céréales sont vos alliés pour la journée.

    J’ai quasiment mis de coté les viandes rouges trop riches en énergie…pourquoi ? mais par ce que je n’en ai plus besoin comme il y a quelques années où je devais travailler dur.

    Par contre, changement de régime, je fais travailler mon cerveau plus souvent (si, si, j’ai un cerveau…bon pas trop développé….vous l’avez constaté..Mais pour ce que je veux en faire…) et le poisson et une certaine alimentation me « booste » le peu de neurones qui sont abonnés à ma tête…et oui ! il y a de plus en plus de place dans mon esprit… Attention aux courants d’air.

    Mes repas me font réfléchir…mes assiettes sont pour moi des tableaux d’artiste peintre

    « il faut déguster avec les yeux avant de poser ma bouche sur tes saveurs » 

    Je trouve qu’il y a de l’érotisme dans la façon de déguster un plat et surtout dans l’impatience qui me retient avant de succomber.

     « consommer avec désir ce cadeau….que je suis…pas trop vite..Sachez me désirer… »

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  •  

    Vous avez dit démocratie ?...au plus haut niveau de l’État français...

    Mais qu'en est-il au sein de votre famille ?

     

    Il y a quelques temps, j'ai regroupé dans un ouvrage, des recettes de cuisine.

    Mon épouse CATINOU est Gitane, c'est grâce à notre union que j'ai pu vivre de fabuleuses aventures, aussi bien relationnelles que culinaires.

     

    Cet ouvrage n'a pas connu le succès qu'il méritait mais comme « nul n'est prophète en son pays..c'est pour cette raison que j'ai voyagé! ».

    Deux maisons d'édition, par charité, m’ont accordé un hébergement....dure la vie de pèlerin !

     

    Le Gaulois Nomade à vissé sur mon bas-flanc la mention suivante :

     

    « Ça dépèce, ça coupe, ça tranche, ça cuit, ça mijote, ça rôtit à toutes les pages avec humour, pétillance et charme : bienvenue dans cet OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qui ne se contente point d'énoncer des recettes mais ajoute une bonne dose d'histoire et d'anecdotes sur les gens du voyage. Une lecture joviale et saine, à mettre en toutes les mains. »

    http://www.gaulois-nomade.com/loup-zen.html

     

    La Librairie des Inconnus  m'a accepté en ma qualité de Martien débarquant d'une autre planète...je dois à sa directrice quelques beaux pamphlets qui ont été affichés sur son site...Cette femme est une sainte pour m'avoir supporté.

     

    Localement, j'ai pu faire connaître les habitudes alimentaires de ces « étrangers, qui ne parlent pas et qui ne se nourrissent pas comme nous » en vendant quelques ouvrages.

     

    ...Et un jour..surprise.....

     un  mail a attéri dans ma tanière : 

     " Bonsoir Loup Zen,

    J´ai lu avec beaucoup d´intérêt votre Blog sur la cuisine des gens du voyage et je souhaiterais vivement pouvoir en discuter avec vous de vive voix.

    En effet, nous réalisons l’émission Cuisines des terroirs, présente depuis 2001 sur la chaîne franco-allemande Arte. Le principe de notre émission culinaire est d’accompagner une famille dans ses activités quotidiennes et de filmer la réalisation de quatre recettes réalisées avec des produits locaux. Dans ce cadre, nous souhaiterions réaliser un film qui aurait pour sujet, la cuisine des gens du voyage.

    Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter notre site http://sites.arte.tv/cuisinesdesterroirs/fr/les-prochains-rendez-vous-cuisinesdesterroirs

     

    Je suis basée à Berlin, mais si vous me communiquez vos coordonnées téléphoniques ainsi que vos disponibilités, je vous rappellerais quand cela vous conviendra le mieux.

    En vous remerciant d’avance de votre aide précieuse.

    Cordialement,

    Marie Villetelle "

     

    TOC...TOC...TOC ...Le succès frappe à ma porte

     

    Je suis resté zen à la suite de cette nouvelle, à peine en ai je parlé à Laure, coach en écriture de romans, présente sur le net.....je vous laisse imaginer son enthousiasme et ses encouragements à me voir poursuivre cette aventure.

    quelques jours ont été nécessaires pour faire parvenir un exemplaire à cette journaliste...pour calmer les ardeurs de mon entourage...et pour encaisser mon premier revers façon démocratie contre oligarchie.

     

    Pour CATINOU...c'est : Niet, nayo, no...no....no.

    Elle est contre toute exposition médiatique, "pour vivre heureux  restons cachés"

    «Cette gadji...la journaliste, n'a pas besoin de tout connaître de nos secrets de cuisine...tu me vois passer à la télé.. »

    ... et au fronton de notre modeste demeure clignote une enseigne à néons, sur laquelle vous pourriez lire :

    «  Ce que femme veut, Dieu le veut »...un inconnu a rajouté au crayon «  il a intérêt à le vouloir ! ».

    Il n' y aura donc pas de suites à la demande.....la « cuisinière » c'est elle.....la Gitane..aussi ..Oligarchie et démocratie font elles bon ménage ?

     

     

    TOC...TOC...TOC ..le succès (vous connaissez la suite )

    Nul n'est prophète en son pays...

    Il existe un site regroupant divers acteurs et artistes de la communauté ROM à travers le monde.

    La Major du groupe des écrits, Els de Groen à eu connaissance de l'existence de mon ouvrage.

    Elle vient de faire paraître les photos de mon recueil de recettes de cuisine des Gens du Voyage et un administrateur du site m'a demandé de lui faire parvenir un exemplaire pour en faire la promotion....aux Pays Bas.

    Quelle sera la réaction de ma Gitane-Cuisinière-Chef de mon gouvernement ?

    a suivre.....

     

     

     

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    7 commentaires
  • Sauce

     

    Bon j’ai embrayé sur cette universalité qu’est l’espéranto de la communication «  le manger ».

    C’est un rituel qui hélas semble ne pas avoir lieu dans tous les pays du monde..Pourtant il y  a de quoi sur terre pour nourrir tous les individus… l’homme est un homme pour l’homme ! (t’as vu je n’ai pas insulté le Loup).

    Le temps des grillades est revenu pour certains nantis qui possèdent le BBQ ou la PLANCHA. ( cet élément de cuisine n’ a rien d ‘un privilège,  je songeais à l’espace de liberté qui se trouve au tour : jardin, terrasse, nature..faire griller des sardines sur un balcon..what else ).

    Dans la vie bien qu’il vaille mieux être seul que « mâle » accompagné et que nous sommes habitués à être mangés à toutes les sauces, je vais quand même vous révéler quelques secrets de sauces justement !

     

    A ce propos je vous révèle une façon de faire une sauce universelle à tous les Gens du Voyage.

     

     J’ai découvert cette recette dans un grand nombre de familles sans en connaître les origines. Vous remarquerez que chaque groupe a mis son grain de sel pour en fin de compte élaborer une sauce métissée.

    • Harissa (gitans du sud de l'Espagne et du continent Nord Africain, avec une variante pour la Hongrie)
    • Bière (nord et est de l’Europe)
    • Huile d'olive (France, Italie, Espagne)
    • Ail, poivre, sel
    • Un trait de jus de citron er de l’eau.

    Se munir d’une bouteille de 1,5 litre :1 tiers d'eau et le reste au bon vouloir de chacun, agiter avant de s’en servir pour arroser vos grillades.

    Pensez à un détail, le palais de vos enfants, il est neuf n'allez pas l'enflammer avec des épices trop « hot ».

    UNE AUTRE :....OH  OUI!

    A l'occasion d'un bon repas alors qu'arrive le moment de présenter la viande et les légumes séparément, une petite astuce vous vient en tête...juste pour épater vos invités...et votre cholestérol !

    • Nappez vos légumes d'un mélange de beurre fondu et d’huile et.... salé... vous m'en direz des nouvelles.

    POUR NOUS LES Z' HOMMES

     Je vous révèle à présent une recette de sauce pour les hommes... les vrais,...les durs... les tatoués.(même si certaines femmes soient en droit de porter atteinte à leur derme, épiderme et pachyderme).

    Cette sauce   est composée de bouillon dans lequel vous aurez délayé de la moutarde blanche,

     De l'ail pilé et une  épice nommée RIZZA. Vous la trouverez au Perthus, frontière Espagnole, au même endroit où en cachette vous allez faire le plein de Pastis, cigarettes et Torticolis à force de regarder passer les filles.

     LA DER DES DER

     Et puis comme je suis de bon poil, je remets le couvert et vais me fendre du dernier « petit truc »

    Dans un poêlon en fonte

    Mettre un bon morceau de graisse de canard ou d'oie,

    Une fois fondu, ajoutez 3 cuillères de farine et réalisez une sorte de pâte en tournant à l'aide d'une cuillère en bois,

     Délayez  avec du lait pour moitié de votre bouillon avant de verser 2 cuillères de CURRY assaisonnez au vinaigre de cidre…çà c’est juste un péché qui vous conduira directos en enfer …je me sentirais moins seul !

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    13 commentaires


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