•  

    En farfouillant dans le disque dur de mon PC, j'ai eu cette agréable surprise de redécouvrir des écrits promis aux oubliettes.

    En réunissant ces moments de vie que j'ai bien involontairement donnés en pâture à ma famille j'ai provoqué diverses réactions.

    Les premières furent de ma garde rapprochée, épouse, enfants et conjoints de ces derniers.

     Les commentaires ont été unanimes : "mais tu parles de Moi et de Nous....tu te souviens de cet épisode...et ces photos...

    Les suivantes s'adressant à des spectateurs, provoquèrent la surprise ou l'incompréhension " Ben ça alors...jamais je n'aurais pu penser que....Tu quoque mi filis ( là j'en rajoute ! )..

    .je venais enfin de témoigner sur un passé récent, ramenant certains souvenirs pas toujours heureux et différemment appréciés...mais basta, ce qui a été fait n'est pas là pour être défait et pour me déplaire !

    Chez les GENS du VOYAGE, la maréchaussée tient une part non négligeable...allez savoir pourquoi !

    J'ai été souvent confronté à leur présence et à leurs actions. Ils sont plus ou pas du tout appréciés, pourtant si on ne veut pas être pris en défaut il ne faut pas commettre de fautes,cela peut paraître enfantin mais d'une logique pas toujours comprise par mes camarades de route.

    Bien que le défit " de sale gueule " n'ait plus cours sur nos routes... autre fois la maréchaussée nous filait le train.

    Je vous livre quelques noms (pas d'oiseaux !) que nous donnions à  ces "sergents de ville "

    Avec tout mon respect :

     

    Si je vous parle de :

     

     Chingalé, Harcoumaras, Klistés et de Pirengrés.

     

     Serait ce le nom de  famille de nomades, d'une épice miraculeuse ou d'une nouvelle danse de sauvages?

     Ces noms qui vous font penser à une recette de sushis sont en réalité les appellations  colorées données aux représentants de l'ordre et de la maréchaussée ainsi qu'aux sergents de ville .

     

    Chingalé ou ''le cornu'' - aucune allusion à un diable quelconque, ni à une reconnaissance frontale porté par le sujet à la suite d'égarements d'une épouse volage.

    Mais sans nul sans doute en souvenir du bicorne que portaient les gens d'armes d’autrefois.

     

    Harcoumaras ou '' les gens en cuivre'' - En souvenir de plaques en laiton qui barraient le poitrail des uniformes de gardiens de l'ordre dans certains pays de l'Est et en Germanie.

    Les gens d'arme de l'armée napoléonienne portaient des plaques identiques. Questions des rôles et fonctions des soldats ou des gardiens du maintien de l'ordre....difficile de faire le distinguo lorsque les Gens du Voyage étaient pourchassés par les uns et par les autres.

     

    Klistés littéralement ''les montés'' - s'adresse aux  gendarmes qui circulaient à cheval et non pedibus cum jambis.

     

    Pirengrés ou ''les gens à pied'' - désignant à l'heure actuelle les policiers municipaux ou les gardes-champêtre. Leurs champs d'actions se situent principalement dans les zones rurales.

     

     
    Schmitt  nom de provenance germanique signifiant "forgeron". je n'ai aucune piste sérieuse concernant cette appellation.

     

    Voila, il existe d'autres "surnoms " donnés aux représentant de l'ordre et vos me seriez très précieux de me communiquer votre savoir.

    Je vais vous faire profiter des "dernières nouvelles du Voyage ".... notre fils voyageur éternel dans l’âme et dans la vie de passage au domicile de son vieux père m'a communiqué 2 appellations qui ont cours de nos jours :

    LOLE  cette façon de parler les représentants de la force publique se retrouve dans les milieux des voyageurs ayant des racines des régions du Nord de la France ( YENICHES) et des récupérateurs de ferraille.

    je reviens sur les KLISTES. Une confusion permet de mélanger le verbe : se faire " encrister" (mettre en prison ou au CH'TAR : 4 en langue romanes ou 4 murs ...et se faire mettre en croix...comme le Christ  ) et ce fameux Klisté !.....le mélange des genres et des langues n'a pas fini de nous faire voyager.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Un ami, Philippe, fait circuler le résultat d'une enquête qui ne fait aucun doute.....

     

    Au 7e jour, alors que Dieu avait fini de créer le monde, il décida de créer également les peuples avec leurs qualités et leurs défauts.

         Assisté de l'ange Gabriel, il se mit à la tâche et dit :
    >     Ceux-là seront Suisses : économes et financiers avisés.
    >     Ceux-là seront Canadiens : résistants et bon vivants.
    >     Ceux-là seront Allemands : rigoureux et excellents techniciens.
    >     Ceux-là seront Américains : puissants et grands libérateurs.
    >              Etc.

       Quand vint enfin le tour des Auvergnats, il restait à Dieu 
    >     3 qualités  : 
    >     intelligence, honnêteté et socialisme.

        Dieu dans sa grande bonté décida de les donner toutes les 3 aux Auvergnats !
    >     Hé là, objecta l'ange Gabriel, Vous êtes injuste Dieu, vous donnez trois qualités aux Auvergnats au lieu de deux comme aux autres".

        Non" répond Dieu, je t'explique : les Auvergnats veulent toujours plus que les autres donc, bon prince, je leur donne trois qualités mais ils ne pourront en exploiter que deux à la fois".

    >        Et c'est pour cela qu'en Auvergne
    >     si on est intelligent et honnête, on n'est pas socialiste
    >     si on est intelligent et socialiste, on n'est pas honnête
    >     si on est honnête et socialiste, on n'est pas intelligent...
    >      
    >             FOUCHTRA ! à bientôt...

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  • Au ''PHIL DU TEMPS''

     

     

    Je vous donne ,car c'est cadeau, l'adresse  d'un blog  :  http://phildu17.eklablog.com/ 

    il traite de sujets délicats, avec douceur, respect et compréhension......

    Il vous monte du doigt ce que des abrutis  montre du poing....

    Son "Hauteur", ne fait pas de bruits, mais il est toujours à la recherche d'événements qui lui permettent de placer la Femme au firmament......

     

     

    Lire la suite...

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  • Bagarre

     

     

    Le témoignage que je vais vous délivrer pourrait prêter à confusion…pourtant il est la stricte vérité et ne prête pas à Confucius cette citation « Dans la colère le sage  pense  à ses suites »

    L’homme qui se tenait à quelques mètres de Nous imposait par sa stature. Epaules de déménageur Breton, cou de taureau de Camargue, avant bras de maçon de la Creuse et biceps en forme d’essieux de Camion.

    La tête dégarnie comme une choucroute de chez  Flunch , légèrement penchée sur son épaule droite comme si c’était l’heure du câlin, il murmurait des mots très compréhensibles mais qu’ici, et vu la jeunesse de mes lecteurs, la moralité de ce blog m’interdit de transcrire.

    S’adressant pour sûr à 2 ennemis potentiels, son invitation à faire connaissance et plus si affinités, laissée à prévoir qu’il y allait avoir de la bagarre.

    Il est vrai que je ne distinguais pas clairement l’identité de ses 2 cibles mais compte tenu de la pénombre de l’impasse, l’issue me paraissait inévitable…. Des coups, en veux tu … en voilà !

    Bien au chaud dans la bagnole cette heure tardive de la nuit, j’avais l’impression de me trouver dans un drive-in  ou ciné-parc  de nos amis québécois. Le spectacle valait le coup d’attendre la suite du film… bien que le scénario avait un gout de réchauffé !

    L’énervé de service s’auto alimentait et en professionnel de la mayonnaise qui monte, qui monte, il savait se forger un mental de vari faux-con.

    Je distinguais des bribes de paroles de chant guerrier : « Ah vous voulez la guerre…pas déçus…venez voir un peu bâtards…je vais vous mettre –les choses- en apesanteur…qu’attendez-vous..Retourne chez ta mère »…

    Pris de frénésie assassine, il improvisait une dance de guerre, mélangeant ce qui avait fait la réputation de Bruce Lee et des moines Chao lin…ambiance Bollywood et fièvre du samedi soir.

    Je l’ai vu s’engouffrer comme un parisien vers sa rame de métro préféré du lundi matin.

    Dissimulé par la noirceur de l’endroit, j’entendais 2 chocs sourds ponctués par un cri de rage et de victoire.

    Revenant en pleine lumière blafarde sous le gris du lampadaire municipal, il haletait en vociférant

    « Bande de lâches…peureux que vous êtes…- (expression mettant et semant le doute sur l’usage que ses assaillants font de leur sexe masculin-…je vous laisse imaginez) un flot d’insultes sortait de sa bouche…

    Je remarquais tout de même que ces spadassins avaient marqué des points...Le pourfendeur tenait son avant bras droit et grimaçait de douleur…

    Voulant remettre les pendules à l’heure, dans un dernier accès de rage et alimenté par l’accès d’alcool, il arracha sa chemise, brandissant un objet qui ressemblait dans l’ombre à un canif, je l’ai vu charger héroïquement  et dans les secondes qui suivirent un formidable bruit résonna dans cette impasse qui ressemblait fort à sa vie Quel baroufle, les 40 eme rugissants feraient effet de vaguelette…il y  avait du grabuge... une odeur de Soleil d’Austerlitz allait illuminer ce ring improvisé…Puis plus rien.

    Waterloo morne plaine.

    L’homme gisait inerte sur le dos, le souffle court, enfin délivré de ce terrible ennemi…

    Dans sa saoulerie….Il venait de se battre contre deux containers de poubelles !

    Bagarre

     

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    14 commentaires
  • Monsieur,

     

    Les mots, autrefois, avaient un sens en Haute Auvergne.

    Pourquoi en «  Haute Auvergne »? encore faut il qu'il existe deux Auvergne, une haute et une plus basse....

    Otez-moi d'un doute, ce bastion qu'est le Massif Central est bien une forteresse implantée au cœur de notre beau pays de France, imprenable par les étrangers et imperméable aux idées étranges de tous ceux qui lui sont étrangers.

    Pour cinquante pour cent de mon être, je suis originaire de ce lieu qui vit jadis une poignée d'irréductibles braillards mettre la pâtée à un orgueilleux envahisseur latin. 

    Le « pôvre » comme il est coutume de dire dans le grand Sud, il est devenu « le Ravi »des crèches provençales, continuant sa poursuite des « moulins d'avant », la queue entre les jambes.....C'est « énaurme » mais c'est comme ça dans le « Nord ».....Sacré Jules.

    Les historiens racontent même que pour effrayer les légionnaires romains, les femmes se ruaient en première ligne tous seins à l'air.....et les assommaient à grands coups de mamelles...parole de BRASSENS dans les histoires vécues au marché de Brive la Gaillarde.

    Le reste de mes cinquante autres pour cent est de provenance inconnue, en ces temps jadis la traçabilité n'était pas de mise...Autre temps autre mœurs. Sur ce constat, je ne serais jamais un Loup bio.

    Le sens de la formule....

    Monsieur....désignait l'animal préféré des 50% de mes ancêtres : le cochon.

    « tout est bon dans le cochon » à tel point qu'il est devenu le roi de la fête.

    Ses morceaux sont consommés tout au long de l'année, ils agrémentent bien des repas, donnant une valeur ajoutée aux plats parfois pauvres que « le Gouvernement » s'ingéniait à préparer pour nourrir, rassasier ou cajoler les ventres affamés de biens des convives.

    Combien de repas sont devenus « jours de fêtes » grâce à la présence d'un saindoux, de quelques fritons ou d'une tranche de couenne....c'est après ces miracles que fut inventé la Saint Cochon.

    Si Monsieur est un cochon, que pouvons nous dire de Madame ?

     

    A SUIVRE....

     

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  • Je viens d’échapper à un grave danger.

     

    Relâchant mon attention juste le temps de vider quelques canons sur le zinc d'un rade pourri de ARLES (je confirme...y 'en a beaucoup ) un adepte de radio bistrot s'est lié d'amitié avec ma présence profitant de mon absence.

    La poisse !

    Un gugusse en tenue de ''O BUT'' déguisement obligé d'être porté par les ''O.M » du stade vélodrome cher à FOUCAUD '' sacrée soirée''..vous aviez reconnu ?....a donc profité d'une seconde d' inattention pour devenir mon ami.

     

    J'ai eu le malheur de rigoler à une de ces blagues ''qui te font rigoler l'entrejambe ''et le voilà me prodiguant la meilleur façon d'écluser un jaune.

    Quel con !

    Il avait la boutique « dissertation sur l’avenir de l’homme et sur ses origines » grande ouverte et c'était solde à tous les rayons.

    Je ne vous régalerais pas de ce barbant et obligatoire chiant : être ou ne pas être.. car c'était jour de promotion !

    Même les cacahuètes portant tous les germes de ceux qui venaient de pisser, ne lui coupaient pas la parole ...au rayon de pénibles y' avait distribution gratuite de contributions.

     

    Quant à son descendant direct de l'arbre dans lequel Darwin m'avait pendu, il se considère comme un homme de l’Être. Son père était peut être facteur ?

     

    Un de ces amis, gonflant comme un vent soufflant en poupe, me confiait discrètement et de façon à ce que tous nos invités entendent bien cette boutade :

    '' je prends mes désirs pour des réalités car je suis adepte du sophisme  post hoc ergo propter hoc (après cela, donc à cause de cela).

     

    Oui.... il faut que je vous fasse cet aveux, je fréquente des gens chiants, pas depuis longtemps, mais par un étrange concours de circonstances provoqué par un dieu Turlupin à qui j'avais la veille, réclamé monts et merveilles, mes pensées de Loupzen ont attiré de braves esthètes en mal d'adoration.

     

    Pas méchant pour un sou, plutôt benêt et contemplatif que vindicatif, ce regroupement d'amis bien pensant cherchait un gugusse dont le parcours de vie servirait d'exemple à un style de vie « new-age » pour remplir le vide abyssal de leur rubrique des chiens écrasés, intitulée :

    « Ah ! Le con..si il l'a fait, toi aussi tu peux le faire" .

     

    Cette vue de l'esprit est fondée sur la notion erronée que parce qu'un événement arrive après un autre, le premier est la cause du second.

    Le raisonnement post hoc est la base de beaucoup de superstitions et de croyances erronées.

    Passablement amusé par cette situation, le reste de mes cellules rangées en ordre de bataille, ne se fit pas prier pour déclencher l'ultime charge de la brigade légère.(histoire de clore le débat)

    « si un événement est la cause du second...vous devez prendre votre vessie pour une lanterne....et chaque fois que vous allez pisser...vous vous brûlez les doigts ».

     

    En sa qualité de ténor de cette chorale de gens suffocants et suffisants à la limite de l'overdose, il s'est distingué en précisant :

     

    « A con...con et demi » dit le proverbe...je n'échappe pas cette règle du demi à moitié vide ou à moitié plein !

    Moi dit-il je suis un con plein d'ambitions et j'ose ..d'ailleurs d’après AUDIARD..c'est à çà qu'on m' a reconnu ''.

     

    N'en pouvant plus et à cours d’arguments devant un gars qui pratique autoflagellation, j'ai changé de lieu de perdition et chez mon caviste préféré je me suis réfugié.

     

    Au cours de ce périple je me suis lié d'amitié avec un Prince.... Jurançon est son nom.

    Ses quartiers de noblesse se trouvent dans la complexe alchimie de 3 cépages : Petit et gros MASENG – COURBU Blanc- CAMARET de LASSEUBE. (pour les connaisseurs)

    Ce nectar porte le nom d'une commune des Pyrénées Atlantiques Il est aussi nommé : Dame noire, Dégoûtant, Gouni, Petit noir ou Folle noire.

     

    Mes dames, je vous le recommande en toute sincérité, en apéritif, sa douceur et sa rondeur en bouche, feront dire à vos langues qu'il faut impérativement qu'elles se délient pour que dans la soirée elle se lient d'amitié à sa charmante compagnie.

    La célèbre COLETTE, en son temps déclarait :

     « Je fis, adolescente, la rencontre d'un prince enflammé, impérieux, traître comme tous les grands séducteurs : le jurançon »..avis aux amatrices.

     

     

     

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  • La route et ses rencontres...mais lorsque ce "cheminement "s'arrête de nouvelles connaissances, issues elles aussi du monde du voyage se présentent à moi....Christophe m'attendait.

     

    Lorsque nous habitions "au mas"  en Camargue  ce cri de joie ou de feu de joie devrais-je dire, résonnaient comme le coup de clairon. Ils étaient annonciateur de libations  pas qu’un peu « espéciales ».

     

    Mes ancêtres criaient «  Montjoie - Saint Denis » avant que de se lancer à corps perdu dans la bataille pour fendre un quelconque hérétique d’un grand coup d’ estoque qui allait leur offrir un aller sans retour vers la terre de leurs ancêtres.. 

    Cet autre cri guerrier, poussé par Christophe, laissait présager d'un terrible corps à corps entre un chapelet de chipolatas, renforcé sur son aile droite par une escouade de grillades assaisonnées à l'herbe de Provence, jetée dans la cohue par ruse pour masquer une embuscade sur le front gauche d'un poulet grillé à la bohémienne.

    Je savais par expérience que l'affaire serait rude et que ce n'est qu'à l'ultime coup de Francisque et de Pertuisane que nous verrions nos efforts couronnés de succès pour atteindre le but final le saint Graal : le désert à Totof.

    Mais revenons à la genèse de cet appel à libations.

    Nos deux logements étaient mitoyens et nous  partagions un terrain propice à des séances grillades. Ce garçon, c'est en ces termes respectueux que l'on nomme un "gars bien"  chez les Gens du voyage, ne faisait pas partie à proprement parler de cette communauté.

    Marié et père d'un redoutable petit garçon aux yeux «  comme ceux de son papa » nous a régalé tout au long de cette cohabitation qui, au fil du temps, a fait la fortune de la pharmacie «  DUCOIN », c'est elle qui a vendu le pèse personne et  l’Hépatum, témoins gênants de nos repas  gargantuesques.

    Sans crier gare, que ce soit en début ou fin de semaine, le cri retentissait et des brassées de bois sec atterrissaient dans le foyer à grillades,  La braise  se faisait, doucement mais efficacement, prête à brûler tous les hérétiques de MONTSEGUR.

    La table dressée par les dames se recouvrait rapidement d'entrées froides de toutes sortes, légumes, charcuteries, charcuteries et... charcuteries de qualité. Une anchoïade maison attendait sagement son entrée en « cène ». En vedette américaine  le régional de l’étape allait ouvrir le bal.

    L'issue de ces duels était parfois courue d'avance. En effet les chances de gagner contre une avalanche de bonnes victuailles ne laissaient pas de place au doute et très souvent nous repartions K.O de ces rencontres.  Vaincus, certes,  oui mais fiers d'avoir combattu et d'être tombés les fourchettes à la main.

    Ce personnage mérite un arrêt sur image.

    Le garçon portait en lui les traces de luttes fratricides au sein d'une famille turbulente, par pudeur et par amitié pour lui et sa femme je n'en dirai pas plus.  Il souffrait, c'était visible mais compensait ce manque de reconnaissance et d'amour par un don de sa personne. Son entourage abusait de ses largesses et à chaque fois il payait les violons du bal.  Il rendait services à beaucoup de gens de son entourage et je pense, c'est à moi seul qu'incombe la responsabilité de ces propos, que cette gentillesse était exploitée par ses fréquentations.

    Solide et rude gaillard, il avait la faconde et le boniment des gens du Sud. Mais lorsqu'il racontait ses aventures et ses frasques, PAGNOL, RAIMU et le grand SERRAUT faisaient figure d’élèves du cours SIMON.

    Nos fous rires nous tordaient et nous pliaient en deux sur nos chaises et le bougre qui aimait ça en remettait une couche, singeant les gestes et les accents des participants, grimaçant en exagérant les traits de ses collègues, toute une panoplie de personnages défilait devant nos yeux ébahis.

    Brulons…Brulons…nous n’irons au bois il n’y a plus rien à faire cuir !

     

    Les trop nombreuses entrées avaient  fait place aux grillades trop souvent épicées offrant des excuses pour boire frais le rosé de Camargue. Un temps d’arrêt m’a toujours intrigué. Le joyeux brouhaha s’estompait soudain… les participants calmaient l’ardeur de leurs estomacs, c’est à peine si on percevait le craquement des os dans la gueule des chiens.

    On  aurait pu se croire au cirque : au son de la très célèbre Entrée des Gladiateurs, le héro de la soirée faisait son entrée.

    Je n'ai jamais compris comment faisait cet homme pour louvoyer entre les deux chiens qui nettoyaient le sol, les jouets du bambin et les pieds de chaises alors qu'il portait dans chaque main, des desserts maison,  gratte-ciels en équilibre, un véritable équilibriste. Je reviendrais dans une page prochaine sur ces offenses faites à une bonne digestion.

     

    Mais c'est pour plus tard c'est promis……Mais avant il faudra que je vous comte l’histoire des pizzas à étage réalisées par le même Totof……

     

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    2 commentaires
  •  

     

     

    Il est dit que «  c'est au pied du mur qu'on aperçoit le maçon pas trop con » personnellement j'ajouterais que « pour tirer la caravane il faut un camion ».

     

    Depuis le temps que je vous bassine avec mes histoires de nomade, il fallait bien qu'un jour je me trouve au pied du mur...sauf que cette fois là çà aurait très bien pu être le mur des lamentations.

     

    Dans la famille de CATINOU si tu donne ta parole c'est que tu es soit complètement fou et à ce moment tu es le mec qui a la plus grosse paire(de chaussettes, de lunettes , de gants....enfin tous ces machins qui vont de paire par paire à un père ) soit t'es le Hussein BOLT du voyage qui court vite, vite en zigzag pour éviter les balles tirées par les fusils.....si tu ne tiens pas tes promesses !

     

    A ce sujet lors de mon examen de passage devant les patriarches de la Gitano family, j'ai vite compris que dans une conversation, le gars le plus intelligent et qui avait raison, était le détendeur du fusil.....logique non ?

     

    Depuis quelques semaines, nous avons vendu nos meubles et les pièges à poussière, une caravane

    à vocation d'habitation monopolisait les sujets de discussion de notre entourage.

    Une splendide WILLERBY de 6,40 métrés composée de 2 chambres séparées, avec salle de bain et cuisine, équipée de tout le confort serait le théâtre et le témoin de nos aventures pour les 2 années à venir.

    J'apprendrais qu’il faut changer sa caravane tous les ans, c'est un signe extérieur de richesse chez les Gens du Voyage ...et les banquiers qui prêtent à un taux frisant l'usure...si vous saviez les magouilles qui sont pratiquées par les sociétés spécialisées dans le crédit consenti aux nomades..c'est comme qui dirait monnaie courante et emprunt à fonds perdus et tonneau des Danaides.

     

    En un clin d' œil, nous venions d’échanger notre logement de 80 mètres carrés contre un habitat de 8 mètres carrés sur roue.

    Une petite Sarah agrémentait nos jours et surtout nos nuits.

     

    Dans ce monde, les Hommes (avec le H majuscule) sont les rois. Je d »couvrirais plus tard, après bien des années de fréquentation des nomades, que l' homme se croit investi d'une mission divine.....

    « Mais une attention profonde montre que c'est chez les maîtres Queue..(pardon d'avoir emprunter et quelque peu détourné cette chanson de BRASSENS) que la Femme aime désigner les « victimes à ses petits jeux ».La femme a souvent une revanche bien méritée dans ce jeu de dupes qu'est l'union et le mariage.

     

    « Alors ton mari..il te le fait quand le Petit ? »....question subsidiaire....ne faut-il pas être deux pour mener à bien cette mission de repeuplement de la planète ?

    « Oh... ! Révérend (c'était alors mon surnom de époque ) tu sais toi ce qu'est le choix du roi... ? ».

    ça va, ça va...j'ai compris...un petit frère est vite venu nous tenir compagnie durant nos nuits blanches.

     

    En attendant ce bonheur, j'ai découvert aussi que la Femme devait tout donner à son « homme » et que la place qu'elle tenait dans la communauté n'était pas toujours enviable.

     

    Pour le moment, le jour du départ arrivait à grandes enjambées. Les placards et coffres de la caravane étaient remplis de tout ce dont peut avoir besoin un couple et enfant qui part en vadrouille...pour les 10 prochaines années à venir.

    J'ai consigné avec forces détails ce qui a été pour nous ces moments intenses que furent les premières années de cette vie de bohème. J'aimerais sincèrement pouvoir faire imprimer ce livre.

    Je suis toujours à la recherche d'un éditeur.

    En aparté, je constate que nos centres d’intérêts ne sont pas forcément ceux des autres...écrire un ouvrage.....pas facile, je l'ai appris aux cours de ces dernières années, le faire publier....la galère..Mais honnêtement (j'aime ce mot composé de ::honnête celui qui ne ment pas et d'une déviation de mentir : celui qui n'est pas honnête ) en quoi mon récit serait-il plus intéressant et plus attractif que le votre ?

     

     

    Dans l'année en cours, j'ai changé d'emploi et de métier, de mode de vie, de femme, de lieu de résidence, de repères identitaires...je m'en explique avec force détails dans ce bouquin qui devrait un jour peut être faire partie de la collection « chef d’œuvre en périls ».

     

    Quant à CATINOU, elle a changé de fiancé, d'emploi, et mis le cap sur un avenir incertain..qui a tenu ses promesses...renouant avec la grande tradition du Voyage qu'avait connu ses ancêtres

    .Elle reprenait le Voyage, brisant ainsi la vie de sédentaire dans laquelle la famille s'est installée

    . Digne héritière d'une des plus grande famille de Gitans composée de récupérateurs de métaux et ferraille, maquignons, commerçants ambulants et amateurs d’œuvres d'art, diseuses de Bonne Aventure et guérisseur reconnus par le milieu médical.

     

    J'ai fait les choses dans les règles de l’art : démarches administratives, autorisations diverses me permettant d'exercer un métier afin d'assurer un revenu pour faire vivre ma famille, achat de boites de Kleenex pour le cas où notre absence donnerait du chagrin à ceux qui restent !

    Dans une semaine, le grand jour.....je suis prêt.

     

    Je m'adresse à vous, fidèles lecteurs et amateurs d'histoires ou le poil à gratter donne du piquant à vos vies, vous me connaissez, je n'invente rien et tente de rester originale dans le fait de vous raconter mes exploits Ne vous Semble t il pas qu’il manque quelque chose ?

     

    Les dés sont jetés, nous aussi, le destin de plusieurs personnes est en marche et de ce moment plus rien ne sera jamais plus comme avant, nous sommes dans les starting blocks ...tout a été prévu.... c'est rassurant.

    Oui, mais ta caravane tu la tire avec quoi ?

     

    A SUiVRE et à demain...si vous le voulez bien.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    18 commentaires
  • C'est vrai..avec quoi vas tu tracter la caravane ?

     

     

    Dans ma vie, tout ce qui donne la primauté à l'existence vécue et individuelle, à la liberté de l'homme et à sa vocation à décider lui-même de sa propre existence, m'interpelle....j'aime ces envolées lyriques....

    A noter que l'instruction c'est comme le beurre sur la tartine...moins tu en as plus tu l'étale !!!

     

    Je chéris la liberté de penser, d'agir, de dire et de contredire.

    Dans ce milieu des Gens du Voyage, la femme à différents stades de son évolution est ramenée à un stade de « pas envisageable » pour les femmes et filles sédentaires.

     

    J'apprécie quand même que ma jeune et très belle gitane ait su faire la part des choses en ce qui concerne son rôle dans notre famille.

    Dans ma famille ( non voyageurs ) elle tient sa place d'épouse dite « normale » (c'est quand même extraordinaire qu'il faille apporter ces précisions) et dans le monde des Gitans elle a une attitude qui ne fera pas rougir les anciens.

     

    Pourtant, ce jour là, cette jeune épouse va provoquer par son attitude un tsunami question de savoir faire et savoir être face à l'autorité donnant la toute puissance du mâle.

     

    la bouche grande ouverte à la recherche de l’oxygène qui manque à sa vie, sa main gauche glissée entre ses belles cuisses bronzées et fuselées ...pour ne pas faire pipi...!

    Je découvre avec stupéfaction de grosses larmes annonciatrices d'un débordement éminent de vagues lacrymales.... elle est pliée en deux....elle n'arrête pas de se marrer.... effondrée sur le coin canapé...elle n'en peut plus...entre deux hoquets bruyants il me semble avoir entendu un gloussement me disant « c'est toi qui va la tirer... »...elle s'en paye une sacrée tranche..

    Vous voulez que je vous dise... ?...j'ai vraiment l'air d'un con !

    Me faire çà à moi...quel aplomb....je vais avoir bien du mal à retrouver mon statut de chef de famille.

     

    Il me reste deux manœuvres désespérées à tenter  : succomber à la tentation de rire 'un  commun accord et..trouver un camion !

     

    Comme je suis un « homme un vrai, un dur un tatoué..je vais effectuer les deux !

     

    Cette petite démonstration mettant en présence deux individus issus de mondes différents est très symptomatique des difficultés que rencontrent les jeunes couples.

     

    Les relations au sein d'un couple sont basées sur une relation de dominé-dominant, même si la violence n'est pas concrète. Ne pas oser affirmer sa personnalité, donner son avis, afficher sa différence, se laisser imposer les goûts d'un ou d'une autre.

    Dans ce monde parallèle et par ce que je l'ai vécu, tout est rapport de force.

    Celui qui fait acte de faiblesse et cherche des compromis au cours de sa vie est catalogué de « faible » cette réputation le suivra partout ou il ira dans ce microcosme.

    Cette violence sous-jacente fait partie intégrante de la vie des hommes et des femmes.

    Le divorce n'est pas envisageable tout comme ne pas avoir d'enfants. Une femme du voyage ne peut se plaindre à ceux de son clan, ni se retourner vers ses parents.

    A l'encontre du conjoint violent et volage, la femme use d'une stratégie digne des meilleurs judokas !....Utiliser la fore de l'adversaire pour pouvoir le combattre.

    Elle va se servir des travers de son homme (alcool, violence, bigamie, drogue...) pour l'aider à s'enfoncer encore plus encore jusqu'à ce qu'il s'écroule...

    Autre précision, il y a des VOYAGEURS et des SEDENTAIRES....et là, ce n'est plus le tableau idyllique du « bel ombre » ravageur des cœurs à l'air mystérieux qui chasse le hérisson au clair de lune.....

    Mais là c'est une autre histoire qu'il ne tient qu'à vous de suivre.



















     

     

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  • COMBIEN TU VEUX POUR TA FILLE ?

     

     (extrait de mon dernier ouvrage : CARNET DE CIRCULATION)

    Lorsque je vous disais qu'il s'agissait d'un monde étrange, je n'exagérais en rien et les aventures que nous avons vécues et que je vais vous révéler vous donneront une idée des us et coutumes d’un monde bien étrange.

    Bien que vivant depuis quelques années avec les Voyageurs et baignant dans ce monde parallèle, je n'étais pas préparé à tout voir et tout entendre. La vie que m'avaient fait connaître mes parents était tout autre.

    Lors d'un pèlerinage effectué aux Saintes Maries de la Mer (13) il nous a été proposé de vendre et d'acheter notre fille Sarah, âgée alors de trois ans.

    Notre enfant portait pour l'occasion une robe rouge à volants qu'elle savait faire virevolter avec toute la grâce d'une enfant de cet âge, sachant que tout le monde la regardait. La coquine savait y faire et moyennant une pièce de monnaie effectuait une danse improvisée aux terrasses des cafés. De nombreuses photos ont été prises et des cartes postales tirées l'année suivante.

    Un matin, en compagnie de mon beau-père et d'un des grands-oncles de mon épouse, nous nous apprêtions à effectuer le premier exercice en guise d’examen de contrôle : se rendre dans un bar pour déguster un bossu.

    C’est une tradition que j’ai maintenu durant de nombreuses années et je crains qu’avec la disparition des anciens, cet événement ne devienne un vague souvenir de l’ère des Dinosaures

    Cet exercice périlleux consiste à boire un café brûlant mélangé à du rhum, de bon matin, alors que la distillation de la veille est encore en marche…

    Chemin faisant  nous avons croisé une troupe d'une dizaine de femmes des pays de l'est, tziganes hongroises reconnaissables à leur tenue bariolée. 

    Elles tenaient le haut du pavé, parlant fort, molestant gentiment les gadgés qui refusaient de se laisser dire les lignes de la main. Ce sport national représente leurs seules ressources financières.

    La vente de médaille porte bonheur est aussi une façon de gagner la vie et je dois préciser que par le passé ,j’ai alimenté ce commerce  d’attrape-nigaud.
    Une année,  lors de notre présence à ce pèlerinage, nous avions fourni les médailles de Sainte Sara fabriquées à AMBERT (63). 

    En effet au cours de l'hiver précédent, j'avais fait la connaissance d'un voyageur qui se rendait dans la ville du Puy-en-Velay pour  négocier l'achat de grosses quantités de napperons en dentelles.

    Le deal portait sur deux à trois mille pièces servant à alimenter le marché et les circuits de vente à domicile.

    Au cours de la visite de la ville, il m'indiqua un petit atelier qui frappait des médailles et notamment celle de la Vierge. A mon retour il me fut facile de passer commande par kilo des fameuses médailles miraculeuses que je revendais aux femmes voyageuses. Les livraisons étaient effectuées en Poste Restante.


    Quand elles sont à pied d'œuvre, le mari surveille du coin de l'œil «son ouvrière» en plein travail alors qu'il est installé confortablement dans un bar.  De temps en temps, il reçoit des mains de sa gagneuse l'argent ainsi durement gagné.

    Suivant l'âge, il peut s'agir du grand frère, du père et pourquoi pas d'un souteneur. Personnellement, j'ai connu cette situation. Je puis vous préciser que si «la machine à lovés» ne ramène pas assez ou si elle est surprise à dissimuler sa comptée, des coups pleuvent s'abattant sur la pauvre fille. Dure est le rôle de la femme.

    La plus âgée s'approcha de mon épouse qui reçut beaucoup de compliments sur notre fille Sarah. 

    La proposition d'acheter cette enfant nous amusa dans un premier temps. Devant le peu d'intérêt que suscitait sa proposition, la femme argumenta et levant ses jupons (au nombre de sept) délia une ceinture de cuir renfermant bon nombre de pièces d'or et d'argent.


    Plusieurs de ces pièces furent mises de force dans la main de Cathy.  Les autres femmes formèrent un cercle autour de nous visant à nous séparer les uns des autres. Par le fait, je me trouvais éloigné de ma femme, n'entendant et ne voyant plus le stade de la transaction,  je n'avais plus le contrôle de la situation.

    Le grand-oncle de Cathy intervint durement pour rendre les «galbies» à la «phurie dai» (les pièces d'or à la Vieille mère) et disperser l'attroupement.

    En définitive, le marché portait sur la promesse de vente de l'enfant à un jeune garçon de la tribu. 

    Régulièrement une visite serait effectuée peu importe où nous nous trouvions vu la mobilité de ces gens et, arrivé à l'âge de la puberté, un mariage aurait été autorisé avec le paiement du solde du prix d'achat.

    Cet épisode nous a refroidi et nous sommes restés sur nos gardes car les enlèvements étaient monnaie courante.

    C'est une tradition encore présente de nos jours que d'enlever sa promise.


    Le grand-père de ma femme avait fait le déplacement de Tarbes jusqu'en Bavière pour enlever sa femme. Ce « hold-up marital » s'est effectué en caravane tirée par des chevaux. Combien de temps a duré le trajet ?

    Pour ma part, j'ai enlevé ma femme sous le nez de son père car il refusait notre union. J'ai rencontré Cathy âgée de dix-huit ans. Je n'étais pas Gitan.

     Notre fils a procédé de la même façon en enlevant sa jeune promise âgée de seize ans.  Pierre avait dix-neuf ans, perpétuant ainsi cette tradition. Quatre enfants sont nés de leur mariage.

     

     

     

     

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  •  

    Il s’appelait Savé, d’origine inconnue, peut être Hongrois, il parlait plusieurs langues mais s’exprimait avec le langage du cœur.

    Évadé du camp de RIVESALTES -66-il était un miraculé de la barbarie des  nazis. Certains soirs, lorsque le vent s’engouffrait dans sa mémoire, il nous racontait tout ce qu’il avait enduré durant son  internement dans les camps de la mort et sa rocambolesque évasion.

    Alors, il faisait appel à sa fidèle compagne la « brûlante » ou rachidi .

    C’était une bouteille en verre de 100 centilitres qui lui tenait compagnie jusqu’au bord du lit et lui donnait le courage de chanter :

    Vor der Kaserne, Vor dem großen, Tor Stand eine Laterne, Und steht sie noch davor, So woll'n wir uns da wieder seh'n, Bei der Laterne wollen wir steh'n
    Wie einst Lili Marleen.

    Puis s’échappaient de sa gorge quelques paroles d’airs traditionnels Tziganes qui souvent se terminaient par des sanglots.

    Nous avons été du Voyage avec cet homme et c’est au pèlerinage des Sainte Maries de la Mer que j’ai pris cette photographie.

    Ce soir, je vais vous donner des recettes de « bon manger » en vous racontant comment Savé nous faisait préparer le thé par sa femme. Lui,  l’Homme ne pouvait pas décemment nous le préparer devant les autres membres de la famille, ces pratiques n’ont pas cours chez les hommes du voyage !

    Il  y avait un Samovar fonctionnant à la braise de bois qui tenait l’eau bouillante. A part, les femmes préparaient dans une grosse théière du thé en feuilles, de couleur noir, très fort.

    J’ai retrouvé cette amertume dans le « gun powder » que j’ai partagé avec des Tinkers venus d’Irlande.

    Chacun des convives se servaient un peu de cet extrait de thé et allongeaient la boisson ave l’eau bouillante qui coulait du Samovar, à l’aide d’un petit robinet.

    Nous prenions un morceau de sucre que nous placions dans la bouche et en aspirant des goulées bruyantes entre les dents, nous avalions des lampées de thé amer.

    Certains soirs, des morceaux de fruits étaient ajoutés dans les tasses mais je dois reconnaitre que le plus souvent l’alcool rivalisait en partie égale avec ce thé.

    Il ya quelques mois j’ai eu le bonheur de boire le « TCHAIO » ou thé des Rroms.

    Dans une grosse tasse, ils mettaient  un  sachet de thé noir le plus fort possible,  du sucre vanillé, du sucre normal (il vaut mieux en prévoir une grande quantité !)  Un peu de cannelle en poudre ou en bâton roulé puis une ou des rondelles de citron .De l’eau très chaude était versée et rajoutée au fur et à mesure de la consommation.

    Mais le plus terrible était non pas la confection du café...mais son absorption….

    Les femmes qui voyageaient avec Nous et Savé se servaient de grains de café qu’elles broyaient ou de café déjà moulu qu’elles trouvaient dans le commerce.

    Une cafetière en tôle était placée directement sur la braise d’un feu de bois puis remplie d’eau. Quatre à cinq cuillérées  à soupe de sucre étaient versées dans le récipient

    Elles prélevaient dans un bol un peu d ‘eau chaude sui servaient à diluer le café en poudre.

    Quand l’eau se mettait à chanter elles versaient sois les grains concassés soit la préparation à base de poudre, tout en remuant le mélange et en le laissant presque bouillir.

    J’ai goutté cette façon de préparer le café mais le lait avait remplacé  l’eau.
    J’en ai encore les frissons qui parcourent mon échine !

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  • "Qu'il fait bon chez-vous maître Pierre

    qu'il fait bon dans votre moulin"

    Pierre était le "patron" de la Librairie des Inconnus.C'est parce qu'il croyait que nous avions tous, le pouvoir de nous exprimer de façon littéraire, qu'il avait pris les armes pour porter nos exploits " d'écrivains en devenir" sur les salons des livres.

    Son cheval de bataille le portait à pourfendre les "ronds de cuirs" qui phagocytaient les circuits permettant à de jeunes auteurs de se faire connaitre sans pour cela passer sous les fourches caudines des majors-littéraires et librairies transformées en toutou de l'édition.

    Son infatigable compagne, Francine MUSQUIN a repris le flambeau de cette victoire méritée, c'est ce bien humble hommage que je lui dédie.

     

     

    Hommage à un soldat Inconnu…pas inconnu de tous.

     


    Remarquez que tous les ans  une gerbe  est déposée au pied de l’Arc de Triomphe et des « souvenez-vous » tremblotants sortent des gorges serrées par une émotion pas toujours susceptible  de vous mettre la chaire de poule.

    A en croire les hommages rendus, il semblerait que nos chers hommes d’état descendraient non plus de la cuisse de Jupiter mais de cet ancêtre « inconnu » dont la simple évocation fait monter les larmes et les trémolos à Charles, Jacques, François et les autres.

     

    Les éloges panégyriques dans le sens péjoratif d’éloges emphatiques ou exagérés sont monnaies courantes dans certains milieux qui affectionnent les utilisateurs de  pommades à base de vaseline.


    Mais cet autre inconnu, libraire de son état et anar de cœur de surcroît devrait avoir la reconnaissance qu’il mérite.
    Je fais allusion au soldat qu’il était… soldat  avez-vous dit ? Je suis persuadé que le jour du quatorze juillet le Pierre restait dans son lit douillet car la musique qui marche au pas cela ne le regardait pas (avec l’aide jubilatoire de G.BRASSENS)… je fais allusion à ses combats qui le menèrent sur les barricades de l’Edition Littéraire.


    Emboîtant le pas, mais  pas cadencé du tout, de ces combattants de la Libre Entreprise, je me ferai tout petit pour apporter ma pierre à son édifice.
    Ne l’ayant jamais rencontré, je m’enorgueilli de  ses coups de gueule à la lecture de mes « réflexions » de l’époque.

    Il fallait vraiment que j’ai de l’audace et de l’impertinence pour oser me mesurer à ces écrivains qui firent la réputation de la Librairie des Inconnus.


    La bienveillance de Maître Pierre a fait écho à mon insouciance mais déjà sa retenue et ses absences de jugement de valeurs à l’encontre d’un  lascar en herbe (fanée à la vue de mon âge) ont été des  « laisser passer » pour  combattre dans le cirque infernal de la pensée exprimée… Mais à vaincre sans péril... (Tiens encore un Pierre !).
    Des chemins tout tracé, j’en ai connu ! Mais l’ordre ne consiste pas à suivre un chemin tout tracé, c’est pour moi un comportement face au désordre qui régnait dans ma vie de rimailleur.

    J’ai appris à contrôler ce « désordre » pour afficher mes pensées de Loup pas toujours zen.
    L’ordre est synonyme de droiture, non forcé ni dicté par la société , par une culture, un milieu, ou par la contrainte ou l’obéissance. C’est cette liberté que j’ai trouvée dans cette Librairie.


     J’ai appris et pour moi ce fut le début d’une action que je compte bien poursuivre en n’oubliant jamais ce que furent nos premiers échanges avec  Vous.

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    Je ne suis pas un mauvais cheval

     

     

    Voila quelque temps «  une bonne âme » m'as mis le pied à l'étrier pour enfourcher ce qui sera soit un destrier soit une rossinante...

    Si c'est un cheval qu'il soit alors de bataille et je veux que les chevauchées auxquelles je participerais, soient sauvages,t enrichissantes et fantastiques,

    Si c'est un canasson alors il faut qu'il soit à bascule comme le jouet des enfants.....de mon choix d'écriture va déterminer la catégorie de mon cheval !

     

    Mais ce "meilleur ami de l'homme " ne se serait-il pas transformé en cheval de Troie, mais de façon inversée....c'est lui qui me ferait pénétrer incognito dans votre univers ….

     

    Cet élan...(non...c'est bien un cheval, rien à voir avec le copain du pére Noël ) qui va me propulser vers une « certaine notoriété », m'obligeant à me découvrir et tout en restant conscient des limites de mes possibilités, me fait songer « au petit cheval dans le mauvais temps » d'un Georges nommé BRASSENS......avec ce poème, il y est allé un vraiment FORT en compagnie du Paul ( Alors là....le Loup..t'es champion ! ).

    Il m'est venu une idée d'écrire ces quelques lignes pour parler des relations entres des personnages célèbres et le meilleur ami de l'homme...

     

    Même les plus connus des écrivains ont eu pour compagnon de drôles de montures.

     

    J'ouvre une parenthèse....vous évitant un effort surhumain pour l'ouvrir de bon matin .. et ..moi pour me la faire fermer 

     

    Montures : non pas AFFLELOU.....lui il est fou et vend des lunettes.

    Je parle de monture, à poils et à crins J'insiste sur cette précision pour stopper net votre vagabondage sur les jolies créatures chevauchant de belles montures....dans des costumes d'Adam et Eve.

     

    BUCEPHALE :

     fougueux partenaire d'un Alexandre grandissant, sauvé d 'une mort certaine par son maître quand il découvrit qu'il avait peur de son ombre.

     

    Autre ami « d'el ombre » : 

     

    CERVANTES.....cela provoque chez vous une réaction ?

    Écrivain connu de toutes et tous..les moulins d'avant..le sang chaux qui pensa..ça y est ? Et bien son meilleur ami chevauchait une rossinante ! Sorte d'équidé victime de mariage consanguin entre un ancêtres de Idéal de Gazeau et d'un cheval d'Arçon.

     

    ALBE :  

    la supercherie de la langue de Molière,  déjà sous HENRI IV...en vieux français ALBE veut dire BLANC ….je vous laisse faire la relation avec l'éternelle question : de quelle couleur...etc....

     

    Damned ! Un couple célèbre...JOLLY JUMPER.et LUCKY LUKE

    Heureusement que ce «  bétassou » de Rantanplan est là pour faire rigoler les Daltons

     

    Al-Bourak :

    le clin d’œil à ceux qui voudraient que la femme soit un cheval de trait ou une ânesse bâtée ! Cette monture apparaît dans l'histoire Islamique et le Coran parle d'une cheval ailé, à tête de femme et queue de paon, ( Ah ben de quoi faire la belle )
    Doué de parole et filant plus vite que le vent, Al-Bourak signifie « jeteur d'éclairs » et « blancheur éclatante »....il ne lui manque rien même pas la parole. Je suis heureux d'avoir levé le voile ….

     

    BABECIA : 
    La monture du héros de de la Reconquista espagnole, Rodrigo Diaz de Bivar, plus connu sous le nom de Cid Campeador - le Cid.

    Mister Ed : 
    Le héros d'une série télévisée populaire en 1960 aux USA. Mister Ed était un intelligent cheval doué de parole, mais qu'il réservait à son propriétaire. Il avait le chic de perturber son maître lors de conversations...qui était le seul à percevoir et entendre la voix de son Maître.

    PEGASE : 
    Dans la Mythologie grecque, Pégase, un cheval ailé et aussi rapide que le vent, naquit du sang de Méduse à qui Persée trancha la tête - d'où son autre nom de Medusæus.
    Son nom vient du grec pêgế, « la source » . Pégase représente le symbole de l'inspiration poétique et de la créativité littéraire et la présence sur les routes de la péninsule ibérique de files de camions PEGASO  « source » de pollution et d'accidents.


    TORNADO :
    Le fidèle cheval de Zorro, aussi noir que la tenue de son maître, apparu dans le feuilleton télévisé de 1957, des Studios Disney. Avec moins de poésie chez nous c'était une saloperie d'aspirateur qui tombait en panne....jusqu'au jour ou ZORRO est arrivé....

    Zingaro : 
    C'est le cheval de Bartabas, un écuyer hors-pair, dresseur de talent, et chorégraphe de nombreux spectacles équestres où les chevaux ont la vedette.

     

    Dommage de passer sous silence les chevaux qui sont morts dans la souffrance au fond de mines de charbon...sous les coups de canons des guerres...mais mon but n'est pas de vous tirer les larmes...le P.M.U s'en charge lorsque vous perdez aux courses.

     

     

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  • Bonsoir, 

    Changement de ton car.....je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.....mais...ou est passée ma bohème ?

     

    En Auvergne, dans les méandres de la rivière Allier, se lovait une guinguette fréquentée en semaine, par les gens de passage et le dimanche, par les amateurs de friture et de valse à nénette. On aurait pu y rencontrer Renoir, et ses pinceaux, tant l'endroit était charmant ,et baigné de quiétude.

    La tôlière était surnommée ‘ La Stella’.

    J'avais comme une petite idée pour ce sobriquet, le nom d'une bière d'Artois ne devait pas y être étranger et j'avais souvenance d'un grand panneau publicitaire ornant l'entrée du caboulot.

    Mon beau-père avait connu l'endroit au temps de sa splendeur,puis l'auberge était devenue gargote, les temps avaient changé.

    Notre tenancière était dotée d'une forte personnalité, il le fallait bien, car en compagnie de sa belle-fille, elle menait demain de maîtresse , les fourneaux et la clientèle composée  d'ouvriers œuvrant dans les environs et de commerciaux de passage.

     

    Mes tournées de chiffonnier, me conduisaient à fréquenter les gens du coin. En pénétrant dans ces lieux, j'avais droit à un sonore ‘'salut le Manouche’'.

    Les clients présents me dévisageaient, et pour rompre le silence accusateur qui venait de plomber l'ambiance, la patronne lançait  : « ce n'est pas un voleur de poules, il ramasse que les vieilles brocantes.. Jojo, tu ne voudrais pas te débarrasser de ta femme ! ». mais quel humour !.

    Cet endroit nous servait de chapelle. Géographiquement, il se situait à portée de fusil du campement de mon ami Riton. Après chaque coup de commerce, nous allions prendre un bain de bière.

    Dans un coin de la salle de restaurant, sur un vaisselier sans age, trônait une tête de sanglier, vestige de la présence du « cochon sauvage «  dans cette région.

    Nous avions pour habitude de le saluer en pénétrant dans cette zone en prononçant cette phrase : « encore un que les Allemands n'auront pas » et nous portions un toast à cette noble relique.

    Puis la patronne nous amenait à boire et tranquillement installés nous partagions les bénéfices de nos échanges commerciaux.

    L'alcool aidant, les langues se déliaient permettant ainsi de connaître les nouvelles, d'un milieu très mouvant, et non avare de coups tordus. En ce jour bien précis,la tradition fut respectée.

    Après de nombreuses tournées, l'heure de l'apéro du soir se rapprochant à grandes enjambées, il fallut se rendre l’évidence l'estomac criait famine.

    « Tu veux déjeuner beau-père? » une petite omelette au jambon ferait bien l'affaire....Pourquoi pas !

    Aussitôt dit , aussitôt avalé ! Omelette et cochonnaille, fromage furent de la fête avec en prime du bon vin .

     

    La Stella et sa belle-fille faisaient les allées et venues entre notre table et la cuisine, nous aidant à terminer les tournées servies. Comme on disait :« il y avait du tangage »

     

    Notre hôtesse avait la réputation de guérisseuse à ses heures perdues.

    On lui prêtait des dons et Dieu savait combien de temps elle avait passé à manipuler toutes les articulations douloureuses ... En vain !

    J'avais eu ce jour-là ,une idée fumeuse.

    Aidé par l'alcool ingurgité, je me souvenais m' entendre dire : « Beau-père, vous n'aviez pas mal au dos ? ».

    Avant que le samu n'arrive sur place, notre guérisseuse , cuisinière-patronne était là, droite comme un piquet d'acacias, les sens en alerte, les yeux comme des gyrophares, prête à bondir « Ah, je savais bien que quelqu'un avait mal, toi viens par ici ».

     

    Les refus de ce pauvre futur plaignant ne suffirent pas à endiguer la volonté de cette brave femme, à blesser un peu plus un mourant.

    Ne point tirer sur l'ambulance ...et si  la guérisseuse s'en chargeait ?

    Le Beau-père fut traîné manu militari dans la cuisine, emporté qu'il était, par le vouloir du bien faire de la sauvagesse.

    Les autres compagnons, dont je faisais parti, nous nous écroulions de rire au deviné de ce qui allait se passer.

    Et pendant que la sage-femme massacrait le dos de l'homme perdu, un des frères de la côte (c'était comme ça que j'appelais les manouches) comptait fleurette à la belle-fille, au beau milieu des cageots de légumes.

     

     

    Une fois l'affaire terminée, redoutant la colère de sa belle mère et prise de remords.... elle alla se plaindre, des gestes déplacés du soupirant.

    Ce qui restait de mon beau-père, le pauvre , est revenu en boitillant, jurant mais un peu plus tard ,qu'on ne l'y reprendrait plus.

    Pour se donner du courage, tel le condamné qui sentait que l'affaire se présentait mal, il avait ingurgité une rasade d'eau-de-vie de poire...dernière volonté du supplicié !

     

    Et c'est, la bouteille à la main, l'air hagard, les gestes un tant soit peu désordonnés que le pauvre homme tentait difficilement de regagner le monde des rescapés.

     

    Tellement heureux de s'être échappé des griffes de l'ogresse, il ne fit pas attention au départ précipité que les événements nous ordonnaient de prendre.

     

    Les libations s’ interrompirent brusquement.

    C'est sous sous les vociférations des deux hôtesses, que nous avons pris nos jambes à nos cous...sauf Beau-Papa à qui il était impossible de mettre en marche ses jambes, vandalisées par cette harpie.

    Je crois, que dans la fuite, nous avions « oublié » de régler nos trop nombreuses consommations.

     

    Chacun était reparti « chez soi » Le retour s'étant effectué sans encombre, je connaissais les « chemins des manouches » comme le disaient les gens d'ici, les chemins de traverse, que la maréchaussée ne fréquentait pas .

     

    Le retour « at home »se déroula sans ennuis, les fous rires couvraient allègrement le bruit du moteur.

     

    .Mais les bonnes choses ont une fin !

     

    Quand nous partions en vadrouille en compagnie de mon beau-père, le temps ne comptait plus..l'aventure c'était l'aventure.... et le retour à la réalité prenait parfois une tournure à laquelle je finis par m'habituer.

     

    Nous n'avions pas remarqué que l'astre solaire venait de descendre à la cave...a moins qu'il ait choisi d'aller se rouler dans les plumes...au dodo...nous aurions dû en faire autant.

     

    En arrivant nuitamment sur notre lieu de stationnement, j' ai eu un pressentiment...

     

    Un petit coup de patte à la porte de la caravane et....Oh! Stupeur le gouvernement était là , au grand complet derrière la porte telle une escouade de CRS lors des grands jours de mai 68.

    Ma belle-mère et les filles unies devant notre front commun !

    «  Dehors, les Romanos, passez votre chemin, voleurs d'enfants et de poules ! »

     

    J'avais revécu, un remake de «  gare au gorille », lorsque les femelles du canton de Brive-la-Gaillarde, assommèrent à coup de tétons, les pauvres gendarmes sur la place du marché.

     

    Devant l'afflux des noms d'oiseaux et des adjectifs s'y rapportant, nous avons battu en retraite chez mon beau-frère, qui pour nous remonter le moral, nous confia une bouteille de Ricard en mal de compagnie.

     

    Des fous rires garantis en voyant l'affolement de la belle-sœur,devant la situation, d'autant plus que tard dans la soirée, la bouteille d'apéritif anisée, resta désespérément vide devant les trois compères bien éméchés.

     

    Ce n'est que très tard dans la nuit ,en compagnie du Beau-père, que nous avions trouvé la force ,de regagner nos pénates, le piquet de grève surveillant l'entrée, s'étant enfin endormi.

     

    Quant au lendemain.........

     

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     JEAN DU VOYAGE ou des animaux et des hommes

     

    Comme vous pourrez le découvrir, le voyage est pour moi, non seulement synonyme de route mais en priorité opportunité de rencontres.

    Ces  mises «  en rapport » avec des individus, hommes et femmes, resteront pour moi de grandes aventures, même si parfois elles ne durèrent que quelques heures ou quelques jours….le tout résidant dans l’intensité de ces échanges et la personnalité des acteurs.

    Mon compagnon de voyage que j’appelle « hasard » venait de me faire connaitre un manouche, d’une cinquantaine d’années, qui voyageait dans la  partie basse de la vallée du Rhône.

    Nous avons fait connaissance sur un lieu de stationnement pour nomades en cette douce soirée d’un mois de mai chargé d’effluves de garrigues

    La promiscuité sur ces places est propice à l’échange en général… « Tu as du pain, tu veux du vin, prends un siège, tu connais une docteur etc »…..Tout est sujet à faire connaissance et a étancher sa curiosité. Mais attention de strictes règles de communications sont établies et il ne faut surtout pas les transgresser….sinon bagarres et gros ennuis.

    L’homme dont j’ai partagé un soir d’aventure,  se prénommait Moïse

    En étant voisin de caravane, nous sommes rapidement devenus « copains », les femmes avec les femmes et les hommes avec des soirées de grillades pantagruéliques. Il était le patriarche d’une trentaine de personnes, filles, gendres, petits enfants and son on….

    Un soir venant trainer ses bottes sous le auvent de ma caravane, je voyais bien qu’il n’était pas dans son assiette…à la vérité il ne se trouvait pas souvent dans son assiette mais fréquemment dans celles des autres !

    « Révérend...il faut que je parle d’homme à homme »….Aie...Aie…aie ! Je n’aime pas du tout cette approche !

    Je reviendrais prochainement sur le surnom que je portais sur le voyage…Révérend…toute une histoire.

    A l’écart des gens des 2 familles présents en cette soirée, nous nous sommes attablés devant une bouteille de rosé…c’est que pour parler entre hommes, il faut du courage !

    « Révérend je suis ton copain ….j’ai besoin de ton idée, je vois bien que tu es allé à l’école… demain soir c’est l’anniversaire de ma fille Zouna et ses beaux parents viennent faire la grillade… je n’ai pas de lovés…alors j’ai une idée.. » ….Aie...Aie…aie  je n’aime pas du tout quand il a des idées !

    Ce gars là était plein d’humour. Un soir nous avions reçus une invitation de la part de la Gendarmerie locale à passer un moment agréable dans leurs locaux…histoire de faire connaissance .C’est ce que j’appel, non pas une soirée pyjamas, mais « mise en garde à vue » !

    Pour une sombre histoire de véhicule ne lui appartenant pas (non changement de carte grise) et frappe de numéros de séries ne correspondant pas à ceux portés sur la carte grise, nous nous sommes retrouvés dans les locaux de cette brigade.

    Après dissipation du malentendu (il lui sera accordé 3 mois de suspension de permis, 650 euros d’amende et un sursis de 1 mois de vacances gratuites dans une maison de la République) Moïse a démarché l’adjudant de la brigade pour repeindre les lieux…. Avec devis en bonne et due forme !...quel culot !

    Il se présentait comme se prénommant Jean… « Ben oui mon révérend, j’entends partout que les gadgés m’appellent –Jean du voyage ! (véridique) ».

    Pour faire court, il fut décidé le lendemain soir, à la nuit tombée, d’aller « trouver 2 agneaux » qui finiront en méchouis pour régaler les invités.

    Dans un chemin creux en contrebas d’une petite colline, notre héros en compagnie de 2 de ses fils et de son gendre, avait arrêté son fourgon FORD, tous feux éteints.

    Le plan machiavélique établi par Moise se bornait à ouvrir les portes arrière du camion, placé entre les2 piquets de la grille d’entrée du champ en attendant qu’un troupeau de mouton dévale la pente, poussé par 2 autres larrons……quand je vous disais qu’il ne manquait pas d’humour !

    Il faisait nuit noire et sans savoir pourquoi ni comment je sentais arriver la catastrophe…je n’ai pas été déçu !

    Au sommet de la collinette 2 faisceaux de lampe torche provoquèrent la débande du troupeau. N’ayant pas la vision de la bévue, je comprenais vite qu’aux bruits du piétinement des animaux, le troupeau était important et que les bestiaux avaient engagés la cinquième surmultipliée !

    Dans la pénombre je distinguais une centaine d’animaux qui fonçait droit sur la porte de sortie du champ….j’ai pris mes jambes à mon cou et j’ai détalé à bord de mon véhicule stationné plus à l’écart.

    La suite de l’expédition de ces Pieds Nickelés ?

    Très simple...les animaux dévalant le champ sont entrés en force dans le véhicule, éclatant les portes latérales pour pouvoir ressortir du piège à cons (je parle de ceux qui avaient imaginé ledit piège), le contenu du véhicule a été entraîné par la horde : outillage, effets vestimentaires, barbecue etc….voltigèrent dans la nature …. Et le lendemain matin je ne vous raconte pas l’état de ce pauvre fourgon ….

    Pas de méchouis, mais des grillades de poulets (trouvés au super marché du coin) un fête a été célébrée quand même pendant laquelle l’escapade de nos « zéros » fut enjolivée et « arrangée » à la sauce du Voyage.

    Il va sans dire que cet épisode a connu une fin « politiquement correcte ». Pris de remords et conseillé par l’auteur de ce texte, « Jean du Voyage »  est allé faire amende honorable au prés de l’éleveur de mouton…..

    Happy et honorable fin…….parole de Révérend.

     

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  • L’obsolescence programmée est l'ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d'utilisation d'un produit pour en augmenter le taux de remplacement.

     

    Le docteur Mabuse est un personnage littéraire créé par l'écrivain luxembourgeois d'expression allemande norbert  jacques

     

     

    l'Obsolescence programmée

     

    L’obsolescence de nos sens  abusés du docteur MABUSE

     

    A en croire Mélenchon le « ramasse miettes » d’une gauche partagée entre le désir de revenir et celui que nous avons de la voir partir, l’obsolescence est un mal dont il faut se départir (par voie électorale ou rectale).

    A Cette mort programmée nous y sommes tous confrontés à plus ou moins brève échéance et c’est là que le bat blesse.

    « Car vous ne connaitrez ni le jour ni l’heure ». A quelques sabliers prés, ces diables de chinois inventeurs du feu d’artifice et du spaghetti, nous l’ont bien mis dans l’os.

    En son temps, feu l’artifice a fait long feu et c’est dans un misérable feu de poubelles que nous risquons de terminer en beauté. Quant à la nouille qui nous a gouvernés c’est « al denté » que nous n’avons pu la digérer.

    Sur un thème plus consumériste la preuve de cette mort avancée est belle est bien  réelle.( pour  les revendeurs d’espoirs  qui fourmillent parmi les marchands du temple).

    En une semaine, un robot de cuisine (made in R.P.C), une  centrale vapeur (made in R.P.C), une machine à laver le linge (made in R.P.C) et un  disque dur du pc TOSHIBA reconstitué par des mains et cerveaux des Forces Vives  des brillants  Membres du Génial Parti de la République Populaire de Chine, sont "ad patres".

    J’ai soudainement l’Ecotaxe et la taxe à l’ecorecyclage qui flamboient au firmament de mon sapin de Noel….Ouf ! il n’est pas en provenance de la République de Chine …bien que synthétique il est programmé à disparaitre après Noel…obsolescence innée oblige !

    De quoi envoyer un responsable du PC chinois en vacances…à PARIS sur les Champs Elysées alors que mon « aide à mieux ménager »  la peine de ma femme terminera sur la Géhenne.

    Alors quid de notre programmation ….sommes nous des objets abusés par nos propres sens…au sens propre comme au figuré ?

    J’ai fait référence aux abus d’un docteur MABUSE

     

    ...Qui abuse vraiment dans le contexte actuel de la sur consommation des biens d’équipement.

    Le film raconte l'histoire du Dr Mabuse qui dirige, de l'asile psychiatrique où il est interné, un gang de malfaiteurs. 0n découvre la dimension totalitaire de l’organisation -  (Ne vous semble t il pas que la folie se soit emparée du monde en général et de celui de la consommation en particulier ?)

     Les lois sont définitives, il n’est pas envisageable qu’il y ait des dissidents, et s’il y en a, ils sont accusés de trahison et condamnés à mort.( Les entreprises qui tentent d’échapper aux diktats des envahisseurs asiatiques sont montrées du doigt et…éliminées !)

    Les ordres sont donnés non pas par une personne (que l’on ne voit jamais) mais par une voix qui s’exprime d’abord derrière un rideau, puis, quand le rideau tombe, par l’intermédiaire d’un haut-parleur. Cette réduction du chef à une voix a comme effet de rendre impossible l’identification et la localisation de la personne, donc d’augmenter l’effet de terreur.(Par qui sont orchestrés ces scandales de la malbouffe, scandales dus aux profits des grands de ce monde, des guerres et génocides séquestrées et passées sous silence, des actions des politico-maffieux….).

    Oui j’ai la preuve que tout dans notre entourage est programmé à disparaitre et la nature ayant horreur du vide, c’est un autre « obscure objet du désire du consommateur » qui nous sera proposé et avec la même facilité pour son acquisition, nous aiderons à tuer une entreprise "bien de chez nous"

    Soit dit en passant, nos fabricants français, où vont-ils chercher la pièce qui accompagnant cette autre pièce fera de cette réunion de pièces une machine à laver le linge de votre rédacteur ?....Ben oui… ! En REPUBLIQUE IMPOPULAIRE DE CHINE……

    CQFD : Ce Qu’il Fallait Dénoncer…..

     

    car vous allez vite vous apercevoir que pour nous aussi, nous avons une obsolescence de vie toute relative…..mais dans ce cas présent comment se retourner contre notre fabricant ?

    Vos pères et mères n’ont été que des pièces qui emboitées dans un autre jeu de pièces  ont créé un ensemble de pièces donnant naissance à cette merveilleuse machine que vous êtes…..de la à dire que ce ne sont que des chinoiseries..il n’y a qu’un pas de géant à franchir

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  • Il ne faut pas juger un homme sur ses fréquentations.
    Ne perdons pas de vue que Judas avait des amis irréprochables.

    Naguère je fréquentais un cercle d'amis qui plaçaient le rêve et les légendes bien au dessus des flaques de merde dans lesquelles se vautraient mes contemporains.

    Ils m'ont instruit sur le fait de distinguer la différence entre le rêve et la rêvasserie.

    Rêvasser est le fait d’emmerder ton entourage avec des pas de danseurs de valse , c'est perdre et faire perdre du temps à celles et ceux qui emboîteront ton pas, ne serait-ce qu'un instant et par amitié...ce faux sentiment qui te gratifie du sobriquet « il est brave ».

     

    Cet apprenti rêveur que j'étais se trouvait soudainement placé dans une situation délicate, celle du singe qui plus il monte plus il montre ses fesses ! Avec un Loup c'est plus difficile à démontrer vu qu'il a le fondement plein de poils et qu'en cas de craintes,il a la queue entre les jambes  pouvant ainsi son intelligence...il faut toujours assurer ses arrières !

     

    Et bien soit, je me découvre et vous montre mon cul et mes belles manières, condition indispensable à la pratique de l'accro-ranches qui me permettra de m'élever, mais pas sans vous.

     

    Comme je manquais d'instruction mes propos ne pouvaient être pris au sérieux.

    • Vous rêvez à un autre monde ?....

    • Mais sur quels critères vous basez-vous ?....

    • Êtes vous philosophiquement pour ou contre le stoïcisme "Puisqu'on ne peut pas changer ce qui ne dépend pas de nous, alors il vaut mieux l'accepter que de se pourrir la vie a essayer de le combattre" ».

    • Pouvez vous nous citer vos sources d’inspirations ? Avez-vous consulté (je ne suis pas malade..!) les essais de FREUD ?...hum .. de JUNG…

    • Et Brahms...aimez-vous Brahms ?

    • Quant à J.C-V-....êtes vous réceptif à ce courant de pensée post 68 tard qui se veut être le nec plus ultra de la jouissance masturbatoire et clitoridienne...la Mecque du mec : «  Parce qu'on a créé une réalité et dans notre réalité, on a inventé le temps: les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien! Comme ça on sait que quand je traverse le living-room et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l'oiseau, ça prend une seconde et pour l'oxygène 0 seconde!"
      Jean Claude Vandalisme ( L.O.L)...

    non....stop ….je veux et j'exige rêver à un monde meilleur...pas dans un paradis artificiel....pas dans un « ailleurs » d'illuminés espérant que pour y vivre il suffirait de mourir hic et nunc....pas dans un cercle composé d’esthètes et d'hyper réalistes....de snobinards bobos se goinfrant de bons mots qui déclenchent des maux que eux seuls arrivent à prendre comme des cons (va comprendre!)..

     

    Je veux de l'eau claire, rafraîchissant le vagabond assoiffé de bonne nouvelles...il vous sera fait allusion à un con qui sera tombé une arme à la main....tant mieux ! ...les roses ont besoin de fumier pour devenir belles et odorantes !

     

    Plus tard, je comprenais enfin, que Deux philosophes qui discutent sur un banc vont moins loin qu'un con qui marche j’entreprenais cette longue marche qui me mène à Vous.

     

    " N’ayez jamais peur de la vie, n’ayez jamais peur de l’aventure.
    Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée.
    Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances.
    Le reste vous sera donné de surcroît." 

    Henry de Monfreid

     

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  • Rencontre avec Bada (histoire vraie d'une rencontre qui allait changer le cours de ma vie...avant les emmerdes j'étais assez grand pour aller les chercher, maintenant ils me sont livrés à domicile !)

     

    Cela faisait trois fois que je faisais le tour du pâté de maisons, ma superbe BMW noire et rouille commençait sérieusement à s’essouffler.

    Sous l’œil narquois de deux policiers municipaux dont les carnets frétillaient à l'idée de me coller une prune, je réussissait à me faufiler entre deux poubelles mal garées.

    A être obligé d'ouvrir mon porte monnaie, je préférais ne pas vider mon réservoir.

    J'empruntais un passage étroit entre deux façades lépreuses de ce quartier du vieux Lyon. La fraîcheur et une puanteur de pisse et de moisissure très caractéristiques me firent presser le pas.

    Au fond d'une entrée, au pied d'une cage d'escaliers qui n'avait pas vu de souliers depuis fort longtemps, un homme tenait un gamin.par le col de son blouson

     

    Les cris poussés par le môme ne laissait pas de place au doute, il recevait une sévère correction.

    Bon d'habitude je ne m'occupe pas de ce genre de faits divers.. Blasé je l'étais par quelques années passées dans la rue. Des cas un peu « hot » j'en ai avais vécus et l'expérience faisait qu'il était préférable de occuper de ses affaires.

     

    Mais là, je sais pas pourquoi, il a fallu que j'ouvre encore une fois ma grande gueule.

    Je sentais bien que je faisais une boulette, une petite voix me chantait «  fais pas le con, passe ton chemin » mais non, auvergnat comme je l'étais, j'avais hérité de différentes qualités dont celle d'être têtu et sourd.

     

    Deux enjambées suffirent pour que je fonde comme la vérole sur le bas-clergé au centre de ce piège à con dont j'allais devenir la proie.

     

    Mon poing droit écrasa le nez d'un type d'une trentaine d'années, vêtu comme un sous maquereau des quartiers nord de Marseille.

    Sous l'effet de la surprise, son étreinte se desserra et le mouflet mal traité se faufila entre nos jambes sans demander à quelle adresse il pourrait me joindre pour dire merci.

     

    L'heureux titulaire du nez cassé semblait apprécié ce genre de traitement puisqu'il en redemandait.

    Je me suis mépris sur son geste lorsqu'il fouilla la poche de son blouson.

    Que cherchait-il, un mouchoir, un stylo pour prendre mon adresse ou voulait-il tout simplement me remercier en me tendant quelques malheureux billets de banque ?

     

    A cette heure ci je ne casse pas la croûte d’où l’inutilité de ce couteau qu'il tendait dans ma direction.

    Chez nous c'est une histoire de famille, tout marche par paire, que ce soit les mains, les jambes qui se prennent bien au cou de leur propriétaire, les mirettes quant elles font le guet et les couilles quand il s'agit d'agir comme un homme.

    Le frère jumeau de mon poing droit clôtura la discussion....Allez hop au dodo.

     

    J'avais un rendez-vous important et le temps passé à calmer ce type avait déjà mis mon rencart en retard.

    Tournant les talons je reprenais le cours de mes affaires, mais c'était sans compter avec ce morveux qui avait eu chaud aux fesses.

     

    A peine sortie de ce bourbier, dés que le premier rayon de soleil salutaire arriva sur mes épaules, le môme surgit d'on ne sait où.

    « Monsieur merci, quel coup tu lui a donné ..zinda ! »

    J'ai de suite compris à cette interjection à qui j'avais à faire....à une montagne d’emmerdement garantis et estampillés « made in Gens du Voyage ».

     

    La poisse, sois tu l'attire soit tu la fuie. Pour mon petit cas personnel, elle faisait partie du décors.Tu sais quand t'es dans un train, assis, spectateur sans pouvoir rien faire et que par la ventana tu vois défilé le paysage. Tu peux croire mon expérience, ça défile rapido, a pas le temps de gamberger que le nasillard grogne dans le wagon :

    « ici Roanne, ici Roanne, 2 minutes d’arrêt (il répète toujours 2 fois..charitable qu'il est.. comme si il te déconseillait de descendre dans ce trou du cul du monde …) mais toi la poisse elle te colle à la peau et il faut que tu descende histoire de te charger un peu plus... tiens y' à sa copine sur le quai....la « Déveine »....allez circulez y ' a rien à boire !

     

    Le « poul pas beau » a grandi, j'ai de ses nouvelles par mon frangin. Il est père de famille. Quand il parle de moi, je ne sais plus dans quel trou de souris j'irais me fourrer, çà me met mal à l'aise .. c'est pourquoi je ne suis jamais aller le revoir...C'est lui qui m'a fait grandir.

     

    As tu envie de partager de bons coups à boire et à donner?

    de patauger dans des déboire de pauvres type qui n'ont plus d'espoir ?...Si c'est oui alors tire toi...c'est pas chez moi que tu trouveras ta pitance.

     

    Chez « ici tout va bien » serait une enseigne habituée au guide « Bibendum » celui qui boit l'obstacle...moi les difficultés je les bouffe comme un affamé de la vie.

    La rue a été le terreau dans lequel j'ai poussé et comme d'autres vont chez « Truffe et eau » pour étoffer leur private garden, moi j'ai qu'à redescendre dans la rue pour transplanter les essences rares des arbres qui ont caché la forêt propice au Loup.

     

     

     

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  •  Je considère les lecteurs de mes « nouvelles » comme des invités prenant part à un repas.

    J'ai cette vision de partage.

    Les nourritures terrestres assimilés à des nourritures de l'esprit...pourquoi pas ?

    Comme tout bon « cuisinier », j'aime que mes plats soient digestes et que les sauces ne barbouillent pas la digestion de mes convives.

    Il m'arrive aussi de constater que les assiettes reviennent pleines ou si peu entamées...à qui la faute...mais à celui qui n'a pas su rendre digeste ou attrayants les mets proposés.

     

    Bien que n'étant pas un professionnel de l'écriture ni de la cuisine, je dois à mes convives la traçabilité des ingrédients servant à la préparation des repas....en toute logique et honnêteté.

    Vous êtes d'accord ?

     

    Éprouvé par vos réactions suite à la parution de l'histoire de ce gamin manouche, pour ne plus vous sentir mal à l'aise et me faire pardonner de la façon abrupte dont l'histoire est écrite je me dois d'établir la traçabilité des faits.

    je suis sincèrement peiné d'avoir à constater la  sincérité de vos témoignages et le doute que j'ai pu créer dans vos réactions

     

     

    Et oui ma brave dame...tout n'est pas rose dans la vie.....

    A cette époque nous venions de quitter la route que nous suivions en compagnie d' une famille apparentée à une ethnie tziganes les Kalderash.

    Ces derniers sont depuis la nuit des temps « spécialisés » dans la chaudronnerie, l'étamage, le travail sur les métaux.

    Ils sont les as du maniement du chalumeau pour la soudure et n'ont pas leur pareil pour les travaux de découpe des métaux....surtout sur les coffre-fort....C'est pour cette raison que nos routes se sont séparées.

     

    La vie des Gens du Voyage ne permet pas de continuer sa route, seul....être isolé c'est être affaibli et dans ce monde, les faibles ne font pas de vieux os.

     

    Dans le Rhône il existait une forte concentration de Gens du Voyage, toutes ethnies confondues.

    Quand vous faites partie intégrante de ce monde là, vous portez sur votre tête un grand néon rouge qui clignote façon gyrophare, visible uniquement par d'autres « porteurs d'enseigne lumineuse » qui se ressemble s'assemble.

     

    En toute logique, pour répondre à ma disponibilité et comme la nature a horreur du vide, fallait bien que quelque chose de spécial me tombe sur la gueule.

     

    Pris d'amitié par le patriarche de cette famille d'origine Manouche-Auvergnat (si, si ça ,existe!) j'ai attelé mes caravanes à ce convoi de voyageurs...et vogue la galère.

    Mon protégé s'est tenu à carreau. Je ne l'ai plus jamais retrouvé vendant cette merde de drogue....il avait promis...il a tenu sa promesse. 

    Bien intégré au milieu de cette nombreuse famille, j'ai été le témoin de bien des aventures que je suis entrain de mettre à jour.

    Celle qui devait me faire changer de direction s'est déroulée en deux épisodes.

    Le premier épisode est symptomatique de la vie des jeunes en mal de reconnaissance et qui ont besoin de « se prouver » qu'ils sont devenus des Hommes.

     

    « Ils poussent comme la mauvaise graine » me disait le Vieux « là où le vent les entraîne » .

    Nous étions tous réunis dans un petit cimetière pour porter en terre un cercueil renfermant le plus jeune frère du Bada. 

    Trois jours avant, à mon retour sur le lieu de stationnement, je découvrais la famille en grande agitation.

    Un des oncles avait croisé sur le chemin du retour le jeune frère au volant d'une voiture volée....Il était âgé de 15 ans et avait refusé de stopper sa course folle.

     

    Selon la tradition ce petit fou avait décidé d'aller enlever une jeune fille de son age pour la marier. 

    Je pensais être le seul à pouvoir le raisonner et c'est pour cette raison que j'ai filé le train à ce convoi de « d'anges heureux » ou plus particulièrement « dangereux ».

     

    C'est à la sortie d'une courbe que j'ai vu la voiture quitter la route et terminer sa course dans un champ en contrebas.

    J'ai tenu dans mes bras le corps sans vie de ce gamin...je n'en dirais pas d'avantage.

      

    Deux mois se sont passés dans le couloir Rhodanien avant que le « beau brun au nez cassé » ne s'invite à ma table dans une pizzeria de MEYZIEU. ( savez vous où se situe Meyzieu......derrière mes lunettes...c'est de l'humour!).

     

    La suite vous intéresse...alors le repas continue.....rien que pour vous

     

     

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  • Le Bada...Boum !

     

    Nous avons tous nos petites manies en ce qui concerne nos habitudes.

    Déjà enfant, sur le chemin de l'école, nous avions pour habitude de traverser la rue pour aller faire gueuler le chien d’en face, quelques coups de pieds dans le portillon et voilà Médor transformé en ténor.

    Pressant le pas pour gagner une minute sur le trajet, c'est d'un regard fondant que nous essuyions la vitrine du marchand de bonbons.

    Au détour de la rue Dupavé et de la rue Hade, souvenez-vous...avec les copains vous enfonciez la sonnette située au numéro quinze....et sans attendre que la mémé ne sorte, vite vous détaliez....bande de galopins !

    A cette époque pas besoin de GPS ni de puces intelligentes pour connaître votre itinéraire.

    Il faut savoir que les habitudes de la vie sont en majeur partie responsables de la mort de l'Homme.

    Une sorte de routine s'installe, votre chemin est tracé et vous devenez prévisible.

    Mes habitudes ont failli nous coûter très cher  et c'est dans cet épisode que je vais vous le faire découvrir.

     

    C'était un jeudi soir pareil aux autres, trait d''union entre la fin du début de la semaine et le commencement de la fin de semaine... période charnière propice au changement de rythmes.

    Comme le traduisent les english c'était un break.

    Changer pour changer autant en profiter, pourquoi continuer à bien vivre alors que le risque de mourir nous était offert et c'est la gourmandise qui ce soir là est devenue notre péché mortel.

     

    Dans la bagnole nous écoutions le grand-petit Charles nous rappeler d''où nous venions et où nous allions " la Mama" s’était-transformée en « la pizza » : je vous parle d'un étang dans lesquels les moines bedonnant allaient pêcher la truite...préparant pour un soir un plat succulent...etc..la Pizza..la Pizza...çà voulait dire qu'on était deux...etc. »

    Dans les petites rues du centre bourg, notre caisse de Romanos ne passait pas inaperçue, nous roulions Merco and Co, signe de distinction et de reconnaissance ..on est du voyage ou pas.

     

    Stationnée vite fait bienfait, sous un lampadaire, nous pourrions de l'intérieur du boui-boui de la Jeanine surveiller notre caisse...on ne sait jamais avec tous ces cons qui s'en prennent aux signes extérieurs de richesse.

     

    La salle de la pizzeria semblait réservée à notre seule exclusivité, un couple de locdus (entendez par là des gens comme vous et moi) déchiffrait la carte des menus , un autre couple de jeunes hommes tentait d’en faire autant....2 tables sur 10..pas folichon comme future addition.

     

    Notre entrée dans le « repaire de la malbouffe » fut saluée par le tintement des clochettes et l’accueil chaleureux de la serveuse : « bonjour..m'sieur et m'dame » sous entendant  : j’espère que tu vas pas traîner ce soir..y'a du bon à la télé.... j'ai pas envie de moisir ici... »...

     

    Le Manger «  fast and furious ».consiste à savoir ce que tu vas manger, le commander rapido, le payer même avant de l'avoir dans ton assiette et décarrer avant d'avoir manger..le pied pour le petit personnel...ce soir y'a son matou qui l’attend devant la télé ..et plus encore sur le canapé... si affinité...et n’oubliez pas le pourboire..mal éduqué !

     

    Connaissant l'endroit et le personnel, nous n'avions pas pris la décision de faire et d'élever nos enfants ici .

    Pas dérangée par note arrivée une escadrille de pizzas en formation de combat contre la faim atterrie sur les tables....mission accomplie.Sans même lever le nez les 4 destinataires se jetèrent d’un commun accord sur l'envahisseur, histoire de lui montrer qui sera le plus fort..la guerre au cholestérol venait d'être déclarée.

     

    Nous allions dans les instants qui suivent leur prêter main forte.

    La suite à venir....Le Bada ....boum !

     

    SUITE

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    A la suite de la parution d'un article sur le changement,''  Madame MICHU  '' j'ai contacté son auteur à qui j'ai demandé l'autorisation d'apporter quelques idées sur cette question qui mérite toute votre attention.

    En effet plusieurs blogueurs sont au cœur de cette actualité..

    est-ce le fait d'un heureux hasard, le résultat d'un concours de circonstances...je n'ai pas de réponses de cartésien à vous apporter.....car cartésien je ne suis pas.

     

    Les faits sont là. Ces ''mutations'' sont en préparation et nombreux sont celles et ceux qui n'ont pas ressenti ni décrypté les signes avant coureur, certains lecteurs découvrent les prémices et d'autres, dont je fais partie, sont en pleine tourmente....

    Tourmente fait partie des grands mots ou maux ?

    Je dirais alors '' tourbillon '' .à condition d'accepter que ce ''changement'' soit bénéfique à cette nouvelle vie qui s'offre à eux.

    C'est l'histoire de la pierre trouvée dans les allées de votre jardin...qu'allez-vous en faire ?

    • la balancer chez votre voisin....Ah le con....

    • la stoker dans un coin...ça peut toujours servir...ne serait-ce que pour la balancer plus tard chez votre voisin...

    • la faire participer à l’élévation d'un ouvrage d'art....la construction d'un mur..pour ne plus voir la face de con de votre voisin.

     

    Des opportunités bien cachées s'offrent à Vous, encore faut-il les déceler et non pas traiter ces mutations ou permutations en tant que catastrophes, de pénibles moments, de désolation et toute l'armée de mots et de qualificatifs qu'un esprit renfrogné peut étaler à la venue d'une période que l'on veut trouble.

     

    Faire le dos rond et boire frais....pour les plus jeunes ..keep cool ! Pour les moins jeunes : y'a pas le feu au lac !

     

    La maladie ou ennuis de santé révèle chez chacun d'entre nous un déséquilibre .

    Je n’ai pas l'instruction nécessaire pour traiter ce sujet..mais je constate que la mise au vert de nos organismes est salutaire, pouvoir se retirer des turbulences de ce monde durant quelque temps se révèle bénéfique....surtout si c'est à moi que s’adresse cet isolement.....vous n'aurez plus à me subir ! ( je viens de rajouter que c'est de l'humour....avec un peu de retard !)

    Prendre du recul pour pouvoir mieux sauter en quelques sortes.

     

     

    A ce sujet, nous aimerions recevoir vos témoignages sur la vie d'avant et celle d’après le changement.

     

    Dans les livres, qu'apprenons nous sur le terme '' changement ''.

     

    Le changement désigne le passage d'un état à un autre qui peut s'exercer dans des domaines très divers et à des niveaux très divers.

    Selon la nature, la durée et l'intensité de ce passage, on parlera d'évolution, de révolution, de transformation, de métamorphose, de modifications, de mutation.

    On distingue le changement « endogène », dû à des causes internes (par ex : les révolutions politiques), du changement « exogène », provoqué par des causes externes (par ex : la révolution du téléphone mobile).

     

    Chez les humains, le changement suscite des réactions diverses, allant de l'espoir à la phobie en passant par la crainte.

    La crainte...la peur de l'inconnu...cette satané peur qui nous paralyse..cette maxime à la con '' on sait ce qu'on perd mais on ne sait pas ce que l'on gagne'' et pire encore...''on ne change pas une équipe qui gagne...''   Tout au long de notre vie, nous sommes confrontés à des sentiments de jalousie, de méfiance de la part de celles et ceux qui n'osent pas évoluer ou qui n'ont pas compris ce que la vie leur propose...la main tendue....une porte s'ouvre, une autre se ferme.

     

    A SUIVRE.....

     

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    Un changement imposé est un changement auquel on s'oppose. Il n'en reste pas moins que certains changements ne sont pas négociables Il convient alors de gérer les résistances naturelles qui s'opèrent.

    Les formes les plus souvent observées de résistance sont au nombre de quatre:

    • L'inertie par laquelle la résistance est larvée, exprimée par "non-dit", et où la procrastination des "résistants" est leur arme principale

    • L'argumentation qui donne lieu a des discussions sans fin, par laquelle il est demandé/exigé des explications

    • La révolte par laquelle on agit contre le changement

    • Le sabotage par lequel on essaie de montrer l'ineptie du changement....

     

    Voila qui est fait pour le changement radical qui va « chambouler'' vos vies et sincèrement une certaine appréhension est compréhensible.

     

    Les témoignages que j'ai collectés dans cet excellent article de Mame MICHU, concernent des démarches qui peuvent être apparentées à des faits anecdotiques...mais prenez garde...le bruissement des ailes d'un papillon en Asie peuvent provoquer des cataclysme à votre porte ( c'est ce que dit Ching-Chong quand il me livre ses pizzas et que je lui demande de ma faire un prix ! )

    L'envie de changer peut vous prendre comme le goinfre qui s'est enfilé un kilo de prunes....

     

    Seul le premier pas coûte.

     

    Il suffit de pas grand chose pour amorcer la pompe...un détail dans votre vie de tous les jours...rompre les habitudes qui vous enlisent dans la routine...changer de coiffure, de mode d'habillement, de façon de se nourrir, de lieu d 'habitation...et c'est un mécanisme complexe qui s'est mis en route .

     

    Plus vous trouverez qu'il est agréable de faire différemment dans votre vie plus le phénomène va s'accélérer, vous apportant de petites surprises, de petites joies, de nouveaux horizons s'ouvriront à vous.....et c'est parti !

     

    Derrière cet élan, il y a forcément cet ingrédient qui, vous en souvenez-vous, avait fait de vous ''un chercheur de l’impossible, un preneur de donjon, un abatteur de barricades',un faiseur de pluie....mais si...souvenez- vous...ce carburant qui vous portait en pole position, qui vous a sacré campionissimo... c'est le LE DESIR .

     

    Le désir c'est l'aboutissement d'une folle envie et le début d'une envie folle. (voilà une de mes découverte qui fera date dans le microcosme des utilisateurs de la brosse à reluire...pourtant j'en suis pas peu fière ! )

     

    Comme le dirait Françoise ... « ….Loup tu mets PATTE... » (leçon de vie )....c'est vrai que je pousse le bouchon un peu loin et en faisant allusion à cet objet …. «  Vous êtes le Beaujolais Nouveau qui vient de débarquer dans la vie des autres... »

    avec cette différence fondamentale, Vous avez tous les avantages de la culture biologique et vous la partager avec votre entourage...n'en déplaise aux grincheux qui ne voient dans le changement une façon de plus d'être tout chamboulé.....c’était bien l'effet recherché.

     

     

     

     

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  • A cette époque je fréquentais de bizarres gens, guérisseurs, Chaman, druides, sourciers. Avec le recul, j'ai compris que ces passages constituaient une initiation.

    Un matin, je me suis réveillé - révérend - c’était mieux que d'être le père DUPANLOUP.

     

     

    Lire la suite...

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  • Comment dire « je t'aime » à la vie

    Je ne me sent pas l’âme d'un poulet de basse-cour qui gratte la terre de son enclos pour y trouver quelques vers de terre et de petits vermisseaux afin de satisfaire son appétit et apaiser sa curiosité.

     

    Je n'ai pas non plus ni le plumage ni le ramage d'un aigle, pour finir brodé sur un drapeau ou frappé sur une pièce de monnaie.....« in God we trust ou Got mit uns. »...Georges BRASSENS a mis les deux oncles d'accord....Moi, qui n'aimais personne, eh bien, je vis encore.

     

    Je n'ai pas non plus l'ambition d'un albatros au plumage gonflé d’orgueil, forçant l'admiration de ceux qui occupent le plancher des vaches jusqu'au moment difficile de son amerrissage....qu'il est comique et laid...Charles et la L.P.O.(Ligue Protection des Oiseaux)...

    Je reconnais qu'en croisant ma route, certains d'entre vous m'ont traité de prétentieux car je ne prêtais pas attention à leur présence, j'avais le museau dirigé vers le sol afin de ne pas mettre mes pattes dans les crottes de vos chiens.

     

    J'ai endossé crânement ma pelisse de Loup, elle n'avait jamais était portée sur les épaules d'un académicien, mais souvent jetée sur le dos d'un enfant frigorifié....ou d'une femme battue...ce n'était rien qu'un peu d'humanité, mais à moi ça me fend le cœur...et à toi qu'est-ce que ça te fait...

     

    J'enrage de piétiner, de marquer le pas, de ne plus avancer.

    Je maudis le vent d'oublier de m'emporter, les feuilles ont une destiné, moi je me contente de les voir s'envoler.

    Combien de temps encore vais-je rester là à attendre, à ne rien entreprendre, à ne rien tenter.

    '' la course d'avec le temps est perdue d'avance'' m'a dit un ami...alors pourquoi vivre un jour de plus....Ta fin est là, elle t'attend et sera exacte au rendez vous qu'elle t'aura fixé....moi j'ai des envies d'être malpoli en déclinant son invitation.

    Serions-nous mort avant d'avoir existé ? si c'est cela votre triste certitude, je préfère alors suivre la route du hasard bordée d'incertitudes.

     

    Partir....Partir nous avons tous en Nous ce désir brûlant de conquêtes. Quitter un port ne se résume pas en des pensées d'aventurier. Il est si facile de conquérir un pays mais encore faut-il pouvoir quitter ce port, c'est là que se résume votre aventure....Quitter est votre défit, certains de vous l'ont dit....d'autres l'ont fait Delenda Carthago est. Ne soyez plus esclave de vos peurs.

     

    Il y a loin de la coupe aux lèvres. Avoir des envies et savoir exprimer ces envies.

    Vient alors le moment du partage, tant redouté.

     

    Invitez une personne à vous lire c'est se préoccuper de son bien être, découvrir ses goûts, porter une attention réelle à sa présence.

    Accepter la présence d'un étranger sous son toit ?....Brillat-Savarin, maître gastronome l'a si bien résumé :

    Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit. …..

    Ma cuisine s'est montrée parfois indigeste, les assiettes retournées intactes en attestent. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage et monter une mayonnaise digne de ce nom c'est pour un débutant, faire preuve de courage !

     

    Pourtant je redoute les rassemblements et préfère à ces phénomènes d'associés, les grands espaces ou règne les silences et l'absence.

    Être ermite serait-elle la seule condition pour bien écrire ?

     

    La solitude mène à la folie ou au génie...qui détient la clé de cette mince frontière ?

    Le lecteur seul peut en décider. La solitude est à vous, rappelez-vous le sentiment de solitude ne vient pas du fait d’être seul, mais de la façon de percevoir une situation. 

    Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas.

     

    « L'écriture c'est le cœur qui éclate en silence » à professé Christian BOBIN. Je préfère dire en connaissance de cause que mon cœur éclate « dans le silence ».

    je suis entre deux mondes. Ma Liberté un jour je t'ai quitté....

     

    Voir partir un ami est une grande joie, celle de chercher au travers de son absence les souvenirs des temps passés en sa compagnie, c'est la promesse d'un retour à l'aube, le récit de son aventure est alors semblable au mien......qu'avons nous fait pendant tout ce temps, à quoi avons nous occupé cette absence.

    J'écris pour ne pas assassiner !

    Plus simplement et pour faire sobre, je n'ai pas dit pour rester sobre car je ressens une certaine ivresse à me plonger dans cette mare nostrum qu'est l’Écriture (avec majuscule ) je couche des mots qui une fois regroupés, devraient devenir des phrases, des paragraphes et pourquoi pas des livres.

     

    Je dédie ces lignes de révolte aux Marie(s),Chrisy,

    Ghislaine, Sabine, Suzanne....

    Alain le Poète....P.L Sisley

    Aux Philippe (avec ou sans Astérix )

    François(...j'ai retrouvé mon téléphone!)

    à Triskel (pour notre prochaine collaboration ).

     

    Je suis encore tributaire de WIFI (celui de notre logeuse ) et espère pouvoir reprendre mon envol d'ici huit jours.....

     

    Bonne journée

     

     

     

     

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  • Le Loupzen serait-il devenu complètement dingue ?

    Je vous rassure, pas complètement.....juste un peu!

    La folie douce est un échappatoire indispensable à mon équilibre déjà bien précaire....et en parlant de précarité de l'esprit c'est sûr et certain...je suis en demande, en quête de vos idées et commentaires...mais comme on ne prête qu'aux riches....le royaume des cieux m'est ouvert, car sur la pancarte sont inscrits ces mots du divin : Heureux les pauvres d'esprit le royaume des cieux leur est ouvert.

    Le service des rêves trouvés car perdus....



    L'autre jour, je me suis rendu en la Sous préfecture d'une bourgade du centre de « n'importe où » il y faisait bon mourir d'ennui, du moins c'est ce que me gazouillaient les oiseaux avant que d'aller mourir au Pérou.

    Ce gentil petit cimetière qui humait bon la poussière et les vitres crasseuses, portait en lui tous les désespoirs d'une nation en quête de résurrection .



    Alfred Etronseque était l’édile de cette odorante petite commune dans laquelle je n'avais fait que glisser peu de temps auparavant.

    Il était donc le maire de Moles mais aussi le patron de ce labo dont la pub passait et nous donner envie de trépasser aux heures de grande écoute c'est à dire quand nous étions à table...Dans le trou du cul du monde il fleurait bon le Duconlax.

    « Duconlax ...le transit temporaire en streaming dans un intestin trop relax ». pouvait on lire sur les murs sales et décrépis de ce laboratoire.Je n'ai jamais pu lire la posologie imprimée sur l'emballage, les yeux à moitié clos quand je force,m’empêchent de lire clairement.

    En entrant dans ce « pavillon Balthard » en attente de reconstruction depuis le terrible bombardement du 15Aout 1943, trébuchant sur les gravas et les S.D.F relogés à la même enseigne que les propriétaires d'intestins paresseux (c'est à dire les -sans papiers toilettes- en transite intestinale) j'ai découvert pour la toute-toute première fois une MAS, Jeanne de son prénom, responsable à son corps défendant ( on se demande bien quoi!) du service des REVES PERDUS.

    En suivant la flèche, je l'ai pénétrée par l’arrière comme indiqué sur le guide du «parfait dérouté en ces lieux » remis par un jeune serbo-maltéque-indo du Boukistan en formation de réinsertion anale, le jeune Soutra, Kama de son prénom.

    Maîtrisant parfaitement l'usage la langue appris lors des stages de reconversion de l’éminent docteur CUNNI-EL-LINGUS, il manifestait une volonté certaine à vouloir nous faire assister à un cours de swingers ce qui est surprenant pour ce jeune et élégant bipède.

    L'entrée se faisait donc par l’arrière boutique..L'administration et Kafka...c'est du Kif au même.

    Sur la pancarte on pouvait lire : Rêves perdus – service ouvert tous les jours- sauf du lundi au samedi – Rêves trouvés : - service ouvert en dehors des heures de fermeture –

    Pour tous renseignements contacter le service des renseignements ouvert tous les jours de la semaine sauf les Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi -

    Les week-end le service sera exceptionnellement fermé – merci de votre compréhension.

    Un individu avait osé écrire à la place du -R- de réception, un -D- ce qui laissait à penser qu'il avait bien compris le fonctionnement de cette administration: DECEPTION au lieu de RECEPTION.....

    Cette chef du service tout de noir et de rouge vêtue exprimait des regrets quant à son rôle dans ce service...il y a des jours ou Jeanne MAS tique.

    Ouverte u public à qui bien volontairement elle confiait ses craintes :
    ...« 
    Si l'on m'avait conseillée, j''aurais commis moins d'erreurs, j' aurais su me rassurer  toutes les fois que j'ai eu peur»...

    En effet suite à des restrictions budgétaires, il était question de suppression de poste .On reprochait à ce service le manque de renta-débilité....comment pouvait-on oser prétendre que les rêves perdus pouvaient être un jour retrouvés.

    Non ...non c'est une poupée qui dit non, non, non à la suppression...elle pensait à tors et de travers être la cible d'une discrimination de la part de sa hiérarchie ( quand ça chie... encore une histoire de papier toilette et qui sent mauvais....là encore on sent bienque les politiques s'en lavent les mains..fort heureusement ).

    Très contrariée elle ne cachait pas qu' elle aurait soigné sa peau, blessée par les froids hivers elle aurait mis de la couleurs sur ses joues et sur ses lèvres et serait  devenue jolie car en  rouge et noir...

    Histoire banale de racisme? La couleur ne fait pas l'homme car si tu le peins en bleu, Il ne te ressemblera guère si tu le peins en rouge on viendra lui voler sa terre si tu le peins en jaune Il aura faim toute sa pauvre vie et si tu le peins en noir plus de liberté pour lui.... c'est une bien triste réalité.

    Mais la réalité dépassant la fiction il me fut bien aisé de me rendre à l'évidence.

    Les possesseurs de rêves perdus ne les retrouvent jamais.

    En définitive le service des rêves perdus pour être retrouvés ne contenait que du vent .

    Vents mauvais pour certains doux alizées pour d'autre, les sanglots longs des violons n'y pourront rien changer, il semblerait que si l'on ne se fonde que sur ce qui saute aux yeux le vent semble une brute raffolant de nuire à tout le monde mais une attention profonde prouve que c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux...

     



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  • Arrêt sur image...je n'en reviens pas.

    Il est là en face de moi, il me sert dans ses bras, des flots de paroles et des éclats de rire me transportent dans un autre monde, je ne touche pas terre.

    Dans les minutes qui suivirent, il n'y avait plus de tensions...ni de bouteilles pleines. Les rires résonnaient comme des pétards de 14 juillet, dans le centre du bar, 4 musiciens faisaient virevolter les sons endiablés de leurs instruments, je ne m'étais pas aperçu que les lieux s'étaient remplis de clients, leurs larges sourires illuminaient la noirceur de la salle, le martellement des pieds des danseurs faisaient trembler le parquet...j'étais en plein rêve.

     

    Au cours de la nuit, j'ai dû répéter trente six fois les mêmes histoires à chaque fois qu'un nouvel arrivant se présentait à moi, Nicolae le prenait par le bras et insistait pour qu'il me soit présenté....j'avais la certitude d'être le sauveur de sa famille...

     

    J'ai eu un grand trou dans mon emploi du temps et au petit matin je me réveillais allongé sur le bas flanc de mon fourgon.

    A l’ordinaire c'est une douce odeur de café qui accompagne-la séparation au réveil d'avec Morphée.

     

    Mes narines en cet instant frémissaient à l'odeur du gas-oil...Café de trappeur ? Boisson ersatz de café ?....Non du gas oil tout simplement dans lequel baignaient mes chaussures.

     

    De longues minutes m'ont été nécessaires pour que je regagne cette terre.

     

    A mes cotés, sur le plancher du camion, un moteur de fourgon MERCEDES 412, laissait échapper un filet de carburant, certainement en signe de bienvenue !

     

    Comme j'avais l'esprit en vrac il m'a fallu de longs moments pour que réalise que j'avais fait un gros dodo à coté d'un ensemble moteur-diesel, pour lequel j'avais parcouru tant de kilomètres et vécu cette aventure.

     

    Je sortais avec peine du fourgon, les pieds recouverts de mes chaussettes...plif...plaf les pieds dans l'eau. Une averse de pluie cinglante me fit regagner mon abri.

     

    Coup d’œil à bâbord, coup d’œil à tribord....Anne sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

    ...ferme ta gueule répondit l'écho.

    J'étais en pleine nature, des champs labourés, tout décor pour un mec bourré...je ne comprenais plus rien de rien !

     

    Qui m'avait ramené hier au soir ? D'où venait ce moteur? qui avait déplacé le camion...et dans quel merdier je me trouvais ?

     

    Une odeur acre de feu de dépôt d'ordures m'a fourni un début de réponse.

    A une centaine de mètres de là était établi un camp de nomades sur une décharge publique .

     

    Sortant avec peine de mon refuge, je me dirigeais vers le campement,guidé par le subtil parfum des plastiques fondus et autres matières en décomposition.

    Je n'étais pas seul, un petit pivert me tenait compagnie, martelant avec enthousiasme mon front à coups de bec....je bois à ta santé toc toc toc ...je remets ma tournée...toc toc toc

     

    Deux chiens chiants se ruèrent dans ma direction, un coup de sifflet bref mis fin à leur désir de s'offrir un mollet de gadgo pour le petit déjeuner....une vieille femme me fit signe de venir à elle.

    « latcho dives rachai came te pilles meli »...Oh que oui j'en veux de ton café imbuvable, j'en prendrais bien un seau.

    Devant sa Burstner dernier cri, un rat éventré me barrait la route, boyaux à l'air.....Beurk....(censure)

     

    Me donnant le privilège de contempler sa bouche édentée, elle riait comme une folle. ... « tiens...voila les clefs de ta wagi...je te souhaite bonne route....que san Petri et sainte Sophie te protègent »....et pourquoi pas saint Frusquin et saint Glin-glin !

    J'aurais aimé en savoir plus, mais venant en notre direction une berline verte et blanche portant une publicité sur laquelle était écrit « POLIZEI »me donna le signe du départ....il n'est pas meilleure compagnie qui ne se quitte.

     

    J'étais vivant, en bonne santé et l'heureux possesseur d'une gueule de bois de carabinier ( c'est bien comme çà qu'on dit?), je ramenais la commande qui m'avait été passée et qui ne m'avait pas coûté un franc (ben oui...à l'époque ).

     

    Mais le véritable bonus réside dans le fait de pouvoir vous faire partager cette aventure véritable....parole de Loupzen.

     

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  • ''Nicolae''...cri du cœur ? Non exercice de mémoire !

    Dans le courant de l'année ce bon vieux hasard m'avait fait rencontrer une famille de tziganes qui parcourait les bords de la Méditerranée ; composée d'une dizaine de personnes , ils pratiquaient l'art du violon et du chant dans les lieux touristiques en France et principalement aux environs de CANNES (06). 

    Nous résidions à MANDELIEU la NAPOULE en caravane. Nous les avions présenté à des gens influents dans le milieu du spectacle et des animations.

    De ces rencontres de nombreux contrats de représentation furent signés.

    Je connais trop bien cette expression : faire entrer le loup dans la bergerie...sauf que dans le cas présent se sont des Loups qui se rencontrèrent histoire de mesurer la longueur de leurs crocs et leur efficacité. 

    Je n'ai jamais su qui des deux clans avaient mordu la ligne blanche le premier, mais il y eut quelques infractions de commises, de coups de canifs données aux contrats et après trois mois de bonne et cordiale entente, les compères mirent fin aux concerts sur une cacophonie de coups de flingues.

    Fort heureusement ma responsabilité ne fut pas engagée, mais ce jour là j'ai perdu toute crédibilité au prés de « mes amis » du show-binz ».

    Quant aux tziganes, ils quittèrent le territoire nationale non sans avoir commis quelques indélicatesses....une réputation se battit souvent sur du vécu. 

    Je fais allusion dans mon livre consacré à la « cuisine des Gens du Voyage » au chapitre des boissons, à la recette d'une Vodka aux herbes et condiments que Nicolae m'avait communiquée.

     

    Connaissant votre goût immodéré pour l'aventure, même celle qui se trouve au fond de votre assiette, à mon tour de vous révéler cette recette de la SPOTYCACH  :

    Cette boisson est réservée aux soirs de fête, elle est consommée à la louche dans de grands saladiers, entourés de glace... une louche ça va mais le saladier.. bonjour les dégâts !

    Pour un petit tête à tête, basez vous sur une bouteille d'un litre .Un dicton dit ( c'est tout ce qu'il sait faire ) :

    «  si tu prévois le saladier, c'est qu'en amour tu dois ramer »

    Recette :

    1 bouteille de vodka (100 centilitres), 1/4 de cuillère à café de cannelle, 1/4 de cuillère à café de noix muscade rappée, 1/4 de cuillère à café de safran, 1 cuillère à café de vanille de Madagascar), 2 clous de girofle et 100 grs de sucre en poudre.

    Mélanger vodka et épices ( macération de 15 jours).

    Passé ce délai, dans une casserole faire fondre le sucre et la préparation puis faire chauffer 10 minutes. Refroidir, filtrer à la passoire. 
    Oublier le breuvage pendant une semaine.

    Puis, déguster encore et encore ce breuvage très frais en chantant DJELEM - DJELEM, ne pas oublier de briser les verres en les jetant sur le sol (plus difficile à faire avec des verres en plastique....mais je ne sais pas comment vous pourriez charmer une 'Belle' lors d'une soirée, en lui offrant vos talents et lui assurant le bonheur au fond d'un gobelet plastique....du panache que diable !

    Et en ce moment, mon cerveau me fait le film de ma vie à la vitesse ''grand V''...la rencontre, les soirs d’excès, les ''After'' dans les caravanes, la séparation et les « juré devant Dieu...on se reverra un jour ou l'autre »....nous y sommes.

     

    A SUIVRE...

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  • De toutes évidences la présence de ces visiteurs du soir semait le trouble et faisait naître des interrogations légitimes, elles se traduisaient par l'apparition de rides sur le front des observateurs.

    Ils se trouvaient en présence d'inconnus plus inquiétants qu'eux.

    Le plus âgé du trio, se dirigea droit vers le comptoir et murmura sans doute, quelque secret à l'oreille de la patronne.

    Rassurée par la poignée de billets chiffonnés et laissés à l'abandon sur le rade, son visage s'éclaira.

    De la porte d'une glacière dés années 60, elle extirpa une bouteille givrée de TUICA.

     

    La tuica se sert généralement en apéritif pour souhaiter la bienvenue ou porter un toast. Elle est alors souvent accompagnée de fromage ou de tomates. En hiver, elle peut être bue chaude, relevée d’épices. On la retrouve à l’occasion de tous les événements heureux ou malheureux (mariages, baptêmes, fêtes agropastorales, enterrements), ce qui contribue à son statut de «boisson nationale».

    Ce choix rassura la maîtresse des lieux, l’homme connaissait bien les us et coutumes de ce pays, ce n'était donc pas un étranger.

    Le sourire aux lèvres elle apporta la boisson à la table de ces derniers visiteurs, elle tenait ostensiblement cette bouteille comme un trophée.

     Le second larron, débarrassé de ses vêtements de pluie se leva et intima l'ordre d'apporter une seconde bouteille. En repartant vers la glacière, alimentée avec des pains de glace, elle rafla le deuxième tas de billets froissés.

    Ces gens là avaient les moyens...méfiance tout de même. Elle se rappelait les visites de membres des mafias Russes et les débordements de soirées un peu trop arrosées.

     

    Le troisième homme sorti de la poche intérieur d'un vieux « loden » des années ''Check point'' du fameux mur de Berlin, une boite de métal contenant une poignée de cigares de contrebande.

    Leurs faits et gestes commençaient à déranger la fausse ambiance tranquille du bar. Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ?

    Ils occupaient une table au centre de la pièce, tous leurs faits et gestes étaient étalés à la une de cette soirée.

    Le plus corpulent se tournant dans notre direction me fit signe de me lever et porta à hauteur du front un verre de Tuica. Une invitation à porter un toast.

    Il prononça une phrase dans une langue que je ne parvenais pas à définir.

    Toute l’assistance avait les yeux dirigés sur moi dans l'attente de je ne sais quelle réaction.

    Les goulées de Palinka qui tranquillement sapaient mon self-contrôle me transformaient  en Martin Luther-King lorsqu'il prononça « I have a dream ».

    Le regardant droit dans les yeux,  l'effet espéranto -rapprochement des peuples me fit passer du statut de touriste-voyeur à celui de ''viens je te paye un coup à boire''.

    '' bath tu ké chavo opré roma, Zhan le Devlesa, tai sastimasa" .

    Cette formule de politesse est prononcée lorsque un ami de rencontre vous quitte, elle est promesse de chance et bonheur sur la route. Je priais pour que les effets magiques de cette formle agissent dans le bon sens.

     

    A SUIVRE

     

     

     

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