•      Pas plus tard qu'hier, je traînais ma carcasse, bien décidé d'aller voir « ailleurs si j'y étais», empruntant un chemin herbeux, qui menait à la sortie du village, priant secrètement de ne pas à voir à faire à pieds le chemin du retour, avec les mains vides.

         Les chiens des voisins avaient prévu ce jour là de me mettre au menu de leur cantine et ils se disputeraient les meilleurs morceaux de ma personne au moment de passer à table.

         Le plus belliqueux était un petit corniaud . Il s' échinait à sauter après le portail priant pour que dernier cède à ses avances.

         Fort heureusement le portail faisait de la résistance refusant de lui accorder cette liberté.

        Son attitude à vouloir paraître plus grand qu'il ne l'était le rendait ridicule aux yeux des chiens de la contrée et pour se venger de son infirmité, enfin la bride lâchée, c'est vers mes testicules qu'un jour il se précipiterait, revanchard acharné mais fin gourmet cependant .

        Le second était très cabot, et se comportait en artiste de cirque. Il attendait que l'énergumène finisse de glapir sa tirade pour se présenter et entrer en scène. Debout comme un chien savant, le poitrail offert à la mitraille des paparazzi il s 'écoutait aboyer.

        Suffisant comme le sont les chiens de son espèce il attendait peut être d'être flatté de ma part et recommencer. Il tirait un soit-disant pedigree d'un emploi de chien de meute que son grand-père avait occupé au sein d'une meute dressée à la chasse à cour.

     

       Le troisième de par sa façon de se comporter faisait preuve d'un manque flagrant de personnalité .Ce bâtard échappé d'un refuge de la S.P.A avait été marqué par les affres de l'abandon .

       C'est au sein d'une famille recomposée qu'il cherchait des raisons de poursuivre son aventure de « toutou à sa mémère ». Un temps favori à la cour des mémères du coin, il avait vu son statu de petit animal préféré des personnes âgées être mis à mal lors de la disparition de sa patronne. Depuis ne sachant plus où était sa place dans la cour de la ferme, il singeait les faits et gestes des autres chiens .

        Plus habité aux gâteries chocolatées que lui refilait « mémère », ses crocs n' étaient plus qu'un souvenir..et c'est tant mieux pour les parties charnues qu'il rêvait de mordre.

        Mais je suis un Loup et le seul organe qu'ils auront de moi sera un doigt en signe d'Honneur.

    Parler à cette engeance aurait été leur faire trop de bonheur. Ils ne sont tous les trois, que des chiens sans race.

    A force de servir leurs maîtres ils étaient devenus serviles, des manants en somme, alors que moi, je mérite tout le respect...N'étais je pas nommé dans certaines contrées Messire le Loup.

    Manque de chance, c'est avec le doigt levé que leur propriétaire reçu de moi ce signe qui pourtant ne lui était pas destiné.

     

     

    Vie de chien

     

     

    Horreur...malheurs me furent adressés..".accidente a te e a chi ti ha creato," répondit le Loup en passant son chemin.

    Poussant plus en avant mon avance sur ce chemin, c'est avec deux splendides bêtes à cornes que je décidais de m'entretenir.

    Elles avaient paisiblement élu domicile dans un champ et manifestèrent leurs surprises de me voir passer sur ce chemin par un « Meuh » fort sympathique.

    Ces deux « belles des champs » étaient de race Highland d’Écosse...pas étonnant que je n'ai pas compris leur salut....que pouvais-je leur répondre ?

    Une idée aussi saute que grenue (jeu de mot...) me vint à la bouche . J'ai encore la honte qui me vient à la gueule en me remémorant ce qu'il me semble leur avoir dit : « Mort aux vaches ».

    Stupéfait, je l'ai été lorsque un des ruminant s'adressa à moi dans un français légèrement tinté d'un accent dans lequel le buveur de vin que je suis, reconnu les vapeurs d'un Single Malt typique des Highlands.... je commence à comprendre alors les consommateurs de produits laitiers... le lait devait être bon !

    Le bovin m’apportât les précisions qui firent de moi un Loup un peu moins con. (en instruction..le reste, non je n'ai pas changé!)

     

    « Cette expression de 1870 quand, sur les postes de garde allemands, était écrit Wache qui signifie

    « garde ». Les Français et les Allemands s’aimant fort peu à cette époque, le cri de « Mort aux Wache ! » retentissait fréquemment. Cette insulte sera ensuite destinée aux policiers et aux gendarmes. ».

    Je restais « gueule bée » devant tant de connaissances de la part d'un ruminant. Décidément, les habitants de ce petit village du Bourbonnais cachaient bien leur jeu.

    Troublé, je pressais le pas, j' avais hâte de croiser un Homme qui s'exprimerait à haute et intelligible voix.

    J'avais en vue une mare, vision sereine qui me ramènerait la tranquillité  dont j'avais besoin.

    Le soleil pointait haut et fort. Je décidais de faire halte pour quelques instants, la rencontre faite précédemment avait jeté le doute dans mon esprit.

    Arrivé sous le saule dont les pieds pataugeaient dans l'eau, je fus en proie à une nouvelle manifestation.

    Les branches se plièrent sous le coup de vent alors que les buissons aux alentours ne frémissaient pas.

    « Oh Messire le Loup !... un chien m'a demandé de te raconter les origines d'un geste que tu as adressé à son Maître...peut être que cela te rendra plus poli... »

    J'étais scotché sur place, le vent se fit plus violent et me délivra ce message :

    « le Digitus Impudicus est le geste le plus employé et plus chéri dans le monde occidental ».

    Une des premières mentions du doigt est parue dans Les Nuées, une pièce écrite en 424 av. J.-C. par le dramaturge Aristophane et dans laquelle un mec du nom de Strepsiade mime son phallus à Socrate à l’aide de son majeur.

    Tout comme le pouvoir et l'influence ont migré des Grecs aux Romains, le doigt d’honneur aussi. Il apparaît dans plusieurs œuvres romaines, que ce soit dans des poèmes ou des pièces de théâtre.

    La légende veut que Caligula, l’empereur mégalomane, aimât que ses sujets lui baisent le majeur (qu'il s’appliquait à remuer de manière suggestive), ce qui, encore une fois, renforce la notion de phallus.

    Plus prés de nous :

    Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), les Anglais causent de lourdes pertes dans les rangs français avec leurs longs arcs. Si bien que, lorsque des archers sont fait prisonniers, les Français leur coupent l’index et le majeur pour les mettre hors d’état de nuire. En réponse, les Britanniques se mettent à lever leurs deux doigts en l’air sur le champ de bataille. Une manière de dire : « Nous les avons encore et nous allons nous en servir, faites-nous confiance ».

    Depuis que le monde est monde, l'histoire s'est avérée être un éternel recommencement. Il serait intéressant de connaître quels sont les signes avant coureurs d'un bon échange de coups et d'insultes, dans les autres pays .

    Si j'ai un bon conseil à vous fournir, c'est de faire preuve de curiosité, vous avez sous les doigts un outil perfectionné pour aller à la pêche aux renseignements...servez-vous de façon intelligente de vos doigts.....et communiquez..

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  • Un Loup en goguette guettait du coin de l'oeil que quelqu'un s’arrête en ce lieu .

    Pas surpris de le trouver ici, le passager qui depuis en était reparti, s'adressa à l'animal et lui dit : 

    « êtes vous bien réel, ou seriez-vous un effet de mes sens abusés ?

    Dois-je vous considérer comme un fantasme , comme un rêve sorte d’inaccessible étoile  »

    Car il avait depuis son enfance rêvé d'approcher cet animal, attiré par les propos des « bien-pensant » qui ne voyaient en cette bête infernale que la cause des malheurs des gens en général.

    « Messire Loup, je suis à la recherche de mes rêves d'enfants, rencontrer un Loup. Comment va t il se comporter ? »

    Prêt à rendre service, le canis lupus révéla la solution en indiquant à ce pate-notre où il pourrait enfin se renseigner et rencontrer un représentant zélé d'une administration , qui comme le Loup des fables, l'avait mauvaise.....la réputation.

    Sur une pancarte, l'imprudent pouvait lire :

       service des rêves perdus  Rez de Chaussée : service ouvert tous les jours- sauf du lundi au samedi 

      service des rêves retrouvés :entresol service ouvert en dehors des heures de fermeture –

    service des rêves inavoués : 1er étage par ascenseur (s'il n'est pas en panne d'inspiration) – les Anonymes sont priés de s'enregistrer sur présentation d'une pièce d'identité -

    service des rêves enfouis : Parking, 2 eme sous sol -une carte est fournie aux chercheurs patentés 

    Pour tous renseignements contacter le service des renseignements ouvert tous les jours de la semaine sauf les Lundi, mardi, mercredi, jeudi, et vendredi -

    Les week-end le service sera exceptionnellement fermé – merci de votre compréhension.

    Notre visiteur était en pleine confusion et sans l'aide d'un Loup aguerri aux tracasseries de l 'institution, il aurait eu de la peine d'en sortir indemne.

    N'était-ce pas lui qui d'un humour lupin avait inscrit un beau matin :

    DÉCEPTION au lieu de RÉCEPTION...

    .ce qui laissait à penser qu'il avait bien compris le fonctionnement de cette administration. Alors l'homme mis en confiance par la sagacité du prophétique animal se sentit confiant et déterminé à trouver de l'aide .

     

    Pour qu'il obtienne son renseignement encore eut-il fallu constater la présence d'une quelconque personne, et bien qu’en ces lieux, la parole appartienne aux courants d'air, prêcher dans le désert ne lui serait d'aucun secours.

    Les R.T.T, les absences pour congés parentales, l'ouverture de la saison « chasse et pêche », les « burn out », les restrictions budgétaires avaient décimé les rangs des fonctionnaires.

    Les lieux d’accueils et de renseignements étaient certes bien ouverts mais aucune responsable n'étaient présents.

    Pourtant notre rêveur se donnait de la peine accompagné du loup qui restait zen devant sa précipitation a retrouver un rêve perdu.

    Il se heurtait à ce que la plupart de ses concitoyens redoutaient, voir se transformer un rêve inachevé ou enfui en cauchemar administratif.

    Les fins de non recevoir, les autorisations accordées, les bons formulaires et les dossiers en attente de confirmation... il connaissait, se souvenant des appels téléphoniques sur fond d'une des 4 saisons de VERDI.

    Il rejetait la faute sur l’afflux des appels téléphoniques, sur le « laisser-aller » des standardistes, alors il avait décidé de se rendre sur place pour pouvoir remettre sa réclamation en main propre.

    Déception à la réception, le système s'en lavait les mains !....seul un vieux Loup lui tendait la main, il n'était pas nécessaire de lui graisser la patte ni de lui montrer «  ses pieds propres » ( j'attire votre attention sur cette formule ancienne...de nos jours nous dirions : montrer patte blanche.....ce qui permet de garder ses mains propres alors que certains ont les mains qui puent les pieds....).

    Un rêve soudain est venu troubler cette terrible désillusion : et si l'informatique pouvait supprimer cette paperasse ?

    Le double effet « kiss-cool » : moins de forets dévastées pour procéder à la fabrication de la pâte à papier, encore moins de préposés absents pour ne pas tenir des guichets fermés.....

    Dans un sursaut de colère contenue , sortant de sa poche un crayon, l'Homme obtint du Loup qu'il écrivit une formule consacrée à ce rêve : zhǐ lǎohǔ .

    La FRANCE, ce beau pays est devenu 紙老虎 traduction chinoise de: Tigre de Papier !





     

     









     



     

     

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  • Elle répondait au doux nom de Ange PUTASSIERE, et vivait au 5 d'une rue tranquille la rue Charles Bruyant.

    Notre rencontre avait été le fruit du hasard, du moins je le pensais, jusqu'au jour où cet Ange fit son apparition dans le monde des camelots et autres vendeurs de foires.

    Cette femme devint « baron » et non « baronne »...et pourtant « elle » en était un.....

    Ange déchu placé par quel Dieu de l'humour sur ma route...va savoir.

    Il faut que je vous raconte.

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  • Il faut rendre à BEA  ce qui appartient à cette auteure poétique ...elle  se reconnaîtra dans le titre........la suite m'ayant été soufflée par mes souvenirs "" d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre""

    Ah...la Bohême....

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    J’échangeais quelques quelques nouvelles par téléphone avec une " connaissance."

    J'ai bien choisi cette A.O.C (Appellation d'Origine Camarguaise ) car par le passé cette même

    A.O.C ( Appellation d’Origine Corrézienne) me prouvait par A+B que l'amitié stricto sensu n'existait pas sur internet, ce que je ne contestais pas.

    Mais, lato sensu, ne faudrait-il pas tenir compte des personnalités de nos « visiteurs de blog » pour échanger sur des centres d’intérêt qui feraient de nous des spécialistes dans des domaines bien précis ?

          Le risque de nous voir former des cercles bien fermés dans lesquels les '' asinus asinum fricat"  (Les ânes, réputés pour leur imbécillité), se frotteraient donc l'un à l'autre lorsqu'ils se reconnaissent, nous pendrait au nez. ?

      Deux imbéciles qui se côtoient auraient donc tendance à se congratuler entre eux. C'est ce que nous n'avons pas fait lors de nos échanges téléphoniques !

     De la sympathie, de l'empathie, un penchant façon «Tour de Pise » : OUI .

    Mais de l'Amitié...que néni ! C'est bon pour les hommes les vrais, les durs et les tatoués, les vestiaires de rugby, les soirs de victoires, les lendemains de bataille ou les singes en hiver....

    Il faut donc ouvrir le partage, aborder divers sujets de société, élargir nos zones de vie, apprendre le macramé, éplucher les oignons sans pleurer et faire la causette au toutou à sa Mémé.

    La diversité fait du bien à l'Homme, elle mène sur le partage, sur une curiosité pourvu qu'elle soit saine .

    Je vous mécontenterais en ne vous rapportant que quelques détails sur notre échange, vous frustrant par le même coup en ne vous décrivant pas les plaisirs que la venue « at home » de cet homme me procura.

         Ce jour là, précisément, son auto n'est pas tombée en panne devant chez nous, il n'a pas vu de la lumière pour expliquer son arrêt, mais alors pourquoi sa venue ?...

    curiosité malsaine,

    attrait pour le patrimoine en danger,

    attachement pour un chef d’œuvre en péril

    ou simplement a t il eu du nez , sentant poindre une « étoile montante » dans la galaxie des «  MICHELIN EN DUR ».(nous sommes en Auvergne, berceau des caoutchoutiers et pneumatiques unifiés, mais aussi guide des bonnes adresses....ce qui expliquerait sa présence sous notre toit ).

    Il existe un M.O.U (Le Mouvement ondulatoire unifié est un parti politique fantaisiste fondé par l'humoriste Pierre Dac le 9 février 1965 en vue de l'élection présidentielle française de 1965.)

          Je vous rassure si pour ce visiteur l'attachement à la philosophie de Pierre DAC est juxtaposable à la mienne, il a une dent dure à l'encontre des « casse bonbons » du net et ne se gêné pas pour leur dire. Ne dit on pas « où il y a de la gène il n' y a pas de plaisirs ».

             Alors, si il n'y a pas de mal à se faire du bien, pourquoi se serait-il gêné pour nous rendre une visite, qui somme toute , fut agréable.

            Que ces lignes lui soient agréables ou pas, là n'est pas un problème, il sait que sur les chemins de la vie une halte lui est permise, quelque part en Auvergne et en Bourbonnais la tanière d'un Loup lui est ouverte, tout comme l'Auberge espagnole il ne trouvera que ce qu'il apportera, à lui de passer du temps avec Lui-même et Nous.

     

     





     





     

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  • Depuis mon retour sur les terres de mes ancêtres (je dis çà pour faire bien, mes ancêtres paternel sont inscrits aux abonnés absents et maternels il n'y a pas d’abonnés au numéro que j'aurais pu demandé ), je fais le tour des ''popotes" de mes'' amis Gitans, qui, il faut le noter, sont des gens  curieux avec des gueules toutes noires, des carreaux tout bleus.....

     

    Entre anciens, nous nous racontons les histoires des autres, les nôtres ne sont pas racontables devant les enfants....nous sommes des Vieux biens..nous Monsieur !

    Il me revient en mémoire quelques anecdotes qui ont émaillé la fréquentation d'une famille de Yéniches.

    Cette famille composée d'une quinzaine d'individus avait élu domicile de façon tout à fait illégale en bordure des méandres la rivière Allier, prés du bassin des eaux de Vichy.

    Bien dissimulée derrière d'épaisses broussailles, le long d'un chemin de halage, l'homme avait bâti 3 petits chalets en bois, cet habitat permettait de vivre sereinement durant les mois d'hiver.

    Je me souviens encore des soirées passées prés d'un gros poêle en fonte, un violon, une guitare quelques chansons et beaucoup de boissons fortes faisaient passer le temps.

    Le chef de famille, que je connaissais sous le sobriquet de « borzo » (hérisson en Tzigane Kalderash)  avait la fâcheuse réputation de s'approprier ce qui ne lui était pas destiné, il avait les doigts crochus.

    De nombreuses escarmouches avec les autres familles l'avaient isolé, le vol ou « les emprunts » étaient sources de disputes et de règlements de compte entre Gens du Voyage.

    L'hiver arrivait à grands pas, les familles du voyage se sédentarisaient pour quelques temps sur les emplacements mis à leur disposition par les communes, sur des terrains privés ou tout simplement dans leurs maisons.

    Depuis quelques temps, une famille de Gitans Catalans qui avait élu domicile sur un terrain leur appartenant, se plaignait de la disparition de bois de chauffage.Passablement énervé par ces vols, le propriétaire décida de piéger son tas de bûches.

    A l'aide d'une chignole, il perça des trous dans des morceaux de bois et il les remplit de poudre à fusil. Un peu de pâte à bois pour reboucher le trou, le piège était mis en place.

    Trois jours plus tard, la cheminée d'un poêle à bois se transforma en fusée, les occupants d'un petit cabanon en furent quitte pour avoir eu la peur de leur vie.... Le « borzo » jura mais un peu tard d'acheter un chauffage à pétrole.

    La vie sur les chantiers est parfois source d’aventures; qu'ils soient ''civils'' ou ''artisans'' les Pieds Nickelés sont ce qu'ils sont : des Pieds Nickelés !

    Vous avez sans doute étaient démarchés par ces « Gens du Voyage » qui vous proposent de « repeinturlurer » la façade de votre maison de « démoussager »  votre toiture et tout ça à des prix très intéressant...pour eux !

    Nous avions effectué un chantier assez important, nécessitant l’achat et l'emploi de plusieurs dizaine de pots de peinture. Nous avions reçu 3 palettes de pots de 20 litres de peinture de la part de notre grossiste.

    Sur les chantiers, il faut faire vite, il existe toujours un doute sur l’honnêteté des peintres, sur le professionnalisme des « frères Ripolin », les clients n'aiment pas trop que leur domicile soit le lieu de résidence de Romanos !

    Les journées commencent très tôt pour se terminer fin de journée, l'heure du repas est traitée par un « long coup de sifflet bref » comme on dit chez moi.

    Pas de perte de temps.....même les moments ou il faut bien que le corps se soulage, peuvent se transformer en aventure...c'est l'une d'elles dont je vais vous parler.

    Lors de ce chantier, des peintres pris d'envies pressantes se soulagèrent dans des seaux de peinture....vides !....des débrouillards en vérité.

    Cinq jours plus tard, le chantier quasiment terminé, des pots vides, des pots non entamés et les autres....ont été la cible de voleurs. Quelqu’un avait oublié de mettre à l'abri les «restes de chantier ».

    Le préjudice n'étant que de faible importance, l'affaire a été passée sous silence.....pourtant un petit diable veillait !

    Le hasard faisant bien les choses, prés de 3 mois s' étaient passés depuis la disparition des pots de peinture, je me suis retrouvé en compagnie d'un des gendre de « Borzo »Il était furieux et maudissait son beau-père.

    ( j'ai volontairement censuré et traduit en ''à peu prés français'' le récit du jeune marié :

    ""Le Borzo de sa race ! M'a vendu 10 pots de peinture...et tu sais pas...devant les gadgés..quand j'ai voulu faire une démonstration de la peinture...la femme du client a voulu m'aider à ouvrir les pots....Seigneur tout puissant.... ils contenaient de la merde...l'odeur...j'ai vomi...les gadgés y m'ont jeté les pots de merde sur mon camion....j'ai crié au secours...""

    Je vous fait grâce du reste de l'aventure ….j'avais retrouvé mon voleur d'excréments qui depuis 3 mois fermentaient....en attendant qu'une main innocente les délivrent de leur prison !

    Ces romanos ne sont pas en odeur de sainteté.



     

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  • Un second véhicule, gyrophare en marche, par sa présence, confirma mes craintes..... Sacrée soirée ….que nous allions passer !

    Ses occupants, en descendant nous braquèrent de leurs armes....( j'ai appris par la suite que le dépôt avait été cambriolé plusieurs fois dans l'année en cours ).

    En quelques secondes, nous étions debout contre un mur, jambes écartées et mains dans le dos, fouillés et questionnés.

    La façon de faire est légitime et je ne critiquerais pas le mode opératoire des perdreaux...

    Fouille corporelle, remise des pièces d'identité....tiens ! Le fait d'appartenir à la communauté des Gens du Voyage ne plaide pas en notre faveur..c'est la rançon de la gloire !

    Les voyages formant la jeunesse (humour du gendarme ) on nous offre le trajet jusqu'à la gendarmerie locale. Menottés, choyés par ces messieurs, l 'hospitalité qu'ils nous réservent est à la hauteur de la réputation des Hôtels de police.

    Nous sommes séparés et interrogés sur les raisons de notre présence. Suite à nos déclarations verbales, un problème majeur trouble la quiétude de nos anges gardiens.

    Quel est le délit qui justifie notre présence ?

    Chacun de nous a eu droit à un café et un sandwich, ce qui est le cas lors d'une garde à vue, mais en cet instant présent,il n'y a pas de mise en cause.

    Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond. Des « allez on les embarque » j'en ai subi quelques uns, à raison ou à tors, cette nuit, tout était différent.

    Le chef qui se trouve face à moi semble bien embarrassé pour me répondre. Nos situations sont claires et nettes, pas de fiches de recherche sur les fichiers, pas de plaintes déposées suite à nos agissements.

    Nous voici à nouveau réunis dans une grande pièce, en présence des gendarmes de la brigade, ils nous offrent du café,des cigarettes, les échanges sont cordiaux.

    Le brigadier, s'adressant directement à moi, me confirme qu'il n'a aucune raison de nous garder à l'abri, il me confirme qu'un quatrième « lascar »a été « interpellé sans dommages » et conduit dans les locaux où nous nous trouvons.

    Puis, avec l'air embarrassé, il me prends par le bras et m’entraîne dans le hall d'entrée.

    « Bon, je vous remets tous en liberté, c'est quoi ce surnom de Révérend ?

    C'est un surnom que les gars m'ont donné, pour rigoler....(il n'a pas l'air convaincu )

    Écoutez, que vous soyez le pape en personne ou Bouddha, je vous conseille de ne pas traîner par ici et de faire vos bagages...je vais vous dire ce que je reproche à votre petit camarade».

    Avec le recul et mes années d'expériences, je rends hommages à ce gendarme, il a su garder le contrôle de la situation, souvent il y a dérapage lorsque d'un coté ou d'un autre il y a provocation.

    Il vient de me confier le pourquoi de la présence de « balo »cet élégant et fringuant bipède ( nous avions sensiblement le même age )

    Après cette révélation, nous avons rejoint notre véhicule qui se trouvait devant la gendarmerie, à l’arrière du fourgon avait pris place deux de mes passagers. Pas une seule parole ne sortaient de nos gosiers coincés par les émotions, on a beau faire les « hommes, les machos », il y a des circonstances où nos attributs masculins seraient à sortit avec des pinces à escargots.



    L'artiste de par qui le scandale était arrivé avait un magnifique coquard qui lui fermait l' œil gauche...à ce jour je me demande encore qui en était l'auteur.

    Peut être le mari trompé...

    Cet écervelé avec qui je vidais des verres de gnôle, était ce jeune et fringuant jeune homme qui, 30 ans auparavant, couchait avec la jeune épouse d'un gendarme, celui là même qui nous avait interpellés.



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  • Un second véhicule, gyrophare en marche, par sa présence, confirma mes craintes..... Sacrée soirée ….que nous allions passer !

    Ses occupants, en descendant nous braquèrent de leurs armes....( j'ai appris par la suite que le dépôt avait été cambriolé plusieurs fois dans l'année en cours ).

    En quelques secondes, nous étions debout contre un mur, jambes écartées et mains dans le dos, fouillés et questionnés.

    La façon de faire est légitime et je ne critiquerais pas le mode opératoire des perdreaux...

    Fouille corporelle, remise des pièces d'identité....tiens ! Le fait d'appartenir à la communauté des Gens du Voyage ne plaide pas en notre faveur..c'est la rançon de la gloire !

    Les voyages formant la jeunesse (humour du gendarme ) on nous offre le trajet jusqu'à la gendarmerie locale. Menottés, choyés par ces messieurs, l 'hospitalité qu'ils nous réservent est à la hauteur de la réputation des Hôtels de police.

    Nous sommes séparés et interrogés sur les raisons de notre présence. Suite à nos déclarations verbales, un problème majeur trouble la quiétude de nos anges gardiens.

    Quel est le délit qui justifie notre présence ?

    Chacun de nous a eu droit à un café et un sandwich, ce qui est le cas lors d'une garde à vue, mais en cet instant présent,il n'y a pas de mise en cause.

    Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond. Des « allez on les embarque » j'en ai subi quelques uns, à raison ou à tors, cette nuit, tout était différent.

    Le chef qui se trouve face à moi semble bien embarrassé pour me répondre. Nos situations sont claires et nettes, pas de fiches de recherche sur les fichiers, pas de plaintes déposées suite à nos agissements.

    Nous voici à nouveau réunis dans une grande pièce, en présence des gendarmes de la brigade, ils nous offrent du café,des cigarettes, les échanges sont cordiaux.

    Le brigadier, s'adressant directement à moi, me confirme qu'il n'a aucune raison de nous garder à l'abri, il me confirme qu'un quatrième « lascar »a été « interpellé sans dommages » et conduit dans les locaux où nous nous trouvons.

    Puis, avec l'air embarrassé, il me prends par le bras et m’entraîne dans le hall d'entrée.

    « Bon, je vous remets tous en liberté, c'est quoi ce surnom de Révérend ?

    C'est un surnom que les gars m'ont donné, pour rigoler....(il n'a pas l'air convaincu )

    Écoutez, que vous soyez le pape en personne ou Bouddha, je vous conseille de ne pas traîner par ici et de faire vos bagages...je vais vous dire ce que je reproche à votre petit camarade».

    Avec le recul et mes années d'expériences, je rends hommages à ce gendarme, il a su garder le contrôle de la situation, souvent il y a dérapage lorsque d'un coté ou d'un autre il y a provocation.

    Il vient de me confier le pourquoi de la présence de « balo »cet élégant et fringuant bipède ( nous avions sensiblement le même age )

    Après cette révélation, nous avons rejoint notre véhicule qui se trouvait devant la gendarmerie, à l’arrière du fourgon avait pris place deux de mes passagers. Pas une seule parole ne sortaient de nos gosiers coincés par les émotions, on a beau faire les « hommes, les machos », il y a des circonstances où nos attributs masculins seraient à sortit avec des pinces à escargots.



    L'artiste de par qui le scandale était arrivé avait un magnifique coquard qui lui fermait l' œil gauche...à ce jour je me demande encore qui en était l'auteur.

    Peut être le mari trompé...

                               Cet écervelé avec qui je vidais des verres de gnôle, était ce jeune et fringuant jeune homme qui, 30 ans auparavant, couchait avec la jeune épouse d'un gendarme, celui là même qui nous avait interpellés.



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  • Le fait de retourner sur mes terrains de chasse du temps jadis, fait resurgir des exploits que je n'osais évoquer, de peur de nous voir rougir …..La Bohême en ce temps là......

    C'est stupéfiant de constater à quel point mes camarades de jeux nomades ont blanchi sous le harnois, ils se sont tassés, portent des couvre-chefs, non plus par tradition mais par obligation...les matins sont froids en Auvergne.

    De même j'ai pu vérifier qu'une mode ''vintage'' faisait sont grand retour...le port de bretelles !

    A chaque fois que je croise une de mes connaissances, je ne peux m’empêcher de lui chanter (sur l'air de la Marseillaise ) : Amour sacré de mes bretelles, toi qui soutient mon pantalon.

    Il n'est pas certain que ces messieurs aux tempes grisonnantes comprennent et apprécient le fun de cette chanson....autre temps autre mœurs, beaucoup d'entre eux ont ce que j'appelle ''un durillon de comptoir''.Vous connaissiez ?

    La grande faucheuse à bien travaillé et ses moissons ont été funestes, mais les souvenirs sont restés et me permettent de retourner sur mon chemin parcouru.

    Aux dires des plus jeunes : « les Anciens y z'ont du bien se marrer.... » et ils n'ont pas tout à fait tors.

     

    Samedi après-midi, vu que la pluie me laissait le choix entre rester à l'abri ou rester à l'abri, j'ai choisi de sortir pour aller me mettre à l'abri dans un camp de Manouches.

    L'Ancien avec qui je sirotais un quelconque alcool frelaté avait du mal à redescendre sur terre, il ne pensait vraiment pas que 40 ans plus tard, je me trouverais face à lui et en vie !

    « t'es en vie révérend..j'en crois pas mes oreilles ».C'est sa façon à lui de manifester sa ''contentesse''

    Après quelques godets éclusés en ''vite fesse'' (en voyageur dans le texte ) les souvenirs de ceux qui ont quitté la route nous font le coup du ''souviens-toi''.

    Bien que je ne vous connaisse pas de visu, je vais vous faire participer à quelques souvenirs des frères de la route, des gibiers de potence en général.

     

    Dans une ville du centre de la France, nous avions établi notre campement dans une si belle et si merveilleuse zone industrielle.

    Des chantiers de découpage de ferraille nous avaient attiré pour une période de 15 jours. J’étais à la recherche d'ouvriers capables de se servir de chalumeau sans faire sauter les alentours...

    Des connaissance chez les Manouches m’apportèrent la solution et la main d’œuvre ''hautement qualifiée foi de Pieds Nicklés''.

    La journée se passait au travail et le soir en libations.Les femmes restaient à la caravane, les hommes en dehors de celle-ci.

    Un soir en compagnie de 3 lurons, nous étions parti en goguette, histoire de voir si la bière était plus fraîche dans le village voisin, ce qui est souvent le cas

    Je passe rapidement sur la tournée des buveurs de bière, voyageurs ou sédentaires, le scénario est le même...je suis entré debout sur mes pattes arrière, je suis sorti à quatre pattes comme un coq au vin.

    Après la fermeture de la « pompe à bière », un des jeunes Manouche qui m'accompagnait me fit part d'un projet qui lui tenait à ''cœur ''...je vous transcrire notre discussion :

    « Révérend, j'ai une gadgi qui veut bouillav »

    « A cette heure-ci ? »

    « Nayo..dans un moment.. ».

    Ce gars avait un rendez-vous avec une fille, elle l'attendait devant le garage de sa maison, à quelques mètres d'ici, derrière un entrepôt d'un supermarché de bricolage.

    Il était une heure du matin, que pouvais-je faire pour limiter les dégâts...J’essayais en vain de lui faire comprendre que rendre hommage à une belle.....ça fatigue et que quelques heures plus tard, il faudrait bien être présent sur le chantier de découpe de ferraille.

    Et puis que faisait cette fille dehors à cette heure ci et pouvais-je laisser dans la nature un jeune homme qui avait bien décidé d'accomplir le destin d'un lanceur de flèches du  nom de Cupidon

     

    Un sixième sens non interdit, me suggérait de mettre les voiles, de partir, ce picotement derrière la nuque était signe de fuite utile.

    « Dicav balo (c'était son nom dans ce milieu : cochon ), je t’attendrais dans la voiture avec les autres..pendant que tu fais ton affaire »

    Ainsi fut dit et ainsi fut fait....Dés cet instant je faisais partie de la grande famille des Pieds-Nicklés.

    Notre fourgon stationnée derrière le super-marché, tous feux éteints attira très vite l'attention des Gendarmes...Un premier véhicule se rapprocha et bloqua toute possibilité de fuite.

     

    la suite vous intéresse ?......Alors à bientôt!



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  •  

    De retour sur la terre de mes exploits, il n'a pas fallu bien longtemps pour que le téléphone « « Arabo-Andalou » se mette à se manifester. Je ne pouvais pas décemment faire allusion à un téléphone maghrébin qui par réputation a une connotation négative.

     

    Les nouvelles vont vite, apportant leur lot de surprises, bonnes ou moins bonnes, la terre a tourné avec ou sans moi, je les accueil avec ou sans émoi.

     

    Il m' a souvent été difficile de faire part de mes sentiments à l'appel de la liste des non présents, je dois beaucoup à tous ces va-nu-pieds, à tous les gibiers de potence qui ont accompagné mon long et inachevé cheminement qu'est ma vie.

     

    Des noms, des surnoms, des visages, des lieux témoins d'aventures hantent mes nuits, mais les frissons qu'ils procurent ne sont pas ceux de la peur ou de la tristesse. Ils me ramènent à la jeunesse des années passées en leur compagnie, aux exploits de « Pieds Nickelés » des aventuriers de la route.

     

    La dernière nouvelle me laisse rêveur et, je dois le reconnaître un peu déçu.

    Oui déçu car j'étais bien décidé de renouer avec mon passé en partant à la rencontre de certains de ces flibustiers.

     

    C'est de l'un d'eux dont je vais vous parler.

    Entre ce « coquin » et moi, s'était glissée une véritable amitié, forgée sur un respect des us et coutumes des Gens du Voyage, sur des engagements d'histoire d'Hommes et sur une complicité dans un milieu ou tous les coups étaient permis.

     

    Il était d' origine Manouche, de ceux que nous appelions les « hommes des bois » ou les «Schwartz ». Noir de peau, de petite taille,le cheveu bouclé comme un angelot de la chapelle Sixtine, musclé comme un artiste de cirque, il traînait dans son sillage une odeur de fumée de feu de bois.

    Sa bouille ronde offrait à celui qui savait lui plaire , des yeux bleus très intenses, et des taches de rousseur, marque de fabrique que tous les gens de sa famille arboraient.

     

    C'est lors de notre première rencontre que j'ai découvert l'univers de ceux qui se déplaçaient en roulotte hippomobile, sa famille en possédait cinq. De coups de commerce en affaires conclues l'opinion que nous avions sur nos deux mondes si différents se changea en respect mutuel.

     

    Très souvent nous avons hébergé, recueilli, soigné et ravitaillé les membres de cette famille.

    Catinou a trop souvent payé de sa personne en « éduquant » les jeunes filles de la famille, enseignant l'usage de la contraception, de l’hygiène de base et de la....réalisation d'une mayonnaise....déclenchant chez ces jeunes « cuisinières novices » des cris de stupéfactions : « ils sont forts ces gagés....Comment y z'ont fait pour faire rentrer la mayonnaise une fois faite dans le tube de l'épicier... » Véridique, les jeunes mères avaient pas plus de 15 ans....et parfois deux maris.

     

    Auprés de lui j'avais acquis un très sérieux coup de mains concernant « la chine des meubles anciens », la récupération des duvets et plumes d'oie, l'art et la manière de « vendre la bonne aventure », l'usage de la langue romani, la confection des paniers en osier et surtout..comment se passer de l'usage de la montre.

    Traiter des affaires et des rendez-vous était un véritable calvaire. Demain n'existait pas et prendre date relevait d'un coup de poker digne la française des jeux...ingérable point de vue organisation...délires en ce qui concerne l'ambiance et le « savoir faire et le savoir être ».

     

    Pendant quelques années, nous avons participé intimement à l'enracinement de cette famille dans les départements du Puy de Dôme et de la Haute Loire. Puis nous avons mis les voiles cap au sud. Je pense que notre « job » était achevé, j'ai maintes et maintes fois vérifié cette théorie de la rencontre utile et du partage....qui ne dure qu'un instant.

     

    Son père réfractaire à tout modernisme (il voyait le diable partout..le beng dans l’électricité!) est décédé dans un véhicule que je lui avais prêté pour une escapade.Le silence a été gardé depuis toutes ces années sur les circonstances de cette perte.

     

    Je n'ai jamais su sa véritable identité, dans le microcosme des Gens du Voyage.

    Il a été mon ami, nous nous estimions, dans ma mémoire un souvenir porte son nom : il se nomme « le Bougodon » membre très regretté de la famille ZIEGLER .

     

     

     

     

     

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  •  

    Que faut il entendre par faim :

     

    Mon, esprit de Loup ( pas de loufoquerie entre nous) aurait la fâcheuse tendance à vous mener vers des sujets de réflexion gastro-gloutons.

    La faim sœur aînée de la privation s'accorde bien avec les épisodes de disettes et de rareté de nourriture, conséquences de manque de moyens pour s'en procurer

    Le manque d'argent a été la cause de ces privations.

    Après avoir quitté le monde dans lequel le travailleur lambda évolue dans une relative sécurité et perçoit suivant des réglés établies par son employeur un salaire correspondant à ses possibilités, je me suis retrouvé dans un monde ne connaissant pas les règles que je pratiquais jusque alors.

     

    L'homme normal, si j'ose dire, attend la béquet qu' un système lui accorde «  tu exécutes un travail pour lequel tu as été engagé..tu reçois ta pitance ». Un peu simpliste je vous l’accorde, même si cette dernière est raide (la corde sur laquelle évolue ,le funambule que je suis).

    Pour la première fois j'allais chercher ma pitance et celle de ma famille. Cette démarche m' était inconnue, pas d'exemples dans ma famille d'origine (tous fonctionnaires ou assimilés ) donc je ne possédais pas les codes ni les outils nécessaires pour pratiquer ce sport de combat.

    Certains matins, j'avais l'impression de partir à la chasse comme le firent jadis mes ancêtres les Cro-Magnon, la femme et les petits dans l’attente du retour du sauvage ramenant la carcasse d'un gibier .

    Fallait-t-il succomber aux chants ds sirènes de l'époque lorsqu'un chanteur nous apprenait que « travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau, demander la charité, c'est une chose que je peu pas faire » .

    Et pourtant chaque matin il fallait bien se lever et partir à la chasse au miam-miam.

    Je plains les jeunes générations de maintenant qui découvre la dureté de cette chasse et de course contre la montre .Pour ma part je n'ai jamais voulu ni recherché l’assistance d’un monde et d'une société que j’avais eu tant de volonté à quitter, être et rester en accord avec ses convictions.

     

    C'est à cette période bien précise que l'univers des Gens du Voyage m'a été d'un grand secours. Question débrouille, j'en ai appris beaucoup, question coups de mains, entre aide et solutions j'ai tout appris en leur compagnie .

    A leurs cotés, j'ai touché du doigt le racisme du « blanc parmi les siens », du « procès d'intention » du délit de « sale gueule sale » et tout ce qui fait qu'un jour vous décidez de changer d'identité, d’univers, de famille et que vous appreniez à vous exprimer dans une langue, que seuls vos compagnons de route manient pour mieux s'enfermer encore et encore, repoussant ainsi les possibilités de vous faire comprendre sinon admettre par les autres.

     

    C'est le début de la faim, vous n'êtes plus connus de vos pères ni complètement reconnus de vos compagnons de galère....le cul propre oui mais assis entre deux chaises .

    Il y a intérêt à ce que dans vos gènes un caméléon sot venu déposer les siens.

     

    Le début de la faim, celle qui vous ouvre l’esprit sur un nouveau monde et sur un monde nouveau .

    L'appétit vient en mangeant, il s'auto-alimente.

     

    Vous continuez en ma compagnie ?

    Les exemples ne risquent ils pas de vous couper appétit...bien qu’il soit dit qu’il vient en mangeant.

     

     

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  • Ce que j'ai connu de plus beau sur cette terre ?, c'est ma faim.Elle a toujours était fidèle.

    André GIDE.

     

    Je vous rassure, ce n'est pas en relisant mes livres de chevet que je me suis senti capable de faire référence à ce grand monsieur de la littérature.

    C'est en dégustant des papillotes de Noël que je suis « tombé » sur cette citation, plutôt marrant comme quiproquo...chocolat et faim.

    Les Noëls d'autre fois n'ont plus aucun rapports avec ceux de ce siècle.

    Pourtant...( tiens, revoilà mes foutus points de suspension ) rappelez-vous ce que vous disaient vos « anciens ».

    Imaginez avec une voix chevrotante : « Ah de mon temps...au pied du sapin, il y avait une orange comme cadeau... »

     

    Dans ma famille je n'ai jamais manqué d'amour et le cadeau était bien là : un filet d'orange ! Sacré veinard que je suis.

    Maintenant que j'ai une boite aux lettres, je mesure la débilité des us et coutumes de Noël. Il y a des monceaux de publicités concernant la façon dont on va flatter vos plus bas instincts, je veux parler de la bouffe et du sexe.

    Je ferai l'impasse sur le sexe, j'en ai assez mangé..(ces points de suspension pour laisser libre cours à votre imagination ).

    Quant à la faim, elle me fit « l' horreur » de m'accompagner à différentes étapes de ma vie.

     

    Est-ce pour cette raison que mon premier livre a été sur la cuisine des Gens du Voyage et que je fais souvent la comparaison entre mes écrits et le repas ? 

    Me permettrez-vous de vous raconter un des jour de Noël passé en la compagnie d’une famille de Gitans en ARLES .

    La seconde partie, plus sombre, vous mènera dans les méandres de mes souvenirs. 

    Vous me suivez....En route pour le casse-croûte.

     

    En cette veille de la nouvelle année surgissant d'on ne sait où, une idée originale dégringola sur le petit groupe dont je faisais partie. Nous étions bien calés prés d'un grand feu de bois. Cette nouvelle à laquelle personne ne s'attendait fit l'effet d'une bombe : «et si pour le réveillon on faisait la fête».

    «Bon Dieu mais oui, mais c'est bien sûr» aurait pu répliquer le commissaire BOURREL ( je m'adresse aux anciens téléspectateurs qui regardaient à la télé ce feuilleton des années soixante dix)

    «By Jove» s'écria Nathael ( pas le prophète mais un gendre du maître des lieux) il était protes­tant et faisait partie de cette église les Baptisés .

    Il animait la controverse à chaque fois qu'il était pris de boisson,'' anonant''' comme un bon apôtre les citations de la Bible, livre sacré dans lequel il trouvait toujours une bonne excuse pour commettre un méfait.... mais puisque le Seigneur le couvrait..

     

    Le deuxième gendre, Pierre, véritable colosse, Auvergnat d'origine, approuva en hochant de la tête. Il déploya son double mètre, et s'étirant il laissa apercevoir un énorme dragon tatoué qui enveloppait son avant bras gauche, remontait en couvrant une partie de son puissant torse et finissait sa course vagabonde dans le creux de ses reins «et si on mangeait des fruits de mer?»

    «What a good idea » aurait pu dire le pater familia, propriétaire de lieux et chez qui tout ce beau monde résidait en caravane pour les festivités du jour de l'an..

    Mais ce brave homme, dont le diminutif était "Jimmy" avait d'autres préoccupations et ne par­lait pas l'anglais.

    Il était trop occupé à préparer de gros haricots blancs qui allaient cuir dans de la graisse de canard. Cette cuisson allait se dérouler dans une véritable marmite en fonte sur le feu de bois aux quels s'ajoutaient de l'ail, du persil, une plaquette de beurre, de la harissa, sel-poivre.

    L'urgence était bien là. Le guet-apens qui se mettait en place tenait l’assistance en haleine.

     

    ''Être ou ne pas être de l’en cas''..voila la question.

    Fallait il à cette heure précise ( dix-sept heures ) accepter de manger une grosse assiette d' ha­ricots au lard de canard, bons à damner le gendre Pentecôtiste ou alors valait il mieux se défiler  au risque de passer pour un couard, pour pouvoir à dix-neuf heure se mettre à table en famille...That's the question.

    La controverse vint de la part d'un jeune homme .Se faisant, ce sympathique garçon vivait "à la va comme je te pousse" pas trop vite le matin et doucement l’après midi.

    Mais question amusement et polka des mandibules..il se posait en winner.

    Pour une fois ce qu'il soulevait avait du poids. Manger des haricots certes.. mais en buvant quoi?... Dilemme des plus cruels, A cette heure présentement la bière s'imposait, mais boire de la ''gros-tambour'' avec du canard! y' allait avoir schisme et embrouilles à coup sûr .Alors que faire?

    Jimmy, instigateur et propriétaire des lieux, de la marmite, des haricots et de la dernière de­meure du palmipède trancha. En lançant un ordre digne d'un «en avant les gars, passez devant je vous suis»

    « … tiens fils vas me chercher une cagette de bières, pendant que ça finit de cuire..après on boira l'apéro...». Il débloquait la situation de manière intelligente. J'appelle ça un consensus.

    Il savait ménager la chèvre et le choux mais il était plus fort avec le canard et les haricots.

    Vers les sept ou huitième bières, l'heure de goutter sonna enfin. Je ne m'appesantirais pas sur le casse croûte, les haricots gorgés de graisse s'en sont chargé.

    Le débat fut relancé « plateau de fruit de mer » lança un bâfreur en ouvrant la bouteille de Ricard.

    "Non merci pas après les haricots!" répondit le jeune homme.. Mais non fou, pour le réveillon!

    La grave décision fut prise entre deux tournées de Pastis car nous nous approchions du repas du soir. Ce qui fut dit fut fait.

    La veille du premier janvier en Arles, un gros plateau de fruit de mer fut consommé.

    ''Un peu spécial ''avait coutume de dire "L’homme au dragon.

    Nous étions douze adultes et une bonne dizaine d'enfants dont l'age permettait de consommer des huîtres palourdes et autres moules et des enfants en bas age abonnés aux biberons.

    Dans un pièce surchauffée et décorée comme lors d'un rodéo au Texas, nous faisions bonne fi­gure aux agapes prés pantagruéliques qui allaient suivre.

    Après avoir envoyé «ad patres» de la charcuterie, du foie gras, des «amuse-bouches» il fut dé­cidé d'aller respirer frais à l'extérieur. Il faut laisser le temps au temps.

    Un camion plateau MERCEDES de type 312 entra dans le corral, accompagné par une horde de chiens semblable au traîneau du père Fourrasse Noël.

    Le conducteur menait avec précaution son attelage et stoppa devant nous. Les hommes présents rabattirent les ridelles du camion plateau, pro­voquant des exclamations de joies parmi les convives..

    Sur le plateau du véhicule était rangé une vingtaine de plateau de fruits de mer méga format. Cette vague de fruits de mer était accompagnée d'un tsunami de cartons de bouteilles de vin blanc, d'une quantité de petits pots d’aïoli et de plusieurs plateaux «spécial enfants».

    Irréel, incroyable, démesuré et indécent .Quel spectacle rare, toute cette marchandise, rien que du frais.

    J'imaginais les passants qui avaient assisté au chargement du camion en centre ville.

     

    Si vous me le permettez, je donnerais une suite à cette faim qui fut souvent ma compagne. Chez moi, cela avait un nom : la danse du buffet vide ".

    Sans vouloir plomber l'ambiance de fête  qui devrait régner en cette période de "Nowel" ...pas toujours triste, vous me connaissez.

     

     

     

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  • A vos marques..prêts ? Partez.....

    Quelques réflexions sur le partir.....

    Jacques BREL, qui n' a cessé d'être en partance durant toute sa vie a partagé lors d'un interview, l'opinion qu'il avait sur le désir de changer de vie ou de partir à 'l'aventure :

    « n'importe qui a le pouvoir de conquérir Singapour, mais combien seront ils à oser quitter leur village? ».

    Et c'est bien là que réside l'exploit, tout quitter, tout laisser pour partir à l’aventure. Qui de vous en a rêvé et qui de nous l'a fait ?

    Un ancien conquérant a fait brûler ses bateaux pour être certain de ne plus pouvoir faire marche arrière.

    Que de feux de joie et d'allégresse en perspective vont accompagner mes aurores faisant de l'ombre à un soleil levant.

     

     

    Lettre à LAURE d' alors

     

    Alors LAURE qu'en est-il de notre alors ?

    Alors adverbe du temps qui passe et qui ne se rattrape guère car le temps dépassé ne se rattrape plus.

    Il fut un temps d'alors ou vous osiez nous demander d'oser.....certains d'entre nous avons osé croire qu'il fallait tenter pour réussir.....ou du moins espérer.

    Mais l'espoir est l'apanage de ceux et celles qui ne croient pas et qui se réfugient dans les profondeurs d'une croyance façon «  la française des jeux ».

    Les autres savent et n’espèrent pas, ils croient car ils l'ont fait.

    Un illustre homme de cinéma a fait de cette réplique cinglante, l'excuse majeure de toutes et celles et ceux qui cherchent les raisons de leur immobilisme.....je cite : « il n'y a que les cons qui osent tout....c'est à cela qu'on les reconnaît »....alors faut-il être intelligent pour ne pas dépasser ses peurs ?

    Un con qui marche ira toujours plus loin que 2 énarques assis qui le regardent partir »...je dis çà mais ces hommes politiques nous font bien ''marcher ''...et leur méthode marche bien, ils nous prennent vraiment pour des cons.

     

    Avons nous le choix entre la carotte et le bâton.....

    Partir! Il y avait dans ce seul mot partir un avenir plein de promesses......si c'est çà votre volonté alors vous trouverez toutes sortes de bonnes raisons pour aller rejoindre votre Nirvana.

    Votre cerveau fourmille et regorge d'astuces pour vous pardonnez d'avoir franchi ce pas.

    J'applique le test de la feuille blanche. Muni d'un crayon je partage en deux une page.

    En haut à gauche les POUR et leur cortège de bonnes raisons (en toute neutralité et impartialité )

    En face à droite les CONTRE....Cruel duel....au chant du coq matinal, les contres sont occis. Ils avaient toutes les qualités requises à être éliminés....R.I.P....dé-profundis !

    ….ou tout quitter, tout abandonner par force.

     

    Sommes nous les seuls responsables de ce départ ?…..je me le demande.... 

     

    « Enfin libre. Enfin libre, merci Dieu tout-puissant, je suis enfin libre. »pasteur Martin Luther.

    Devrait-il remercier son assassin  qui de par son geste criminel venait de lui offrir la notoriété ?

    Pour les croyants en un Dieu unique, présent et responsable de la naissance du monde, grand architecte de l'univers qui a décidé de votre place en vous offrant l'éternité, songez-vous sincèrement ce que représente votre passage sur cette terre au regard de votre éternité...

    Bush l’avait annoncé depuis longtemps : il partirait en guerre quand bien même devrait-il être tout seul. — (Pour un autre monde  Un autre chemin,)...le premier à convaincre puis à combattre ne serait-ce pas Nous ? Lui, on connait la suite, c'est de famille, l'odeur du pétrole et  des dollars lui montent à la tête....

     

    Dans le passé j'ai communiqué sur le sujet suivant :

    élever des statues à ceux et celles qui nous ont infligé la position du genou à terre.

    Je persiste dans cette croyance et j'applique cette façon de reconnaître envers les fâcheux, ceux qui m'ont donné raison de me relever et de continuer mon combat....car pour certains d'entre nous il faudra bien livrer bataille.

    Posez vous et réfléchissez aux raisons qui ont fait que vous ayez changé de situation, d’orientation lors d'un grand renouveau...qui vous a flanqué le coup de pied au cul qui vous fera général ?

     

    Gilbert BECAUD :
    Mon père n'avait pas tort. 
    Je vole aux étalages et je couche dehors, 
    Je saute dans un camion qui file vers le nord. 
    Ce coup de pied au cul m'a rapporté de l'or. 
    S'il vous plaît, un coup de pied au cul.

     

    Lors de vos départs vous devrez voyager léger. Laisser sur place vos souvenirs, vos amitiés et vos raisons d'espérer. Votre passé ne doit pas surcharger vos bagages déjà bien trop lourds d'émotions.

    Les remorques remplies à ras le bord ralentissent le voyageur. Tout ce qui vous relie à votre ancienne vie représente une attache au passé, c'est ce temps que vous voulez quitter...Pourquoi en trimballer des morceaux dans votre sac à dos...n'est-il pas assez lourd ? Ne vous encombrez pas.

     

    Qui que vous soyez, qu'importe d’où vous veniez, laissez vos souliers vous emmener.il y a de la place pour eux sur les routes de votre avenir......s'ils vous ont fait voyager dans un sens, ils seront capables de vous ramener vers votre passé.

     

    Felix LECLERC

    S'ils ont marché pour trouver l'débouché 
    S'ils ont traîné de village en village 
    Suis pas rendu plus loin qu'à mon lever 
    Mais devenu plus sage

     

    Nombreux sont ceux qui vous féliciterons d'avoir osé partir tout en vous agrippant par un membre pour vous retenir......les marchands d'épitaphes à la gloire d'un rêve perdu font fortune.....persistez, alors peut être qu'un jour vous narguerez un cul de plomb en lui disant :

     

    '' moi je l'ai fait ''



     J'étais ce que vous êtes, vous serez ce que je suis »n'oubliez jamais......


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  • Arrêt sur image...je n'en reviens pas.

    Il est là en face de moi, il me sert dans ses bras, des flots de paroles et des éclats de rire me transportent dans un autre monde, je ne touche pas terre.

    Dans les minutes qui suivirent, il n'y avait plus de tensions...ni de bouteilles pleines. Les rires résonnaient comme des pétards de 14 juillet, dans le centre du bar, 4 musiciens faisaient virevolter les sons endiablés de leurs instruments, je ne m'étais pas aperçu que les lieux s'étaient remplis de clients, leurs larges sourires illuminaient la noirceur de la salle, le martellement des pieds des danseurs faisaient trembler le parquet...j'étais en plein rêve.

     

    Au cours de la nuit, j'ai dû répéter trente six fois les mêmes histoires à chaque fois qu'un nouvel arrivant se présentait à moi, Nicolae le prenait par le bras et insistait pour qu'il me soit présenté....j'avais la certitude d'être le sauveur de sa famille...

     

    J'ai eu un grand trou dans mon emploi du temps et au petit matin je me réveillais allongé sur le bas flanc de mon fourgon.

    A l’ordinaire c'est une douce odeur de café qui accompagne-la séparation au réveil d'avec Morphée.

     

    Mes narines en cet instant frémissaient à l'odeur du gas-oil...Café de trappeur ? Boisson ersatz de café ?....Non du gas oil tout simplement dans lequel baignaient mes chaussures.

     

    De longues minutes m'ont été nécessaires pour que je regagne cette terre.

     

    A mes cotés, sur le plancher du camion, un moteur de fourgon MERCEDES 412, laissait échapper un filet de carburant, certainement en signe de bienvenue !

     

    Comme j'avais l'esprit en vrac il m'a fallu de longs moments pour que réalise que j'avais fait un gros dodo à coté d'un ensemble moteur-diesel, pour lequel j'avais parcouru tant de kilomètres et vécu cette aventure.

     

    Je sortais avec peine du fourgon, les pieds recouverts de mes chaussettes...plif...plaf les pieds dans l'eau. Une averse de pluie cinglante me fit regagner mon abri.

     

    Coup d’œil à bâbord, coup d’œil à tribord....Anne sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

    ...ferme ta gueule répondit l'écho.

    J'étais en pleine nature, des champs labourés, tout décor pour un mec bourré...je ne comprenais plus rien de rien !

     

    Qui m'avait ramené hier au soir ? D'où venait ce moteur? qui avait déplacé le camion...et dans quel merdier je me trouvais ?

     

    Une odeur acre de feu de dépôt d'ordures m'a fourni un début de réponse.

    A une centaine de mètres de là était établi un camp de nomades sur une décharge publique .

     

    Sortant avec peine de mon refuge, je me dirigeais vers le campement,guidé par le subtil parfum des plastiques fondus et autres matières en décomposition.

    Je n'étais pas seul, un petit pivert me tenait compagnie, martelant avec enthousiasme mon front à coups de bec....je bois à ta santé toc toc toc ...je remets ma tournée...toc toc toc

     

    Deux chiens chiants se ruèrent dans ma direction, un coup de sifflet bref mis fin à leur désir de s'offrir un mollet de gadgo pour le petit déjeuner....une vieille femme me fit signe de venir à elle.

    « latcho dives rachai came te pilles meli »...Oh que oui j'en veux de ton café imbuvable, j'en prendrais bien un seau.

    Devant sa Burstner dernier cri, un rat éventré me barrait la route, boyaux à l'air.....Beurk....(censure)

     

    Me donnant le privilège de contempler sa bouche édentée, elle riait comme une folle. ... « tiens...voila les clefs de ta wagi...je te souhaite bonne route....que san Petri et sainte Sophie te protègent »....et pourquoi pas saint Frusquin et saint Glin-glin !

    J'aurais aimé en savoir plus, mais venant en notre direction une berline verte et blanche portant une publicité sur laquelle était écrit « POLIZEI »me donna le signe du départ....il n'est pas meilleure compagnie qui ne se quitte.

     

    J'étais vivant, en bonne santé et l'heureux possesseur d'une gueule de bois de carabinier ( c'est bien comme çà qu'on dit?), je ramenais la commande qui m'avait été passée et qui ne m'avait pas coûté un franc (ben oui...à l'époque ).

     

    Mais le véritable bonus réside dans le fait de pouvoir vous faire partager cette aventure véritable....parole de Loupzen.

     

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  • Comment dire « je t'aime » à la vie

    Je ne me sent pas l’âme d'un poulet de basse-cour qui gratte la terre de son enclos pour y trouver quelques vers de terre et de petits vermisseaux afin de satisfaire son appétit et apaiser sa curiosité.

     

    Je n'ai pas non plus ni le plumage ni le ramage d'un aigle, pour finir brodé sur un drapeau ou frappé sur une pièce de monnaie.....« in God we trust ou Got mit uns. »...Georges BRASSENS a mis les deux oncles d'accord....Moi, qui n'aimais personne, eh bien, je vis encore.

     

    Je n'ai pas non plus l'ambition d'un albatros au plumage gonflé d’orgueil, forçant l'admiration de ceux qui occupent le plancher des vaches jusqu'au moment difficile de son amerrissage....qu'il est comique et laid...Charles et la L.P.O.(Ligue Protection des Oiseaux)...

    Je reconnais qu'en croisant ma route, certains d'entre vous m'ont traité de prétentieux car je ne prêtais pas attention à leur présence, j'avais le museau dirigé vers le sol afin de ne pas mettre mes pattes dans les crottes de vos chiens.

     

    J'ai endossé crânement ma pelisse de Loup, elle n'avait jamais était portée sur les épaules d'un académicien, mais souvent jetée sur le dos d'un enfant frigorifié....ou d'une femme battue...ce n'était rien qu'un peu d'humanité, mais à moi ça me fend le cœur...et à toi qu'est-ce que ça te fait...

     

    J'enrage de piétiner, de marquer le pas, de ne plus avancer.

    Je maudis le vent d'oublier de m'emporter, les feuilles ont une destiné, moi je me contente de les voir s'envoler.

    Combien de temps encore vais-je rester là à attendre, à ne rien entreprendre, à ne rien tenter.

    '' la course d'avec le temps est perdue d'avance'' m'a dit un ami...alors pourquoi vivre un jour de plus....Ta fin est là, elle t'attend et sera exacte au rendez vous qu'elle t'aura fixé....moi j'ai des envies d'être malpoli en déclinant son invitation.

    Serions-nous mort avant d'avoir existé ? si c'est cela votre triste certitude, je préfère alors suivre la route du hasard bordée d'incertitudes.

     

    Partir....Partir nous avons tous en Nous ce désir brûlant de conquêtes. Quitter un port ne se résume pas en des pensées d'aventurier. Il est si facile de conquérir un pays mais encore faut-il pouvoir quitter ce port, c'est là que se résume votre aventure....Quitter est votre défit, certains de vous l'ont dit....d'autres l'ont fait Delenda Carthago est. Ne soyez plus esclave de vos peurs.

     

    Il y a loin de la coupe aux lèvres. Avoir des envies et savoir exprimer ces envies.

    Vient alors le moment du partage, tant redouté.

     

    Invitez une personne à vous lire c'est se préoccuper de son bien être, découvrir ses goûts, porter une attention réelle à sa présence.

    Accepter la présence d'un étranger sous son toit ?....Brillat-Savarin, maître gastronome l'a si bien résumé :

    Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit. …..

    Ma cuisine s'est montrée parfois indigeste, les assiettes retournées intactes en attestent. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage et monter une mayonnaise digne de ce nom c'est pour un débutant, faire preuve de courage !

     

    Pourtant je redoute les rassemblements et préfère à ces phénomènes d'associés, les grands espaces ou règne les silences et l'absence.

    Être ermite serait-elle la seule condition pour bien écrire ?

     

    La solitude mène à la folie ou au génie...qui détient la clé de cette mince frontière ?

    Le lecteur seul peut en décider. La solitude est à vous, rappelez-vous le sentiment de solitude ne vient pas du fait d’être seul, mais de la façon de percevoir une situation. 

    Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas.

     

    « L'écriture c'est le cœur qui éclate en silence » à professé Christian BOBIN. Je préfère dire en connaissance de cause que mon cœur éclate « dans le silence ».

    je suis entre deux mondes. Ma Liberté un jour je t'ai quitté....

     

    Voir partir un ami est une grande joie, celle de chercher au travers de son absence les souvenirs des temps passés en sa compagnie, c'est la promesse d'un retour à l'aube, le récit de son aventure est alors semblable au mien......qu'avons nous fait pendant tout ce temps, à quoi avons nous occupé cette absence.

    J'écris pour ne pas assassiner !

    Plus simplement et pour faire sobre, je n'ai pas dit pour rester sobre car je ressens une certaine ivresse à me plonger dans cette mare nostrum qu'est l’Écriture (avec majuscule ) je couche des mots qui une fois regroupés, devraient devenir des phrases, des paragraphes et pourquoi pas des livres.

     

    Je dédie ces lignes de révolte aux Marie(s),Chrisy,

    Ghislaine, Sabine, Suzanne....

    Alain le Poète....P.L Sisley

    Aux Philippe (avec ou sans Astérix )

    François(...j'ai retrouvé mon téléphone!)

    à Triskel (pour notre prochaine collaboration ).

     

    Je suis encore tributaire de WIFI (celui de notre logeuse ) et espère pouvoir reprendre mon envol d'ici huit jours.....

     

    Bonne journée

     

     

     

     

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  • ''Nicolae''...cri du cœur ? Non exercice de mémoire !

    Dans le courant de l'année ce bon vieux hasard m'avait fait rencontrer une famille de tziganes qui parcourait les bords de la Méditerranée ; composée d'une dizaine de personnes , ils pratiquaient l'art du violon et du chant dans les lieux touristiques en France et principalement aux environs de CANNES (06). 

    Nous résidions à MANDELIEU la NAPOULE en caravane. Nous les avions présenté à des gens influents dans le milieu du spectacle et des animations.

    De ces rencontres de nombreux contrats de représentation furent signés.

    Je connais trop bien cette expression : faire entrer le loup dans la bergerie...sauf que dans le cas présent se sont des Loups qui se rencontrèrent histoire de mesurer la longueur de leurs crocs et leur efficacité. 

    Je n'ai jamais su qui des deux clans avaient mordu la ligne blanche le premier, mais il y eut quelques infractions de commises, de coups de canifs données aux contrats et après trois mois de bonne et cordiale entente, les compères mirent fin aux concerts sur une cacophonie de coups de flingues.

    Fort heureusement ma responsabilité ne fut pas engagée, mais ce jour là j'ai perdu toute crédibilité au prés de « mes amis » du show-binz ».

    Quant aux tziganes, ils quittèrent le territoire nationale non sans avoir commis quelques indélicatesses....une réputation se battit souvent sur du vécu. 

    Je fais allusion dans mon livre consacré à la « cuisine des Gens du Voyage » au chapitre des boissons, à la recette d'une Vodka aux herbes et condiments que Nicolae m'avait communiquée.

     

    Connaissant votre goût immodéré pour l'aventure, même celle qui se trouve au fond de votre assiette, à mon tour de vous révéler cette recette de la SPOTYCACH  :

    Cette boisson est réservée aux soirs de fête, elle est consommée à la louche dans de grands saladiers, entourés de glace... une louche ça va mais le saladier.. bonjour les dégâts !

    Pour un petit tête à tête, basez vous sur une bouteille d'un litre .Un dicton dit ( c'est tout ce qu'il sait faire ) :

    «  si tu prévois le saladier, c'est qu'en amour tu dois ramer »

    Recette :

    1 bouteille de vodka (100 centilitres), 1/4 de cuillère à café de cannelle, 1/4 de cuillère à café de noix muscade rappée, 1/4 de cuillère à café de safran, 1 cuillère à café de vanille de Madagascar), 2 clous de girofle et 100 grs de sucre en poudre.

    Mélanger vodka et épices ( macération de 15 jours).

    Passé ce délai, dans une casserole faire fondre le sucre et la préparation puis faire chauffer 10 minutes. Refroidir, filtrer à la passoire. 
    Oublier le breuvage pendant une semaine.

    Puis, déguster encore et encore ce breuvage très frais en chantant DJELEM - DJELEM, ne pas oublier de briser les verres en les jetant sur le sol (plus difficile à faire avec des verres en plastique....mais je ne sais pas comment vous pourriez charmer une 'Belle' lors d'une soirée, en lui offrant vos talents et lui assurant le bonheur au fond d'un gobelet plastique....du panache que diable !

    Et en ce moment, mon cerveau me fait le film de ma vie à la vitesse ''grand V''...la rencontre, les soirs d’excès, les ''After'' dans les caravanes, la séparation et les « juré devant Dieu...on se reverra un jour ou l'autre »....nous y sommes.

     

    A SUIVRE...

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  • J'avais été prévenu, ce milieu est très fermé. Essayer de le pénétrer c'était mission impossible, se faire accepter c'était mission suicide....à croire que la Palinka c'était transformée en Saké et moi en Kamikaze !

    Martin Luther, le bon pasteur s'était gouré, il venait de prononcé « I have a dream mare »

    « j'ai fait un cauchemar et non plus un rêve ».

     

    Tout se déroula au ralenti...du coin de l’œil je saisissais l'attitude de notre contact. Par prudence ou par méfiance, il était assis à une table voisine, nous correspondions par gestes discrets, il se contentait de dévisager les nouveaux arrivants qui franchissaient les portes de « cette cuisine des enfers » pensant pouvoir reconnaître l'homme avec lequel j'avais rendez-vous pour traiter mes affaires.

    Je l'avais choisi car faisant partie d'une des plus grande famille de tziganes KALDERASH, il connaissait parfaitement les us et coutumes, les pièges et les « choses à ne pas dire »  chez les ferrailleurs locaux.

     

    Cette caste, était spécialisée dans le commerce de la ferraille, des autos et le traitement des métaux. J'avais « tourné » quelques temps avec des gens qui pratiquaient l'étamage des plats et ustensiles de cuisine ainsi que le chromage d'objets.

    On retrouvait le rôle et le rang des castes des Indes, pays d'origines lointaines des tziganes.

     Le haut du corps penché sur la table, arc bouté prêt à bondir, il avait glissé sa main droite dans la ceinture à l’arrière du pantalon.

    Je devinais aisément la crosse d'un pistolet qui dans les secondes qui arrivaient, transformerait ces lieux en « règlement de compte à O.K je râle »....

     La taulière cherchait ''quelque chose '' sous son comptoir,une arme peut être, deux clients qui jusqu'à cet instant sirotaient leur jus d'espoir, se levèrent prestement pour porter aide et assistance à une éventuelle confrontation entre « des pays » et nous, les étrangers...pas besoin d'être Jeremy pour deviner le sort qui nous était promis.....dans leurs mains se dessinaient les formes de serpettes...les fameuses serpettes de vannier, terriblement mortelles car, la pointe une fois enfoncée dans la chaire de la victime, l'outil est remonté de ''bas en haut''.

     Les blessures occasionnées sont graves voir mortelles. Aiguisées et tranchantes comme des rasoirs, elles servent à couper l'osier pour la confection des paniers. Bien manipulées,elles coupent les cotes d'un malheureux.

    J'ai pu constater souvent les dégâts occasionnés lors des différents entre familles.

     J'avais la trouille, je ne maîtrisais pas la situation et en une seconde je « cauchemardais » sur le déroulement des minutes et heures à venir.

    La police locale n'aimait pas les tziganes...ni les français.

     

    Mais les Dieux de la route en avaient décidé autrement....Notre heure n'était pas venue.

     Mon interlocuteur, les bras écartés, retenant ses deux comparses laissa échapper de sa bouche bée :  « Baro devel...rachaÏ....altré chavé »...

     .Bon il faut que je vous traduise... : Grand Dieu..c'est le curé (l’aumônier, le prêtre)...Arrêtez mes frères ».....

    Stupéfaction...Enfer et dame nation....suis-je éveillé ou dors-je ?

     

    En France, je voyageais dans le Sud en compagnie de familles Tziganes, rroms et en provenance de Hongrie. L'air d'Auvergne était devenu malsain pour moi et ma famille....les quelques kilomètres qui nous séparaient m'avaient accordé un repos salutaire.

    Au milieu de cette population, je passais inaperçu pour les autorités. Je faisais partie de ce monde parallèle, baragouinant ''un à peu prés'''de leur langue , respectant leurs us et coutumes et menant à bien mes affaires sur la méthode ancestrale de : être un Loup parmi des hommes...ou si tu te fais mouton je me ferais Lion.

     

    A cette époque pour des raisons qu'il me serait bien trop long à vous expliquer, je rendais « des services »  aux Gens du Voyage. Les plus reconnaissant voyaient en moi une « prince de la cour des miracles «  un grand coesre » au grand cœur et d'autres plus affûtés un ''rachai¨ ou un homme d'église.....J'aimais bien cette dernière supercherie et je jouais volontiers de ce quiproquo.

     Voila donc un pieux mensonge qui venait de nous sauver la vie...quand vous croirez que les voies du Seigneur sont parfois impénétrables et que le hasard est le nom que Dieu emprunte pour voyager incognito.....vous conviendrez de la véracité de ce texte......

     A SUIVRE

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  • Madame est une institution.

    Personnage très important, dont la pensée sert de référence irremplaçable et inattaquable. 

     l'institution est ce qui est établi par l'arbitraire (dans le langage, les traditions, les mœurs) et s’oppose à l’instinctif

    l'Auvergnat pour mener à bien ses excursions en territoire inconnu , a bien été forcé de confier ses intérêts et la bonne marche de ses affaires  à une personne digne de confiance et sur laquelle il pouvait compter.

    Compter çà il sait faire...sur ses doigts, dans sa tête, sur les autres.

    On lui a prêté cette phrase : un « choux est un choux »....Ce ne sont pas des attitudes de pingre mais des paroles d'un homme qui connaît bien la valeur des choses.

    Il quitte «  comme un vol de gerfaut son charnier natal », laissant la marche de ses affaires entre de bonnes mains, assuré et rassuré de retrouver la quiétude à son retour.

    Le repos du guerrier en quelques sortes.

     

    Ainsi est né : son Gouvernement.

     

    Le Patron c'est l'homme...la femme c'est le gouvernement...

    Mais que peut faire un capitaine sans équipage...sinon de tourner en rond.

    Le Gouvernement existe aussi en dehors des liens du mariage.

    Le seul avis que j’ai voulu prendre en compte, c’est celui de Margaridou, cette paysanne du Cantal dont la vie et les recettes ont été réécrites par Suzanne Robaglia en 1935.

    Ce livre '' Margaridou, journal et recettes d’une cuisinière au Pays d’Auvergne '' est une véritable bible pour qui s’intéresse aux coutumes et traditions culinaires auvergnates.

    Ce n’est pas qu’une simple compilation de recettes mais la vie d’une femme qui se met au service d’un médecin de campagne vers Saint Flour (15) et donne ses impressions au fil des saisons.

     

    Dans nos régions battues par la burle de la Planèze et écrasées par le soleil de la Limagne la dureté de la vie est présente à chaque saison.

    Chaque main et chaque paires de bras sont indispensables à la survie de la famille. Celles des femmes le sont plus encore, car en croisant les bras, elles conservent les secrets qu'elles ont arraché à ces terres inhospitalières à ceux qui n'ont pas su les faire fructifier.

    Un ami me disait : une femme qui ne travaille pas est un capital qui dort »excessif ?

    Peut être....mais c'est souvent dans le silence et la plus grande discrétion que son Gouvernement travaille...l'Auvergnat est bien secondé

     

    A SUIVRE

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  • Monsieur,

     

    Les mots, autrefois, avaient un sens en Haute Auvergne.

    Pourquoi en «  Haute Auvergne »? encore faut il qu'il existe deux Auvergne, une haute et une plus basse....

    Otez-moi d'un doute, ce bastion qu'est le Massif Central est bien une forteresse implantée au cœur de notre beau pays de France, imprenable par les étrangers et imperméable aux idées étranges de tous ceux qui lui sont étrangers.

    Pour cinquante pour cent de mon être, je suis originaire de ce lieu qui vit jadis une poignée d'irréductibles braillards mettre la pâtée à un orgueilleux envahisseur latin. 

    Le « pôvre » comme il est coutume de dire dans le grand Sud, il est devenu « le Ravi »des crèches provençales, continuant sa poursuite des « moulins d'avant », la queue entre les jambes.....C'est « énaurme » mais c'est comme ça dans le « Nord ».....Sacré Jules.

    Les historiens racontent même que pour effrayer les légionnaires romains, les femmes se ruaient en première ligne tous seins à l'air.....et les assommaient à grands coups de mamelles...parole de BRASSENS dans les histoires vécues au marché de Brive la Gaillarde.

    Le reste de mes cinquante autres pour cent est de provenance inconnue, en ces temps jadis la traçabilité n'était pas de mise...Autre temps autre mœurs. Sur ce constat, je ne serais jamais un Loup bio.

    Le sens de la formule....

    Monsieur....désignait l'animal préféré des 50% de mes ancêtres : le cochon.

    « tout est bon dans le cochon » à tel point qu'il est devenu le roi de la fête.

    Ses morceaux sont consommés tout au long de l'année, ils agrémentent bien des repas, donnant une valeur ajoutée aux plats parfois pauvres que « le Gouvernement » s'ingéniait à préparer pour nourrir, rassasier ou cajoler les ventres affamés de biens des convives.

    Combien de repas sont devenus « jours de fêtes » grâce à la présence d'un saindoux, de quelques fritons ou d'une tranche de couenne....c'est après ces miracles que fut inventé la Saint Cochon.

    Si Monsieur est un cochon, que pouvons nous dire de Madame ?

     

    A SUIVRE....

     

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  • De toutes évidences la présence de ces visiteurs du soir semait le trouble et faisait naître des interrogations légitimes, elles se traduisaient par l'apparition de rides sur le front des observateurs.

    Ils se trouvaient en présence d'inconnus plus inquiétants qu'eux.

    Le plus âgé du trio, se dirigea droit vers le comptoir et murmura sans doute, quelque secret à l'oreille de la patronne.

    Rassurée par la poignée de billets chiffonnés et laissés à l'abandon sur le rade, son visage s'éclaira.

    De la porte d'une glacière dés années 60, elle extirpa une bouteille givrée de TUICA.

     

    La tuica se sert généralement en apéritif pour souhaiter la bienvenue ou porter un toast. Elle est alors souvent accompagnée de fromage ou de tomates. En hiver, elle peut être bue chaude, relevée d’épices. On la retrouve à l’occasion de tous les événements heureux ou malheureux (mariages, baptêmes, fêtes agropastorales, enterrements), ce qui contribue à son statut de «boisson nationale».

    Ce choix rassura la maîtresse des lieux, l’homme connaissait bien les us et coutumes de ce pays, ce n'était donc pas un étranger.

    Le sourire aux lèvres elle apporta la boisson à la table de ces derniers visiteurs, elle tenait ostensiblement cette bouteille comme un trophée.

     Le second larron, débarrassé de ses vêtements de pluie se leva et intima l'ordre d'apporter une seconde bouteille. En repartant vers la glacière, alimentée avec des pains de glace, elle rafla le deuxième tas de billets froissés.

    Ces gens là avaient les moyens...méfiance tout de même. Elle se rappelait les visites de membres des mafias Russes et les débordements de soirées un peu trop arrosées.

     

    Le troisième homme sorti de la poche intérieur d'un vieux « loden » des années ''Check point'' du fameux mur de Berlin, une boite de métal contenant une poignée de cigares de contrebande.

    Leurs faits et gestes commençaient à déranger la fausse ambiance tranquille du bar. Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ?

    Ils occupaient une table au centre de la pièce, tous leurs faits et gestes étaient étalés à la une de cette soirée.

    Le plus corpulent se tournant dans notre direction me fit signe de me lever et porta à hauteur du front un verre de Tuica. Une invitation à porter un toast.

    Il prononça une phrase dans une langue que je ne parvenais pas à définir.

    Toute l’assistance avait les yeux dirigés sur moi dans l'attente de je ne sais quelle réaction.

    Les goulées de Palinka qui tranquillement sapaient mon self-contrôle me transformaient  en Martin Luther-King lorsqu'il prononça « I have a dream ».

    Le regardant droit dans les yeux,  l'effet espéranto -rapprochement des peuples me fit passer du statut de touriste-voyeur à celui de ''viens je te paye un coup à boire''.

    '' bath tu ké chavo opré roma, Zhan le Devlesa, tai sastimasa" .

    Cette formule de politesse est prononcée lorsque un ami de rencontre vous quitte, elle est promesse de chance et bonheur sur la route. Je priais pour que les effets magiques de cette formle agissent dans le bon sens.

     

    A SUIVRE

     

     

     

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  •  

    Je ne parlais pas la langue du pays et j'éprouvais quelques difficultés à m'exprimer devant un publique qui baragouinait des trucs qu'il était seul à comprendre....mais cette eau de vie... cette Palinka servie fraîche était un véritable espéranto....le pouvoir de communiquer entre les peuples, délier les langues et abaisser les barrières, parfois l'alcool nous donne du génie avant de nous ôter la vie.

     

    La repas était loin d'être spartiate, simple dans sa composition, se résumant à 2 sortes de viandes froides bouillies et assaisonnées 'hot ', une large tranche de terrine avec légumes, une recette de poivrons marinés succulents et un plateau de fromage qui aurait rendu jaloux un habitant de '' l'autre pays du fromage.''

     

    Chaque passage de la taulière devant notre table, était accompagné de hochement de tête et d'un sourire qui se voulait rassurant comme pour nous montrer que nous pouvions sans crainte finir nos bouchées.....'' e bine, mâncați, mâncați.''

    Pour se donner bonne conscience, elle prononçait des phrases semblant nous rassurer quant à la composition des mets ....brave femme.

    Nous étions le seule couple à dîner ce soir, les habitués nous lançaient des regards sans expression

    Étions nous les bienvenus ?

    Étions nous les seuls sujets de discussion,.mais certainement une attraction dans ce lieu qui loin d'être hostile me semblait prometteur de surprises. 

    Une certaine pénombre, peut être involontaire, conséquence du prix élevé des services de la fée électricité, accompagnait bien l'ambiance feutrée qui régnait en ces lieux .

    Plafond bas, Pin up  en tenue militaire d'un Kremelin bouffé aux mites,  buvant la bière du "peuple laborieux "

    Décorum réduit aux acquêts …..bouteilles vides et bouchons en guirlandes

    Quelques pub venues d'un musée des libations d'un autre siècle,

    Mélange d'odeurs de tabacs , de sueur et de bière, bribes de phrases et de mots s'échappant de bouches soudainement ouvertes presque à l’insu de leur propriétaire, verres entrechoqués doucettement comme pour ne pas réveiller les boissons endormies au fond des bouteilles attendant calmement leur tour pour désaltérer un gosier qui n'osait plus y croire...Ambiance.

     

    A l'extérieur, au travers des vitres sans joies ni reflets, nous entendions frapper les gouttes de pluie abandonnées par le vent.. qu'aurait-il bien pu en faire...elles surchargeaient sa course folle, toujours à la recherche de quelques tracasseries à faire subir à un naufragé des trottoirs? autant s'en débarrasser !

    Une bourrasque de vent en bonne compagnie s’engouffra dans le bar projetant trois hommes courbés par prudence.Réflexe de précaution pour éviter les objets transportés par le vent? non, nous n’étions pas au pays de tornades.

    Ils avançaient dans cette position en signe de dévotion? grand Dieu non! Qui pouvaient ils remercier de les avoir fait végéter dans un tel monde...non, ils avançaient repliés sur eux pour ne pas voir la réalité. 

     

    De quel naufrage étaient ils rescapés, vers quelle galère allaient -ils se diriger...échappant à la réalité glauque d'un jour qui n'en finissait pas de mourir, ils se fourvoyaient et se croyaient sauvés par les bras des habitants d'un autre monde, celui de la nuit.

     

    A SUIVRE

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  • J'avais commencé à vous raconter quelques épisodes de ma vie de Voyageur et ma découverte de pays dits  '' de l'EST "....mais à l'est de quoi...à l'EST d'EDEN...?

    Tout en considérant que '' l'Eden -Paradis '' ne se trouvait pas forcément à l'OUEST.....pour moi.

    Puis vint le jour où....forcé de quitter cette instable et précaire stabilité, je suis obligé de plier bagages et de repartir le nez  au vent....du Nord.

    Je laisse échapper de ma trousse à outil quelques pages incomplètes que je vous destinais...le temps  fera le reste. 

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  • Au ''PHIL DU TEMPS''

     

     

    Je vous donne ,car c'est cadeau, l'adresse  d'un blog  :  http://phildu17.eklablog.com/ 

    il traite de sujets délicats, avec douceur, respect et compréhension......

    Il vous monte du doigt ce que des abrutis  montre du poing....

    Son "Hauteur", ne fait pas de bruits, mais il est toujours à la recherche d'événements qui lui permettent de placer la Femme au firmament......

     

     

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  • A cette époque je fréquentais de bizarres gens, guérisseurs, Chaman, druides, sourciers. Avec le recul, j'ai compris que ces passages constituaient une initiation.

    Un matin, je me suis réveillé - révérend - c’était mieux que d'être le père DUPANLOUP.

     

     

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  • Je viens d’échapper à un grave danger.

     

    Relâchant mon attention juste le temps de vider quelques canons sur le zinc d'un rade pourri de ARLES (je confirme...y 'en a beaucoup ) un adepte de radio bistrot s'est lié d'amitié avec ma présence profitant de mon absence.

    La poisse !

    Un gugusse en tenue de ''O BUT'' déguisement obligé d'être porté par les ''O.M » du stade vélodrome cher à FOUCAUD '' sacrée soirée''..vous aviez reconnu ?....a donc profité d'une seconde d' inattention pour devenir mon ami.

     

    J'ai eu le malheur de rigoler à une de ces blagues ''qui te font rigoler l'entrejambe ''et le voilà me prodiguant la meilleur façon d'écluser un jaune.

    Quel con !

    Il avait la boutique « dissertation sur l’avenir de l’homme et sur ses origines » grande ouverte et c'était solde à tous les rayons.

    Je ne vous régalerais pas de ce barbant et obligatoire chiant : être ou ne pas être.. car c'était jour de promotion !

    Même les cacahuètes portant tous les germes de ceux qui venaient de pisser, ne lui coupaient pas la parole ...au rayon de pénibles y' avait distribution gratuite de contributions.

     

    Quant à son descendant direct de l'arbre dans lequel Darwin m'avait pendu, il se considère comme un homme de l’Être. Son père était peut être facteur ?

     

    Un de ces amis, gonflant comme un vent soufflant en poupe, me confiait discrètement et de façon à ce que tous nos invités entendent bien cette boutade :

    '' je prends mes désirs pour des réalités car je suis adepte du sophisme  post hoc ergo propter hoc (après cela, donc à cause de cela).

     

    Oui.... il faut que je vous fasse cet aveux, je fréquente des gens chiants, pas depuis longtemps, mais par un étrange concours de circonstances provoqué par un dieu Turlupin à qui j'avais la veille, réclamé monts et merveilles, mes pensées de Loupzen ont attiré de braves esthètes en mal d'adoration.

     

    Pas méchant pour un sou, plutôt benêt et contemplatif que vindicatif, ce regroupement d'amis bien pensant cherchait un gugusse dont le parcours de vie servirait d'exemple à un style de vie « new-age » pour remplir le vide abyssal de leur rubrique des chiens écrasés, intitulée :

    « Ah ! Le con..si il l'a fait, toi aussi tu peux le faire" .

     

    Cette vue de l'esprit est fondée sur la notion erronée que parce qu'un événement arrive après un autre, le premier est la cause du second.

    Le raisonnement post hoc est la base de beaucoup de superstitions et de croyances erronées.

    Passablement amusé par cette situation, le reste de mes cellules rangées en ordre de bataille, ne se fit pas prier pour déclencher l'ultime charge de la brigade légère.(histoire de clore le débat)

    « si un événement est la cause du second...vous devez prendre votre vessie pour une lanterne....et chaque fois que vous allez pisser...vous vous brûlez les doigts ».

     

    En sa qualité de ténor de cette chorale de gens suffocants et suffisants à la limite de l'overdose, il s'est distingué en précisant :

     

    « A con...con et demi » dit le proverbe...je n'échappe pas cette règle du demi à moitié vide ou à moitié plein !

    Moi dit-il je suis un con plein d'ambitions et j'ose ..d'ailleurs d’après AUDIARD..c'est à çà qu'on m' a reconnu ''.

     

    N'en pouvant plus et à cours d’arguments devant un gars qui pratique autoflagellation, j'ai changé de lieu de perdition et chez mon caviste préféré je me suis réfugié.

     

    Au cours de ce périple je me suis lié d'amitié avec un Prince.... Jurançon est son nom.

    Ses quartiers de noblesse se trouvent dans la complexe alchimie de 3 cépages : Petit et gros MASENG – COURBU Blanc- CAMARET de LASSEUBE. (pour les connaisseurs)

    Ce nectar porte le nom d'une commune des Pyrénées Atlantiques Il est aussi nommé : Dame noire, Dégoûtant, Gouni, Petit noir ou Folle noire.

     

    Mes dames, je vous le recommande en toute sincérité, en apéritif, sa douceur et sa rondeur en bouche, feront dire à vos langues qu'il faut impérativement qu'elles se délient pour que dans la soirée elle se lient d'amitié à sa charmante compagnie.

    La célèbre COLETTE, en son temps déclarait :

     « Je fis, adolescente, la rencontre d'un prince enflammé, impérieux, traître comme tous les grands séducteurs : le jurançon »..avis aux amatrices.

     

     

     

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    Un changement imposé est un changement auquel on s'oppose. Il n'en reste pas moins que certains changements ne sont pas négociables Il convient alors de gérer les résistances naturelles qui s'opèrent.

    Les formes les plus souvent observées de résistance sont au nombre de quatre:

    • L'inertie par laquelle la résistance est larvée, exprimée par "non-dit", et où la procrastination des "résistants" est leur arme principale

    • L'argumentation qui donne lieu a des discussions sans fin, par laquelle il est demandé/exigé des explications

    • La révolte par laquelle on agit contre le changement

    • Le sabotage par lequel on essaie de montrer l'ineptie du changement....

     

    Voila qui est fait pour le changement radical qui va « chambouler'' vos vies et sincèrement une certaine appréhension est compréhensible.

     

    Les témoignages que j'ai collectés dans cet excellent article de Mame MICHU, concernent des démarches qui peuvent être apparentées à des faits anecdotiques...mais prenez garde...le bruissement des ailes d'un papillon en Asie peuvent provoquer des cataclysme à votre porte ( c'est ce que dit Ching-Chong quand il me livre ses pizzas et que je lui demande de ma faire un prix ! )

    L'envie de changer peut vous prendre comme le goinfre qui s'est enfilé un kilo de prunes....

     

    Seul le premier pas coûte.

     

    Il suffit de pas grand chose pour amorcer la pompe...un détail dans votre vie de tous les jours...rompre les habitudes qui vous enlisent dans la routine...changer de coiffure, de mode d'habillement, de façon de se nourrir, de lieu d 'habitation...et c'est un mécanisme complexe qui s'est mis en route .

     

    Plus vous trouverez qu'il est agréable de faire différemment dans votre vie plus le phénomène va s'accélérer, vous apportant de petites surprises, de petites joies, de nouveaux horizons s'ouvriront à vous.....et c'est parti !

     

    Derrière cet élan, il y a forcément cet ingrédient qui, vous en souvenez-vous, avait fait de vous ''un chercheur de l’impossible, un preneur de donjon, un abatteur de barricades',un faiseur de pluie....mais si...souvenez- vous...ce carburant qui vous portait en pole position, qui vous a sacré campionissimo... c'est le LE DESIR .

     

    Le désir c'est l'aboutissement d'une folle envie et le début d'une envie folle. (voilà une de mes découverte qui fera date dans le microcosme des utilisateurs de la brosse à reluire...pourtant j'en suis pas peu fière ! )

     

    Comme le dirait Françoise ... « ….Loup tu mets PATTE... » (leçon de vie )....c'est vrai que je pousse le bouchon un peu loin et en faisant allusion à cet objet …. «  Vous êtes le Beaujolais Nouveau qui vient de débarquer dans la vie des autres... »

    avec cette différence fondamentale, Vous avez tous les avantages de la culture biologique et vous la partager avec votre entourage...n'en déplaise aux grincheux qui ne voient dans le changement une façon de plus d'être tout chamboulé.....c’était bien l'effet recherché.

     

     

     

     

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    A la suite de la parution d'un article sur le changement,''  Madame MICHU  '' j'ai contacté son auteur à qui j'ai demandé l'autorisation d'apporter quelques idées sur cette question qui mérite toute votre attention.

    En effet plusieurs blogueurs sont au cœur de cette actualité..

    est-ce le fait d'un heureux hasard, le résultat d'un concours de circonstances...je n'ai pas de réponses de cartésien à vous apporter.....car cartésien je ne suis pas.

     

    Les faits sont là. Ces ''mutations'' sont en préparation et nombreux sont celles et ceux qui n'ont pas ressenti ni décrypté les signes avant coureur, certains lecteurs découvrent les prémices et d'autres, dont je fais partie, sont en pleine tourmente....

    Tourmente fait partie des grands mots ou maux ?

    Je dirais alors '' tourbillon '' .à condition d'accepter que ce ''changement'' soit bénéfique à cette nouvelle vie qui s'offre à eux.

    C'est l'histoire de la pierre trouvée dans les allées de votre jardin...qu'allez-vous en faire ?

    • la balancer chez votre voisin....Ah le con....

    • la stoker dans un coin...ça peut toujours servir...ne serait-ce que pour la balancer plus tard chez votre voisin...

    • la faire participer à l’élévation d'un ouvrage d'art....la construction d'un mur..pour ne plus voir la face de con de votre voisin.

     

    Des opportunités bien cachées s'offrent à Vous, encore faut-il les déceler et non pas traiter ces mutations ou permutations en tant que catastrophes, de pénibles moments, de désolation et toute l'armée de mots et de qualificatifs qu'un esprit renfrogné peut étaler à la venue d'une période que l'on veut trouble.

     

    Faire le dos rond et boire frais....pour les plus jeunes ..keep cool ! Pour les moins jeunes : y'a pas le feu au lac !

     

    La maladie ou ennuis de santé révèle chez chacun d'entre nous un déséquilibre .

    Je n’ai pas l'instruction nécessaire pour traiter ce sujet..mais je constate que la mise au vert de nos organismes est salutaire, pouvoir se retirer des turbulences de ce monde durant quelque temps se révèle bénéfique....surtout si c'est à moi que s’adresse cet isolement.....vous n'aurez plus à me subir ! ( je viens de rajouter que c'est de l'humour....avec un peu de retard !)

    Prendre du recul pour pouvoir mieux sauter en quelques sortes.

     

     

    A ce sujet, nous aimerions recevoir vos témoignages sur la vie d'avant et celle d’après le changement.

     

    Dans les livres, qu'apprenons nous sur le terme '' changement ''.

     

    Le changement désigne le passage d'un état à un autre qui peut s'exercer dans des domaines très divers et à des niveaux très divers.

    Selon la nature, la durée et l'intensité de ce passage, on parlera d'évolution, de révolution, de transformation, de métamorphose, de modifications, de mutation.

    On distingue le changement « endogène », dû à des causes internes (par ex : les révolutions politiques), du changement « exogène », provoqué par des causes externes (par ex : la révolution du téléphone mobile).

     

    Chez les humains, le changement suscite des réactions diverses, allant de l'espoir à la phobie en passant par la crainte.

    La crainte...la peur de l'inconnu...cette satané peur qui nous paralyse..cette maxime à la con '' on sait ce qu'on perd mais on ne sait pas ce que l'on gagne'' et pire encore...''on ne change pas une équipe qui gagne...''   Tout au long de notre vie, nous sommes confrontés à des sentiments de jalousie, de méfiance de la part de celles et ceux qui n'osent pas évoluer ou qui n'ont pas compris ce que la vie leur propose...la main tendue....une porte s'ouvre, une autre se ferme.

     

    A SUIVRE.....

     

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    Le changement c'est maintenant

     

     

    Il fallait bien que cela arrive, mais je ne pensais pas que la route nous reprendrait aussi vite.

    La « ROUTE » est une mangeuse d'hommes, elle est une maîtresse exigeante et ne vous laisse pas de répit.

     

    Je la compare à un pécheur, qui une fois le poisson ferré par la gueule, tire sur le fil, lâche du mou pour que la proie reprenne de la vitalité et croit en un fol espoir d'échapper à sa fin tragique...puis au moment ou le voyageur se croit délivré, elle tire d'un coup sec et le ramène à la raison...tu es à moi, tu as fait un mariage avec ce démon qu'est la route.

     

    D'une beauté mortelle, elle nous a attirée dans ses méandres. Parfois rassurés d'aligner nos pas dans des lignes droites, à grandes enjambées nous avons parcouru de formidables moments..puis à la sortie d'une courbe, cette avenue devenait un chemin de traverse, bordé par des croix et des calvaires, nous rappelant  celles et ceux  qui sont tombés victimes de cette amante perfide.....en la parcourant depuis tant d'année nous avons signé un pacte avec une diablesse.

     

    Et c'est au moment où nous pensions avoir échappé à ses funestes desseins qu'elle s'est rappelée à nous.

     

    Nos projets de nous stabiliser en PROVENCE ne plaisait pas à cette ogresse et c'est sous forme d'un premier avertissement qu'elle nous l'a fait savoir.

     

    CASSE TÈTE

     

    Aussi impossible à comprendre, nous allons redevenir nomades...mais avec un toit sur la tête....alors qu'à ce jour nous étions sédentaires dans un mas...de façon précaire.

     

    Premier avertissement avec frais : accident....le Loup doit passer sur la table d'opération....la poisse.

     

    Second avertissement : je ne peux plus assurer physiquement les travaux qui justifiaient notre présence...

     

    CATASTROPHE...ou OPPORTUNITÉ

     

    Je vous ai assez rabâché que lorsqu'une porte se fermait une autre s'ouvrait menant au futur de notre vie.... et bien voilà qui est fait.

    Vous m'avez comblé de joie en répondant à ma demande : pourquoi  les blogs.....si bien présenté et actualisé par CRYSY....vous savez pourquoi certains d'entre nous tiennent encore debout...pour ma part je vais chercher les raisons de mon éventuel retour.

     

    Merci de votre présence  et de vos partages.

     

     

     

     

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