• AH la famille…

    Il est de coutume de dire que la famille fait partie des petits soucis quotidiens.

    Il est aussi fait souvent référence avec la taille des problèmes que nous offre l’âge de notre descendance : petits enfants petits soucis…. grands enfants…emmerdements !

    Je  dois être un mauvais détective mais je n’ai pas réussi à découvrir l’inventeur de la famille

    Le premier couple officiel n’ayant pu offrir de descendance sur cette terre.(Adam et  Eve ). La famille reste donc une invention formidable.

    Je me contenterais et me cantonnerais aux bonheurs d’être en famille.

    A ce sujet Monsieur TOLSTOI déclarait que « toutes les familles heureuses se ressemblent »...Moi je n’en suis pas certain car le bonheur en famille a mille visages et le malheur a toujours la même tête.

    Suivant l’adage « les cerises sont meilleures sur l’arbre du voisin » je me suis penché sur la famille des membres de ma famille c'est-à-dire des « pièces rapportées » .Je vous précise que j’ai horreur de cette expression mais la famille étant un gigantesque puzzle, il fallait bien que je trouve une appellation à ceux qui viennent se coller à la réussite de ce casse tête.

    Je disais donc que les griottes étaient plus gouteuses et moins véreuses chez mon voisin. Pas si sûr que çà.

    Retour dans mon jardin,  j’entretiens  des herbes sauvages, des simples, des plantes médicinales et aromatiques.

    Dans cette famille la notion de gout est prépondérante.  Les « faiseuses de bons  mangers » y sont présentes  et les bonnes tables même en dehors des guides sont connues et fréquentées des membres de ma famille.

    Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il n’existerait pas  de rouelle de porc cuite dans un four à bois, si les dimanches en famille n’existaient pas.

    Il en est de même pour les après midi crêpes sous les brumes de l’automne réchauffées de confitures familiales.

    Le gout de vivre et l’amour de la vie n’est pas héréditaire, je l’ai transmis à mes enfants en suivant les exemples que j’ai observés tout au long de ma vie.

     L’amour que m’a apporté ma femme, l’apprentissage de la vie en commun, l’attention que nous nous sommes portés les uns et les autres, le respect dû aux plus anciens et aux plus jeunes « apprentis » ont été les voies par lesquelles  nous avons construit le bonheur d’être une famille.

     

    « Ainsi, le goût des plaisirs ne se décrète pas. Et s’il s’acquiert via les chemins intimes de l’amour et de l’attention, il reste singulier. Il n’en est que plus précieux. »

     

    Le bonheur, j’en suis certain pour l’avoir maintes fois constaté, est une succession de plaisirs.

     A la question « es-tu heureuse ? » La mise en cause répond «  oui bien sûr ! » et à la question subsidiaire «  qu’est-ce-qui te donne la banane ou la pèche (suivant vos origines) » la sempiternelle réponse fait l’effet d’une bombe dans votre microcosme : ….. Euh… j’sais pas ».

    Nous y voila à cet instant où les magazines féminins  plongent leurs lectrices assidues  dans les délices de la déconfiture et de la déconvenue (n’y voyez aucune allusions ni de jeux de mots de ma part)….Mon Dieu pourvu que je sois dans la moyenne…fais voir ce qu’à répondu Sylvie S …… secrétaire médicale, 2 enfants, en couple résidant à LE MANS …pays des 24 heures ( ah bon les autres ont combien alors ?) et des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs (rillettes oblige !).

    Oui mes dames, le bonheur qui pour certaines n’est pas «  pour demain car fillette tu ne me prends pas par la main » (PERRET Pierre) est une succession de plaisirs tout au long de votre vie de tous les jours…oui mais alors les nuits ?...ben c’est pire !...ah ! bien tant mieux !

    Cette famille qui à l’image d’un puzzle s’est construite patiemment, joies après malheurs, plaisirs après émotions, est à votre image.

     Ma famille est à notre image, fluctuât nec mergitur !

    Question de prendre l’eau, parfois il a failli couler notre rafiot. Plus proche d’un bateau à rames que du radeau de la méduse, je peux vous affirmer que ses occupants ont ramé.

    Pourtant alors que les alizés  se faisaient une teuf du coté d’un moulin à vent le calme plat et la morne plaine faisaient ami-ami.

    Soudain, la vigie s’écriait « terre » et sur ces entrefaites, la solution à notre problème déboulait ventre à terre .Ce miracle nous l’avons vécu je ne puis vous dire combien de fois mais c’est une des marques de fabriquer de notre famille.

    Nous avons transmis ce secret à notre descendance : « gardez espoir rien n’est jamais perdu et c’est au dernier moment quand  tout semble perdu que ce petit vent, cette petite brise marine, pousse votre rafiot en  direction d’une terre hospitalière ».

    Avez-vous songé qui ce cache derrière votre conjoint ? Je vais vous épater en vous déclarant que moi, je connais l’équipe au complet y compris les remplaçants.

    Cela commence par ses parents, en direct, puis les parents de sa mère et les parents de son père.

    Jusqu’ici tout va bien. Voila que débarque dans son « histoire de famille »les parents de sa grand mère et les parents de son grand père…….et ce n’est pas fini ! Ces même personnes avaient elles aussi des parents et des…STOP….j’ai parlé d’une équipe et de ses remplaçants….pas des adhérents de la ligue internationale de football !

    Comme je vous sens un peu dérouté par ma démonstration, voila qui ne va pas non plus vous rassurer : « Tous les « ayants droits » de votre conjoint bien aimé ont tous, laissé un petit quelque chose après leur passage.

    Du concret, vous en voulez ?

    Si je vous expose mon cas personnel ce n’est pas par hasard.

    Mon exemple servira à une chose, vous vous sentirez moins  « coupable » de faire partie d’une famille comme la votre.

    Un de mes ancêtres est né sur les rivages de la mer du ch’Nord, alors que son géniteur  passait son temps à la pèche dans les eaux  de Terre Neuve. Je n’ai pu découvrir si ce marin – pécheur était un jour revenu à bon port….. Qu’est-il devenu ? Depuis cette révélation je ne mange plus de morue…(LOL).

    Et la jeune maman ? Il a été inscrit sur un registre paroissiale du lieu de naissance « que la femme ’untel ‘’ avait donné naissance à un bébé de sexe masculin, dans un abri de toile pour pécheurs »

    Et après que sont devenus la mère, le père et l’enfant qui deviendrait un jour mon ancêtre. Plus de nouvelles depuis quelques siècles.

    D’un autre coté « bienvenu chez les Ch’tis ».

    De la bière coule dans mes veines, arrosant des frites cuites dans de la graisse de bœuf !

    Mais là…..la guerre de 39/45 a nivelé l’histoire d’une partie de cette sacrée famille et c’est le black out, le fog londonien à coté n’est qu’une vapeur !

    Mais voila' t'y pas (c'est une expression auvergnate ) que déboule à donf  venu de sa Catalogne envahie, meurtrie et occupée par la soldatesque infanterie  d’un roi français, un lointain ancêtre.....

    La chanson dit «  mon paternel qui n’avait pas les pieds plats, m’a appris … » SILENCE… l’auteur de mes jours ne m’a rien appris.

    Jusqu’à un âge avancé une chape de plomb a conservé tous les secrets de la provenance de mes frères et sœurs. Quand je dis ‘’provenance’... je n’ai pas tout dit...je sais comment se font les enfants….mais d’où venaient les parents de notre père qui soit dit en passant est aux cieux… mystère en partie élucidé.

    J’ai  tellement été surpris par ma découverte, que j’ai conservé le secret pendant plus de 25 ans, sans en parler à mes frères et sœur.

    Ça n’est qu’il y a deux ans que j’ai commencé à délivrer des bribes de notre histoire à la fratrie….Très dur à porter pour un homme seul surtout que j’occupe la place parfois enviée de « petit dernier » 

    Tous ces accidents de la vie, ces aventures qui ont forgé les caractères des humains, femmes et hommes ont fait ce que nous sommes à ce jour. Nous subissons  l’héritage de nos ancêtres, que nous le voulions ou pas.

    Alors ne vous étonnez pas si votre petit dernier à une attitude si marquée face à un événement, il a dans son petit crane un  « petit quelque chose » d’un de ses ancêtres que vous ignorez totalement.

    Mais pour souligner  un état de faits bien précis, j’ouvrirais une parenthèse sur la provenance de CATINOU  qui fut tour à tour, ma femme (en termes élargis), mon épouse (devant le maire), ma compagne de bancs (en termes de galère), mon garde-fou (en termes de guide à visé au laser), ma cantine (des chefs en cuisine, je n’en ai pas connus d’autres avec un tel talent )…j’arrête car je manque de temps et de vocabulaire !

    Mes ascendants étaient taillables et corvéables à souhaits, sans doute des gueux, des terriens que le facteur savait  trouver au moment du calendrier pour les étrennes

    Imaginez ce qu’à était la vie des ancêtres de nomades.

    Pas de noms de famille, pas de pays de naissance, pas d’existence légale.( heureux..Pas de facteur et de boite à lettres remplies au retour des vacances).

     

    Où se plonger pour établir des repères ? Vers quel pays ? Qui lui a collé ces foutues habitudes alimentaires ?

    Autant de questions qui restent sans réponses. En  manque de repères on peut se sentir attiré vers une quelconque patrie, le faciès d’une personne peut vous donner quelques indications sur sa provenance, un teint basané  est plus fréquent dans les pays du sud que dans celui des milles lacs.

    Quand le puzzle est suffisamment constitué et que des pièces brillent par leur absence, que découvre le photographe que vous êtes devenus :

     ‘’ Un mélange salé-sucré, épicé et aromatisé par des saveurs venues d’on ne sait d’où et quand-comment ! ‘’

     La famille reste une affaire de cuisine.

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  •  

    Alchimie

     

     

     

     

    Ce poème en vers libres pour ma filleule

     

    Ce long et difficile cheminement d'un être pour sortir de l'ombre ne pouvait se faire sans accompagnement.

    Le cœur a parfois ses raisons de se hâter lentement, le chemin vers la Liberté prend alors une autre tournure.

    Puisqu'il faut laisser du temps au temps, pour que s’accomplisse la transmutation, il lui faudra une âme de guerrière pour affronter ces changements et l'incompréhension

    de son entourage....déjà sur ce chemin initiatique elle a rencontré l’Âme du Voyage....

     

     

     

    Elle fut pour son père Marie Laure

    découverte par un homme qui en fit son trésor,

    Jalousement cachées pendant tant d'années,

    Ses qualités seront elles au grand jour enfin révélées ?

    Ce joyau finirait par perdre son éclat

    Si à la lumière elles n'apparaissaient pas

    Briller pour les autres et se contenter d'être celle que l'on admire

    pour Marie Laure ce n'est pas vraiment ce à quoi elle aspire

    En alchimie la magie opère

    et révélera enfin ce que moi j’espère

    voir se transformer Marie Laure en Or.



     



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  • J'avais décidé de bousculer l'ordre des choses établies, surtout lorsque je constate que ces « ruades » dérangent le monde tranquille.....en façade seulement.

    Catinou a fait les frais de ma curiosité et comme vous le constaterez bien m'en a pris.

    De nature discrète en apparence elle sait tenir sa place et occuper le rang que lui offre sa position d’aînée au sein de sa famille.

    Jeune femme moderne elle a quelque peu bousculé les traditions et envoyé délicatement aux orties les oukases de son patriarche de père.

    Le prince consort régnant en maître absolu est toujours resté très disert sur ses origines, l'omerta est de mise et rien ne sert à savoir....qu'on se le dise !

    Cette chape de plomb n'est pas foncièrement volontaire et la critiquer serait bien mal venu de ma part. Pour fournir un renseignement....encore faudrait-il en connaître les tenants et les aboutissements !

    Donc mon beau père ne sait pas grand chose concernant l'origine de sa famille et puis comme il l'a déclaré à l’enquêteur que je voulais être «  pourquoi faire, cela ne te mènerait à rien.....et puis qui cela pourrait-il intéresser »....Circulez..y' a rien à voir !



    " Les souvenirs que j'ai de la diaspora familiale se résument à des bribes de conversations échappées de la bouche de ma grande tante Mimi. Il n'y eut aucune transmission écrite et seules les paroles des Anciens tinrent lieu de témoignages. »

    C'est en ces termes que ma belle Gitane a répondu à ma demande, pensant que cette réponse calmerait ma curiosité qui fut en vérité, un peu plus excitée.

    Je cite les paroles de Catinou :

    .. « Venus par delà des Pyrénées  les premiers de mes ancêtres foulèrent le sol de FRANCE et furent  appelés "Montagne" par les gabelous. (nom attribué aux douaniers frontaliers)

    Les soldats qui gardaient la frontière de la Catalogne et de la France, en exerçant leurs contrôles, offrirent un nom de famille à ses nouveaux venus.

    Ces "étrangers au teint basané et aux allures de sarrasins" qui s'exprimaient dans un charabia émaillé de mots arabo-andalou montrant la chaîne des Pyrénées maintenant derrière eux, seraient désormais surnommés "Montagne".

    Plus tard, une scission intervenue au sein de la très nombreuse famille  jeta sur les routes les membres de cette très nombreuses famille.  Je crois savoir qu'il y avait 10 garçons donc dix chefs de famille en devenir.

    Combien survécurent à la dure loi de la route entre épidémies, maladies, faim, guerres, règlement de compte et racisme, je ne saurais le dire. 

    Cette séparation engendra une nouvelle épopée de la famille.

    A l'heure actuelle Novembre 2014  et par un concours de circonstances j'ai pu remonter avec certitude jusqu’à une époque antérieure à 1750.

    J'ai retrouvé trace d'un ancêtre qui résidait dans la région toulousaine »



    En poursuivant mes recherches j'ai fait une découverte incroyable, l'existence d'une petite cousine à CATINOU.

    Il y a 2 ans j'ai crée un blog pour m'aider dans les recherches es origines de sa famille.

    Après plus d'une année d'existence et d'un accord commun, nous décidions de clore ce chapitre.

    A la veille de fermer le blog, nous avons reçu un demande surprenante et poignante.

    '' s'il vous plaît ne clôturez pas votre compte, je crois être une cousine très éloignée, j'aimerais tant vous connaître ».

    Étonnement, méfiance et prudence.

    Quelques échanges de mails plus tard, dans lesquels de nombreux renseignements furent posés, les réponses satisfaisantes, nous ont convaincus.

    Des noms, des dates furent avancés, des photos envoyées et le sérieux de notre « demanderesse » ne fit plus aucun doute....Elle était bien une petite cousine éloignée, à la recherche de ses origines.

    Tout dans son comportement, ses goûts musicaux, trahissaient des origines Gitanes.Ses deux enfants se tournaient sans trop savoir pourquoi vers la musique et la danse gitanes et tziganes.

    A la lecture des renseignements fournis il apparaissait que sa grand-mère était la sœur du grand père paternel de Catinou.

    Par le fait son père devenait le neveu de son grand père et le cousin du père de mon épouse.

    Le « hic » résidait dans le fait que Caroline était une enfant caché fruit des amours de son père et d'une femme n'ayant aucun liens avec le monde des Gitans.

    Une chape de plomb était tombée sur la famille depuis très longtemps et cette diablesse de Caroline turlupinait son entourage, son instinct de femme lui disait «  cherches et tu trouveras, demande et on te donnera, frappe à la bonne porte et on t'ouvrira ».

    Comme quoi... ça marche.

    Rendez vous fut pris pour une première encontre en la cité des Papes en Avignon., à cette époque nous résidions dans le même périmètre.

    j'assistais très ému à cette rencontre.

    Oh temps suspend ton vol...

    Si cette scène ne revêtait pas au tant d'importance je la comparerai à un film de Lelouche.

    Au ralenti,  deux " presque   inconnues " se font face sur la place de l' horloge...comme si le temps avait de l'importance, elles sont  au milieu d'une foule de gens  qui déambulent d' une démarche d'automate.

    Machinalement ils viennent d'ailleurs et se rendent plus loin.....

    Complètement étrangères à ce brouhaha, elles sont là, se dévisageant de loin...

    Pourtant j'ai cru apercevoir comme des filaments de décharges électriques en prolongement de leurs mains... cette énergie invisible les unit...leurs auras sont au diapason ...

    Elles se dirigent maintenant  l'une vers l'autre...la rencontre tant attendue va avoir lieu...

    Elles se connaissent déjà sans jamais s'être rencontrées...elles sont unies par les liens du sang...la genèse de leur histoire remonte à une époque où les roulottes étaient tirées par des chevaux...

    La magie opère...pas de mots... dans leurs regards l'intensité est telle qu'un halo de lumière les isole du reste de la foule...

    Caroline... ? Catherine.. ?

    « Enfin je recommence à naître.. et moi je redonne la vie à un membre de ma famille ».

    Ce furent leurs premiers mots pour illustrer la magie de cet instant.

    Il n' y a rien à  ajouter..le reste de la journée ne nous appartient pas..pas d'effusions déplacées, pas de cinéma, leur pudeur  prouve leur grandeur d’âme. Et la justesse de leurs sentiments a été le moteur de cette rencontre inoubliable.

    j'ai été le témoin privilégié d'une rencontre d'un autre monde. Une vie nouvelle attend l'une d'elle..quant à l'autre...quel bonheur de pouvoir transmettre le savoir...

    Il y a tout juste une année et en ce jour, Caroline, fidèle à ses promesse retrouve Catinou fidèle aux liens sacrés de son sang Gitan.

     Depuis....le Mistral a soufflé emportant plus vit et plus loin l'eau qui coule sous le pont d'Avignon...la vie de Caroline a changé, les fondations de sa vie antérieur n'ont pas résisté à son impétuosité...rien n'aurait pu contenir cette lame de fond.

     

    Sa nouvelle existence na pas supporté les traces de sa vie passée. Elle s'est reconstruite, son bUt a été atteint et maintenant c'est seule qu'elle parcours son chemin.

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  • CHASSE LE NATUREL IL REVIENT AU GALOP

     

    Questions d'héritage


    Le mélange des races, des genres, la différence, la tolérance, autant de mots et de situations qui aujourd'hui font débat.
    Il est vrai que les enfants métissés sont beaux. À regarder de plus près, il y a mille et un exemple prouvant que ce métissage leur donne l'âme chevillée au corps, parce qu'ils en ont vraiment bavé au cours de leur vie. 

    Le racisme est toujours présent en cette année 2016  alors qu'en était-il au siècle dernier ?

     

    Parfois, le « petit truc en plus » saute une génération. Cet élément de reconnaissance si cher au cœur des géniteurs «il tient ça de son père où c'est sa mère tout craché» délivre l'héritier d'un signe extérieur d'appartenance à une lignée connue ou pas... Et des fois trop difficile à supporter !

    « Je veux bien les sous, mais pas les dessous »

    Avez-vous imaginé ou envisagé de renoncer à l'héritage que vous ont laissé vos parents. 

    La couleur de peau, difficile à s'en débarrasser... Même au moment de la mue ! 

    Le langage, facile a masqué sa langue d'origine, ses habitudes vestimentaires et culinaires, plus aucun repaire !


    Pourtant chez « le Romano » sont ancrés les gènes du voyage et surtout de la libre circulation.
    Il a beau faire et beau dire la chasse au naturel ramène au grand galop chez cet homme l'appel de la forêt, des grands espaces, des routes sans fins et une certaine fantaisie.

    Le hasard des rencontres m'a fait connaître un médecin rhumatologue de renom à Clermont-Ferrand. 

    Une certaine expérience a développé mes sens à reconnaître  ''le voyageur qui existe en toi ‘‘.


    L'homme de l'art qui me reçoit pour une sciatique naissante porte bien et beau ses cinquante ans. 

    De taille moyenne, le cheveu noir de geai, il doit revenir d'une semaine de ski tant son teint est halé. 

    Il porte un pantalon en velours côtelé, dans les tons moutarde tombant de façon impeccable sur une élégante paire de mocassins tressés, sans chaussettes.
    Une chemise de couleur violette ornée d'une cravate mauve brillante -disco est recouverte d'un gilet en toile légère rappelant les tableaux de Gauguin aux îles Marquise.


    De la couleur, de la luminosité et un certain goût pour la transgression des codes de l'habillement me font penser à une survivance de liberté lointaine.
    Rien à dire sur la diagnostique et sur la prescription, mais au cours de notre entretien, j'ai eu la confirmation : ses ancêtres étaient Yéniches, voyageurs Suisses.
    Avait-il souffert de cet héritage lors de ses études, parmi des collègues formatés au port de l'insipide costard cravate ?


    Je pourrais vous citer le nom d'un grand nombre de quidams qui ont cette particularité, un de leurs ascendants était issu des Gens du Voyage. Des années après avoir gommé les particularités de leurs ancêtres ils ont quelque chose qui les différencie des « autres gens ». 

    Que ce soit dans leurs attitudes, les prénoms de leurs enfants, leur habitat, les métiers qu'ils exercent, leurs goûts littéraires, culinaires, musicaux tôt ou tard, ils se dégageront de la mêlée.
    Ils seront classés dans la catégorie des originaux ; l'entourage dira alors que le grand-père était russe ou quelque chose comme çà... Cela explique tout.


    Pour d'autres, cet héritage sera plus lourd à porter. Oubliées, toutes ces différences, passées à la machine les couleurs d'origine, les survivances trop bien enfouies finiront par resurgir et là catastrophe p'tit gars ! C'est l'être au plus profond de lui-même qui crie justice, les blessures profondes sont rouvertes, des envies de règlement de comptes se font sentir... Attention souvenirs danger !

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  • Homme de lettre et heureux tour

     

    Mon père était un homme de lettres....postier qu'il était !

    L'ayant très peu connu et comme je n'avais pas d'adresses (pluriel oblige ) je n'avais pas l'art et la manière de cultivait des relations normales qu'un père et un fils se devaient d’entretenir (manque d'équilibre réciproque ) ni de boites aux lettres pour recevoir de ses nouvelles.

     

    J'ai souvenance d'une de ses boutades façon boomerang, prononcée lors du départ à la retraite de son directeur «  je lève mon verre et à cette occasion je porte un toast de satisfaction à ce qui nous a réuni pendant toutes ces années passées à vous supporter (!) :

    « je bois aux arts et je boite aux lettres » .

     

    Et il en rajoutait en disant «  les P.T.T s’égrainent ainsi : Petit Travaux pour tuer le Temps...

    Belles paroles pour un employé des Postes et Télécommunications comme on disait à cette époque.

     

    Il en fallait peu pour être heureux, vraiment peu pour être heureux...air bien connu des amis de la jungle dans laquelle nous survivions.

     

    Quant à son descendant direct de l'arbre dans lequel Darwin m'avait pendu, il se considère comme un homme de l’Être.

    Je ne vous régalerais pas de ce barbant et obligatoire chiant : être ou ne pas être...je ne me pose même pas la question car je suis ...et qui m'aime me suive..un point c'est tout !

     

    Un de mes amis, gonflant comme un vent soufflant en poupe, me confiait discrètement et de façon à ce que tous nos invités entendent bien cette boutade « je prends mes désirs pour des réalités car je suis adepte du sophisme  post hoc ergo propter hoc (après cela, donc à cause de cela).

     

    Oui.... il faut que je vous fasse cet aveux, je fréquente des gens chiants, pas depuis longtemps, mais par un étrange concours de circonstances provoqué par un dieu Turlupin à qui j'avais la veille, réclamé monts et merveilles, mes pensées de Loupzen ont attiré de braves esthètes en mal d'adoration.

     

    Pas méchant pour un sou, plutôt benêt et contemplatif, que vindicatif, ce regroupement d'amis bien pensant cherchait un gugusse, dont le parcours de vie servirait d'exemple à un style de vie « new-age » pour remplir le vide abyssal de leur rubrique des chiens écrasés, intitulée :

    « Ah ! Le con...il l'a fait et toi aussi tu peux le faire"

     

    Cette vue de l'esprit est fondée sur la notion erronée que parce qu'un événement arrive après un autre, le premier est la cause du second. Le raisonnement post hoc est la base de beaucoup de superstitions et de croyances erronées.

     

    Passablement amusé par cette situation, le reste de mes cellules rangées en ordre de bataille, ne se fit pas prier pour déclencher l'ultime charge de la brigade légère.

     

    Un confortable et rassurant renflement visible par les visiteuses et les habitués qui fréquentent en toute modestie ce genre d'endroit, trahit indubitablement un plaisir certain à mettre en branle mon cerveau de primate.... ( je fais allusion à celles et ceux qui ont la vue basse et dont le champ de vision ne dépasse pas l'endroit où sont sagement rangés le petit Chose et les deux Orphelines )N'oublions pas que le cerveau de bien des hommes se situe dans la braguette....parfois je n'échappe à la règle.

    « si un événement est la cause du second...vous devez prendre votre vessie pour une lanterne....et chaque fois que vous allez pisser...vous vous brûlez les doigts ».

     

    « A con...con et demi » dit le proverbe...je n'échappe pas cette règle du demi à moitié vide ou à moitié plein !

     

    Au cours de ce périple je me suis lié d'amitié avec un Prince.... Jurançon est son nom.

    Ses quartiers de noblesse se trouvent dans la complexe alchimie de 3 cépages : Petit et gros MASENG – COURBU Blanc- CAMARET de LASSEUBE. (pour les connaisseurs)

    Ce nectar porte le nom d'une commune des Pyrénées Atlantiques Il est aussi nommé : Dame noire, Dégoûtant, Gouni, Petit noir ou Folle noire.

     

    Mes dames, je vous le recommande en toute sincérité, en apéritif, sa douceur et sa rondeur en bouche, feront dire à vos langues qu'il faut impérativement qu'elles se délient pour que dans la soirée elle se lient d'amitié à sa charmante compagnie.

    La célèbre COLETTE, en son temps déclarait :

     « Je fis, adolescente, la rencontre d'un prince enflammé, impérieux, traître comme tous les grands séducteurs : le jurançon » …..avis aux amatrices.

     

    Je me demande si je n'ai pas un peu de ce nectar qui coule dans mes veines...

     

    On conte que j'eus La tétée au jus D'octobre...
    Mes parents ont dû
    M' trouver au pied d'u-
    -ne souche,
    Et non dans un chou,
    Comm' ces gens plus ou
    Moins louches...
    En guise de sang,
    (O noblesse sans
    Pareille !)
    Il coule en mon coeur
    La chaude liqueur
    D' la treille...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

    Pour les amateurs de "nouvelle musique ".....juste après la seconde guerre mondiale.

    L'accordéoniste est le grand-père de CATINOU. Ils sont frères. Le père, patriarche est l'Homme qui joue du bandjo, portant fièrement une épaisse moustache.

    Nous effectuons actuellement des recherches sur la famille.....une sacrée surprise nous attendait en Avignon.....a suivre

     

     

     

     

     

    JAZZ & CO

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  • L'homme aux yeux de lapin

     

    Cette étrange histoire prend ses racines dans la communauté des Gens du Voyage dont j'ai fait partie pendant de nombreuses années.

    Elle se déroule au sein même de la communauté des Manouches implantés dans la région CENTRE FRANCE et plus précisément dans les villages de la vallée d' Allier (puy-de-dôme).

     J'exploitais un commerce de récupération de métaux et de vieilles brocantes, à ce titre, je recevais une clientèle qui venait régulièrement échanger contre monnaie sonnante et trébuchante divers marchandises. : Restes de chantier, métaux non ferreux, vieux meubles et véhicules destinés à la casse.

    Je vous invite à partager les aventures d'un membre de cette communauté, nous étions à ISSOIRE, dans les années 80. 

    Je n'ai jamais su son nom de famille, les Manouches le surnommaient  '' HAZO YAK '' ou l' ''homme aux yeux de lapin. ''

    C'est son beau-frère Bougodon qui me l'a présenté.

    Un matin, alors que je m’appétais à recevoir la clientèle de nomades livrant les fruits de leur dur labeur de la veille, "Bougodon " se présenta devant mon hangar, il était accompagne d'un jeune garçon.

    «Je te présente mon beau frère, il a quelque chose à te demander».

     Le garçon devait être âgé de 18 à 20 ans,, maigre, mesurant 1,60 mètre il portait un pantalon de costume sombre rayé, une che­mise qui autre fois avait été blanche, un gilet de costume et... pas de chaussures.

    Ses cheveux noirs de geai tombaient sur ses épaules. Sa figure basanée en lame de couteau était disgracieuse car un nez aquilin et des dents plantées dans le désordre ne sont pas ce que j'appellerai des atouts pour plaire.

    Il s'exprimait avec difficulté dans un français de base mélangeant des mots qu'il avait entendus au cours de conversations avec les gadjés, des mots d'allemand et de romani.....

    La nature lui ayant joué « un petit tour à sa façon » il était obligé de tourner la tête de biais, car il ne pouvait voir de face la personne avait laquelle il s' entretenait.

    Vous connaissez maintenant les raisons de son surnom.

     

    Ce martien était planté devant moi, la gueule de travers et il m'observait.

    «il va se marier et à besoin de lovés, tu veux pas lui donner du travail».

    Que sait-il faire?

    «Chépas mon Philippe, t'as vu nous on est des trimards!, mais si tu veux après il te prêtera sa femme pour te remercier ».

    A SUIVRE......ce n'est que la mise en bouche.....

     

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  • l'Aventure c'est l'aventure

    Peut-il y avoir une aventure sans aventurier

     

     

     

    Le plus beau et le plus troublant des compliments que j'ai adressé à une femme a déclenché chez moi, une réflexion que j'aimerais partager avec vous.

     

    Je lui ai dit: " tu es à toi seule une aventure et je suis moi, un aventurier.. ."

    Nous étions fait pour tirer de sauvages bordées

    Nous ne pouvons dissocier l'un de l'autre...nous vivons au travers de l'un comme de l'autre.

     

    L'aventurier se nourrit de projets, d'incertitudes, d'impondérables, d’ambiguïtés, il aime les énigmes et se mettre en danger.

    L'Aventure a cette ambivalence, elle cherche et elle offre....

    Elle cherche le sel sur une peau tannée, le menton mal rasé du baroudeur,la main salvatrice qui lui tendra un expresso en lui disant « what else », un accord de guitare plaquée au coin d'un feu de bois sur une plage.... En contre partie elle offre (eh oui avec madame c'est donnant-donnant) des frissons, des promesses de vie nouvelle, des souffles coupés par les émotions et plus si affinités !

     

    Que serait une aventure sans aventurier ? La notion de l’île déserte ne me convient pas, et bien que les fins de semaine soient promesse d'amusement, voir Vendredi seul sur son île se faisant tartir en cherchant la Grande Aventure, il lui manque la présence d'un Merlin enchanté d'un tête à tête..

     

    De même imaginez un aventurier ayant pignon sur rue, référencé dans tous les sites de rencontres, astiquant sa plaque professionnelle en cuivre fixée à l'entrée de son bureau façon profession médicale qui devrait se contenter d'aller chercher ses clopes au coin de la rue pour faire naître une poussée d' adrénaline.

     

    L'un a besoin de l'autre ou l'une a besoin d'un autre.

    Je vois d'ici les annonces sur l 'inter pas très net: « aventurier, regagnant son port d'attache, propose escapade avec ou sans lendemain à une Aventure en quête d'un aventurier. »

     

    En un clic, bondissant pour répondre à l'appel d'un prétendant proposant « d'échanger temps libre contre journée normale d'une femme » elle martyrise son azerty (clavier de son PC...je dis çà pour les hermétiques) et lance sur le web :  « Aventure bouillonnante de promesses accepte de tenir la barre de l'aventurier qui saura se lancer à corps perdu dans la course au septième ciel  avec ou sans escales » .

     

    Sans escales....faudrait voir tout de même.... en considérant que le transport du corps peut être envisager avec rapidité ( je plaints l'Aventure qui fondait de gros espoirs dans la durée de la manœuvre questions des préliminaires...la vitesse en nœuds doit être prise en considération ) il ne faudrait pas oublier le ravitaillement essentiel à une traversée aussi rapide fut-elle.

    Un vieil adage de loup de mer que je livre à votre sagacité : « on n'embarque pas pour une traversée sans une ration de biscuits secs ».....si non bonjour le radeau de la Méduse ...et autres tirages au sort pour savoir... « qui, qui, qui sera mangé ! »

     

    l'Aventurier a besoin de temps de repos ne serait-ce pour rechercher les batteries de son i-phone et de se refaire une petite santé.

    Il lui faut procéder à la mise à jour des cartes Michelin et Google Earth, et même « la carte du tendre » ( si chère aux Amants de Louis MALLE)

    L'Aventure à besoin de se auto alimenter pour se régénérer et pour pouvoir se montrer sous ses plus beaux attraits, de repousser les limites des continents afin d'en découvrir de nouveaux...mais l'un comme l'autre sont sur la même longueur d'ondes ils sont en phase de rencontres et de communication.

    J'ai envie de fredonner cette chanson de Jean FERRAT « que serais-je sans toi qui vient à ma rencontre...qu'un balbutiement »

     

    La fonction crée l'organe...l'Aventurier n'existe que pour répondre et combler les désirs de l'Aventure....qui des deux est né le premier l’œuf ou la poule ?

    L' Aventure n'existe que pour contenter et répondre aux besoins de l'Aventurier...

    Et vous, Aventurier ou Aventure ?

     

     

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  •  

    Quelques jours se sont écoulés depuis le départ « de la tribu prophétique».

    Je me suis rendu à leur campement pour régler une affaire. J'avais négocié avec un magasin de souvenirs, la vente de panières en osier ; 

    La demande de l'époque portait sur plusieurs centaines de pièces distribuées dans des magasins recevant une clientèle nombreuse de touristes.

    La difficulté était de faire comprendre aux fabricants (mes amis les Manouches ) qu'il fallait tenir leurs engagements et qu'une fois une importante somme d'argent empochée ils devaient honorer les demandes.....ce qui fut impossible à réaliser.

     

    Grosse effervescence dans cette ruche où si tu ne prends pas garde, tu es attaqué par les guêpes; bien sûr très imagée cette comparaison mais très proche de la réalité. Leur unique moyen de faire entrer de l'argent c'est le commerce et le troc et là, j'ai vu de tout.

    Ce que je vais vous rapporter est entièrement vrai et dépasse les limites du raisonnable.

    Un attroupement composé d' une dizaine d'hommes s'est formé au cul d'une BMW rutilante, de couleur noire.

    Celui qui semble en être le conducteur est négligemment appuyé contre l'intérieur de la portière ouverte, avant gauche, le moteur tourne au ralenti, prêt à partir.

    La malle arrière est grande ouverte, dans le coffre je distingue trois petites valises. Dans leur écrin de velours noir apparaît une collection de montres de grande valeur me semble t il.

     

    Le deuxième homme, sapé comme un milord porte beau. Grand brun, de carrure imposante, ses deux mains sont ornées nombreuses bagues en or, représentant une tour Eiffel, un fer à cheval, une tête de lion et d'autres motifs tous aussi proéminent, disproportionnés, ayant deux buts : celui d'impressionner et de faire très mal en cas de bagarre.

    Les discutions vont bon train et me donnent le loisirs d'approcher sans que personne ne me re­marque. Bougodon me capte du coin de l'œil, il me fait signe de me taire et pour me «fondre» dans ce groupe m'adresse quelques mots dans sa langue maternelle... et paternelle. (Trad. phonétique)

    «jalla phral itsa, came te pilles birra? ( ça va frère il fait chaud tu veux boire une bière?)

    «ova, iman douye birra drein wagi ape ky (bien sur j'ai deux bières dans la voiture tu viens?)

     

    La conversation n'a pas échappé au «vendeur à la sauvette» qui me montrant du doigt de­mande «kouni kava» (qui est-ce)

    Avant que quelqu'un ne réponde je m'adresse à lui «kichi bicraves le» (combien tu les vends ) ouf! Nous parlons la même langue. Des informations se font entendre dans le groupe: « ilo Philippe, le chiffonnier, il rachète tout, c'est un homme, un voyageur... ».

     

    Mais à ce moment précis, l'homme aux yeux de lapin, caché par le groupe apparaît. Il porte au poignet droit trois superbes montres d'homme qui rendant jaloux le poignet gauche en porte autant. Six montres pour un garçon qui ne sait pas lire et écrire, voilà de quoi occuper ses longues journées.

    Après quelques mots rapides, le coffre est refermé. J’aperçois sur la banquette arrière une jeune fille qui gesticule et que calme le vendeur d'une magistrale paire de gifles.

    Dans un nuage de poussière la voiture et son contenu disparaissent, laissant là le groupe qui ne dit mot.

     

    Venant vers moi, me serrant dans ses bras pour me dire bonjour Bougodon me dit « mon beau-frère vient d'échanger sa femme contre six montres! il est fou, quand l'homme (le vendeur) verra que ma sœur est enceinte il voudra reprendre ses montres! Quelle histoire ça va faire».

     

    La fin de cette aventure tragi-comique est rocambolesque.

    Le bébé du couple a été recueilli par une des femmes de la famille qui ne pouvait avoir d'enfant et qui deviendra sa mère de façon tout à fait illégitime.

    Certains actes de naissance ont été arrangés pour le plus grand bien de tous, je le reconnais de façon illégale... mais des fois seul le résultat compte.

     

    La jeune femme, alors âgée de seize ans, a été livrée à la prostitution dans la périphérie de Lyon. Trois mois plus tard alors qu'elle venait d'être vendue à un réseau de prostitution, elle s'est échappée parcourant le chemin du retour en trois semaines. Son acheteur a été confondu entre temps pour le casse de la bijouterie dans laquelle il avait dérobé les montres. Happy-end me direz-vous.

     

    Ce benêt d « ' œil de lapin » s'est fait voler les montres, sa femme a été récupérée par un jeune ma­nouche avec qui elle ne tarda pas d'avoir plusieurs enfants. Quant au héros de cette épopée, je ne sais ce qu'il est devenu.

    Les acteurs de ce théâtre ambulant de la comédie de la vie, ont été nombreux. Chacun a joué un acte, une scène puis après avoir fait trois petits tours sont repartis. Il en est de même pour moi.

     

    Je vous dois un grand merci pour m'avoir accordé votre confiance.

    Je ne cherche pas à attirer votre pitié....c'est un monde parallèle et cruel dans lequel j'ai évolué et qui pendant un temps m'a collé à la peau.....pourquoi le nier.

     

    Le changement de nos personnalités est possible et je dois beaucoup à quelques personnes qui m'ont tendu la main et tenu le clavier pour que je puisse exprimer ce que j'avais sur le cœur......EKLABLOG. (et le personnel ), Annie qui un jour m'a dit : t'es un con...prouve moi le contraire, Suzanne et Jany...tant d'autres avec Sérénita (!).. et CATINOU ..... et maintenant : VOUS.

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  •  

    Mon interlocuteur était sérieux. Depuis plusieurs années je côtoyais cette famille et

    un respect mutuel s'est installé au fil de nos « coups de commerce » de nos engagements tenus et des secrets enfouis dans nos mémoires à jamais scellées par la parole donnée entre vrais hommes.

    Le patriarche qui décidait de l'avenir de  sa tribu a trouvé la mort, une nuit, dans ma voiture......

    Ce secret n'a jamais été éventé depuis ce temps là.

     

    Les mariages consanguins font des ravages....j'ai assisté à de bien pénibles scènes d'union, intolérables aux yeux de l'homme que j'étais, mais je devais m'enfermer dans un mutisme de lâche dont je ne suis pas fière...

    je vous demande pardon mesdames, mais il y a  des soirs ou j'ai tourné le regard pour ne pas avoir à affronter la détresse contenue dans les yeux de jeunes filles qui allaient servir à assouvir le trop plein de testostérone d'un membre de leur propre famille.

     

    Ils sont surnommés: les hommes des bois, les « Schwartz » les noirs tant leur peau est cuivrée et sombre.

    Leur fa­çon de vivre est rudimentaire et prés de la nature.

    Habitués à la rudesse de la vie, en proie au racisme, pauvres parmi les pauvres, ils sont victimes de leur aspect et des moqueries d'autres groupes des gens du voyage. Ils sont en définitif le bas de l'échelle de ce cirque humain qui, il y a des siècles, a jeté sur les routes de l'Europe des peuples de nomades.

    Plusieurs vivent ou végètent dans des voitures en compagnie de leurs épouses et de leurs enfants, c'est leur seule résidence.

    Je reviendrais sur un épisode de mes fréquentations.

     

    La famille à laquelle je fais référence regroupe une cinquante de membres qui se déplacent que très rarement. Cette sédentarité est causée par leur appartenance à un passé lointain, imposé par les anciens : ils se déplacent encore avec des caravanes tirées par des chevaux....

    Arrivés aux portes du 21 eme siècle à cheval et en roulottes ne manque pas de panache.Cet anachronisme est un boulet qu'ils traînent à leurs pieds entravés par l’héritage de leur culture.

    .

    Ils venaient régulièrement vendre des métaux, de la ferraille et de la brocante. Petit à petit nous avons établi des règles entre nous qui n'ont jamais été transgressées. Mon épouse apportait une aide dans l'établissement de dossiers administratifs entre autres, peut être me sera t il donné de vous offrir le récit de succulents échanges entre ces femmes....comme le fait de monter une mayonnaise, de faire une purée écrasée ou tout simplement d'aborder des sujets féminins plus intimes.

     

    Lorsqu'ils travaillaient pour moi, je les nourrissais et les hébergeais. Quand nous brûlions le cuivre, la chaleur était telle qu''ils se mettaient torse nu même en plein hiver.

    A la fin de la journée avait lieu la cérémonie du « Jourdain ».

     

    Un ruisseau qui servait de réserve de pêche bordait la propriété. Ils s'en servaient de salle de bain au grand air, se frottant le corps avec des berlingots d'eau de javel. Le noir de fumée partait dans l'eau et par consé­quence le chlore aussi, nous repêchions les truites qui flottaient au fil de l'eau. Le soir c'était festin.

     

    C'est précisément à l'occasion de la fin d'un chantier, que j'ai été gratifié d' une bien étrange marque de confiance........Vous allez être surpris.

     

     

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  •  

    SONIA

     

    Sa fille aînée, Sonia était spéciale.

    Je ne saurais lui attribuer un age, peut être une petite trentaine d'années passées à remplacer la mère pour s'occuper des nombreux frères et sœurs.....mais c'est comme çà et il ne saurait être autrement...question de traditions.

     

    Le temps avait passé, les charges de la famille étaient ses priorités.....on ne lui connaissait aucun prétendant jusqu'au jour ou......

    Une jolie petite frimousse avait débarqué sans être annoncée. Pour la réputation du clan, elle avait été très durement maltraitée.... et sa réputation sentait le souffre faisant de cette jolie jeune femme un être isolé et malheureuse.

    La petite fille, était la préférée de son papou (grand-père ) toujours fourrée dans sa roulotte et contrairement aux autres filles, elle partait chiner avec le Vieux. Elle était bien la seule à ma connaissance de profiter de cet avantage.

     

    Pourtant le patriarche n'avait pas eu un comportement trop dur envers elle et souvent il prenait sa défense jusqu'à porter des coups de couteau à des prétendants imprudents qui ne pensaient qu'à passer leurs envies de mâles.

    Connaissant parfaitement leurs us et coutumes je n'ai pas été surpris le jour ou j'ai appris que......le père...

    Et ce soir, ce bâtard voudrait m 'honorer en me confiant sa fille..... j'avais envie hurler, de le rouer de coups..mais le fusil qu'il tenait à la main me fit comprendre que dans un différent celui qui tient une arme aura toujours raison.

     

    Mon ami ,le Bougodon, sentant arriver le grabuge, pris sa sœur Sonia par le bras, la catapulta dans une roulotte et sans me demander mon avis me jeta dans ses bras.

    Cinq à six marmots étaient entassés sur le plancher de la roulotte, lovés dans des édredons à plumes.

    A l'extérieur, tous étaient partis se mettre à l'abri....quand le Vieux commençait à tirer en l'air il était préférable de descendre aux abris.

    Il jurait tous ces morts en proférant des menaces dans le cas où je lui aurais fait l'injure de refuser son royal cadeau.

     

    Sans prononcer la moindre parole, nous nous sommes allongés, serrés l'un contre l'autre et d'un commun accord nous avons fait tanguer la roulotte.....ce qui eut pour effet de réveiller les poules dans les cages, fixées sous le plancher.

     

    A chaque supposé coup de rein, la  volaille  caquetait et battait des ailes....la «verdine » brinquebalait, faisant tinter les poêlons et ustensiles de cuisine accrochées aux roues de la caravane...comme nous mettions du cœur à l'ouvrage, le tuyau de poêle, mal fixé, s'est décroché et un nuage de suie acre envahit la carrée....

    Dehors, les coups de fusil s'étaient tus, l'odeur acre de la poudre était remplacée par les relents d’alcool d'autres coups de canon.

    Le patriarche,enveloppé dans une couverture cuvait , tranquille pour cette nuit, une semaine plus tard il avait rendez-vous avec la grande faucheuse..dans ma voiture.

     

    Tard dans la nuit, remis de nos émotions nous nous sommes quittés sans mots dire ni maudire.....Qu'est elle devenue..je l'ignore... SONIA avait une route différente de la mienne et elle la suivie.

    Pour tous, l'honneur de cette femme avait été préservé et sa réputation sauvegardée, n'était-ce pas là le principal ?

     

    Un étrange goût amer vous a envahi le palais ?...allez vous rester à table ?....prenez cinq minutes pour vous reprendre, le repas n'est pas terminé et parfois il vous faudra boire la coupe jusqu'à la lie....

     

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  • Le soir venu, les trois hommes que j'avais embauchés pour effectuer ce travail avaient besoin de se dégourdir les esprits.

    Prudent je l'étais par habitude avec ces gens. Je prélevais un tiers de la somme que je leur devais en paiement de leur travail.

    L'argent ainsi « épargné d'office » était remis de la main à la main aux femmes.....pour qu’elles puissent assurer un entretien correcte de leurs enfants.

     

    Première halte de ce chemin de croix.

    Le bar restaurant situé à la sortie du village dans lequel je suis installé. La bière est fraîche et ne doit pas attendre sur le rade du bar..qu' à cela ne tienne...vite fait bien fait...les premiers billets s'envolent à tire d'aile... la tireuse de la bière était sous pression.

     

    Les quelques kilomètres qui séparent la ligne de départ du lieu de stationnement s'effectue sans problèmes par les chemins de contrebandiers moins fréquentés par la maréchaussée.

     

    Seconde halte....Faudrait peut être penser à mettre quelque chose dans l'estomac !

    Quatre gros pains de campagne, cinq paquets de chips, quatre poulets, deux calandos et cinq bouteilles de Cognac ….de quoi terminer la soirée en beauté !

    Les quatre premières « Martel étoilées » sont pour la communauté et la « der des der » est pour le père...on a du respect pour les traditions chez ces gens là !

     

    Soit dit en passant sur l'égratignure que je fais à Martel (pas le Charles de Poitiers) mais celui de la marque du même nom est justifiée. Après la soirée trop arrosée, le lendemain au réveil ils se sont mis « Martel en tête » dans le sens où il y a comme une sorte de furie sauvage qui galope dans le crâne que seule l'aspirine peu stopper.

     

    Le moyen de locomotion chez eux m'a de suite captivé.La famille possédait quatre roulottes hippomobiles.

    Quand il faut faire le plein des véhicules qui tractent les roulottes, les problèmes pointent le bout de leurs naseaux....Si c'est encore assez facile de remplir de carburant un réservoir, c'est une autre paire de manches que de nourrir des chevaux épris de liberté.

    Un des gails du père, trouvant que l'herbe était plus verte chez le voisin, avait défoncé la barrière d'une propriété, suite à une envie subite, se régalant des parterres fleuries et de quelques plantes soigneusement bichonnées par une brave dame.

     

    Des mots, gros et vindicatifs s’échangèrent, le garde champêtre fut saisi de l'affaire du siècle et devant les menaces de dépôt de plainte, je suis intervenu pour calmer les belligérants.

     

    Mon intervention consistant à laisser une poignée de billets sur la table de la victime a ramené le calme.

     

    Ce soir, je suis invité à partager le repas ….et le cognac.

    Le grand feu qui toute la soirée a réuni les membres de la famille, donne ses derniers rougeoiements, créant une ambiance plus intime.

    Le vieux chef de famille est complètement ivre. Il finit de vider une bouteille de rachidi ( traduire par : la brûlante, si vous préférez de l'eau de vie...qui donne la mort!).

     

    Les tiknés (les petits) sont dans les roulottes.Des matelas sont alignés sur les planchers, les enfants une fois couchés, sont recouverts de gros édredons de plume d'oie qui leur garantissent une douce température.

    Les femmes sont affairées à divers travaux ingrats et leurs maris se saoulent tranquillement.

     

    Juste avant de quitter la place de stationnement, je remercie l'Ancien, qui dans un sursaut de connerie allait déclencher une suite de fin de soirée beuverie que je n'avais jamais eu à maîtriser jusqu'à ce jour.

     

     

    Il m'agrippe le bras gauche et me tire à lui .Nous nous faisons face à face, son haleine de poivrot me donne la gerbe.

    Je vous traduit ces hoquets : « Rachai...t'es un frère..je te donne ma fille Sonia...prends la pour la nuit... ».

    Pour me remercier de divers services rendus cet homme pour qui j'étais un « pasteur » m'offrait sa fille en remerciement.

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  • Voici exposé le premier jus d'une trilogie d'articles concernant la famille.

    Cette famille est à prendre dans le sens de l'appartenance à un groupe d'individus, d'idées etc... et pas seulement de la sainte famille se résumant à Papa maman la Bonne et moi ! (Robert LAMOUREUX).

     

     

    Faire partie d’une famille et afficher son appartenance à ce groupe d’individus.

    Par quels signes extérieurs se reconnaitre et quels sont les codes de reconnaissance.

    Une fois l’adhésion  à cette  famille « effective », comment ne pas changer au cours de votre vie de direction. Pas  simple compte tenu  de l’avalanche de news fournis par les médias. Il en est pourtant d’entre vous qui ont su garder le cap.

    Garder le cap, facile à dire mais pas évident lorsque on naît déboussolé

     

    ARRIVÉ EN PROVENANCE DE..... VOL " 9 MOIS de TA MÈRE "

    A la sortie de la DZ, entendez par là pas grand-chose …drop zone c'est-à-dire zone de parachutage pour les non initiés aux termes guerriers.

     Cet endroit est donc l’utérus de ma mère….vous comprenez mieux qu’ ‘il n’y avait pas grand-chose à entendre,  un instinct de survie m’a été indispensable pour commencer à évoluer dans un monde hostile.

    On a beau nous rabattre les oreilles à grands renforts d’images de niaiserie sur les beaux bébés adorables et joufflus, le début de ma life n’est pas particulièrement home sweet home... j’aurais préféré : femme sweet femme ! (je suis un équilibriste littéraire).

    Ne désirant pas m’éterniser sur les premières violences de la vie, premières baffes pour qu’il crie ce bébé, la tête en bas le cul à l’air, les premières malbouffes, l’inconfort des premières vidanges de mes fosses nasales et septiques, j’a i bien été obligé de reconnaître que le monde qui m’attendait était hostile…. Le wild et so far west en quelque sorte.

    UN PETIT PAS POUR L'HOMME...

    Un détail qui a eu une répercussion sur le fait de montrer le bout de mon museau : « à que Coucou Johnny...oui je suis né  dans la rue »... . Presque…at home ! Eh oui petit veinard !à l’époque les mises au monde se faisaient  à domicile donc pas de mise en contact avec le monde extérieur….ceci pourrait expliquer mon aversion pour ce univers que j’ai toujours redouté et dans lequel je  me sent comme un Findus dans sa poêle à frire !

    Seulement voila, j’ai de suite préféré la fréquentation des vilains méchants indiens et flibustiers de tout poil (la pilosité arrivera bien plus tard) la rudesse des animaux méchants (mon meilleur ami n’était pas ce con de Rintintin mais messire le Loup au monde des Bisounours et autres greluches dégoulinantes de sucre rose et de miélérie.

     

    AU MENU NOUS VOUS PROPOSONS:

    Trop tôt dans la vie, il nous est demande de choisir son camp.

     Serez-vous

    • fille ou garçon (est-ce que je sais moi à quoi ça sert cet engin qui pendouille entre mes guibolles ?)
    • fils de seigneur ou de gueux (est-ce que je connais qui est le con qui a traficoté avec la chaudière de ma mère au point de faire sauter le thermostat)
    • -Ministre ou balayeur obligé de choisir une orientation professionnelle.

    Mon fils, héros de ma vie voulait être motard de la police-notaire...il est à ce jour artisan de son propre bonheur. Ma fille, moteur de secours de mes vieux jours avait été dirigée vers les métiers de la mécanique et de l’automatisme…. je me demande qu’elle est l a conne d’enseignante qui a validé les tests ?  A ce jour, elle est responsable au sein d’un  groupe pétrolier du bonheur de son mari et de son fils.

    Et comme si cela ne suffisait pas, en plus des monumentales erreur de G.P.S qui est chargé de vous driver, il vous est demandé de pointer du doigt les idées politiques à combattre, de définir vos  orientations en gouts musicaux et culinaire et de choisir le moyen de sauver  votre âme (alors que vous êtes encore debout….j’ai pas dit vivant...Nuance) au sein d’une religion qui mettra le dawa (le feu, le binz, le bousbir, le bordel en quelques sortes dans votre vie et celle des autres.

     

    AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DE QUI ENCORE?

    Votre nom de famille ? Quand vous êtes femme, vous n’existez plus.

    La jolie petite fille qui faisait l’admiration de son papounet et de sa rem (sa mère pour les plus vieux qui ont passé l’âge d’être de jeunes cons) s’est fait explorer la D.Z (voir plus haut non pas en terme d’anatomie mais de positionnement de cet article)en devenant la femme d’un autre;

    Elle ne s’appartient plus mais devient le butin d’un mâle…Terminé ma fille tu n’es plus de ta famille…Un peu fort ne trouvez vous pas ? Voila des lustres qu’on vous rabat les oreilles en vous imposant une identité familiale avec des règles strictes à respecter et puis parce qu’un autre plus virile et plus arnaqueur que votre géniteur à tapé du poing sur la table en disant « moi Tarzan, toi Jane…Moi Bonobo..Moi vouloir toi pour créer famille et continuer ce cercles de duperies…Are you Ok ? »

    La réponse devrait fuser d’elle même « non je suis KO ».

    Appartenir à une famille, un des mes rêves qui fort heureusement ne s’est jamais réalisé.

    Oui mais quelle famille allez-vous rejoindre ?

    Il s’agit bien évidement d’un groupe d’individus partageant les mêmes intérêts sur les  plans musicaux, professionnel, éducatifs, religieux, artistiques etc…

    Etre un des  éléments d’un système qui devrait en théorie vous protéger des agressions extérieurs à ce cocon (Eh oui…vous avez bien lu…le mot con).En vérité je vous le dis (héritage d’un passé) vous devenez un des rouages, certes bien huilé, servant aux profits de celui qui a la clef du système.

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  • On ne choisit pas sa famille …..Çà c’est pour la rime et le fun de Manille du chanteur bobo

    Va falloir le descendre de son piédestal  le Maxime, sa famille on la choisit bel et bien et une fois que la seconde peau  est enfilée...Plus dure sera la mue.

    Cette appartenance vous formatera tout au long de votre vie. Là où je suis d’accord c’est qu’il est très difficile d’échapper au port de la redingote de super héros que papa et maman voulaient vous faire endosser, faisant de vous et suivant la formule consacrée par de sacrés cons « tu seras notaire parce que papa ne l’était pas ».

    « Je sais, je sais » comme disait Jean Aléxis Montcorgé, nous voulons le mieux pour nos enfants, pour que leur vie ne ressemble à la vie chiante que nous subissons. Nous oublions que les temps changent, le marché de l’emploi est fluctuant, et que le poids de nos ancêtres peut être très différent de l’héritage abandonné style valise sur le bord d’un quai qu’un artificier va faire péter !

    Les parents recherchent la sécurité pour leur progéniture….en principe mais ils recherchent avant tout que le môme qu’ils ont eu du mal à mettre au monde ne bouscule pas leur relatif bien être.

    Égoïstement j’men va vous causer de mes zigues et des déguisements dont j’ai été affublé !

    De toute ma prime jeunesse le tailleur qu’a été mon père m’a coupé et bâti un costard de…..naturiste. Et oui, le brave homme na pas eu de projet professionnel bien défini pour ce chérubin que j’ai  été. Pas de vêtements à enfiler..à poil j’ai été.

    D'une lignée de  « taiseux du Ch’nord », connaissant la misère mais pas ses parents il a cherché la sécurité et « tu seras fonctionnaire,  tu auras à manger et de quoi te taire ».

    Donc le petit Loup était destiné à le devenir. Je ne remercierai jamais assez mon paternel de ses efforts surhumains pour que je sois ce qu’il était, me donnant ainsi une envie style « va vite du cocker »d’aller voir ailleurs pourvu qu’il n’y soit pas.

    Ayant pigé le mode d’emploi de cette vie, je suis très vite entré aux services des autres. Je n’avais pas de protections, pas de références, rejetant les chaines que des syndicalistes me tendaient.

    A cette époque, les syndicats qui avaient pignons sur rue sentaient mauvais le front popu. La casquette et la java de travers. « Tous unis, tous égaux au même niveau…à cet étage les pieds, ils puent ». Interdit de s’élever « tu seras au ras-dada par ce que papa est encore là ».

    Fuyons mes frères ! Et puis l’herbe est plus verte chez le voisin.

    J’ai donc opté pour ce qui allait être un style de vie qui allait me porter bien au-delà de la simple façon de remplir mon écuelle et celle des miens.

    Je suis devenu Mercenaire ou  Corsaire à la solde d’un patronat à qui je rapportais de l'argent et qui m'en laissait assez.

    Au départ j’ai vendu des « n’importe quoi sur les marchés de France et d’ailleurs ».J’ai été initié aux us et coutumes de ce milieu féroce, devenant baron et homme de main à des plus riches et mieux implantés que moi.

    J’ai vraiment pris mon pied en les détrônant  de leurs stands de la foire du Trône et de la foire à Neuneu.

    Je suis passé du stade d’homme de peine à meilleur vendeur et ce, en quelques années.

    Puis lassé par la petitesse et l’étroitesse des cerveaux de ce milieu, j’ai mis les voiles vers d’autres ports de flibustiers.

     

    A SUIVRE (si vous le voulez bien )

     

     

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  • La mafia...la suite je la veux de suite !

     

     

    « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,

     Fatigués de porter leurs misères hautaines,

    Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal. »

     

    On dit que l’argent n’a pas d’odeur, mais le cubain père de ces bouleversants appels à l’aventure, l’a recherché la Fortune et j’en déduis que pour cueillir la corne d’abondance, il faut avoir du flaire. (En passant,  je fais référence au lieu de naissance de l’auteur de ces vers présentés en méli-mélo).

    Il est vrai que dans cet épisode, j’ai  endossé le costume du prophète que des jaloux ont crucifié. Je ne sais pas pourquoi mais l’envie de devenir quelqu’un  aux yeux de mes camarades de galère, m’a poussé vers ce besoin d’héroïsme.

    Le Waterloo morne plaine n ‘est pas pour moi .Des défaites en « des fêtes » j’en ai connu des lendemains qui déchantent  et même en paraphrasant ce bon vieil Hugo « Il neigeait. On était vaincu pas sa conquête. Pour la première fois l'aigle baissait la tête. » Je me suis souvent retourné pour contempler des Moscous fumant.

    Ces ruines sur lesquelles je me retournais étaient des compagnons d’infortune rencontrés au hasard de mes coups de mains.

    J’avais besoin pour vivre de  louer mes services et de me placer sous diverses bannières certainement à la recherche d’une légitimité qui me rassurerait.

    Ainsi, quittant le monde des vendeurs à la sauvette dans lequel j’avais porté le costume de l’éphémère je recherchais un habit de vendeur qui me donnerait une respectabilité aux yeux des autres…

    toujours les autres...Pourquoi diable faut-il vouloir se justifier ? pourquoi ne pas agir que pour soi en égoïste ? Ou sont –ils à ce jour ces autres pour lesquels j’ai reçu les estafilades ?

    Comme j’étais disponibles et en goguette un olibrius plus futé que les autres marloupins ( vieille expression pour indiquer qu’un escroc plus rusé qu’un autre) a flairé la bonne affaire en me recrutant….et oui on a l’âge de ses expressions !).

     

    « J’ai une merveilleuse opportunité à vous présenter »

    comment moi le Loup en maraude ne pas saisir cet appel de la foret. C’est dans cet état d’esprit que j’ai mis le pied dans l’aventure qui allait chambouler ma vie.

    Je ne ferais qu’aborder les grands thèmes de ce bouleversement qui reste encore trop présent dans La mémoire des gens

     

    Le Multi niveau…vous avez-vous aussi succombé ?

    Le système pyramidale je l’ai encore coincé au fond des amygdales …c’est pour la rime bien que je l’ai au travers de la gorge.

    J’ai fait la connaissance de fous biens heureux qui vendaient la lessive et les produits de consommation courante le goupillon à la main. Entendez par là que le groupement dans lequel j’évoluais avait basé ses techniques de vente sur certains préceptes d’églises américaines....American Way of Life si vous voyez à qui je fais allusion.

    En suivant cet enseignement, je suis allé au contact d’une foultitude de demandeurs de gilets de sauvetage dont la vie était un naufrage. Impressionnant de constater la fragilité des couples et de mesurer l’effet (bien faisant ou nocif) que la lecture de livres de motivation ou d’enrichissement de la personnalité pouvait avoir sur des individus en apparence doté de bon sens…. effrayant ou rassurant.

    De séminaires en réunions, de formations en démolitions, j’ai vite atteint ma vitesse de croisière, fréquentant les coulisses de « l’évangélique way of Life » des pasteurs et prédicateurs promettant et prouvant que « pour toi aussi c’est possible ».

     

    Pas toujours angélique bien qu"évangélique

    J’ai vu applaudir en « standing ovation » plus d’un millier de personnes devant la réussite d’un couple de français lambda, complètement retourné devant une réussite commerciale alors réservée aux majors d’école de commerce. Ces nombreuses réussites prouvées et vérifiées par le changement de train de vie (passant d’un statu de chômeurs à celui d’un P.D.G) ont aussi poussé les uns vers le haut et d’autres vers des abysses de l’échecs…..Très dur pour certaines de mes fréquentations que j’ai abandonnées sur des Moscou fumant….

    Je m’en suis sorti in extremis avec le costume de Révérend.

    Mais çà c'est une autre histoire que je vous conterais demain....si vous le voulez bien.

     

     

     

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    POLYEUCTE : une pièce qui m'aurait fait bailler aux corneilles .

     

    Adopter la bonne position durant l'acte ou par extension le kakemphaton.

     

    Avez-vous remarqué l'importance d'être bien positionné pour ressentir l'effet maximum ?

    Cette observation s'applique à de nombreux actes de nos vies qu'elles soient courantes, trépidantes ou contemplatives et même en littérature comme je vais vous le démontrer.

    Nombreuses sont les personnes qui n'assurent pas leurs arrières et qui s'en soucient (comme la Passante pour-les cinéphiles) comme de leur premier acné.

    Je fais référence  à Pierre CORNEILLE : « La même ardeur me brûle...Et le désir s'accroît quand l'effet se recule »     

    Cette tournure de phrase était-elle volontaire ? Elle prête à confusion .......remarquez on ne prête qu'aux riches, cela s'appelle la profusion.

     

    Si j'extrapole Saint Paul- il a  été le premier à écrire ce que devait être le rapport entre femme et homme.  (jeu de mots difficile à comprendre si vous ne lisez pas tout le texte )

    Il fallait suivant sa logique, effacer toutes traces de comportements libres à l'instar des Gréco-Romains pour suivre de strictes règles de conduite dictées par la religion. (par le plus grands des hasard)...ben voyons ! Il nous faudrait donc un manuel du savoir vivre et du savoir faire... ou pas!

     Son copain, Augustin avec lequel il fréquentait un cercle de metteurs en « cène » est allé encore plus loin dans la description du « savoir faire et savoir être chez les douze ». Ce cercle très prisé des religieux new wawe à essaimé à travers le monde entier, les préceptes d'un Essénien.

     Ce bon apôtre appliquait les vertus du " missionnaire " et recommandait sans faire aucune exception d'appliquer en toutes circonstances cette position. Sans en avoir l’air par ses prises de positions la femme se trouvait " soumise ".

    J'ajouterais sans avoir la preuve,  que cette réaction était peut-être due au fait qu'ils avaient été pris par l’arrière et par surprise...je ne m’engagerais pas dans cette voie là avec eux ! Les d'jeunes souligneraient «...no way !

    Combats " d’arrière garde  "me dires-vous.... pourtant le  kakemphaton est bien présent chez nos illustres penseurs : 

     

    La fonction crée l'orgasme :

      

    On trouve en la personne de Jacques Begnigne BOSSUET, célèbre poète et prédicateur français une intéressante prise de position :

    "Ah ! Plût à Dieu que tu susses !".

     Ce qui déclencha en 1670 sa nomination comme évêque de Condom (Gers)....je n'invente rien...savez vous ce qu'est un condom ?....je ne vous ferai pas de dessin en rapport avec sa déclaration du sus-nommé.

    Dans cet exemple précis l'objet se situe au dessus des parties et non derrière.....nuance !

     

    Chez HORACE «Je suis romaine, hélas, puisque mon époux l'est "..époux laid ou  né  poulet ?

    J'ai cité il y a quelques temps ce fameux kakemphaton : "  il sortait du théâtre comme un vieillard en sort.".....vieil hareng saur.

    Pour en finir avec le placement adequat qui donne un autre sens à votre vie,  je vous invite à réfléchir sur le positionnement de 'article .

     

    l'adjectif mal placé 

    «un clown triste ». Cela vos interpelle...çà ma fend le cœur mais si je vous dis un :« triste clown »...un dark clown en quelques sortes..alors là c'est plus la même image qui vous vient à l'esprit.

    Un autre exemple frappant « A la cour du roi, j'ai su ce qu'était un « sire triste ». Pauvre monarque, le roi est mort.. vive le roi...il vous fait de la peine, que donneriez-vous pour qu'on lui donne un royaume ?....et pourquoi pas un cheval? ...idée intéressante je vais en causer à mon pote RICHARD III .

    Mais si je vous avez déclaré « Richard est un triste sire »...là,  ça pue le sale individu.....

     

    Vous venez de faire le tour de la question. Votre position dans vos actes est primordiale pour que les effets espérés par vous et votre accompagnant soient bien ressentis, au plus profond de l'individu.

     

    J'en ai fini avec ces vers emprunts de légèreté qui n'ont qu'un seul but « vous divertir ».

     

    A vous le mot de la fin....vous pourriez écrire :« Vous fîtes ce que vous pûtes et vous m’épatâtes. »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Vous souvenez-vous de cet article sur les statues qui sont élevées à la gloire des empêcheurs de tourner bien rond ?

    Au cours de ces quelques jours d'embardées en Auvergne durant lesquelles j'ai découvert que le soleil coûtait moins cher que sur les bords de la maré nostrum polluée, je reviens vers vous le cœur chargé d'allégresse.

     

    Hosanna, hosanna le Loup est revenu belliqueux !

    Hosanna, hosanna le Loup est redevenu belliqueux.....Il va élever une statue.

     

    Du latin bellicosus (guerrier ) de bellum, (guerre).

    Dans ma tête de Loup, dépoussiérée des quelques toiles d'araignées j'extrapole en me vautrant dans la facilité :

    Belli cossus : la belle cause ou la belle chose....et pourquoi pas comme le disait ce bon vieux Jack LANG : ce Loup..quel bel homme !

    Le reste de la traduction tente de le prouver et de l'affirmer : Bellum : ce Loup quel bel homme !

     

    Frétillant comme un gars du Don (fleuve Russe qui coulait si rapidement que jamais son eau ne gelait...authentique) aucun barrage ne pourrait contenir mon flot de pensées sur cette merveilleuse expression « sivice pacem parabellum »....ou si vous préférez en v.o franchouillarde : «  si tu veux qu'on te foute une paix royale t'as intérêt à tirer le premier. ».

    Et pourtant c'est ce qu'il ne s'est pas produit.

     

    Il eut été préférable dans le cercle très fermé de ce microcosme de jouer aux cartes, au jeu des 7 familles en particulier, pour pouvoir tirer allégrement sur une carte représentant la personne à abattre.

     

    Abattre ses cartes quelle belle expression, digne d'un bûcheron qui abat un arbre, d'un athlète qui abat les obstacles,  d'un éleveur qui abat un bestiau pour festoyer, d'un seigneur qui abat un pont levis pour laisser entrer, et d'une réunion de famille se transformant en « WATERLOO » de ABBA . (encore un jeu de maux tiré par les poils!)

     

    J' hypothétise cette action à laquelle mes pensées virevoltant avec facilités comme les balles d’une rafale de mitraillette, donnent du panache à la victime.

     

    Sapristi..! je vais vite en besogne ..mais ou avais-je la tête...pas dans le cul..c'est bordé de nouilles...la mitraillette pour mes aminches les Picards : c'est un  morceau de baguette rempli de frites et une fricadelle, aussi nommée fricandelle mais à lièchhhh ( là on se moque ouvertement des Belges et du parlé de Liège )c'est fricadelle ! ….et ne pas oublier la sauce, bref un repas complet dans un pain.

     

    Comme après la pluie vient le beau temps après le casse-croûte vient le panache.... mais pas à demi-panaché (jeu de mot éculé ai-je bien dit ).

     

    Donc dans la Belle-Famille...c'est une nouvelle version de ce jeu de massacre, essayez..vous verrez comme il est palpitant de flinguer belle maman et Beau-Papa 

    je continue donc en compagnie du peloton d'exécution :

     

    j'voudro ech bieau-père.( oui je sais...j'ai la version des cht'i!)

     

    Figure emblématique de la famille, devenu patriarche non pas pour ses qualités de sagesse et le respect qui lui sont dus, mais parce que c'est le plus vieux.

    Et bien celui-là, je voudrais lui tirer le portrait, et m'offrir sa représentation à encadrer pour l’accrocher bien en vue dans mon atelier  « d'éleveur de statues »..encore un truc qui me tue....élever une statue...ce n'est pas lui inculquer les bonnes et différentes manières à devenir représentable...

     

    y' en a qui ont des feuilles de vigne pour qu'on leur lâche la grappe, des Venus Callipyges qui oublient que plus on monte plus on montre ses fesses, d'autres qui n'en pense pas moins au sujet de RODIN, ...non... moi je veux parler d'ériger pour mieux la jeter au sol par la suite.

     

    La statue que je destine à cet homme est « kolossal », tant les bâtons qu'il a mis dans les roues de mon couple on été autant d'occasions à me vautrer sous les yeux ravis de sa famille.

    Je ne serais pas rancunier, car je lui suis infiniment reconnaissant de 2 faits marquants.

    1 / Je lui dois : le fait que sa fille soit aussi forte en amour dans notre couple

    2 / que notre fille soit « la femme qui se tient debout le poing levé »....

    celles là sont les deux seules engeances de femelles qui ont osé braver les diktats du mâle tout puissant.

    Cette statue, je vais te la dresser, la sculpter et la polir pour mieux la démolir..Ah..quel pied (d'estal)


    Partant de cette constatation, si on considère qu'une statue représente quelqu'un de prestigieux, suffisamment admiré pour qu'on la lui dresse, il est facile d'imaginer que si, au figuré, vous mettez une connaissance sur un piédestal, c'est que vous lui vouez une certaine admiration (la situation en hauteur de la statue, surélevée sur son piédestal, ne fait que renforcer le sens), que cette personne a à vos yeux un certain prestige que, métaphoriquement, elle perd, lorsqu'elle choit de son piédestal.

     

    En joue.....FEU ! sur el bièl-mère ….

     pour vous, gens de tous ces beaux pays de France je traduis : « au tour de la belle doche..je vais lui faire sa fête ! ».

    La salve crépite, visée droit au cœur, elle refusa qu'on lui banda les yeux..elle qui durant tant d’années à fait semblant de ne rien voir....le coup de grâce...son gendre vient de lui porter...il la surnommée MEDUSA.

     

    J'applique à cette situation le célèbre :Celerius quam asparagi cocuntur ….. En moins de temps qu'il n'en faut pour cuire les asperges ou plus prosaïquement : il fallait autant de temps pour tuer un âne à coup de figues molles.

     

    ... «  Garchon (toujours les cht'is) une statue pour la belle-mère et une.... »

     

    Me voici éleveur de 2 statues que je dédie à deux personnages d'importance, car ils sont responsables de la venue au monde de ma femme.

    Ma femme, LA CATINOU, à qui je ne suis pas prés d'élever une statue !

     

    Sans haine, sans esprit de vengeance mais restant vigilant sur la santé morale et physique de celle qui me tient par la main depuis que je sculpte des statues en reconnaissance de ceux et celles qui nous ont fait dire un jour :

    « même pas mal car le combat cessera faute de combattants. »

    Corneille, Le Cid, Acte IV, Scène 3.

     

    Ah....çà m'a fait du bien de montrer les crocs...et de m'en servir !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



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    Dans les sociétés tribales dites primitives, tout homme en état de se battre se doit de défendre son clan en cas d'attaque. Les chasseurs et cueilleurs  de la préhistoire pouvant être considérés comme les premiers guerriers.

    C'est aussi la définition à laquelle répondent les mots « soldat et militaire et mercenaire avec pour ce dernier une connotation davantage vénale. Mais si tous ces personnages font effectivement la guerre, ils la font de manières différentes, pour des motifs différents et c'est ce qui explique cette diversité de termes.

    La notion de guerrier est plus complexe que celle du mercenaire qui combat pour l'argent ou du soldat salarié.  Des mots comme respect, terreur,  combattant, fierté, anticonformisme, défense d'idéaux, code d'honneur viennent se greffer à ce vocabulaire.

    Le guerrier actuel semble se définir comme un combattant défendant des idéaux auxquels il tient plus que jamais. Il naît dans des situations en impasse lorsque les solutions les plus pacifiques sont épuisées.
    Le guerrier ne lutte plus pour l'obtention d'un pouvoir. Il fait la guerre pour obtenir la paix et la liberté d'être.

    Il y a une notion de grandeur née d’un acte de bravoure dans la solitude.

    Le guerrier est donc un paradoxe à lui tout seul et selon le code d'honneur des samouraïs il doit être modeste, discret, maître de lui et ne livrer combat qu'en cas de nécessité. Son «art» doit servir la paix.

    Cet homme qui vient de me gratifier de ce titre sait de quoi il parle, il est lui-même un guerrier de la Lumière.

    Comment devient-on un tel personnage, qui décide que ce titre vous soit accordé ?

    Depuis que je parcours le monde et que je fréquente les ectoplasmes qui hantent les couloirs de mon histoire, j’ai appris qu’on ne s’empare pas d’un titre ou d’un grade mais que se sont les autres qui vous le déposent sur vos épaules.

    On ne se proclame pas guerrier, seuls vos actes apportent  la preuve que vous en êtes un.

    Les plus grands guerriers que j’ai côtoyés ne portaient pas d’armures, ils ne chevauchaient pas les rues des villes ou les chemins de halage sur de beaux destriers blancs, ils n’avaient pas d’armes qui battaient leurs flancs et bien que leurs visages portent les traces de luttes anciennes, ce n’étaient pas des estafilades, ni des cicatrices bleuies mais des rides profondes témoignages de nuits interminables sans sommeil durant lesquelles ils avaient tenu la main d’un enfant malade, effacé les peurs d’une sœur maltraitée par un gougeât, assumer contre tous une décision  dont aller dépendre l’avenir de son clan, se battre contre vents et marées pour qu’un projet aboutisse.

    La bienveillance ne fait pas partie de notre monde.

    Cet homme ne sait pas (encore) écrire, Il apprendra qu’on n’écrit pas comme on tire en l'air… On écrit au corps à corps, monté sur les étriers, sabre au clair.

    Il est de nature réfléchie, plus sage que son paternel et bien entendu moins belliqueux.

    Il faut qu’il comprenne que chaque touche sur laquelle il appui est semblable à la détente de sa winchester, les mots claquent comme des coups de feu.

    Il tire par nécessité et non par plaisir.

    Assumant chaque coup porté, il a toujours pris soin de ne pas tirer au hasard, redoutant les dégâts collatéraux, il pratique des frappes chirurgicales ne laissant pas le hasard guider la trajectoire de ses balles.

    Seront-ils meurtriers ? Vont-ils servir à sauver ou à protéger les membres de son clan ?

    Il est face à cette immense solitude qui accompagne les vrais guerriers et la décision lui appartient à lui et à lui seul.

     Il le sait, mais il a choisit d’être un combattant, il ne laisse pas apparaître ses états d’âme, maintes fois il a essuyé ses propres larmes devant la défaite ou la défection d’un ami, refusant de s’apitoyer sur le sort d’un camarade abandonné en route car les faibles ne font pas de bons piliers et se rappelant ainsi les mots des Compagnons : « on ne battit pas sur du sable ».

    Faisant  preuve d’une grande humilité il laisse le soin aux autres de commenter ses victoires et préfère invoquer un cruel manque de chance en parlant de son adversaire ainsi vaincu.

    Ce personnage porte comme tatouage un dragon, enveloppant bras et biceps, grimpant sur son épaule gauche, parcourant un dos de mastard et finissant en une pluie d’éclairs sur ses pectoraux ou ses enfants aiment venir s’endormir en toute quiétude.

    Ses bras et avant-bras me font penser à des essieux de camions.

    Au fils des années je l’ai vu évoluer, comment ne pas être fière lorsque ses paroles et ses actes de bravoure vous sont rapportés par des membres d’autres clans.

    LE GUERRIER et son CODE D'HONNEUR

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    Qu'évoque pour vous le fait d’être parrain ?

     

    Je stoppe d'un coup de lupara vos aspirations à devenir un Corléone même si en tant que récipiendaire de ce titre honorifique vous vous remémorez cet instant où cette charge vous est tombée sur le dos.....

    « Mon père lui a fait une offre qu'il ne pouvait refuser » - citation de Michael Corléone- et parole de mafieux.

    Voici une jolie expression non déguisée qui vous indique que vous n'avez pas intérêt à refuser !

    Et c'est pourtant très souvent dans ces conditions que vous apprenez que vous allez hériter de cette mission impossible

    «  devenir le tuteur d'un enfant tout au long de sa vie » ...quelle chance ou quelle corvée ( à vous de rayer la mention inutile).

     

    J'ai trouvé des textes d'une telle intensité « guimauve rose bonbon sucré » accompagnés d'une musique céleste jouée par des angelots ventrus et fessus :

     

    « Avant ta naissance, tes parents m’ont demandé d’accepter d’être ton parrain. Ils m’ont donné cette chance, de pouvoir t’accompagner, de devenir ton ami et je l’espère, un jour, ton confident. Sache que je serais toujours là pour toi et que je ferai de mon mieux, pour te rendre heureux. »

     

    Ils dégoulinent de mièvreries, de pâtes d'amandes, de roudoudous abandonnés en plein soleil qu'ils me feraient regretter de ne pas avoir fait le régime «hypo caloriques » plus tôt! 

    Il est impératif en cet instant, de vous poser la question :

     

    • Qu'est ce qu'un parrain

    Maintenant que vous avez identifié ce héros des temps anciens, je vous poserais une autre question qui elle, ne devrait pas vous poser de problèmes :

     

    A quoi çà sert

     

    Comme je suis un peu « casse bonbons » et que cela vous plaît  « je répépéte debuis le bédut »(Roland Magdane)

     

    Êtes vous marraine et à quoi servez-vous

     

    Vous souvenez-vous du jour où ce grade vous est tombé sur le paletot...la réponse vous appartient et c'est en votre âme et conscience que vous apporterez vos réponses.

     

    Dans un contexte religieux, un parrain (ou une marraine) est une personne qui s'engage à soutenir son filleul (la personne parrainée) dans sa vie chrétienne, à l'aider à grandir dans la foi -.

    Dans le milieu des Gens du voyage le parrain (nommé Kirvo en langue Romani) c'est vraiment « un second père ».. En cas de décès ou de problèmes majeurs intervenant dans la vie même adulte (incapacité, dettes, histoires d'honneur, affaires...) 

    Ce parrain mettra tout en œuvre pour porter aide et assistance à son neveu, j'ai assisté à des cas extrêmes où cet autre père payait de sa personne.

    La réciprocité n'est pas la même pour la gente féminine.La marraine ne représente pas  « la même importance ».

    Dés la fin du premier orgasme(oui oui vous avez bien lu...nos femmes ont des orgasmes!) le nom ou prénom du futur Kirvo est déjà sur les lèvres (s'il vous plait...un peu de retenue)de l'heureuse possédée par le plaisir.... «si c'est une fille la Kirvi sera.....si c'est un petit homme le Kirvo sera.... » car chez les fils du vent sans pays...à tous les coups on gagne ...

     

    Dés la venue au monde du tikno (petit en langue Romani) le Parrain est chargé par la communauté d'attribuer un surnom au nouveau né.

    Ils considèrent que le nom officiel ne signifie rien de bon, c'est celui que contrôle la Police.

    Le nom romano est plus facile à porter, il rattache l'individu à sa famille et le plonge dans la chaude sécurité de son clan..le surnom de cet enfant lui collera à la peau tout le reste de sa vie et lui servira de « passeport » et de reconnaissance dans le microcosme de la planète des Gens du Voyage.


    Ce prénom est en rapport avec un fait marquant ayant lieu lors de sa venue au monde ou portant sur un détail de son physique. Le garçon s'appelle Matcho (poisson) car le jour de sa naissance est tombé le….. premier avril.

    J'avais un ami surnommé Bougodon où petit fromage de chèvre.(surtout en été...)

    Chez les Manouches, c'est que du bonheur quand les mamans appellent la marmaille, les sobriquets sont délicieux, savoureux à l'oreille profane :


    .... Mandarine, Nelson, Canaille, Latchi (délicieuse) venez où vous allez manger des coups.... Carole richard donne vite un mégot....

    .... Ce n'est pas moi ma mère, c'est couillon qui a commencé...


    J'ai connu la petite Matrel (patate) qui avait neuf ans, sa sœur Marmotte âgée de dix ans, tenait par la main son petit frère Balo (cochon) tous issus du mariage de Gazouille (la maman)et de Vin blanc, leur père.


    Le Kirvo de la Parni (blanche) c'est ce dinelo (ce fou) de Bakro (mouton).

    Jean P... était connu sous le nom de Riton, Elie Z.... sous le nom de Tchirklo (oiseau) Etc.…


    Quant au téléphone vous voulez parler au pasteur E.....,, qui est le petit fils de Nenes,  il faut demander à s'entretenir avec Kalo Mouille ou gueule noire.

    Il faut s'y faire, car vous êtes-vous aussi affublé d'un surnom qui n'est pas toujours flatteur attribué par les Voyageurs que vous fréquentez.

    Pour ma part j'étais surnommé le révérend, peut être qu'à cette époque, on me donnait le Bon Dieu sans confession...

    Bien sûr,  un nom d'état-civil est noté sur l'acte de naissance mais il est que très peu employé par la communauté.


    Tout se complique, lorsque deux ou trois individus mâles portent le même prénom dans la même famille.

    Les autorités en perdent leur latin... Le hasard ? Je ne pense pas.


    Un personnage très proche de nous et que je surnommerais Jimmy a le même prénom et la même date de naissance que son parrain et que son beau-frère. Entre eux, ils se distinguent par le sobriquet reçu le jour de leur baptême.

    Il y a Jimmy grandes oreilles et Jimmy grosse tête. Quant au beau-frère, il porte le même nom de famille. Ce dernier est né à un jour prés au même mois de la même année, bien sûr, mais il porte le même nom de famille sans toute fois être parent direct.

    Énoncé du problème : Sachant que l'un des trois individus n'a plus son permis de conduire (retiré pour un an) et qu'il vient de se faire contrôler par la Gendarmerie en infraction de vitesse, qu'il n'a pas de domicile fixe qui payera l'amende ?

     

    Dans un prochain jour, je vous révélerais, si vous le voulez bien, l'aventure d'un Parrain et de sa filleule...sacrée histoire !

     

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  • Ce que vous allez découvrir est un court extrait d’un nouveau livre qui devrait paraître courant Juin 2016.

    De retour d’un voyage sur les traces de mon passé, pressé de questions par nos petits enfants, j’ai enfin compris que les souvenirs des jours passés pouvaient servir à guider ou à bâtir la future vie de nos descendants.

    Une réflexion me vient à vous confier  l’espérance suivante : ‘’ pourvu que mes petites filles ne connaissent pas la vie de leur grand-mère et de leur mère ‘’.

    Dans cet ouvrage, je tente de démystifier  la vie rêvée de Bohémiens, bel Andalous et Gitane tournoyante autour des feux de bois…..La réalité est tout autre.

     

     LES PLACES DÉSIGNÉES

     

    Alors que nous vivions en communauté sur les places réservées au stationnement des Gens du voyage,  la promiscuité était telle qu'il était impossible d'échapper aux discutions et disputes des autres riverains. Les emplacements sont disposés de telle façon qu'il est possible de regrouper les membres d'une famille constituant des zones bien délimitées ou les autres Voyageurs ne s'aventurent pas trop en principe. Il y a des places désignées (c'est ainsi que sont appelées les aires de stationnement) entièrement réservées aux membres d'une seule et même famille.


    Dans les communes de moindre importance où le gardiennage est assuré par un employé municipal, il n'est pas rare que le caïd  du coin réserve pour plusieurs mois un certain nombre de places pour son clan. Le gardien placier déclarera que tout est complet aux nouveaux venus empêchant ainsi à une famille rivale de venir séjourner et donc travailler  sur la région.  Les lois de ce milieu sont féroces et respectées. Tout au long de la journée c'était un va-et-vient incessant de voisins venant quémander un peu de sel, d'huile, du feu, des cigarettes, une adresse pour un renseignement quelconque.  

     Tout est prétexte à venir cogner à la porte de la caravane pour se faire une idée sur la personnalité de l'occupant... et de ses capacités à résister à l’envahisseur.              

     En principe les hommes ne toquent pas aux portes surtout hors la présence du patron des lieux mais...il  y' a des exceptions… et alors, quel merdier par la suite.

    Les premières impressions étaient rassemblées et discutées par les commères locales avec force détails et images au moment du sempiternel café, c'est-à-dire tout au long de ces interminables journées. Les avis portés sur les occupants d'une caravane sont principalement d'ordre critique.

     Ces dames prêtent des intentions à ces messieurs que ces derniers expriment de façon franchement ouverte mais elles tiennent tout de même leur rang d'épouse et mère de famille vertueuse.

    Tout est fait de « on dit », les réputations se battissent et se défont au gré des rencontres.

    CHANT DE GLOIRE DE LA JEUNE FEMME... OU MARCHE FORCÉE ?

     

    «Il faut que je m'en va faire mon parquet» Ce chant du départ s'entend aux quatre coins du monde de Gitanie.  C'est la phrase magique prononcée par une femme c'est-à-dire par une voyageuse qui a la charge d'une caravane. C'est un grade, une considération qui élève la personne au rang de femme qui a des responsabilités. Il faut donc qu'elle aille passer le balai et ranger sa nouvelle demeure indiquant ainsi aux autres femmes qu'elle est prête à devenir une femme modèle, une épouse intentionnée.

    Pour Nous, après avoir vécu de nombreuses années  aux cotés de différentes ethnies constituant les Gens du Voyage, la vie que va vivre (pour ne pas dire subir) une jeune mariée se joue à pile ou face.

    Son homme gentil ou pas gentil ?

    Sa belle famille accueillante ou chemin de croix ?

    La belle fille appartient à la famille de son homme.


    ENFIN ELLE EXISTE...

     

    Ça y est, elle existe, elle a un homme dans sa vie, elle ne sera plus en principe la proie d'un mariage arrangé ou forcé.  Cette jeune et jolie voyageuse (aux alentours de ses dix-sept printemps) va petit à petit connaître les hivers rigoureux durant lesquels elle va endurer le poids de sa belle-famille, les humeurs de son seigneur et maître qui revenant après une journée passée «à Dieu seul sait ce qu'il a bien pu faire» sera accompagné de beaux-frères, frères et faux frères, bien décidé  à prouver qu'il est le patron.

    QUI C'EST L'HOMME ICI ?


    « Qui c'est l'homme ici ?»  Cette question sans réponse, je l'ai entendu des milliers de fois. Généralement, elle est accompagnée de claques sonores, ponctuées de bruits de vaisselle cassée et de cris de douleur.

    Vous l'aurez compris, les rapports de force sont omniprésents et il faut qu'ils le soient en la présence des autres membres de la famille.

    «Mama quel homme le Tonio, il a fait manger le cendrier à la Sonia, t'aurais dicav il l'a roulée sur la place à coups de pied».   Les spectateurs approuvent, regardent, ne perdent pas un détail prenant exemple sur cette merveilleuse scène de ménage... 

     On ne sait jamais ça pourrait me donner des idées !

    LA TRADITION A DU BON

     

    La douce aimée en est quitte à ramasser les débris, à relever la tête tout en continuant de servir son amour d'homme et les invités. Plus tard, aux femmes de la famille venues se rincer l'œil pour voir si les coups ont bien porté elle déclarera le front baissé : « Il avait raison, c'est de ma faute sur mes petits frères.»


    Et puis avec patience et pour faire comme toutes les femmes, elle attendra non sans une certaine crainte que son «doux et aimant tortionnaire » rentre très tard dans la soirée ou tôt le matin, d'un pas mal assuré ramenant avec lui quelques litres de bière mal digérée. Souvent, cette compagne de tous les jours ressort en geysers ! Pas question de se plaindre à sa famille,  «la latche» (la honte) jamais une femme battue ou violée ne quittera son mari, inconcevable d'ailleurs son grand-père, son père et ses frères font de même...


    Le temps passera, ici je compte en mois, elle se languira de ne plus voir sa famille, elle constatera que son mari rentre trop tard, se plaindra de ne plus avoir assez de maquillage pour camoufler les traces d'impétuosité de son amant, des «chavés (les enfants) qui font "qu'à lui briser le moral", des soirs de conten­tesse (de joie) où elle se tombe en pâmoison (expression courante chez ces jeunes femmes) 

    Et puis après quelques printemps quand les nombreuses maternités lui auront ôté ses courbes prometteuses, que les centaines d'heures passées à regarder les feuilletons des gadgés à la télé lui feront dire :

    «Ah non je préfère ma vie de liberté à toutes ces loubni (femme de mauvaise vie) qui font qu'à se faire bouillave par des gadgés qui n'ont même pas de respects ».... 

      Elle deviendra une mère de famille nombreuse, rompue aux tâches ménagères, abonnée aux heures de visite des parloirs de prison, asservie par des coutumes venant d'un autre âge '''mais que sa mère lui a transmis et que sa fille aînée devra...''.  En fin de compte, elle sera semblable à toutes les autres victimes d'un système archaïque et sexiste dont elle ne pourra et ne voudra pas s'échapper.

    Dans ce système d'éducation qui voile la femme,  la fille aînée est sacrifiée. Sa place est un doublon avec sa mère. Elle est une seconde maman dans les taches de tous les jours qui deviennent vite des corvées.


    Les petits frères et petites sœurs débarquent très vite, enrichissant ainsi une famille compliquée à gérer vu l'étroitesse des locaux et le caractère impétueux de chaque membre.

     « Elle n'aime pas l'école... les gadgés y sont trop méchants» et elle suit les cours par correspondance c'est mieux... 

    Pour qui ?

     

     

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  •  

    Me voila révérend… !

     

    Un peu comme le prophétisait le grand Jacques « Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne 
    J'avais le rouge au front et le savon à la main Au suivant, au suivant » je me retrouvais par un beau matin de pluie froide à enrichir un fabriquant de parapluie, sur le quai d’une gare sortie de mon imagination. Débarqué de mon plein gré, les poches pleines, je regardais passer un autre train qui de toutes évidences ne voulait pas de moi.

    Accoudé au zinc d’un bar de la périphérie d’une cité Arverne qui en son temps avait botté le cul de l’envahisseur romain, j’étais tranquille, sans appréhension aucune, sachant qu’un nouveau train allait bientôt m’emporter vers une autre gare….Oui mais à quelle allure : omnibus, rapide, et sur quelle voie : Orient-Express ou voie de garage.

    Une fois encore le choix m’avait été présenté : « tu feras ce que je te dirais de faire » me susurra une petite voie perfide. Ambiance !

    Dans le rade, tout comme moi, glandait une dizaine de consommateurs, noyant les heures interminables les séparant du saut du lit aux sautes d’humeur de leurs bobonnes forcées d’attendre « en vin » le retour de leur « z’héros ».

    Détournant le regard que je portais sur cette situation je découvris un exemplaire d’un « gratuit » et dont la page des annonces frétillait sous mes yeux comme une jolie fille en mal de soupirant.

     Elle semblait me dire « suivez-moi jeune homme de bonne famille dont les parents sont morts au bagne »..Et in petto je lui répondais « partout on tu iras tes potes iront ».

    L’annonce disait « école privée, recrute candidats pour découverte de la communication en entreprise ». Un numéro de contact figurait au bas de cette page et rapidement le train s’arrêta devant le quai me permettant d’embarquer sans connaitre sa destination.

    Rapidement confronté à un jury qui avait tout intérêt à remplir les bancs de son « école de formation aux métiers de la communication » sans quoi les subventions étaient perdues, je fus accepté dans les rangs de cette « supercherie d’école ».

    Le stage devait se poursuivre sur 6 mois et je vous passerai les détails de cette  déformation pour ne vous rapporter que les détails qui vous préoccupe «  me voila révérend ».

    Nous étions trente élèves, hommes et femmes, certains en rupture de bans, largués par la vie, en panne de repères familiaux, délaissés par leur conjoint, brisé par un patronat déjà  « avide de sang et d’orgueil », fatigué de trop longues journées à ne rien faire, enfin nous avions tous des profils de « parfait formateur en communication »…de désespoir.

    Il nous avait promis un retour à nos droits des ASSEDIC de l’époque, sauf pour moi qui n’avait le droit à rien et qui soulevait bien des interrogations de la part de mes petits camarades  et du staff.

    Très vite des groupes par affinités se sont constitués, j’avais une grande gueule, je m’en servais et bientôt je menais la troupe de forçats de l’espoir.

    Comme je portais un costard gris foncé et chemise blanche, m’exprimant avec aisance, faisant souvent  référence  aux passages de la bible, un des élèves « Ahmed » a fait courir le bruit que j’étais un « Clésiastique en rupture de robe »…Incroyable mais vrai.

    Quand il m’interpellait il criait « Eh ! Clésiastique ! ».

    Souvent nous nous rassemblions au domicile de l’une ou de l’autre, des amitiés se formèrent, des couples se déformèrent, nous n’étions pas dupes, le sursis touchait à sa fin, bientôt il nous faudrait retourner à nos bancs de galériens...Mais les statistiques auraient étaient amputées de 30 chômeurs et à cette époque ce n’était pas rien. Cela ne vous rappelle rien… la vie et la politique sont un éternel recommencement….les baisés comptez vous car le gouvernement compte sur vous !

    A une des agapes « Ahmed » très en verve, était accompagné d’un prêtre ouvrier qui lui donnait par le biais d’associations des nourritures autres que spirituelles à lui et à des « étrangers ».

    Ce nigaud devant la dizaine de pèlerins attablé à déguster la  charcuterie et le fromage du Secours Catholique  me présenta comme étant « le révérend » qui dispensait des « conseils » de vie ( ?) à la fameuse « école de l’impossible retour à l’emploi ».

    Trop heureux de la bévue et de la partie qui allait se jouer, les autres allèrent dans le sens d’Ahmed.

    Je fus donc placé au coté de  l’ecclésiastique officiel  et la supercherie fonctionna  si bien que du « mon révérend » me fut servi tout au long du repas par « mon Père ».

    Les nourritures terrestres eurent vite fait de prendre l’ascendant sur  celles venant en principe de l’esprit.

     Quelles pensées fussent-elles charismatiques, résisteraient à l’odeur de sainteté d’un saucisson d’Auvergne, quelle pensée distillée par une intelligence fertile pourrait rivaliser avec une andouille de Guéméné ?....Quant au vin de messe, n’en parlons pas, il y eut de nombreux baptêmes de bouteilles accompagnés par des chants religieusement interprétés par une bande de moinillons confondant les Matines  avec dame Tartine, les vignes du Seigneur ont été intarissables.

    Je fus mis à contribution pour L’homélie et le bénédicité, sans blasphème, sans moquerie ni paroles déplacées, l’inspiration m’est venue tout naturellement, sachant trouver pour chacun des participants des paroles réconfortantes…J’en fus le premier surpris et lorsque le prêtre s’adressa aux apôtres qui suivirent ce banquet, c’est dans des termes de cordialité et de fraternité qu’il me remercia.

     

    « Le jeu du plaire à l’ingénue quand à la fontaine souvent…..(Georges BRASSENS)…j’ai poursuivi cette divine imposture sans abuser des âmes pécheresses que je rencontrais et reconnais que du plaisir j’en ai pris en constatant qu’une petite lueur d’espoir naissait aux fond des cœurs et des yeux des personnes que je rencontrais…que Dieu me pardonne mais la route en sa compagnie fut bonne.

     

     

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  • LE GUERRIER DE LUMIERE 

     

     


    Dans les sociétés tribales dites primitives, tout homme en état de se battre se doit de défendre son clan en cas d'attaque.

    Les chasseurs et cueilleurs  de la préhistoire pouvant être considérés comme les premiers guerriers.


    C'est aussi la définition à laquelle répondent les mots « soldat, militaire et mercenaire avec pour ce dernier une connotation davantage vénale.

    Mais si tous ces personnages font effectivement la guerre, ils la font de manières différentes, pour des motifs différents et c'est ce qui explique cette diversité de termes.


    La notion de guerrier est plus complexe que celle du mercenaire qui combat pour l'argent ou du soldat salarié.

     Des mots comme respect, terreur,  combattant, fierté, anticonformisme, défense d'idéaux, code d'honneur viennent se greffer à ce vocabulaire.


    Le guerrier actuel semble se définir comme un combattant défendant des idéaux auxquels il tient plus que jamais. Il naît dans des situations en impasse lorsque les solutions les plus pacifiques sont épuisées.


    Le guerrier ne lutte plus pour l'obtention d'un pouvoir. Il fait la guerre pour obtenir la paix et la liberté d'être.

    Son «art» doit servir la paix.


    Il y a une notion de grandeur née d’un acte de bravoure dans la solitude.
    Le guerrier est donc un paradoxe à lui tout seul et selon le code d'honneur des samouraïs il doit être modeste, discret, maître de lui et ne livrer combat qu'en cas de nécessité. 


    Cet homme qui vient de me gratifier de ce titre sait de quoi il parle, il est lui-même un guerrier de la Lumière.
    Comment devient-on un tel personnage, qui décide que ce titre vous soit accordé ?
    Depuis que je parcours le monde et que je fréquente les ectoplasmes qui hantent les couloirs de mon histoire, j’ai appris qu’on ne s’empare pas d’un titre ou d’un grade mais que se sont les autres qui vous le déposent sur vos épaules.


    On ne se proclame pas guerrier, seuls vos actes apportent  la preuve que vous en êtes un.


    Les plus grands guerriers que j’ai côtoyés ne portaient pas d’armures, ils ne chevauchaient pas les rues des villes ou les chemins de halage sur de beaux destriers blancs.

    Ils n’avaient pas d’armes qui battaient leurs flancs et bien que leurs visages portent les traces de luttes anciennes, ce n’étaient pas des estafilades, ni des cicatrices bleuies …. mais des rides profondes témoignages de nuits interminables sans sommeil durant lesquelles ils avaient tenu la main d’un enfant malade, effacé les peurs d’une sœur maltraitée par un gougeât, assumer contre tous une décision  dont aller dépendre l’avenir de son clan, se battre contre vents et marées pour qu’un projet aboutisse.


    La bienveillance ne fait pas partie de son monde.


    Cet homme ne sait pas (encore) écrire, Il apprendra qu’on n’écrit pas comme on tire en l'air… On écrit au corps à corps, monté sur les étriers, sabre au clair.


    Il faut qu’il comprenne que chaque touche sur laquelle il pose son doigt est semblable à la détente de sa winchester, les mots claquent comme des coups de feu.


    Il tire par nécessité et non par plaisir.


    Assumant chaque coup porté, il a toujours pris soin de ne pas tirer au hasard, redoutant les dégâts collatéraux, il pratique des frappes chirurgicales ne laissant pas le hasard guider la trajectoire de ses balles.
    Seront-elles meurtrières ? Vont-elles servir à sauver ou à protéger les membres de son clan ?
    Il est face à cette immense solitude qui accompagne les vrais guerriers et la décision lui appartient à lui et à lui seul.


     Il le sait, mais il a choisit d’être un combattant, et ne laisse pas apparaître ses états d’âme.

    Maintes fois il a essuyé ses propres larmes devant la défaite ou la défection d’un ami, refusant de s’apitoyer sur le sort d’un camarade abandonné en route car les faibles ne font pas de bons piliers et se rappelant ainsi les mots des Compagnons : « on ne battit pas sur du sable ».
    Faisant  preuve d’une grande humilité il laisse le soin aux autres de commenter ses victoires et préfère invoquer un cruel manque de chance en parlant de son adversaire ainsi vaincu.


    Ce personnage porte comme tatouage un dragon, enveloppant bras et biceps, grimpant sur son épaule gauche, parcourant un dos de mastard et finissant en une pluie d’éclairs sur ses pectoraux ou ses enfants aiment venir s’endormir en toute quiétude.
    Ses bras et avant-bras me font penser à des essieux de camions.
    Au fils des années je l’ai vu évoluer, comment ne pas être fière lorsque ses paroles et ses actes de bravoure vous sont rapportés par des membres d’autres clans.
     

    Il est notre fils.

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  • Communiquer sur la mort d'un être cher n'est pas chose facile.

    Exposer ses sentiments sur le net m'est difficile.

    Mais lorsqu'il s'agit de l'adieu à sa propre mère, tout se complique.

     

    Pourtant, des années après cette disparition, il me reste un souvenir incroyable de ce jour où la la personnalité des «  ayants droits » a fait toute la différence, question ambiance.

    L'absence est là, palpable, cruelle, mais comment pourrais-je changer le cours normal des choses, qui suis-je pour interdire aux lois de la nature de stopper l'inéluctable érosion des corps ?
    Les réactions à ce juste cheminement sont différentes chez les gens confrontés tôt ou tard à cette fin d'existence de la matière.
    Le deuil engendre la tristesse de ne plus côtoyer cette personne à là quelle, nous nous étions ''habitués''.
    Pour la majorité des familles que j'ai rencontrées,  la tristesse,le regret et l'absence sont les sentiments majeurs provoqués par cette perte.


    Vais-je vous choquer en parlant d'égoïsme ? Et si ce départ était une délivrance pour la personne qui nous a quitté ?

    J'ai été élevé dans cette croyance qu'il existe un « meilleur ailleurs ». Je n'ai jamais gobé les sornettes de paradis dans les étoiles, même entouré de 1000 vierges et d'autres falsifications mentales étudiées pour servir les intérêts bien terrestres de gourous à «  la kon » Je crois... Basta et c'est ainsi.

    Ma mère est donc partie un soir de...( bip-bip ). Hébergée depuis quelques mois dans une unité spécialisée à la préparation de déplacements effectués dans le but personnel d'aller voir là-haut ce que Dieu nous dérobe.
    Elle voulait faire le tour du globe, vagabonder en pays inconnu et ne pas s'acquitter du prix du billet de retour pour ce voyage dont nul n'est encore revenu.
    La veille de son départ, elle déclarait aux femmes en blouses blanches « le moment est venu, c'est pour cette nuit le grand voyage ». Étonnant non ?

     

    Atteinte de diabète sévère ( je me suis toujours demandé s'il existait une forme de diabète comique ) il lui était pénible de se piquer plusieurs fois par jour afin d'obtenir la permission de succomber à son pécher mignon, le sucre.

    C'est tout en douceur et le sourire aux lèvres qu'elle mis fin à son parcours terrestre. 

    Le jour de l'accompagnement de sa dépouille terrestre, dans une modeste église de campagne en Auvergne, il fallait faire bonne figure pour la communauté réunie, mais sachant aussi que son âme était radieuse, resplendissante de joie et de bonheur et déjà tournée vers l'ultime aventure de sa nouvelle vie.

    Elle avait bien raison de nous laisser gérer nos petits arrangements de petits bonhommes et bonnes femmes de chaire, déclarant que tante machine avait bien vieilli, que l'oncle truc avait pris du poids, que cousin bidule était mal rasé et que la pétasse blonde peroxydée avait bien du mal à faire semblant d'avoir de la peine... Ainsi va le monde des humains...

    Je me souviens d'anciennes amies de la défunte qui sentaient que leur départ ne ferait aucun doute, elles avaient de la peine mais surtout peur. 

    Quant à nous, nous étions partagés entre le besoin de nous retrouver entre nous et celui de faire plaisir aux autres en montrant notre légitime tristesse.

    Notre clan est composé de gens qui vivent en dehors des règles de vie et de bienséance établies par les pisses froids et qui se faisant, tentent désespérément de nous faire vivre suivant leur mode de vie... Les pauvres !

    La mise en terre devait se faire rapidement dans ce cimetière où l'attendait son mari, se serait juste une formalité, puis mon frère Alain, nous recevrait dans sa maison grande ouverte à limage de son cœur.

    Il connaissait bien les us et coutumes de la famille, peu de temps avant, un cochon avait été préparé en vue de quelques sérieuses agapes et bien soit, pas de brouet spartiate, mais une copieuse libation clôturerait cette cérémonie.

    Je vous conterais que la majeure partie de la famille était présente, se régalant des plats préparés par les femmes, chacun de nous s'entretenait en petit comité, formant des attroupements, des clans.
    Le vin excellent que mes frères servaient, déliait les langues, faisant tomber les barrières et les souvenirs de petits riens qui par le passé avaient freiné nos envies de nous rencontrer... C'est promis, nous nous reverrons un jour mes frères.

    Ma louve, toujours attentive au moindre signe de ma part, s'assurait que tout allait bien, que l'émotion n'envahissait par de trop le cœur de son homme de mari, à chaque passage prés de moi, elle me frôlait et me serrait la main qui ne tenait pas un verre de vin

    Ma fille Sarah avait prononcé quelques paroles avec grande difficulté à l'église, qui aurait pu lui en faire la remontrance ?
    Quant à notre fils Pierre... Tiens, je vais vous en parler de celui-là !
    Mais auparavant quelques précisions seront utiles pour planter le décor... Jugez-en par vous-mêmes.

    Ce cimetière était niché au pied d'un haut lieu de l'histoire des Gaules. Le plateau de Gergovie avait connu la victoire de Vercingétorix, un chef Arverne qui avait défait les légions romaines de ce bon vieux Jules.
    Pour sûr, nous avions trempé dans cette histoire et par le passé, mes frères et moi-même avions participé à des fouilles archéologiques.

    Des guerriers gaulois avaient été découverts dans leurs sépultures, debout, les armes à la main, parés de leurs plus beaux habits, ornés de bijoux et accompagnés de leurs fidèles animaux, chiens et chevaux.
    C'est un rite funéraire celte, très en vogue pour l'époque et qui nous surprend toujours.

    Je fais appel à vos souvenirs et à votre imagination. Curieux ces rites funéraires consistant à placer dans la tombe les « acteurs matériels » de l'environnement du partant.


    Il continuerait donc à vivre sur un autre niveau et pour qu'il soit bien durant le grand voyage, il serait accompagné de tels ou tels objets ou vêtements. Ce qui va à l'encontre de la croyance Judéo-chrétienne qui nous apprend que nous sommes nés de la poussière et que nous retournerons dans la poussière...Voila pourquoi je ne passe jamais l'aspirateur at home.


    Nous étions un dernier quartier, sorte de garde prétorienne face aux moments de l'adieu, mon épouse, ma sœur, mes frères et belles-sœurs, certains de mes neveux, nièces et mes deux enfants.

    Depuis un laps de temps, je voyais bien que Pierre se tortillait sur place. Ce grand garçon aux allures d'armoire normande dissimulait un « quelque chose » sous son blouson.

    Brusquement se dirigeant vers le fossoyeur, il dégagea sa main de dessous du vêtement. Je restais comme figé sur place, surpris par cette attitude et la rapidité d'exécution.
    Quelle estocade allait-il porter à ce brave homme ? Vendetta ou règlement de comptes ?

    Pierre tendit à l'homme interloqué un pot de confitures. Il avait promis à sa grand-mère de déposer ce précieux cadeau pour l'accompagner lors de son grand départ.

    Peu de personnes présentes à cet instant furent témoins directes de cette action.
    Le visage de Pierre trahissait le fond de ses pensées : si tu ne fais pas ce que je dis, tu vas aller dans le trou !

     Aucune dérobade, aucun refus n'était permis de la part de l'employé des Pompes funèbres.


    Le sucre avait emporté ma mère « ad patres », elle emporterait le sucre six pieds sous terre ce serait sa vengeance !


    Il prit le pot de confitures, le plaça sur le cercueil et tout doucement, manœuvrant la poulie permettant la descente, il me cherchait du regard comme pour s'excuser de cet événement et demander mon accord.

    Un large sourire barrait mon visage, des sensations inexplicables de bien être m'envahirent.


    La fierté d'avoir un garçon comme Pierre, la vue inexplicable et inexpliquée de ma mère qui rigolait et l'air ahuri des témoins de ce dépôt de confiture me firent monter des larmes de joie, songeant alors aux découvreurs de tombes qui dans des siècles, trouveront dans cette tombe gauloise un pot de confitures......

     

    Ainsi va la vie, dans ce petit village d’irréductibles gaulois.

     

     

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  • Pour ou Contre

    Je suis pour tout ce qui est contre et je suis contre tout ce qui est pour

     

    En ces jours de gloire footballistique ce serait manquer de tact d'être pour les contres.

    Je rappelle que le « contre » en sport est l’effet perverse d'un « pour aller au but » contrarié.

    Quoi de plus dramatique de constater que l'effort fourni par un joueur et plus est par toute une équipe est détourné de façon honteuse ( çà c'est le commentaire de celui qui c'est fait bien niqué).

    Quant à l'heureux gagnant il en rigole à se faire péter la sous-ventrière !

    Là encore les avis sont partagés..pour ma part je suis pour les contre. Et contre les pour qui voudraient qu'il n'y est pas de Contre.

     

    Quant aux Contre..il sont nombreux. Prenez les courant de pensée, alternatif ou autres quoi de plus délicat de constater que ces adeptes de la nage à contre courants sont de plus en plus représentés dans opilion publique

    .Nos dirigeants s'échinent à nous faire gober et avaler les doctrines qui seraient bons pour nous ou eux ( vous êtes priés de rayer la mention inutile ou que vous croyez utile ) et bien non ! Il y a des poissons d'eau libre qui remontent ces idées à contre courant ..Ah les bienheureux ! Sils savaient le plaisir de nager en eaux troubles !

     

    Par contre (si j'ose dire) les Pour sont contre le fait de voir des Contre aller à l'encontre de leurs idées

    et à ce sujet pour qui sonne le glas ?...mais pour ceux qui se sont tapé la cloche au dépend des sonneurs qui en douce tiraient les ficelles ( ont dit alors tirer les cordes )..mais j’arrête ça me file le bourdon  et préfère vous laisser libre d'entendre un autre son de cloche.

     

    Dans la famille des Contre se situent les « contre fiches ».. ».je m'en contre fiche de ce qui peut bien arriver...surtout à un Pour »....Or la fiche est un élément de la panoplie de l’électricien et que se passerait-il en présence de courant alternatif ?..encore un contre emploi qui situé à un contre courant rendrait périlleux l'exercice de ce homme de l'art.

    Mais attention on touche ici aux contre emplois ou « aux emplois mal employés » et misère qu'il y'a foule surtout à l’a.n.p.e rebaptisée depuis Pole emploi.

     

    Difficultés provenant des liens avec le vocabulaire courant «Courant » est employé dans de nombreux sens : adjectif (une situation courante), verbe (en courant, je suis tombé), nom (courant d’eau, d’air…). C'est certain de la difficulté il y en a avec les agents des Pôles Emplois. En matière de communications, de renseignements, de suivis....ce grand édifice a été mis en place pour aider les demandeurs d'emploi à rester chez eux ou pour aider les gouvernements successifs à modifier les statistiques ?

    Dans les collèges, on préconise d’utiliser «borne » à la place de «pôle», car ce dernier mot désigne aussi les pôles de la Terre et les pôles d’un aimant. Le sens conventionnel du courant est du pôle positif vers le pôle négatif...donc je préfère nager à contre courant.

     

    Le nec plus ultra de cette galaxie des Pour et des Contre se situe à des années lumières de notre rationalité de « terrien aux pieds bien plantés dans le sol »

    La contrepèterie ou le contrepet est un jeu de mots consistant à permuter certains phonèmes, lettres ou syllabes d'une phrase afin d'en obtenir une nouvelle,

    « Affairé à la délation » « la poule qui mue »

    L'usage veut qu'on ne donne jamais la solution d'une contrepèterie, chacun devant la trouver lui-même. On dit qu'il faut être trois pour apprécier une contrepèterie : celui qui l'énonce, celui qui la comprend, et celui qui ne la comprend pas.

    Encore une fois, il se trouvera des Contristes ou « cons tristes » et des « Pouristes ».

    Ils seront en cette période d'été des touristes victimes de la Tourista ou « va vite du Coker » surtout s'ils sont adeptes de  : ''La philanthropie de l'ouvrier charpentier'' ( à vous de trouver ).....

    Les initiés et rompus à cette gymnastiques connaissent bien ma musique des mots....

    En lisant le mot « musique » me parvient une réflexion :

     

    ll existe trois figures de clefs : la clef de sol, qui indique le sol no 3, et qui concerne les sons aigus, la clef d’ut qui indique le do no 3 —ut est l’ancien nom de la note do — et qui concerne les sons du médium, enfin, la clef de fa, qui indique le fa no 2 et qui concerne les sons graves.

     

    Sur ces 3 signes graphiques qui indique la hauteur des notes j'attire votre attention critique que vous soyez « Pour »  ou « Contre » l’Ut …. Eh oui la note fait débats...le Contre-ut existe bel et bien, c'est l'ancien DO .

    A la question d'un Pour «  qu’entendez-vous par là ? » je répondrais très sereinement « pas grand chose..car l'Ut est Russe » et de ce coté-ci je n'y comprends vraiment pas grand chose tant le mystère de ce coté obscure de la Femme doit rester mystérieux car c'est ce qui fait le charme des Belles....le secret de l'alchimie qui est en vous Mes Dames.

     

    Et vous lecteurs, seriez-vous Pour ou Contre que ces dames dévoilent leurs mystères ?

    Faut-il craindre de connaître les raisons de leurs refus ?

    Ont -elles raisons ?

    Être raisonnable en toutes circonstances.... Il faudrait être fou... et en entrant dans ma tanière vous pénétrez dans ce monde du « pas raisonnable » et des « décalés ».....comment vous sentez-vous ?

    À l'aise, incommodé, dérangé ou plus simplement bien dans vos baskets en compagnie d'adeptes de la Folie Douce .

     

    Dieu seul le sait......et vous aussi !

     

     

     

     

     

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  • De tous les temps, il y a eu des humains (homme et femme) qui ont pris la parole au nom des autres. Soit qu’ils ont été « chargés »  par une assemblée de parler au nom de… , soit qu’ils se sont offert le droit  de parler au nom des autres.

    En percevant le  poids des mots (le choc des photos n’était pas d’actualité)  les maîtres des mots  se sont aperçus que « les images provoquées »   par leur discours servaient à faire entrer dans la tête de leur auditoire les idées qu’ils prônaient…et qu’ils en tiraient un profit (déjà à l’époque).

    Il fallait motiver les membres de l’assemblée pour qu’ils aillent « au charbon » et qu’ils consacrent leur énergie, leur vie i tutti quanti à leur « chef suprême ».

    Tous n’étant pas des moutons de Panurge, certains trublions voulaient devenir calife à la place du calife.

    Alors un « Jules nommé César, arriva sur son char et leur prédit : ça va barder ! (texte et musique de RICET- BARRIER).. Quelqu’un plus intelligent que les autres eut une idée de génie résumée dans la formule qui de nos jours fait fureur :

    «  ce n’est pas moi c’est l’autre ».

    « Je vous le dis…faites comme je vous l’ai dit car ce n’est pas moi qui l’ai dit c’est l’autre….

    Quel autre ? Mais vous ne pouvez pas le voir...il est au ciel et « IL » m’a chargé de vous transmettre ses désirs qui sont des ordres….sinon ! »…. Et ça marche toujours de nos jours….ce pas qu’en religion…quoique pour certains  ils sont entrés en politique comme on entre en religion.

    Nous portons en nous tous une part de responsabilité.

    D’ une part une fort propension à vouloir dominer l’autre nous pousse à devenir des ténors en puissance « es maitre chanteur », il faut que notre parole soit entendue, respectée et « y’ a intérêt à ce qu’elle soit comprise » sinon….

    Il est trop facile de foudroyer une religion….c’est avant tout une affaire d’hommes détourné par des hommes au profit d’un ou de plusieurs hommes….Pourquoi ne sommes nous pas capables de nous faire notre propre opinion ? Par peur, pour faire plaisir à « un despote d’amour », par ignorance, par faiblesse…car la religion devrait nous conduire à montrer et à suivre une certaine attitude dans nos vies. …je préfère parler et mener à bien une philosophie….c’est une attitude de tolérance envers les « non croyants ».

    D’ autre part notre désir de liberté est resté accroché aux branches de notre arbre généalogique !

    Je ne répéterai jamais assez l’importance de nos origines et de ce que nos ancêtres nous ont légué comme caractéristiques humaines…dans les familles il y a des meneurs et des menés  mais plus en quantité que dans celle de votre voisine….femme forte, self made woman, décideuse, assureuses et assommeuse de mecs aux gestes déplacés ‘ (Victorine si tu me regarde !), chef de son destin et capitaine de sa vie malgré les vicissitudes (Capitaine...y’a comme un écho !).

    Alors…comment se fait-il que tant de mariages capotent à l’anglaise ? A cause de ces cons d’homme ? (çà c’est pour le fun …vous avez compris….capote anglaise et condom !....le Loup t’es trop fort !)

     Je ne suis pas devin ni divin, mais par expérience (c’est une hypothèse de baltringue que je suis peut être aux yeux des psy-choses et des 2 orphelines) si dés le départ des opérations de l’union, chacun des 2 futurs divorcés  avaient mis les points sur les »z’y » (y’a cas, çà doit et faut qu’on) ils ne se mettraient pas les poings sur la gueule !

    De la communication avant toute chose et pas seulement verbale..Alors pourquoi ces unions vouées à l’échec ?

    Toujours cette foutue famille et les petits soucis quotidiens…combien de filles ont choisi la servitude du mariage pour échapper à un despotisme familiale…..

    Parents que vous êtes, que je suis, que vous serez, que j’ai été…ne reproduisez pas à la lettre et n’ignorez pas ce que vos parents vous ont fait subir…..

    Attention à la formule du petit chimiste « qui s’ignore » : " je serais notaire par ce que papa ne l’était pas"

     

     

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