• On ne choisit pas sa famille …..Çà c’est pour la rime et le fun de Manille du chanteur bobo

    Va falloir le descendre de son piédestal  le Maxime, sa famille on la choisit bel et bien et une fois que la seconde peau  est enfilée...Plus dure sera la mue.

    Cette appartenance vous formatera tout au long de votre vie. Là où je suis d’accord c’est qu’il est très difficile d’échapper au port de la redingote de super héros que papa et maman voulaient vous faire endosser, faisant de vous et suivant la formule consacrée par de sacrés cons « tu seras notaire parce que papa ne l’était pas ».

    « Je sais, je sais » comme disait Jean Aléxis Montcorgé, nous voulons le mieux pour nos enfants, pour que leur vie ne ressemble à la vie chiante que nous subissons. Nous oublions que les temps changent, le marché de l’emploi est fluctuant, et que le poids de nos ancêtres peut être très différent de l’héritage abandonné style valise sur le bord d’un quai qu’un artificier va faire péter !

    Les parents recherchent la sécurité pour leur progéniture….en principe mais ils recherchent avant tout que le môme qu’ils ont eu du mal à mettre au monde ne bouscule pas leur relatif bien être.

    Égoïstement j’men va vous causer de mes zigues et des déguisements dont j’ai été affublé !

    De toute ma prime jeunesse le tailleur qu’a été mon père m’a coupé et bâti un costard de…..naturiste. Et oui, le brave homme na pas eu de projet professionnel bien défini pour ce chérubin que j’ai  été. Pas de vêtements à enfiler..à poil j’ai été.

    D'une lignée de  « taiseux du Ch’nord », connaissant la misère mais pas ses parents il a cherché la sécurité et « tu seras fonctionnaire,  tu auras à manger et de quoi te taire ».

    Donc le petit Loup était destiné à le devenir. Je ne remercierai jamais assez mon paternel de ses efforts surhumains pour que je sois ce qu’il était, me donnant ainsi une envie style « va vite du cocker »d’aller voir ailleurs pourvu qu’il n’y soit pas.

    Ayant pigé le mode d’emploi de cette vie, je suis très vite entré aux services des autres. Je n’avais pas de protections, pas de références, rejetant les chaines que des syndicalistes me tendaient.

    A cette époque, les syndicats qui avaient pignons sur rue sentaient mauvais le front popu. La casquette et la java de travers. « Tous unis, tous égaux au même niveau…à cet étage les pieds, ils puent ». Interdit de s’élever « tu seras au ras-dada par ce que papa est encore là ».

    Fuyons mes frères ! Et puis l’herbe est plus verte chez le voisin.

    J’ai donc opté pour ce qui allait être un style de vie qui allait me porter bien au-delà de la simple façon de remplir mon écuelle et celle des miens.

    Je suis devenu Mercenaire ou  Corsaire à la solde d’un patronat à qui je rapportais de l'argent et qui m'en laissait assez.

    Au départ j’ai vendu des « n’importe quoi sur les marchés de France et d’ailleurs ».J’ai été initié aux us et coutumes de ce milieu féroce, devenant baron et homme de main à des plus riches et mieux implantés que moi.

    J’ai vraiment pris mon pied en les détrônant  de leurs stands de la foire du Trône et de la foire à Neuneu.

    Je suis passé du stade d’homme de peine à meilleur vendeur et ce, en quelques années.

    Puis lassé par la petitesse et l’étroitesse des cerveaux de ce milieu, j’ai mis les voiles vers d’autres ports de flibustiers.

     

    A SUIVRE (si vous le voulez bien )

     

     

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  • Voici exposé le premier jus d'une trilogie d'articles concernant la famille.

    Cette famille est à prendre dans le sens de l'appartenance à un groupe d'individus, d'idées etc... et pas seulement de la sainte famille se résumant à Papa maman la Bonne et moi ! (Robert LAMOUREUX).

     

     

    Faire partie d’une famille et afficher son appartenance à ce groupe d’individus.

    Par quels signes extérieurs se reconnaitre et quels sont les codes de reconnaissance.

    Une fois l’adhésion  à cette  famille « effective », comment ne pas changer au cours de votre vie de direction. Pas  simple compte tenu  de l’avalanche de news fournis par les médias. Il en est pourtant d’entre vous qui ont su garder le cap.

    Garder le cap, facile à dire mais pas évident lorsque on naît déboussolé

     

    ARRIVÉ EN PROVENANCE DE..... VOL " 9 MOIS de TA MÈRE "

    A la sortie de la DZ, entendez par là pas grand-chose …drop zone c'est-à-dire zone de parachutage pour les non initiés aux termes guerriers.

     Cet endroit est donc l’utérus de ma mère….vous comprenez mieux qu’ ‘il n’y avait pas grand-chose à entendre,  un instinct de survie m’a été indispensable pour commencer à évoluer dans un monde hostile.

    On a beau nous rabattre les oreilles à grands renforts d’images de niaiserie sur les beaux bébés adorables et joufflus, le début de ma life n’est pas particulièrement home sweet home... j’aurais préféré : femme sweet femme ! (je suis un équilibriste littéraire).

    Ne désirant pas m’éterniser sur les premières violences de la vie, premières baffes pour qu’il crie ce bébé, la tête en bas le cul à l’air, les premières malbouffes, l’inconfort des premières vidanges de mes fosses nasales et septiques, j’a i bien été obligé de reconnaître que le monde qui m’attendait était hostile…. Le wild et so far west en quelque sorte.

    UN PETIT PAS POUR L'HOMME...

    Un détail qui a eu une répercussion sur le fait de montrer le bout de mon museau : « à que Coucou Johnny...oui je suis né  dans la rue »... . Presque…at home ! Eh oui petit veinard !à l’époque les mises au monde se faisaient  à domicile donc pas de mise en contact avec le monde extérieur….ceci pourrait expliquer mon aversion pour ce univers que j’ai toujours redouté et dans lequel je  me sent comme un Findus dans sa poêle à frire !

    Seulement voila, j’ai de suite préféré la fréquentation des vilains méchants indiens et flibustiers de tout poil (la pilosité arrivera bien plus tard) la rudesse des animaux méchants (mon meilleur ami n’était pas ce con de Rintintin mais messire le Loup au monde des Bisounours et autres greluches dégoulinantes de sucre rose et de miélérie.

     

    AU MENU NOUS VOUS PROPOSONS:

    Trop tôt dans la vie, il nous est demande de choisir son camp.

     Serez-vous

    • fille ou garçon (est-ce que je sais moi à quoi ça sert cet engin qui pendouille entre mes guibolles ?)
    • fils de seigneur ou de gueux (est-ce que je connais qui est le con qui a traficoté avec la chaudière de ma mère au point de faire sauter le thermostat)
    • -Ministre ou balayeur obligé de choisir une orientation professionnelle.

    Mon fils, héros de ma vie voulait être motard de la police-notaire...il est à ce jour artisan de son propre bonheur. Ma fille, moteur de secours de mes vieux jours avait été dirigée vers les métiers de la mécanique et de l’automatisme…. je me demande qu’elle est l a conne d’enseignante qui a validé les tests ?  A ce jour, elle est responsable au sein d’un  groupe pétrolier du bonheur de son mari et de son fils.

    Et comme si cela ne suffisait pas, en plus des monumentales erreur de G.P.S qui est chargé de vous driver, il vous est demandé de pointer du doigt les idées politiques à combattre, de définir vos  orientations en gouts musicaux et culinaire et de choisir le moyen de sauver  votre âme (alors que vous êtes encore debout….j’ai pas dit vivant...Nuance) au sein d’une religion qui mettra le dawa (le feu, le binz, le bousbir, le bordel en quelques sortes dans votre vie et celle des autres.

     

    AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DE QUI ENCORE?

    Votre nom de famille ? Quand vous êtes femme, vous n’existez plus.

    La jolie petite fille qui faisait l’admiration de son papounet et de sa rem (sa mère pour les plus vieux qui ont passé l’âge d’être de jeunes cons) s’est fait explorer la D.Z (voir plus haut non pas en terme d’anatomie mais de positionnement de cet article)en devenant la femme d’un autre;

    Elle ne s’appartient plus mais devient le butin d’un mâle…Terminé ma fille tu n’es plus de ta famille…Un peu fort ne trouvez vous pas ? Voila des lustres qu’on vous rabat les oreilles en vous imposant une identité familiale avec des règles strictes à respecter et puis parce qu’un autre plus virile et plus arnaqueur que votre géniteur à tapé du poing sur la table en disant « moi Tarzan, toi Jane…Moi Bonobo..Moi vouloir toi pour créer famille et continuer ce cercles de duperies…Are you Ok ? »

    La réponse devrait fuser d’elle même « non je suis KO ».

    Appartenir à une famille, un des mes rêves qui fort heureusement ne s’est jamais réalisé.

    Oui mais quelle famille allez-vous rejoindre ?

    Il s’agit bien évidement d’un groupe d’individus partageant les mêmes intérêts sur les  plans musicaux, professionnel, éducatifs, religieux, artistiques etc…

    Etre un des  éléments d’un système qui devrait en théorie vous protéger des agressions extérieurs à ce cocon (Eh oui…vous avez bien lu…le mot con).En vérité je vous le dis (héritage d’un passé) vous devenez un des rouages, certes bien huilé, servant aux profits de celui qui a la clef du système.

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  • CHASSE LE NATUREL IL REVIENT AU GALOP

     

    Questions d'héritage


    Le mélange des races, des genres, la différence, la tolérance, autant de mots et de situations qui aujourd'hui font débat.
    Il est vrai que les enfants métissés sont beaux. À regarder de plus près, il y a mille et un exemple prouvant que ce métissage leur donne l'âme chevillée au corps, parce qu'ils en ont vraiment bavé au cours de leur vie. 

    Le racisme est toujours présent en cette année 2016  alors qu'en était-il au siècle dernier ?

     

    Parfois, le « petit truc en plus » saute une génération. Cet élément de reconnaissance si cher au cœur des géniteurs «il tient ça de son père où c'est sa mère tout craché» délivre l'héritier d'un signe extérieur d'appartenance à une lignée connue ou pas... Et des fois trop difficile à supporter !

    « Je veux bien les sous, mais pas les dessous »

    Avez-vous imaginé ou envisagé de renoncer à l'héritage que vous ont laissé vos parents. 

    La couleur de peau, difficile à s'en débarrasser... Même au moment de la mue ! 

    Le langage, facile a masqué sa langue d'origine, ses habitudes vestimentaires et culinaires, plus aucun repaire !


    Pourtant chez « le Romano » sont ancrés les gènes du voyage et surtout de la libre circulation.
    Il a beau faire et beau dire la chasse au naturel ramène au grand galop chez cet homme l'appel de la forêt, des grands espaces, des routes sans fins et une certaine fantaisie.

    Le hasard des rencontres m'a fait connaître un médecin rhumatologue de renom à Clermont-Ferrand. 

    Une certaine expérience a développé mes sens à reconnaître  ''le voyageur qui existe en toi ‘‘.


    L'homme de l'art qui me reçoit pour une sciatique naissante porte bien et beau ses cinquante ans. 

    De taille moyenne, le cheveu noir de geai, il doit revenir d'une semaine de ski tant son teint est halé. 

    Il porte un pantalon en velours côtelé, dans les tons moutarde tombant de façon impeccable sur une élégante paire de mocassins tressés, sans chaussettes.
    Une chemise de couleur violette ornée d'une cravate mauve brillante -disco est recouverte d'un gilet en toile légère rappelant les tableaux de Gauguin aux îles Marquise.


    De la couleur, de la luminosité et un certain goût pour la transgression des codes de l'habillement me font penser à une survivance de liberté lointaine.
    Rien à dire sur la diagnostique et sur la prescription, mais au cours de notre entretien, j'ai eu la confirmation : ses ancêtres étaient Yéniches, voyageurs Suisses.
    Avait-il souffert de cet héritage lors de ses études, parmi des collègues formatés au port de l'insipide costard cravate ?


    Je pourrais vous citer le nom d'un grand nombre de quidams qui ont cette particularité, un de leurs ascendants était issu des Gens du Voyage. Des années après avoir gommé les particularités de leurs ancêtres ils ont quelque chose qui les différencie des « autres gens ». 

    Que ce soit dans leurs attitudes, les prénoms de leurs enfants, leur habitat, les métiers qu'ils exercent, leurs goûts littéraires, culinaires, musicaux tôt ou tard, ils se dégageront de la mêlée.
    Ils seront classés dans la catégorie des originaux ; l'entourage dira alors que le grand-père était russe ou quelque chose comme çà... Cela explique tout.


    Pour d'autres, cet héritage sera plus lourd à porter. Oubliées, toutes ces différences, passées à la machine les couleurs d'origine, les survivances trop bien enfouies finiront par resurgir et là catastrophe p'tit gars ! C'est l'être au plus profond de lui-même qui crie justice, les blessures profondes sont rouvertes, des envies de règlement de comptes se font sentir... Attention souvenirs danger !

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  • AH la famille…

    Il est de coutume de dire que la famille fait partie des petits soucis quotidiens.

    Il est aussi fait souvent référence avec la taille des problèmes que nous offre l’âge de notre descendance : petits enfants petits soucis…. grands enfants…emmerdements !

    Je  dois être un mauvais détective mais je n’ai pas réussi à découvrir l’inventeur de la famille

    Le premier couple officiel n’ayant pu offrir de descendance sur cette terre.(Adam et  Eve ). La famille reste donc une invention formidable.

    Je me contenterais et me cantonnerais aux bonheurs d’être en famille.

    A ce sujet Monsieur TOLSTOI déclarait que « toutes les familles heureuses se ressemblent »...Moi je n’en suis pas certain car le bonheur en famille a mille visages et le malheur a toujours la même tête.

    Suivant l’adage « les cerises sont meilleures sur l’arbre du voisin » je me suis penché sur la famille des membres de ma famille c'est-à-dire des « pièces rapportées » .Je vous précise que j’ai horreur de cette expression mais la famille étant un gigantesque puzzle, il fallait bien que je trouve une appellation à ceux qui viennent se coller à la réussite de ce casse tête.

    Je disais donc que les griottes étaient plus gouteuses et moins véreuses chez mon voisin. Pas si sûr que çà.

    Retour dans mon jardin,  j’entretiens  des herbes sauvages, des simples, des plantes médicinales et aromatiques.

    Dans cette famille la notion de gout est prépondérante.  Les « faiseuses de bons  mangers » y sont présentes  et les bonnes tables même en dehors des guides sont connues et fréquentées des membres de ma famille.

    Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il n’existerait pas  de rouelle de porc cuite dans un four à bois, si les dimanches en famille n’existaient pas.

    Il en est de même pour les après midi crêpes sous les brumes de l’automne réchauffées de confitures familiales.

    Le gout de vivre et l’amour de la vie n’est pas héréditaire, je l’ai transmis à mes enfants en suivant les exemples que j’ai observés tout au long de ma vie.

     L’amour que m’a apporté ma femme, l’apprentissage de la vie en commun, l’attention que nous nous sommes portés les uns et les autres, le respect dû aux plus anciens et aux plus jeunes « apprentis » ont été les voies par lesquelles  nous avons construit le bonheur d’être une famille.

     

    « Ainsi, le goût des plaisirs ne se décrète pas. Et s’il s’acquiert via les chemins intimes de l’amour et de l’attention, il reste singulier. Il n’en est que plus précieux. »

     

    Le bonheur, j’en suis certain pour l’avoir maintes fois constaté, est une succession de plaisirs.

     A la question « es-tu heureuse ? » La mise en cause répond «  oui bien sûr ! » et à la question subsidiaire «  qu’est-ce-qui te donne la banane ou la pèche (suivant vos origines) » la sempiternelle réponse fait l’effet d’une bombe dans votre microcosme : ….. Euh… j’sais pas ».

    Nous y voila à cet instant où les magazines féminins  plongent leurs lectrices assidues  dans les délices de la déconfiture et de la déconvenue (n’y voyez aucune allusions ni de jeux de mots de ma part)….Mon Dieu pourvu que je sois dans la moyenne…fais voir ce qu’à répondu Sylvie S …… secrétaire médicale, 2 enfants, en couple résidant à LE MANS …pays des 24 heures ( ah bon les autres ont combien alors ?) et des gens qui n’ont pas les mêmes valeurs (rillettes oblige !).

    Oui mes dames, le bonheur qui pour certaines n’est pas «  pour demain car fillette tu ne me prends pas par la main » (PERRET Pierre) est une succession de plaisirs tout au long de votre vie de tous les jours…oui mais alors les nuits ?...ben c’est pire !...ah ! bien tant mieux !

    Cette famille qui à l’image d’un puzzle s’est construite patiemment, joies après malheurs, plaisirs après émotions, est à votre image.

     Ma famille est à notre image, fluctuât nec mergitur !

    Question de prendre l’eau, parfois il a failli couler notre rafiot. Plus proche d’un bateau à rames que du radeau de la méduse, je peux vous affirmer que ses occupants ont ramé.

    Pourtant alors que les alizés  se faisaient une teuf du coté d’un moulin à vent le calme plat et la morne plaine faisaient ami-ami.

    Soudain, la vigie s’écriait « terre » et sur ces entrefaites, la solution à notre problème déboulait ventre à terre .Ce miracle nous l’avons vécu je ne puis vous dire combien de fois mais c’est une des marques de fabriquer de notre famille.

    Nous avons transmis ce secret à notre descendance : « gardez espoir rien n’est jamais perdu et c’est au dernier moment quand  tout semble perdu que ce petit vent, cette petite brise marine, pousse votre rafiot en  direction d’une terre hospitalière ».

    Avez-vous songé qui ce cache derrière votre conjoint ? Je vais vous épater en vous déclarant que moi, je connais l’équipe au complet y compris les remplaçants.

    Cela commence par ses parents, en direct, puis les parents de sa mère et les parents de son père.

    Jusqu’ici tout va bien. Voila que débarque dans son « histoire de famille »les parents de sa grand mère et les parents de son grand père…….et ce n’est pas fini ! Ces même personnes avaient elles aussi des parents et des…STOP….j’ai parlé d’une équipe et de ses remplaçants….pas des adhérents de la ligue internationale de football !

    Comme je vous sens un peu dérouté par ma démonstration, voila qui ne va pas non plus vous rassurer : « Tous les « ayants droits » de votre conjoint bien aimé ont tous, laissé un petit quelque chose après leur passage.

    Du concret, vous en voulez ?

    Si je vous expose mon cas personnel ce n’est pas par hasard.

    Mon exemple servira à une chose, vous vous sentirez moins  « coupable » de faire partie d’une famille comme la votre.

    Un de mes ancêtres est né sur les rivages de la mer du ch’Nord, alors que son géniteur  passait son temps à la pèche dans les eaux  de Terre Neuve. Je n’ai pu découvrir si ce marin – pécheur était un jour revenu à bon port….. Qu’est-il devenu ? Depuis cette révélation je ne mange plus de morue…(LOL).

    Et la jeune maman ? Il a été inscrit sur un registre paroissiale du lieu de naissance « que la femme ’untel ‘’ avait donné naissance à un bébé de sexe masculin, dans un abri de toile pour pécheurs »

    Et après que sont devenus la mère, le père et l’enfant qui deviendrait un jour mon ancêtre. Plus de nouvelles depuis quelques siècles.

    D’un autre coté « bienvenu chez les Ch’tis ».

    De la bière coule dans mes veines, arrosant des frites cuites dans de la graisse de bœuf !

    Mais là…..la guerre de 39/45 a nivelé l’histoire d’une partie de cette sacrée famille et c’est le black out, le fog londonien à coté n’est qu’une vapeur !

    Mais voila' t'y pas (c'est une expression auvergnate ) que déboule à donf  venu de sa Catalogne envahie, meurtrie et occupée par la soldatesque infanterie  d’un roi français, un lointain ancêtre.....

    La chanson dit «  mon paternel qui n’avait pas les pieds plats, m’a appris … » SILENCE… l’auteur de mes jours ne m’a rien appris.

    Jusqu’à un âge avancé une chape de plomb a conservé tous les secrets de la provenance de mes frères et sœurs. Quand je dis ‘’provenance’... je n’ai pas tout dit...je sais comment se font les enfants….mais d’où venaient les parents de notre père qui soit dit en passant est aux cieux… mystère en partie élucidé.

    J’ai  tellement été surpris par ma découverte, que j’ai conservé le secret pendant plus de 25 ans, sans en parler à mes frères et sœur.

    Ça n’est qu’il y a deux ans que j’ai commencé à délivrer des bribes de notre histoire à la fratrie….Très dur à porter pour un homme seul surtout que j’occupe la place parfois enviée de « petit dernier » 

    Tous ces accidents de la vie, ces aventures qui ont forgé les caractères des humains, femmes et hommes ont fait ce que nous sommes à ce jour. Nous subissons  l’héritage de nos ancêtres, que nous le voulions ou pas.

    Alors ne vous étonnez pas si votre petit dernier à une attitude si marquée face à un événement, il a dans son petit crane un  « petit quelque chose » d’un de ses ancêtres que vous ignorez totalement.

    Mais pour souligner  un état de faits bien précis, j’ouvrirais une parenthèse sur la provenance de CATINOU  qui fut tour à tour, ma femme (en termes élargis), mon épouse (devant le maire), ma compagne de bancs (en termes de galère), mon garde-fou (en termes de guide à visé au laser), ma cantine (des chefs en cuisine, je n’en ai pas connus d’autres avec un tel talent )…j’arrête car je manque de temps et de vocabulaire !

    Mes ascendants étaient taillables et corvéables à souhaits, sans doute des gueux, des terriens que le facteur savait  trouver au moment du calendrier pour les étrennes

    Imaginez ce qu’à était la vie des ancêtres de nomades.

    Pas de noms de famille, pas de pays de naissance, pas d’existence légale.( heureux..Pas de facteur et de boite à lettres remplies au retour des vacances).

     

    Où se plonger pour établir des repères ? Vers quel pays ? Qui lui a collé ces foutues habitudes alimentaires ?

    Autant de questions qui restent sans réponses. En  manque de repères on peut se sentir attiré vers une quelconque patrie, le faciès d’une personne peut vous donner quelques indications sur sa provenance, un teint basané  est plus fréquent dans les pays du sud que dans celui des milles lacs.

    Quand le puzzle est suffisamment constitué et que des pièces brillent par leur absence, que découvre le photographe que vous êtes devenus :

     ‘’ Un mélange salé-sucré, épicé et aromatisé par des saveurs venues d’on ne sait d’où et quand-comment ! ‘’

     La famille reste une affaire de cuisine.

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  • Communiquer sur la mort d'un être cher n'est pas chose facile.

    Exposer ses sentiments sur le net m'est difficile.

    Mais lorsqu'il s'agit de l'adieu à sa propre mère, tout se complique.

     

    Pourtant, des années après cette disparition, il me reste un souvenir incroyable de ce jour où la la personnalité des «  ayants droits » a fait toute la différence, question ambiance.

    L'absence est là, palpable, cruelle, mais comment pourrais-je changer le cours normal des choses, qui suis-je pour interdire aux lois de la nature de stopper l'inéluctable érosion des corps ?
    Les réactions à ce juste cheminement sont différentes chez les gens confrontés tôt ou tard à cette fin d'existence de la matière.
    Le deuil engendre la tristesse de ne plus côtoyer cette personne à là quelle, nous nous étions ''habitués''.
    Pour la majorité des familles que j'ai rencontrées,  la tristesse,le regret et l'absence sont les sentiments majeurs provoqués par cette perte.


    Vais-je vous choquer en parlant d'égoïsme ? Et si ce départ était une délivrance pour la personne qui nous a quitté ?

    J'ai été élevé dans cette croyance qu'il existe un « meilleur ailleurs ». Je n'ai jamais gobé les sornettes de paradis dans les étoiles, même entouré de 1000 vierges et d'autres falsifications mentales étudiées pour servir les intérêts bien terrestres de gourous à «  la kon » Je crois... Basta et c'est ainsi.

    Ma mère est donc partie un soir de...( bip-bip ). Hébergée depuis quelques mois dans une unité spécialisée à la préparation de déplacements effectués dans le but personnel d'aller voir là-haut ce que Dieu nous dérobe.
    Elle voulait faire le tour du globe, vagabonder en pays inconnu et ne pas s'acquitter du prix du billet de retour pour ce voyage dont nul n'est encore revenu.
    La veille de son départ, elle déclarait aux femmes en blouses blanches « le moment est venu, c'est pour cette nuit le grand voyage ». Étonnant non ?

     

    Atteinte de diabète sévère ( je me suis toujours demandé s'il existait une forme de diabète comique ) il lui était pénible de se piquer plusieurs fois par jour afin d'obtenir la permission de succomber à son pécher mignon, le sucre.

    C'est tout en douceur et le sourire aux lèvres qu'elle mis fin à son parcours terrestre. 

    Le jour de l'accompagnement de sa dépouille terrestre, dans une modeste église de campagne en Auvergne, il fallait faire bonne figure pour la communauté réunie, mais sachant aussi que son âme était radieuse, resplendissante de joie et de bonheur et déjà tournée vers l'ultime aventure de sa nouvelle vie.

    Elle avait bien raison de nous laisser gérer nos petits arrangements de petits bonhommes et bonnes femmes de chaire, déclarant que tante machine avait bien vieilli, que l'oncle truc avait pris du poids, que cousin bidule était mal rasé et que la pétasse blonde peroxydée avait bien du mal à faire semblant d'avoir de la peine... Ainsi va le monde des humains...

    Je me souviens d'anciennes amies de la défunte qui sentaient que leur départ ne ferait aucun doute, elles avaient de la peine mais surtout peur. 

    Quant à nous, nous étions partagés entre le besoin de nous retrouver entre nous et celui de faire plaisir aux autres en montrant notre légitime tristesse.

    Notre clan est composé de gens qui vivent en dehors des règles de vie et de bienséance établies par les pisses froids et qui se faisant, tentent désespérément de nous faire vivre suivant leur mode de vie... Les pauvres !

    La mise en terre devait se faire rapidement dans ce cimetière où l'attendait son mari, se serait juste une formalité, puis mon frère Alain, nous recevrait dans sa maison grande ouverte à limage de son cœur.

    Il connaissait bien les us et coutumes de la famille, peu de temps avant, un cochon avait été préparé en vue de quelques sérieuses agapes et bien soit, pas de brouet spartiate, mais une copieuse libation clôturerait cette cérémonie.

    Je vous conterais que la majeure partie de la famille était présente, se régalant des plats préparés par les femmes, chacun de nous s'entretenait en petit comité, formant des attroupements, des clans.
    Le vin excellent que mes frères servaient, déliait les langues, faisant tomber les barrières et les souvenirs de petits riens qui par le passé avaient freiné nos envies de nous rencontrer... C'est promis, nous nous reverrons un jour mes frères.

    Ma louve, toujours attentive au moindre signe de ma part, s'assurait que tout allait bien, que l'émotion n'envahissait par de trop le cœur de son homme de mari, à chaque passage prés de moi, elle me frôlait et me serrait la main qui ne tenait pas un verre de vin

    Ma fille Sarah avait prononcé quelques paroles avec grande difficulté à l'église, qui aurait pu lui en faire la remontrance ?
    Quant à notre fils Pierre... Tiens, je vais vous en parler de celui-là !
    Mais auparavant quelques précisions seront utiles pour planter le décor... Jugez-en par vous-mêmes.

    Ce cimetière était niché au pied d'un haut lieu de l'histoire des Gaules. Le plateau de Gergovie avait connu la victoire de Vercingétorix, un chef Arverne qui avait défait les légions romaines de ce bon vieux Jules.
    Pour sûr, nous avions trempé dans cette histoire et par le passé, mes frères et moi-même avions participé à des fouilles archéologiques.

    Des guerriers gaulois avaient été découverts dans leurs sépultures, debout, les armes à la main, parés de leurs plus beaux habits, ornés de bijoux et accompagnés de leurs fidèles animaux, chiens et chevaux.
    C'est un rite funéraire celte, très en vogue pour l'époque et qui nous surprend toujours.

    Je fais appel à vos souvenirs et à votre imagination. Curieux ces rites funéraires consistant à placer dans la tombe les « acteurs matériels » de l'environnement du partant.


    Il continuerait donc à vivre sur un autre niveau et pour qu'il soit bien durant le grand voyage, il serait accompagné de tels ou tels objets ou vêtements. Ce qui va à l'encontre de la croyance Judéo-chrétienne qui nous apprend que nous sommes nés de la poussière et que nous retournerons dans la poussière...Voila pourquoi je ne passe jamais l'aspirateur at home.


    Nous étions un dernier quartier, sorte de garde prétorienne face aux moments de l'adieu, mon épouse, ma sœur, mes frères et belles-sœurs, certains de mes neveux, nièces et mes deux enfants.

    Depuis un laps de temps, je voyais bien que Pierre se tortillait sur place. Ce grand garçon aux allures d'armoire normande dissimulait un « quelque chose » sous son blouson.

    Brusquement se dirigeant vers le fossoyeur, il dégagea sa main de dessous du vêtement. Je restais comme figé sur place, surpris par cette attitude et la rapidité d'exécution.
    Quelle estocade allait-il porter à ce brave homme ? Vendetta ou règlement de comptes ?

    Pierre tendit à l'homme interloqué un pot de confitures. Il avait promis à sa grand-mère de déposer ce précieux cadeau pour l'accompagner lors de son grand départ.

    Peu de personnes présentes à cet instant furent témoins directes de cette action.
    Le visage de Pierre trahissait le fond de ses pensées : si tu ne fais pas ce que je dis, tu vas aller dans le trou !

     Aucune dérobade, aucun refus n'était permis de la part de l'employé des Pompes funèbres.


    Le sucre avait emporté ma mère « ad patres », elle emporterait le sucre six pieds sous terre ce serait sa vengeance !


    Il prit le pot de confitures, le plaça sur le cercueil et tout doucement, manœuvrant la poulie permettant la descente, il me cherchait du regard comme pour s'excuser de cet événement et demander mon accord.

    Un large sourire barrait mon visage, des sensations inexplicables de bien être m'envahirent.


    La fierté d'avoir un garçon comme Pierre, la vue inexplicable et inexpliquée de ma mère qui rigolait et l'air ahuri des témoins de ce dépôt de confiture me firent monter des larmes de joie, songeant alors aux découvreurs de tombes qui dans des siècles, trouveront dans cette tombe gauloise un pot de confitures......

     

    Ainsi va la vie, dans ce petit village d’irréductibles gaulois.

     

     

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