• Suivez le guide...



    Quel ingrédient pouvait bien manquer à la cuisine des Toqués, à ces montreurs de mines rubicondes des « panses bien remplies »,à ces chercheurs d' étoiles dans la galaxie des guides « de bonnes adresses » à ces despotes en cuisine qui savent par leur « savoir être au fourneau » se rendre imbuvables aux yeux du personnel et du publique.

    Quel est ce secret de fabrication ?

    Un petit tour de moulin à poivre de SICHUAN, un brin d'herbes de « Folle », un trait de génie ou d’Angustura, une maniaquerie de Diva qui de par la recherche de la perfection dans les moindres détails, finie par tuer l émotion de trouver du plaisir dans cette noble destination : « se nourrir du plaisir de manger et de voir les autres se régaler. ».

    Me rappelant le NUNC EST BIBEMDUM, formule équivoque pour un guide MICHELIN qui s'adresse à des conducteurs d’automobiles, je n'ai pas oublié de rajouter ce commandement........mais avec modération .

    l'ingrédient qui manque à beaucoup d'entre Nous et qui fait qu'avec c'est  « plus mieux bon » .

    Cet ingrédient c'est l'humour.

     

    Les régimes ''alimenteurs'' faisant rage dans les rangs des lecteurs, pas étonnant de constater la présence de chevaliers à la triste figure lorsque le couvert est mis, ils vous flinguent l'ambiance, vous dégonflent le soufflet au fromage, vous délient la sauce sans vous délier la langue et sont experts au fait de mettre les pieds dans le plat.

    Avec l'air grave d'un gendarme et les mimiques d'une jeune vierge effarouchée, ils toisent la table par vous dressée, touchant du bout de leur fourchette assassine une viande dans son jus qui était destinée à bien les contenter.

    Puis, se détournant de la basse besogne destinée à vous faire regretter de les avoir conviés, ils promènent un regard blasé, sur les autres invités, espérant par leurs façons de procéder, démolir votre réputation de marmiton.

    Blasés qu'ils sont, incapables d'émotions, ils traînent leur morne indolence comme si leur apathie était une référence avant de devenir insolence.

    Tout leur est dû, le moindre en-cas, le plus petit casse-croûte, et voilà ces pique-assiette sur votre route.

    Ils n'ont goût à rien et le dégoût de tout. Et c'est pourtant dans le sein de la famille qu'évoluent ces bordilles ou comme disent les marseillais « ces chiens des quais »

     

    Ils veulent être des références, rien ne peut intelligemment se manger en dehors de leur présence, et à la fin du repas, c'est à un « jacques a dit » qu'il vous font participer.

    ""Comment avez vous trouvé ces ''Panisses » ?""

    Tous les regards sont tournés vers lui : « Jacques a dit : frugale et banale ».

    Vous à bout de souffle, sentant la moutarde qui vous monte au nez, vous risquez afin de les étonner :

    « c'est chez un Romano que je les ai goûtés » espérant ainsi détourner la conversation et éviter la consternation. Mais rien n' y fait, c'est son avis que les autres écoutent.

    Ces « alimenteurs » font le tour des popotes et assassinent les cuisiniers qu’occasionnellement pour un soir nous sommes.

    Ce sont, vous en conviendrez, des empêcheurs de beurrer en rond, des casse « pieds de cochon »,des enquiquineurs du « Quinquina », des « écumeur de table » de véritables ténias.

    Reconnaissez-le, vous en avez au moins un parmi vos invités, comment l'éviter...rien de plus simple, en prenant de la hauteur (vu le jeu de mots?)

    C'est sous vos yeux que ce trésor était caché et de sa présence vous allez enfin pouvoir en profiter en toute aisance.

    Le dîner de con....vous vous souvenez ?

     A une prochaine invitation, il vous faut un con, ce sera lui qui sera servi.

    A la question :"comment avez-vous trouvé mon carré d'agneau ?"

    ...laissez planer le doute :

    "Par hasard en soulevant une frite ". Mais soyez rassurant et montrez lui que vous êtes indulgent, d'une étole de blanche hermine, (symbole de Justice ) vous vous pourléchez les babines en ajoutant :

    " devant un jury, vous ne risqueriez pas grand chose...vous seriez acquitté... votre viande n'est pas coupable ".

     

     

     

























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  • Commentaires

    1
    Mardi 11 Juin à 10:32

    A vrai dire je connais la solution: il suffit de veiller à ne jamais inviter un con.... moi ça m'viendrait pas à l'idée en tout cas ! yes

    Bonne journée

    2
    Dimanche 16 Juin à 19:05

    Rendez-nous la vraie cuisine, celle de nos grand-mères ou encore celle du "Festin de Babette"  ! Hélas, je crains que cela ne soit plus possible, les inventeurs, les docteurs en nouvelles recettes et les régimes sont passés par là. ils n'ont pas encore "tué" le plaisir de manger, mais ça finira bien par  arriver !  

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