billet d'humeur,coups de gueule,liberté d'expression, afficher sa différence.
Ceux qui en parle le plus qui en mange le moins
Dire que ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins, cet adage s’adresse à tous ceux qui par leurs discours vous endorment pour dissimuler un manque évident d’absence d’action. En outre, cela souligne aussi le fait que ceux qui agissent n’éprouvent pas le besoin de raconter en permanence ce qu’ils font.
Cet adage s’attache donc avant tout à opérer une distinction entre les actes et les paroles.
LA VANTARDISE EST LA FORCE DES FAIBLES
Ce qui est le plus étrange dans la galaxie des Gens du voyage se sont les « Gens » eux-mêmes
Depuis l’antiquité ils sont chargés de tous les maux de la création….saviez-vous qu’ils sont accusés d’avoir volé un des clous qui crucifiaient Jésus de Nazareth et c’est pour cela, détail horrible, que le supplicié tenait ses deux pieds cloués par un seul clou…
Sont-ils méprisés car ils le méritent où parce qu’ils sont des étrangers ?
Sur ma route j’ai cheminé avec tant de nomades qui avaient tous le même défaut : ils se « sentaient coupables »..Coupables avant l’heure, avant le délit, avant la preuve, coupables d’être là au mauvais moment, coupables d’avoir dit « ben si vous les dites c’est vrai «
.j’avais même un compagnon de route qui professait « donnez-moi ce que je vous demande...Comme çà je n’aurais pas besoin de vous le prendre »…..question de gain de temps.
TROMPETTE ….
Une trompette est un homme sans paroles qui n'a pas de figure mais qui possède l'art et la manière de raconter des galéjades, des mensonges. C'est un vantard ou un vaniteux. Plus l'esbroufe est de taille et plus le charlatan s'enferre dans sa supercherie, se trompant lui-même, une sorte de super schpountz pagnolesque en quelques sortes.
Et là mes amis, des trompettes, j'allais en rencontrer. De quoi constituer un orchestre entier, rien que des cuivres, des mal embouchés qui jouaient en sourdine, des fifres et joueurs de flûtes avec ou sans becs, des vaillantes qui claironneraient haut et fort comme le faisaient au temps jadis les hérauts de tournois, des « black trombones monotones », tous avaient pour ambition de devenir des Maurice ANDRE de la spécialité.’
… « Çà y est le Loup nous fait son quart d’heure du « gars qui connait »...il nous prend pour des renifleurs de stup.…allez cherche, cherche… qui c’est cet ANDRE ?....Mineur dans les mines de charbon, à force de travail, est devenu un trompettiste de grand renom …ami de jacques Chancel…le grand échiquier…)
On imagine le voyageur lambda entrain de gratter sa guitare, le « gypsy Roitelet » fournisseur de 50 guitares chez Sébastien ou une « Voice » gitane à la Kenji, mais pas jouant de la trompette.
Mais je veux me faire l'avocat du diable :
« Ton accent te fera reconnaître.» On se souvient de cette apostrophe jetée à Pierre le Galiléen, le voilà suspect d'appartenir à la bande à Jésus. Il va s'en tirer par un lamentable et triste mensonge :
«Je ne connais pas cet homme-là...»
En cet instant présent il est le chat qui a encore la queue de la souris qui dépasse de sa gueule et qui dit « ch’est pas moi ».
Repéré, le Gitan, repéré partout, il est désigné du doigt, objet d'un regard amusé, moqueur et plus souvent chargé de soupçons et de mépris. Fuir le regard du gadjo, dissimuler le plus voyant, le «nez au milieu de la figure», jouer la comédie, c'est le regard des autres qui le pousse à adopter cette attitude
.On ment pour faire plaisir, pour brouiller les pistes, pour contredire et pour s'adapter à ce qu'attend l'interlocuteur. Le mensonge a plus de crédit que la vérité. « Si je te dis la vérité vraie qui cela va t il intéresser ? »
La langue est une chose, le langage en est une autre. Je veux parler de la communication entre les humains et plus particulièrement entre notre monde et celui des Gitans. L'exclusion du nomade est la conséquence entre autre d'une difficulté d'échange de langage. Ce petit monde replié sur lui-même s'est créé un parler familier propre à ses coutumes, à sa vie, à ses lois. Il est peu exigeant dans sa forme mais il suffit. Mais dés lors qu'il y a ouverture avec un autre monde le dialogue est déformé.
N'ayant que très peu de bases écrites, il donne dans l'outrage et le pataquès .Et puis vient cette sublime supercherie « il n’y a pas d’os dans la langue » agrémentée à la sauce non piquante façon « roulage de galoche » tout en douceur et profondeur…la langue bien pendue chargée et même surchargée n’est plus perfide et dangereuse.
LE PROGRÈS
Sa mise à la retraite anticipée s’est faite en douceur, sans pot d’adieu ni de remise de la médaille du travail. Mort programmée au champ du déshonneur !
Son remplaçant est déjà là…plus percutant, plus incisif, plus moderne…on n’arrête pas le progrès qui est en marche, le coup de langue laisse des traces pas le coup de clavier…
Place au prince du mensonge l’azerty piloté du bout des doigts.
Pas salissant car pas de tir à bout portant- la méchanceté, la haine, les éclaboussures ne vous atteindront pas.
Pas de traces suspectes sur vos doigts – empreintes, A.D.N, salive ou restes de masturbation provenant de la jouissance d’avoir balancé des saloperies sur un de vos proches
Pas de doutes en ce qui concerne le but atteint – les commentaires sur les blogs sont là pour en témoigner….En somme c’est le pied nouveau qui vient d’arriver !
Et en prime on vous offre un joker : bouton destiné à oublier les phrases assassines que vous venez de balancer sur le net….généralement situé en haut à droite de votre clavier…
.C’est si beau le progrès.