billet d'humeur,coups de gueule,liberté d'expression, afficher sa différence.
Dans une autre vie je fréquentais un milieu religieux dans lequel, les chefs pouvaient avoir femme et enfants les rendant ainsi capables par expériences de parler à leurs ouailles des joies et tourments de la famille.
Un des pasteurs avec lequel j’ai participé à des travaux d’interprétation de la bible, transportait allègrement ses 75 ans sur un vélo, de jour comme de nuit qu’il pleuve où qu’il vente, hiver comme été.
Religieux tout terrain, il visitait les Gens du Voyage entre autre et participait très activement aux démarches d’intégration d’étrangers sur le sol français.
J’ai la sainte (je suis raccord !) horreur du prosélytisme et ce grand homme l’ayant subodoré me fichait une paix royale.
Très souvent, questionné par des adeptes qui croyaient (c’est la moindre des choses grand Dieu !) qu’il suffisait d’ânonner une prière pour pouvoir traverser la rue sans se faire renverser, pourvu que la foi les transporte !
Il avait cette explication que je vous livre et qui me transporte d’allégresse suite à ma foi et à mes faiblesses.
« Chaque matin que Dieu fait, au petit déjeuner, je nourris ma foi avec un bon kilo de doutes ».
Cet homme ministre du culte, enseignant et responsable du devenir des âmes d’un troupeau considérable d’ouailles, confessait qu’il avait foi en la parole de Dieu et que le fait de douter l’obligeait à chercher et à trouver des réponses à ses questions. C’est cette honnêteté qui me plait chez l’Homme.
QUAND LE DOUTE EST PERMIS
..il s’installe avec ou sans votre permission et le mettre à la porte équivaut à renvoyer un défenseur de la Tour de Garde qui s’introduit par la fenêtre alors que votre porte a été claquée au nez et à la barbe de son prophète.
« Dans le doute abstiens-toi ».Jolie formule pour celles et ceux qui comptent sur les autres pour évoluer alors qu’il leur a été enseigné « aide toi et le Ciel t’aidera ».
Ce doute a pour compagne la PEUR.
Si vous doutez de vous et que vous ayez peur que les autres se rendent compte qu’en fait vous n’êtes pas compétent dans votre vie et que vos réussites sont des purs coups de chance, un jour ou l’autre un salopard va mettre à profit vos incertitudes pour vous annexer façon «'Anschluss, » vous dépendrez de son plan.
Je vous dédicace à Vous chercheur de l’impossible (c'est-à-dire chercheur de l’excuse pour ne pas faire…nuance) cet exercice que j’ai honteusement copié sur le net en ajoutant mon grain de sel.
Si la réponse à cette question est « Heu? » ou « Houlà, je ne sais pas ! » ou « Jamais ! » ou encore « Je ne m’en souviens plus », vous êtes sur la bonne voie pour répondre oui à la question « Souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ? »
Au hasard ? À la chance ? Aux autres et à leur gentillesse. Mais en tout cas jamais, ou rarement, à vos compétences. Comme si le monde dans lequel vous végétez était celui des Bisounours , des gentils dauphins et des Loups nourris au suc Candy….Va falloir vous réveiller !
Avez-vous tendance à dire merci aux compliments que vous recevez ou plutôt à justifier par une réponse comme « Oh tu sais, pour moi c’est facile », « Je l’ai acheté pas cher », « Je n’y suis pas pour grand-chose » ou autre variante du genre.
Vous ressemblerez à un shamallow tenu par un « bon petit diable » enfourché sur une brochette e t tournant lentement, très lentement sur un feu de bois pour que le supplice soit long très long…à moins que vous n’appréciez les suppositoires à la « nitroglycérine » et au bois de cèdre !
Si vous choisissez la deuxième option, encore une fois, il y a des chances que vous souffriez du syndrome de l’imposteur.
KESACO ?....
Ce n’est pas moi c’est l’autre.
Dans le cas de l’enfant qui vient de faire « the boulette », du chat qui a encore la queue du poisson qui frétille dans sa belle gueule d’innocent ou de votre conjoint préféré trouvé allongé prés du corps frétillant avec la queue….zut je me suis trompé ! Enfin vous avez compris le sens de la démarche, puisque à votre tour vous alliez commettre l’injustice qui mène un innocent les mains pleines directement au poteau….on peut l’admettre.
Mais ce symptôme vous empêche de récolter les fruits et de porter les lauriers qui vous reviennent de droit à la suite d’une réussite si minime soit-elle.
« cette attitude qui est peut être la votre est en fait une forme de doute constant qui consiste à attribuer ses réussites, son évolution, ses accomplissements à tout et tout le monde, sauf à soi » je l'ai cité.
VOUS SAVEZ QUOI ?
J’ai un aveu à vous faire…je n’ai pas souvent fréquenté la communale, trop occupé par ailleurs à écouter le chant des oiseaux, à attendre un lever de soleil comme si c’était un lever de rideau considérant que la journée qui commençait allait être une pièce de théâtre.
Le peu de savoir que je trimbale dans ma tête c’est du vécu, de l’artisanat, du chef d’œuvre, des ampoules, des estafilades, j’en passe et des ….à mettre ailleurs.
C’est au travers de lectures, de conférences, de vos blogs que je réussi à écrire ce que je publie.
Et c’est là, le hic !
Faut-il tout savoir pour être compétant ? Et si comme ce bon pasteur (début de ce post) mes lacunes me servaient à gratter un peu plus pour apprendre ? Si mes doutes me donnaient à la fois le courage et la foi dans ce que je publie.
GARÇON….2 CAFÉS et l' ADDITION
Je prends conscience que mon manque de connaissances et de compétences font que je « bosse comme un turc » (en rapport avec la Bosphore !) sur mes sujets et que le regard bienveillant des autres ( de Vous ) vos compliments et commentaires agréables me donnent cette sensation de ne plus être assis à coté du radiateur.
Vous me faites devenir un doué qui célèbre ses réussites et en votre compagnie je les savoure.
Je termine en vous disant que le doute en lui-même n’ai pas si terrible que cela, il peut être le point de départ d’une grande aventure comme celle que j’ai vécue à vos cotés.