• TOC,TOC,TOC....QUI FRAPPE A MA PORTE

    "Aujourd'hui j'ai rencontré la mort et comme je n'y ai vu que des désagréments j'ai dit: non je suis contre"

    La mort est encore un commencement..... Zut! Il va falloir réapprendre à vivre avec la mort, changer mes habitudes, faire de nouvelles rencontres, dans cette vie que je vais quitter, j'avais un passé, rempli d'ombres et de mystères mais cet avenir m'est inconnu. Remarquez il est fort possible qu'il n'y est rien après la mort. Après la vie il y a cette anecdote qu'est la mort. Me pardonnerez-vous de l'insistance avec laquelle je vous parle de votre fin ?

    Cette vérité vous effraie peut être, mais à chaque instant de notre vie, nous mourons. Cela n'est pas un « accident de parcours », les circonstances dans lesquelles nous finiront notre vie peut être mais pas la fin, elle est prévue depuis votre naissance. Mais La mort n'est pas une anecdote. Je ne peux pas dire n'importe quoi ni vivre n'importe comment et il m'est impossible de ne pas songer à ce qu'il m'attend de l'autre côté du miroir.

    Pourtant j'ai dans le doute une certitude : nous mourrons tous un jour ou une nuit...Et là encore j'ai un doute : jour ou nuit ?

    Même les fous, les sages et les moins-sages, les puissants, le fils de Dieu qui s'est fait homme, savent qu'ils mourront. Je ne dis plus jour ou nuit, cela me fait penser au film : « Les visiteurs » et je me marre, ce qui n'est pas de circonstance, mourir est triste, qu'on se le dise.

    Pour vous flinguer un peu plus le moral et faire disparaître votre légendaire sourire façon « rictus » je vous le déclare tout- de- go (cherchez pas il n'y a que les vieux qui parlent comme ça) vivre c'est mourir et mourir est une chance !

    En effet ne peuvent être appelés à partir que ceux qui ont vécu, tout comme Marcel qui citait les vivants et les morts qui n'ont pas encore pris leurs fonctions (PROUST...naturlich)

    Vite, hâtez-vous lentement d'occuper des fonctions, de jouer un rôle dans votre vie de maintenant, ne soyez pas simplement un passant qui passe. Faites en sorte de poster un post-scriptum après votre départ, laisser nous une trace de votre passage ici-bas rendez-vous utiles que diable (oups ! Pardon!). Qui suis-je pour vous donner à espérer que se trouve des traces de vie après la mort ? Ma seule certitude est que je ne peux rien en dire....j'ai failli devenir un « marchand de chansons » et un vendeur d'illusions. Deux questions me tarabustent. Dieu existe-t-il encore ? Qu'y a-t-il après la mort ? Pour un chrétien, un musulman et pour un juif pratiquant, la mort n'est pas une crainte. Elle met fin à des tentations, à des souffrances et conduit ses adeptes aux pieds d'un Dieu. Elle est le commencement de la vraie vie. Dans ce cas le décès d'un de ceux qu'ils aiment devrait être un jour d’allégresse, petit veinard, et ils devraient attendre le signal du départ avec une impatience de tous les instants non ? C'est ce que font les vrais croyants, les Croisés, les fous d’Allah, dans la terreur et dans le crime. Les Carmélites espagnoles le rappellent «  MORIR o SUFRIR » (mourir ou souffrir). Jean d'Ormesson cite «  Pour un croyant la vie consiste à se préparer à la mort....à la limite croire en Dieu c'est préférer la mort à la vie ».....j'ai des frissons dans le dos !


    Je ferai l'éloge des non-croyants qui n'attendent rien en retour du bien qu'ils font sur terre sans soucis d'une quelconque rémunération posthume. Ne croyant pas en un Dieu, en un monde meilleur, ne cherchant à recevoir aucune récompense, persuadés du néant dans lequel ils finiront par se jeter et qui auront aimé leurs prochains comme eux-mêmes méritent le titre de : SAINT.

    C'est un comble... que le Dieu auquel ils ne croient pas leur vienne en aide. Cette vie que le destin me proposait de quitter, je la trouve belle. Elle est parfois cruelle mais c'est un miracle. Un ami, « Eric le-songe-sage » me ramenait ce matin en arrière, lors de la lecture et des commentaires d'un de ces blogs. (chez EKLA BLOG). Il parlait de fraternité, de simplicité d'échanges entre hommes, des relations enrichissantes et dénuées de tous mercantilisme entre membres d'une communauté. C'est à peine si l'idée du paradis perdu ne pointait pas son nez au détour de sa parution.

    Sa vie pareille à la mienne a été remplie de soleil, de collines fleuries au printemps, de longues routes bordées de platane formant une «  hola » à chacun de nos passages, de rencontres, d'amour et de départs « façon : pour mieux revenir ». Dans son texte je trouvais des projets, de grands espoirs, des hasards et des miracles, de la patience et de la beauté.

    Fonder une famille, construire des choses pour qu'elles durent éternellement, écrire des chefs-d’œuvre, enfin le bonheur et je finissais presque par être heureux à la lecture des lignes retraçant notre passé ou notre avenir. Jean d'Ormesson nous rappelle que la vie est affreusement courte pour certains et longue pour d'autres. Et ce matin j'ai eu cette sensation : ma vie est courte. Elle est quasiment finie, elle s'en va. C'est alors que le destin a frappé TOC...TOC..TOC

    Vous connaissez la suite...

     

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