•  

     

    Je ne suis pas un mauvais cheval

     

     

    Voila quelque temps «  une bonne âme » m'as mis le pied à l'étrier pour enfourcher ce qui sera soit un destrier soit une rossinante...

    Si c'est un cheval qu'il soit alors de bataille et je veux que les chevauchées auxquelles je participerais, soient sauvages,t enrichissantes et fantastiques,

    Si c'est un canasson alors il faut qu'il soit à bascule comme le jouet des enfants.....de mon choix d'écriture va déterminer la catégorie de mon cheval !

     

    Mais ce "meilleur ami de l'homme " ne se serait-il pas transformé en cheval de Troie, mais de façon inversée....c'est lui qui me ferait pénétrer incognito dans votre univers ….

     

    Cet élan...(non...c'est bien un cheval, rien à voir avec le copain du pére Noël ) qui va me propulser vers une « certaine notoriété », m'obligeant à me découvrir et tout en restant conscient des limites de mes possibilités, me fait songer « au petit cheval dans le mauvais temps » d'un Georges nommé BRASSENS......avec ce poème, il y est allé un vraiment FORT en compagnie du Paul ( Alors là....le Loup..t'es champion ! ).

    Il m'est venu une idée d'écrire ces quelques lignes pour parler des relations entres des personnages célèbres et le meilleur ami de l'homme...

     

    Même les plus connus des écrivains ont eu pour compagnon de drôles de montures.

     

    J'ouvre une parenthèse....vous évitant un effort surhumain pour l'ouvrir de bon matin .. et ..moi pour me la faire fermer 

     

    Montures : non pas AFFLELOU.....lui il est fou et vend des lunettes.

    Je parle de monture, à poils et à crins J'insiste sur cette précision pour stopper net votre vagabondage sur les jolies créatures chevauchant de belles montures....dans des costumes d'Adam et Eve.

     

    BUCEPHALE :

     fougueux partenaire d'un Alexandre grandissant, sauvé d 'une mort certaine par son maître quand il découvrit qu'il avait peur de son ombre.

     

    Autre ami « d'el ombre » : 

     

    CERVANTES.....cela provoque chez vous une réaction ?

    Écrivain connu de toutes et tous..les moulins d'avant..le sang chaux qui pensa..ça y est ? Et bien son meilleur ami chevauchait une rossinante ! Sorte d'équidé victime de mariage consanguin entre un ancêtres de Idéal de Gazeau et d'un cheval d'Arçon.

     

    ALBE :  

    la supercherie de la langue de Molière,  déjà sous HENRI IV...en vieux français ALBE veut dire BLANC ….je vous laisse faire la relation avec l'éternelle question : de quelle couleur...etc....

     

    Damned ! Un couple célèbre...JOLLY JUMPER.et LUCKY LUKE

    Heureusement que ce «  bétassou » de Rantanplan est là pour faire rigoler les Daltons

     

    Al-Bourak :

    le clin d’œil à ceux qui voudraient que la femme soit un cheval de trait ou une ânesse bâtée ! Cette monture apparaît dans l'histoire Islamique et le Coran parle d'une cheval ailé, à tête de femme et queue de paon, ( Ah ben de quoi faire la belle )
    Doué de parole et filant plus vite que le vent, Al-Bourak signifie « jeteur d'éclairs » et « blancheur éclatante »....il ne lui manque rien même pas la parole. Je suis heureux d'avoir levé le voile ….

     

    BABECIA : 
    La monture du héros de de la Reconquista espagnole, Rodrigo Diaz de Bivar, plus connu sous le nom de Cid Campeador - le Cid.

    Mister Ed : 
    Le héros d'une série télévisée populaire en 1960 aux USA. Mister Ed était un intelligent cheval doué de parole, mais qu'il réservait à son propriétaire. Il avait le chic de perturber son maître lors de conversations...qui était le seul à percevoir et entendre la voix de son Maître.

    PEGASE : 
    Dans la Mythologie grecque, Pégase, un cheval ailé et aussi rapide que le vent, naquit du sang de Méduse à qui Persée trancha la tête - d'où son autre nom de Medusæus.
    Son nom vient du grec pêgế, « la source » . Pégase représente le symbole de l'inspiration poétique et de la créativité littéraire et la présence sur les routes de la péninsule ibérique de files de camions PEGASO  « source » de pollution et d'accidents.


    TORNADO :
    Le fidèle cheval de Zorro, aussi noir que la tenue de son maître, apparu dans le feuilleton télévisé de 1957, des Studios Disney. Avec moins de poésie chez nous c'était une saloperie d'aspirateur qui tombait en panne....jusqu'au jour ou ZORRO est arrivé....

    Zingaro : 
    C'est le cheval de Bartabas, un écuyer hors-pair, dresseur de talent, et chorégraphe de nombreux spectacles équestres où les chevaux ont la vedette.

     

    Dommage de passer sous silence les chevaux qui sont morts dans la souffrance au fond de mines de charbon...sous les coups de canons des guerres...mais mon but n'est pas de vous tirer les larmes...le P.M.U s'en charge lorsque vous perdez aux courses.

     

     

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  • Le Bada...Boum !

     

    Nous avons tous nos petites manies en ce qui concerne nos habitudes.

    Déjà enfant, sur le chemin de l'école, nous avions pour habitude de traverser la rue pour aller faire gueuler le chien d’en face, quelques coups de pieds dans le portillon et voilà Médor transformé en ténor.

    Pressant le pas pour gagner une minute sur le trajet, c'est d'un regard fondant que nous essuyions la vitrine du marchand de bonbons.

    Au détour de la rue Dupavé et de la rue Hade, souvenez-vous...avec les copains vous enfonciez la sonnette située au numéro quinze....et sans attendre que la mémé ne sorte, vite vous détaliez....bande de galopins !

    A cette époque pas besoin de GPS ni de puces intelligentes pour connaître votre itinéraire.

    Il faut savoir que les habitudes de la vie sont en majeur partie responsables de la mort de l'Homme.

    Une sorte de routine s'installe, votre chemin est tracé et vous devenez prévisible.

    Mes habitudes ont failli nous coûter très cher  et c'est dans cet épisode que je vais vous le faire découvrir.

     

    C'était un jeudi soir pareil aux autres, trait d''union entre la fin du début de la semaine et le commencement de la fin de semaine... période charnière propice au changement de rythmes.

    Comme le traduisent les english c'était un break.

    Changer pour changer autant en profiter, pourquoi continuer à bien vivre alors que le risque de mourir nous était offert et c'est la gourmandise qui ce soir là est devenue notre péché mortel.

     

    Dans la bagnole nous écoutions le grand-petit Charles nous rappeler d''où nous venions et où nous allions " la Mama" s’était-transformée en « la pizza » : je vous parle d'un étang dans lesquels les moines bedonnant allaient pêcher la truite...préparant pour un soir un plat succulent...etc..la Pizza..la Pizza...çà voulait dire qu'on était deux...etc. »

    Dans les petites rues du centre bourg, notre caisse de Romanos ne passait pas inaperçue, nous roulions Merco and Co, signe de distinction et de reconnaissance ..on est du voyage ou pas.

     

    Stationnée vite fait bienfait, sous un lampadaire, nous pourrions de l'intérieur du boui-boui de la Jeanine surveiller notre caisse...on ne sait jamais avec tous ces cons qui s'en prennent aux signes extérieurs de richesse.

     

    La salle de la pizzeria semblait réservée à notre seule exclusivité, un couple de locdus (entendez par là des gens comme vous et moi) déchiffrait la carte des menus , un autre couple de jeunes hommes tentait d’en faire autant....2 tables sur 10..pas folichon comme future addition.

     

    Notre entrée dans le « repaire de la malbouffe » fut saluée par le tintement des clochettes et l’accueil chaleureux de la serveuse : « bonjour..m'sieur et m'dame » sous entendant  : j’espère que tu vas pas traîner ce soir..y'a du bon à la télé.... j'ai pas envie de moisir ici... »...

     

    Le Manger «  fast and furious ».consiste à savoir ce que tu vas manger, le commander rapido, le payer même avant de l'avoir dans ton assiette et décarrer avant d'avoir manger..le pied pour le petit personnel...ce soir y'a son matou qui l’attend devant la télé ..et plus encore sur le canapé... si affinité...et n’oubliez pas le pourboire..mal éduqué !

     

    Connaissant l'endroit et le personnel, nous n'avions pas pris la décision de faire et d'élever nos enfants ici .

    Pas dérangée par note arrivée une escadrille de pizzas en formation de combat contre la faim atterrie sur les tables....mission accomplie.Sans même lever le nez les 4 destinataires se jetèrent d’un commun accord sur l'envahisseur, histoire de lui montrer qui sera le plus fort..la guerre au cholestérol venait d'être déclarée.

     

    Nous allions dans les instants qui suivent leur prêter main forte.

    La suite à venir....Le Bada ....boum !

     

    SUITE

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  •  Je considère les lecteurs de mes « nouvelles » comme des invités prenant part à un repas.

    J'ai cette vision de partage.

    Les nourritures terrestres assimilés à des nourritures de l'esprit...pourquoi pas ?

    Comme tout bon « cuisinier », j'aime que mes plats soient digestes et que les sauces ne barbouillent pas la digestion de mes convives.

    Il m'arrive aussi de constater que les assiettes reviennent pleines ou si peu entamées...à qui la faute...mais à celui qui n'a pas su rendre digeste ou attrayants les mets proposés.

     

    Bien que n'étant pas un professionnel de l'écriture ni de la cuisine, je dois à mes convives la traçabilité des ingrédients servant à la préparation des repas....en toute logique et honnêteté.

    Vous êtes d'accord ?

     

    Éprouvé par vos réactions suite à la parution de l'histoire de ce gamin manouche, pour ne plus vous sentir mal à l'aise et me faire pardonner de la façon abrupte dont l'histoire est écrite je me dois d'établir la traçabilité des faits.

    je suis sincèrement peiné d'avoir à constater la  sincérité de vos témoignages et le doute que j'ai pu créer dans vos réactions

     

     

    Et oui ma brave dame...tout n'est pas rose dans la vie.....

    A cette époque nous venions de quitter la route que nous suivions en compagnie d' une famille apparentée à une ethnie tziganes les Kalderash.

    Ces derniers sont depuis la nuit des temps « spécialisés » dans la chaudronnerie, l'étamage, le travail sur les métaux.

    Ils sont les as du maniement du chalumeau pour la soudure et n'ont pas leur pareil pour les travaux de découpe des métaux....surtout sur les coffre-fort....C'est pour cette raison que nos routes se sont séparées.

     

    La vie des Gens du Voyage ne permet pas de continuer sa route, seul....être isolé c'est être affaibli et dans ce monde, les faibles ne font pas de vieux os.

     

    Dans le Rhône il existait une forte concentration de Gens du Voyage, toutes ethnies confondues.

    Quand vous faites partie intégrante de ce monde là, vous portez sur votre tête un grand néon rouge qui clignote façon gyrophare, visible uniquement par d'autres « porteurs d'enseigne lumineuse » qui se ressemble s'assemble.

     

    En toute logique, pour répondre à ma disponibilité et comme la nature a horreur du vide, fallait bien que quelque chose de spécial me tombe sur la gueule.

     

    Pris d'amitié par le patriarche de cette famille d'origine Manouche-Auvergnat (si, si ça ,existe!) j'ai attelé mes caravanes à ce convoi de voyageurs...et vogue la galère.

    Mon protégé s'est tenu à carreau. Je ne l'ai plus jamais retrouvé vendant cette merde de drogue....il avait promis...il a tenu sa promesse. 

    Bien intégré au milieu de cette nombreuse famille, j'ai été le témoin de bien des aventures que je suis entrain de mettre à jour.

    Celle qui devait me faire changer de direction s'est déroulée en deux épisodes.

    Le premier épisode est symptomatique de la vie des jeunes en mal de reconnaissance et qui ont besoin de « se prouver » qu'ils sont devenus des Hommes.

     

    « Ils poussent comme la mauvaise graine » me disait le Vieux « là où le vent les entraîne » .

    Nous étions tous réunis dans un petit cimetière pour porter en terre un cercueil renfermant le plus jeune frère du Bada. 

    Trois jours avant, à mon retour sur le lieu de stationnement, je découvrais la famille en grande agitation.

    Un des oncles avait croisé sur le chemin du retour le jeune frère au volant d'une voiture volée....Il était âgé de 15 ans et avait refusé de stopper sa course folle.

     

    Selon la tradition ce petit fou avait décidé d'aller enlever une jeune fille de son age pour la marier. 

    Je pensais être le seul à pouvoir le raisonner et c'est pour cette raison que j'ai filé le train à ce convoi de « d'anges heureux » ou plus particulièrement « dangereux ».

     

    C'est à la sortie d'une courbe que j'ai vu la voiture quitter la route et terminer sa course dans un champ en contrebas.

    J'ai tenu dans mes bras le corps sans vie de ce gamin...je n'en dirais pas d'avantage.

      

    Deux mois se sont passés dans le couloir Rhodanien avant que le « beau brun au nez cassé » ne s'invite à ma table dans une pizzeria de MEYZIEU. ( savez vous où se situe Meyzieu......derrière mes lunettes...c'est de l'humour!).

     

    La suite vous intéresse...alors le repas continue.....rien que pour vous

     

     

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  • Rencontre avec Bada (histoire vraie d'une rencontre qui allait changer le cours de ma vie...avant les emmerdes j'étais assez grand pour aller les chercher, maintenant ils me sont livrés à domicile !)

     

    Cela faisait trois fois que je faisais le tour du pâté de maisons, ma superbe BMW noire et rouille commençait sérieusement à s’essouffler.

    Sous l’œil narquois de deux policiers municipaux dont les carnets frétillaient à l'idée de me coller une prune, je réussissait à me faufiler entre deux poubelles mal garées.

    A être obligé d'ouvrir mon porte monnaie, je préférais ne pas vider mon réservoir.

    J'empruntais un passage étroit entre deux façades lépreuses de ce quartier du vieux Lyon. La fraîcheur et une puanteur de pisse et de moisissure très caractéristiques me firent presser le pas.

    Au fond d'une entrée, au pied d'une cage d'escaliers qui n'avait pas vu de souliers depuis fort longtemps, un homme tenait un gamin.par le col de son blouson

     

    Les cris poussés par le môme ne laissait pas de place au doute, il recevait une sévère correction.

    Bon d'habitude je ne m'occupe pas de ce genre de faits divers.. Blasé je l'étais par quelques années passées dans la rue. Des cas un peu « hot » j'en ai avais vécus et l'expérience faisait qu'il était préférable de occuper de ses affaires.

     

    Mais là, je sais pas pourquoi, il a fallu que j'ouvre encore une fois ma grande gueule.

    Je sentais bien que je faisais une boulette, une petite voix me chantait «  fais pas le con, passe ton chemin » mais non, auvergnat comme je l'étais, j'avais hérité de différentes qualités dont celle d'être têtu et sourd.

     

    Deux enjambées suffirent pour que je fonde comme la vérole sur le bas-clergé au centre de ce piège à con dont j'allais devenir la proie.

     

    Mon poing droit écrasa le nez d'un type d'une trentaine d'années, vêtu comme un sous maquereau des quartiers nord de Marseille.

    Sous l'effet de la surprise, son étreinte se desserra et le mouflet mal traité se faufila entre nos jambes sans demander à quelle adresse il pourrait me joindre pour dire merci.

     

    L'heureux titulaire du nez cassé semblait apprécié ce genre de traitement puisqu'il en redemandait.

    Je me suis mépris sur son geste lorsqu'il fouilla la poche de son blouson.

    Que cherchait-il, un mouchoir, un stylo pour prendre mon adresse ou voulait-il tout simplement me remercier en me tendant quelques malheureux billets de banque ?

     

    A cette heure ci je ne casse pas la croûte d’où l’inutilité de ce couteau qu'il tendait dans ma direction.

    Chez nous c'est une histoire de famille, tout marche par paire, que ce soit les mains, les jambes qui se prennent bien au cou de leur propriétaire, les mirettes quant elles font le guet et les couilles quand il s'agit d'agir comme un homme.

    Le frère jumeau de mon poing droit clôtura la discussion....Allez hop au dodo.

     

    J'avais un rendez-vous important et le temps passé à calmer ce type avait déjà mis mon rencart en retard.

    Tournant les talons je reprenais le cours de mes affaires, mais c'était sans compter avec ce morveux qui avait eu chaud aux fesses.

     

    A peine sortie de ce bourbier, dés que le premier rayon de soleil salutaire arriva sur mes épaules, le môme surgit d'on ne sait où.

    « Monsieur merci, quel coup tu lui a donné ..zinda ! »

    J'ai de suite compris à cette interjection à qui j'avais à faire....à une montagne d’emmerdement garantis et estampillés « made in Gens du Voyage ».

     

    La poisse, sois tu l'attire soit tu la fuie. Pour mon petit cas personnel, elle faisait partie du décors.Tu sais quand t'es dans un train, assis, spectateur sans pouvoir rien faire et que par la ventana tu vois défilé le paysage. Tu peux croire mon expérience, ça défile rapido, a pas le temps de gamberger que le nasillard grogne dans le wagon :

    « ici Roanne, ici Roanne, 2 minutes d’arrêt (il répète toujours 2 fois..charitable qu'il est.. comme si il te déconseillait de descendre dans ce trou du cul du monde …) mais toi la poisse elle te colle à la peau et il faut que tu descende histoire de te charger un peu plus... tiens y' à sa copine sur le quai....la « Déveine »....allez circulez y ' a rien à boire !

     

    Le « poul pas beau » a grandi, j'ai de ses nouvelles par mon frangin. Il est père de famille. Quand il parle de moi, je ne sais plus dans quel trou de souris j'irais me fourrer, çà me met mal à l'aise .. c'est pourquoi je ne suis jamais aller le revoir...C'est lui qui m'a fait grandir.

     

    As tu envie de partager de bons coups à boire et à donner?

    de patauger dans des déboire de pauvres type qui n'ont plus d'espoir ?...Si c'est oui alors tire toi...c'est pas chez moi que tu trouveras ta pitance.

     

    Chez « ici tout va bien » serait une enseigne habituée au guide « Bibendum » celui qui boit l'obstacle...moi les difficultés je les bouffe comme un affamé de la vie.

    La rue a été le terreau dans lequel j'ai poussé et comme d'autres vont chez « Truffe et eau » pour étoffer leur private garden, moi j'ai qu'à redescendre dans la rue pour transplanter les essences rares des arbres qui ont caché la forêt propice au Loup.

     

     

     

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  • C'est vrai..avec quoi vas tu tracter la caravane ?

     

     

    Dans ma vie, tout ce qui donne la primauté à l'existence vécue et individuelle, à la liberté de l'homme et à sa vocation à décider lui-même de sa propre existence, m'interpelle....j'aime ces envolées lyriques....

    A noter que l'instruction c'est comme le beurre sur la tartine...moins tu en as plus tu l'étale !!!

     

    Je chéris la liberté de penser, d'agir, de dire et de contredire.

    Dans ce milieu des Gens du Voyage, la femme à différents stades de son évolution est ramenée à un stade de « pas envisageable » pour les femmes et filles sédentaires.

     

    J'apprécie quand même que ma jeune et très belle gitane ait su faire la part des choses en ce qui concerne son rôle dans notre famille.

    Dans ma famille ( non voyageurs ) elle tient sa place d'épouse dite « normale » (c'est quand même extraordinaire qu'il faille apporter ces précisions) et dans le monde des Gitans elle a une attitude qui ne fera pas rougir les anciens.

     

    Pourtant, ce jour là, cette jeune épouse va provoquer par son attitude un tsunami question de savoir faire et savoir être face à l'autorité donnant la toute puissance du mâle.

     

    la bouche grande ouverte à la recherche de l’oxygène qui manque à sa vie, sa main gauche glissée entre ses belles cuisses bronzées et fuselées ...pour ne pas faire pipi...!

    Je découvre avec stupéfaction de grosses larmes annonciatrices d'un débordement éminent de vagues lacrymales.... elle est pliée en deux....elle n'arrête pas de se marrer.... effondrée sur le coin canapé...elle n'en peut plus...entre deux hoquets bruyants il me semble avoir entendu un gloussement me disant « c'est toi qui va la tirer... »...elle s'en paye une sacrée tranche..

    Vous voulez que je vous dise... ?...j'ai vraiment l'air d'un con !

    Me faire çà à moi...quel aplomb....je vais avoir bien du mal à retrouver mon statut de chef de famille.

     

    Il me reste deux manœuvres désespérées à tenter  : succomber à la tentation de rire 'un  commun accord et..trouver un camion !

     

    Comme je suis un « homme un vrai, un dur un tatoué..je vais effectuer les deux !

     

    Cette petite démonstration mettant en présence deux individus issus de mondes différents est très symptomatique des difficultés que rencontrent les jeunes couples.

     

    Les relations au sein d'un couple sont basées sur une relation de dominé-dominant, même si la violence n'est pas concrète. Ne pas oser affirmer sa personnalité, donner son avis, afficher sa différence, se laisser imposer les goûts d'un ou d'une autre.

    Dans ce monde parallèle et par ce que je l'ai vécu, tout est rapport de force.

    Celui qui fait acte de faiblesse et cherche des compromis au cours de sa vie est catalogué de « faible » cette réputation le suivra partout ou il ira dans ce microcosme.

    Cette violence sous-jacente fait partie intégrante de la vie des hommes et des femmes.

    Le divorce n'est pas envisageable tout comme ne pas avoir d'enfants. Une femme du voyage ne peut se plaindre à ceux de son clan, ni se retourner vers ses parents.

    A l'encontre du conjoint violent et volage, la femme use d'une stratégie digne des meilleurs judokas !....Utiliser la fore de l'adversaire pour pouvoir le combattre.

    Elle va se servir des travers de son homme (alcool, violence, bigamie, drogue...) pour l'aider à s'enfoncer encore plus encore jusqu'à ce qu'il s'écroule...

    Autre précision, il y a des VOYAGEURS et des SEDENTAIRES....et là, ce n'est plus le tableau idyllique du « bel ombre » ravageur des cœurs à l'air mystérieux qui chasse le hérisson au clair de lune.....

    Mais là c'est une autre histoire qu'il ne tient qu'à vous de suivre.



















     

     

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  •  

     

     

    Il est dit que «  c'est au pied du mur qu'on aperçoit le maçon pas trop con » personnellement j'ajouterais que « pour tirer la caravane il faut un camion ».

     

    Depuis le temps que je vous bassine avec mes histoires de nomade, il fallait bien qu'un jour je me trouve au pied du mur...sauf que cette fois là çà aurait très bien pu être le mur des lamentations.

     

    Dans la famille de CATINOU si tu donne ta parole c'est que tu es soit complètement fou et à ce moment tu es le mec qui a la plus grosse paire(de chaussettes, de lunettes , de gants....enfin tous ces machins qui vont de paire par paire à un père ) soit t'es le Hussein BOLT du voyage qui court vite, vite en zigzag pour éviter les balles tirées par les fusils.....si tu ne tiens pas tes promesses !

     

    A ce sujet lors de mon examen de passage devant les patriarches de la Gitano family, j'ai vite compris que dans une conversation, le gars le plus intelligent et qui avait raison, était le détendeur du fusil.....logique non ?

     

    Depuis quelques semaines, nous avons vendu nos meubles et les pièges à poussière, une caravane

    à vocation d'habitation monopolisait les sujets de discussion de notre entourage.

    Une splendide WILLERBY de 6,40 métrés composée de 2 chambres séparées, avec salle de bain et cuisine, équipée de tout le confort serait le théâtre et le témoin de nos aventures pour les 2 années à venir.

    J'apprendrais qu’il faut changer sa caravane tous les ans, c'est un signe extérieur de richesse chez les Gens du Voyage ...et les banquiers qui prêtent à un taux frisant l'usure...si vous saviez les magouilles qui sont pratiquées par les sociétés spécialisées dans le crédit consenti aux nomades..c'est comme qui dirait monnaie courante et emprunt à fonds perdus et tonneau des Danaides.

     

    En un clin d' œil, nous venions d’échanger notre logement de 80 mètres carrés contre un habitat de 8 mètres carrés sur roue.

    Une petite Sarah agrémentait nos jours et surtout nos nuits.

     

    Dans ce monde, les Hommes (avec le H majuscule) sont les rois. Je d »couvrirais plus tard, après bien des années de fréquentation des nomades, que l' homme se croit investi d'une mission divine.....

    « Mais une attention profonde montre que c'est chez les maîtres Queue..(pardon d'avoir emprunter et quelque peu détourné cette chanson de BRASSENS) que la Femme aime désigner les « victimes à ses petits jeux ».La femme a souvent une revanche bien méritée dans ce jeu de dupes qu'est l'union et le mariage.

     

    « Alors ton mari..il te le fait quand le Petit ? »....question subsidiaire....ne faut-il pas être deux pour mener à bien cette mission de repeuplement de la planète ?

    « Oh... ! Révérend (c'était alors mon surnom de époque ) tu sais toi ce qu'est le choix du roi... ? ».

    ça va, ça va...j'ai compris...un petit frère est vite venu nous tenir compagnie durant nos nuits blanches.

     

    En attendant ce bonheur, j'ai découvert aussi que la Femme devait tout donner à son « homme » et que la place qu'elle tenait dans la communauté n'était pas toujours enviable.

     

    Pour le moment, le jour du départ arrivait à grandes enjambées. Les placards et coffres de la caravane étaient remplis de tout ce dont peut avoir besoin un couple et enfant qui part en vadrouille...pour les 10 prochaines années à venir.

    J'ai consigné avec forces détails ce qui a été pour nous ces moments intenses que furent les premières années de cette vie de bohème. J'aimerais sincèrement pouvoir faire imprimer ce livre.

    Je suis toujours à la recherche d'un éditeur.

    En aparté, je constate que nos centres d’intérêts ne sont pas forcément ceux des autres...écrire un ouvrage.....pas facile, je l'ai appris aux cours de ces dernières années, le faire publier....la galère..Mais honnêtement (j'aime ce mot composé de ::honnête celui qui ne ment pas et d'une déviation de mentir : celui qui n'est pas honnête ) en quoi mon récit serait-il plus intéressant et plus attractif que le votre ?

     

     

    Dans l'année en cours, j'ai changé d'emploi et de métier, de mode de vie, de femme, de lieu de résidence, de repères identitaires...je m'en explique avec force détails dans ce bouquin qui devrait un jour peut être faire partie de la collection « chef d’œuvre en périls ».

     

    Quant à CATINOU, elle a changé de fiancé, d'emploi, et mis le cap sur un avenir incertain..qui a tenu ses promesses...renouant avec la grande tradition du Voyage qu'avait connu ses ancêtres

    .Elle reprenait le Voyage, brisant ainsi la vie de sédentaire dans laquelle la famille s'est installée

    . Digne héritière d'une des plus grande famille de Gitans composée de récupérateurs de métaux et ferraille, maquignons, commerçants ambulants et amateurs d’œuvres d'art, diseuses de Bonne Aventure et guérisseur reconnus par le milieu médical.

     

    J'ai fait les choses dans les règles de l’art : démarches administratives, autorisations diverses me permettant d'exercer un métier afin d'assurer un revenu pour faire vivre ma famille, achat de boites de Kleenex pour le cas où notre absence donnerait du chagrin à ceux qui restent !

    Dans une semaine, le grand jour.....je suis prêt.

     

    Je m'adresse à vous, fidèles lecteurs et amateurs d'histoires ou le poil à gratter donne du piquant à vos vies, vous me connaissez, je n'invente rien et tente de rester originale dans le fait de vous raconter mes exploits Ne vous Semble t il pas qu’il manque quelque chose ?

     

    Les dés sont jetés, nous aussi, le destin de plusieurs personnes est en marche et de ce moment plus rien ne sera jamais plus comme avant, nous sommes dans les starting blocks ...tout a été prévu.... c'est rassurant.

    Oui, mais ta caravane tu la tire avec quoi ?

     

    A SUiVRE et à demain...si vous le voulez bien.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    Précisions administrativement indispensables à une bonne compréhension :

     

    « On désigne par « semi-nomadisme », des modes de vie intermédiaires, connaissant une pluralité de lieux de résidence, mais en nombre limité et sur des emplacements prédéterminés. En général, il s'agit de l'association d'une résidence principale et d'un ou plusieurs lieux de résidence secondaire, utilisés de façon régulière, pour une période restreinte. »

    Ma « détracteuse » (çà fait engin de T.P) revient à la charge.....elle me contracte et je me rétracte....mais je commence à la trouver moins pénible !

    «  Votre instabilité fait naître un sentiment d’insécurité...comment faire quand on veut vous trouver ?..... et puis c'est contraire à la notion de fonder une famille et vos racines....comment feront vos descendants ?

    La condition première de l’Homme a depuis très longtemps disparu en Europe. Mais le vagabondage  a toujours existé, comme pour préserver dans le patrimoine génétique de l’humanité cette capacité à chercher un ailleurs et à s’y adapter.
    Il y a 15000 ans, les eaux des océans montent et la Méditerranée se déverse dans un petit lac qui devient la mer noire. Les eaux montent de 10 cm par jour pendant 2 ans. Certains tentent de sauver ce qui peut l’être, semences, bétail car  l’eau change, les poissons changent et les prédateurs changent. Ils construisent des bateaux. C’est la base du mythe de l’arche de Noé, le point zéro de la diversité car la diversité ne devait pas être très grande puisque ce mythe se retrouve dans l’histoire de toutes les civilisations. Le mythe de Noé.

    Les hommes devenus sédentaires se déplacent et vont mettre des clôtures sur les terrains qu’ils trouvent, sur l’espace de ceux qui sont restés des nomades. Ainsi débute l’histoire de nombreuses guerres : la liberté du nomade contre la sédentarité du sédentaire.

    (penser aux tribus d’Israël …...depuis combien de temps les escarmouches entre ces 2 familles durent-elles?)

    C’est à cette époque que les Rroms et les Manouches (qui signifie l’homme libre) quittent l’Inde pour l’Ouest car leur espace est mis à disposition des Perses.

    Certains restent en Grèce et prennent le nom de Gitans (Gipsy). Plus tard certains reçoivent un sauf conduit du roi de Pologne : ont les appelle les Bohémiens.

    Bref, ils arrivent en France en 1427. Et on ne les aime pas car ils nous rappellent qu’avant on ne travaillait pas .

    L'apparition de notre résidence principale est le résultat d'une sédentarisation forcée, Le métier de ma dame, la scolarisation des enfants et le rapprochement des lieux de résidence des membres de la famille , les tracasseries administratives, le conformisme des relations, les difficultés sans cesse croissantes à trouver un stationnement temporaire, les contrôlés concernant les véhicules.


    Qui sont les MENS :

    La gendarmerie les appelle les MENS : Minorité Ethnique Non Encore Sédentarisée.

    Se déplacer m'a obligé à posséder moins d’objets. Ceci implique moins de consommation et forcément moins de besoin d’argent.

    Mais il ne faut toutefois pas tomber dans les clichés : le nomade moderne n’est pas le parasite profitant du RSA qu’imaginent beaucoup de sédentaires pour se rassurer. Lorsque le sédentaire a l’impression que la vie devient dure, ce n’est pas pour les vacances au soleil des uns ou les abus des autres qu’il travaille.

    Il travaille pour payer son écran plat, son abonnement téléphone, son abonnement télévision câblée, son loyer, sa voiture, ses loisirs, et tous ses besoins consuméristes qu’il cumule au fil du temps qui passe et des publicités.

    Encore une fois, effacez de vos mémoires ces clichés du nomade de cartes postales, le nomadisme est un état d'esprit avant de devenir un état d'être.

    Observer la société nous ouvre les yeux :

    la vie sédentaire demande plus de distractions payantes pour ceux qui la pratiquent, la question de l’argent est prépondérante créant de plus en plus de stress, de pathologies, de déséquilibres dans les relations humaines.

    Ce mal être incite à quitter pour un certain temps la vie présente, à partir pour voir « si l'herbe est plus verte » chez son voisin, à casser la routine en oubliant très souvent qu'en partant nous apportons nos problèmes, nous ne faisons que les déplacer !

    Ce nouveau genre de nomadisme va se répandre de plus en plus à l’avenir. Je ne me mouille pas trop en disant ça. Mon intuition m’amène également à penser que les spiritualités indiennes et bouddhistes vont fortement influencer les nouvelles générations occidentales, créant un mélange inédit. Une partie de la population sortira de la course au matérialisme et au prestige social, avec une autre vision du bonheur. Des modes de vie différentes vont apparaître. C'est aussi une façon nouvelle d'entrevoir le nomadisme.

    La patience nous fera découvrir cet avenir passionnant qui se crée chaque jour, s’organise, par les actions de ces personnes solitaires ou de ces groupes, qui, un jour, ont osé sortir. Se faire peur, rebondir, et investir dans le meilleur placement qui existe : soi-même et sa capacité d’adaptation.

    Mais en attendant cet heureux événement, en prévision d'un accouchement difficile, plouf je vous replonge dans l'océan de nos vies passées.



    Et puis u,n jour, au retour d'une escapade qui dura quelques années pendant lesquelles je fit la connaissance du monde des gens du voyage j'ai fait la rencontre du troisième type.

    A une époque je me délectais de lectures et de romans écrits par Jean LARTEGUY, racontant les exploits et les vies des mercenaires, l'histoire de la Légion Étrangère. J'idéalisais ces êtres héroïques qui menaient à leur façon une vie de nomades....je suis le chevalier blanc....Je plongeais dans les récits de l'Aéropostale, les MERMOZ, SAINT EXUPERY, DORAT, LATECOERE devenaient mes compagnons de mes virées nocturnes , pilote de chasse, m'emportait haut très haut et au petit jour j'avais beaucoup de peine a regagner ma base.

    J'avais inscrit sur les murs de ma chambre une devise de LATECOERE, afficher dans le bureau de ce pionnier de l'aviation, en substance elle disait :

    «  si tous les paramètres et les avis nous disent que c'est impossible alors ne perdons pas de temps, mettons nous au travail... » et j'ai osé.

    Je ne voudrais pas faire porter le chapeau à mes ancêtres, de peur de recevoir un coup de massue sur le crane mais ils auront des comptes à me rendre.

    Comme je manquais cruellement d'instruction, un Jules nommé FERRY ne m'attirait pas plus que çà, par ignorance et par nécessité je suis devenu rebelle.

     Mais chassez le naturel il revient au galop...cette léthargie ayant trop durée, nos propres enfants nous ont montré le chemin ouvrant ainsi la voie royale...l'aventure c'est l'aventure. 

    A SUIVRE.....

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  • Un couple de voisins avaient offert 30 ans de leur vie à la manufacture de pneumatiques de Clermont-Ferrand.

    L'homme depuis ces dix dernières années, fixait la même pièce métallique sur un certain dispositif.

    Son épouse depuis prés de 20 ans effectuait les même gestes répétitifs, dans un atelier de rechapage de pneumatiques de la même manufacture.

    Ils commençaient à cinq heure du matin et terminaient leur journée à 13 heures, avec un roulement des «  3 huit ».

    Quelle vie de merde, en vous priant de m'excuser d'avoir cette attitude en vers ces héros sacrifiés à la gloire de cette firme.

    J 'étais présent le jour où après 20 jours de gréve ils ont obtenu une augmentation de 0,20 centimes. L'homme avait les larmes aux yeux.

    Je ne me voyais pas vivre cette vie, ni celle d'un ami d'enfance qui à la veille de son départ à la retraite a attrapé le chômage et le cancer.

    Des choix. Simplement des choix


    Je ne me suis pas découvert « nomade » comme çà, un beau matin au réveil.

    Ce fut un cheminement intellectuel qui me conduisit à devenir ce que je suis, un révolté non pas du Bounty, mais révolté du fait que d’autres décidaient à ma place.

    Qui étaient -ils pour prendre une décision aussi importante qui devait conditionner mes faits et gestes pour le reste de ma vie.

    Qui étaient ils pour me dire ce qui serait bien pour eux et non pour moi ?

    Lors des recrutements, à la lecture de mon CV, les personnes que j'avais face à moi me demandaient ce que je fuyais et pourquoi cette inaptitude à une vie normale professionnelle.

    J'ai été étiqueté « instable » comme la nitroglycérine.

    Je ne trouvais pas ma place dans la société à laquelle il fallait que j 'adhère.

    « Que fuyez vous ? » me demandait en me fixant droit dans les yeux cette directrice des ressources humaines. »

     Qu'est ce que je fuis ?

    Mon être tout entier était tendu, du coin de l’œil je repérais la fenêtre ouverte, nous étions au rez de chaussée, hop un seul bon et me voilà libre.

    Le smic et les 3 pour cent que je gagnerais en rapportant comme un bon toutou de nouveaux clients, me motivait au point de sauter par la fenêtre sans l'ouvrir.

    « Dame du Bon Secours, soyez bénie pour l’aumône que vos maîtres me font en m'octroyant cette manne charitable, je ne fuis pas, je vous devance et suis en avance d'une guerre économique que demain vous allez perdre.

    "Légion seront les victimes, peut être vous la première ».

    Serais-je un vagabond du travail ?

      "vous êtes un instable » me disait le toubib de la médecine du travail. Cet homme dévoué à la lutte contre la maladie professionnelle s'endormait dans son bureau, le teint couperosé, la cravate mal ajustée et l’œil glauque.

    Il venait de découvrir que j'avais quitté la fonction publique, je luis avais rétorqué que le fonctionnariat menait à tout.. pourvu qu'on en sorte » stupeur..

    Il était devenu fonctionnaire car trop dur la médecine de campagne ou de quartier, c'est sûr que sur son piédestal, il ronronnait depuis trop d'années, bien installé et indéboulonnable.


     « quelles sont vos motivations ? »

    Entre nous, essayez de rédiger une lettre de motivation pour un job mal payé pour un salaire qui ne vous permettra pas même pas de changer votre caisse de couleur rouille et pour une espérance de vie hypothétique au sein d'une entreprise dont les dirigeants vous donnent juste assez pour que vous teniez debout à votre poste de travail..No futur..

    Il est un dicton à la con «  mille métiers mille misères » .

    Plus tard j' enchaînais de petits boulots, un peu comme un sniper réalise des contrats Il me fallait du changement et du déplacement, de l'action des places fortes à enlever et des belles à conquérir.

    Décidément je ne me sentais pas à la place que j' occupais. Qui avait décidé de ma condition socioprofessionnelle ? Qui avait dit «  toi aussi tu seras un homme mon fils » qui m'avait soufflé dans les oreilles à la sortie du ventre de ma mère ?  Tu qu

    Peut on être vagabond dans l’âme et stagner dans sa vie,

    voyager dans sa tête sans chausser ses baskets,

    vivre ses voyages par procuration …. et devant celle qui vous a choisie,  lui répondre «  je sais.... je sais » alors que son être entier vous crie «  emmène moi danser ce soir ».

    Ne pouvant me contenter de ces vies banales, mornes et insipides, très vite je me suis mis au banc de la société.

    Connaissez vous la mauvaise réputation de BRASSENS ?

    En ne faisant pas comme les autres je ne m'enfuyais pas mais au contraire je donnais la sensation de faire des bonds en avant, d'être en avance et cette certitude que j'affichais a été trop souvent taxée d'arrivisme, de vouloir devenir calife à la place des petits califes. Que pouvais je faire contre cette situation.

    Il est vrai et de l e découvre à l'heure actuelle que cette vie dite segmentaire, m'a fait rechercher la fréquentation d'autres «  nomades ». J'ai de suite adhéré à des clans de Gitans, de Manouches entre autres. Je me suis senti accepté et très vite j’ai intégré leur mode de vie qui de toute évidence me correspondait.

    Je me suis senti comme un poisson dans l'eau trouble.


    Je n'étais pas heureux, tiraillé par un désir de partir et celui de faire plaisir en ne bougeant pas.

    Faire plaisir à qui?....à des parents qui un jour quitteront cette terre en constatant que leur "rejeton" n'avait pas trouvé le bonheur,

    A des "amis et connaissances" qui fredonnent "parlez moi de moi...il n' y a que cela qui m’intéresse.

    Alors je cultivais ma différence

     

    A SUIVRE.....

     

     

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  • LE NOMADISME POUR CULTURE





    Las des clichés et des sempiternels procès d'intention, je me suis fait douceur et j'ai, tenté par mes prises de positions d'élever le débat.

    Il me fallait prendre des gants pour manipuler avec maintes précautions ces jets d'acide que courtoisement les participants se jetent benoîtement à la figure.

    La courtoisie et la patience me sont coutumières depuis que je me frotte aux parutions de blog tenus par des dames chaisières.

    « Vous les Gitans, n'avez pas le monopole du nomadisme ».

    Cette question soulevée du bout des lèvres me semblait être un baiser empoisonné qu'une amatrice de la « chose » aurait fait glisser sur le membre viril d'un ecclésiastique émoustillé par la présence d'un jeune sonneur de cloches !

    Je sentais bien que cette rombière me cherchait. Je regrettais de pas être un antiquaire pour me payer cette vieille peau.

    A bien analyser le contexte dans lequel allait se dérouler la curée (non, non je vous rassure ce n'était pas la femme du curé !) tous les voyants étaient au vert pour que sonne enfin l’hallali et que meure sous une réponse cinglante, la bêtise humaine....Là aussi je tiens à vous rassurer...la connerie humaine est née de génération spontanée.....plus tu en tue...plus tu là sur le cul !

    Je la devinais rouge, cramoisie de bien être par le mal être qu'elle venait de faire naître dans l’assistance de personnes en chantier. C'est fou comme le botox arrange les façades défraîchies mais se trouve inopérant pour reboucher les fissures du cerveau des dames fêlées.

    « Qu'entendez-vous par là ? »

    A son allure de vieille dégingandée, je la savais « fourbue » de l'enseignement, dame patronnesse, marchande de sommeil dans un confessionnal ou pire encore adepte de parties de tricotage chez « Mode et Travaux ».

    Dans les dictionnaires, on trouve comme définition du nomade, un homme se déplaçant pour vivre.

    Le nomadisme est un mode de peuplement : tout comme quelqu’un vivant à la montagne est un montagnard,  tout comme un peuple forestier est un peuple vivant de ce qui lui apporte la forêt, un nomade est une personne changeant de lieu de vie.



    Plus habitué à pratiquer l'échangisme façon « bourre pif » que « ronds de jambes et suivez-moi jeune homme » je décochais à ma sparring-partner ( il faudrait voir à vous renseigner sur ce terme pugilistique ) une réponse en forme de boomerang :

    « faut il être obligatoirement gitan pour être nomade ? »

    j'abondais dans son sens histoire de faire baisser sa garde tout en préparant le terrain glissant pour qu'elle se ramasse façon vol plané magistral.

    Et puis j'aimais cette façon de pratiquer la langue de bois en posant une question à une question sans réponse.

    C'est pour moi une façon très « masculine » de se défiler devant une problématique féminine ….ce n'est pas ce que tu crois ma chérie..cette fille était déjà dans mon lit ….et ne va pas t'imaginer que....toutes les apparences sont contre moi...

    je souhaite que vous n'ayez jamais connu de telles situations dans votre vie.

     

    Pour en revenir à cette question  fort de ma propre expérience, je répondrais non.

    La condition première de l’Homme a depuis très longtemps disparu en Europe.

    Mais le vagabondage  a toujours existé, comme pour préserver dans le patrimoine génétique de l’humanité cette capacité à chercher un ailleurs et à s’y adapter.

    Le nomadisme est un mode vie fondé sur le déplacement et par conséquent un mode de peuplement.

    La quête de nourriture motive les déplacements des hommes : une économie de cueillette et de chasse peut en être à l'origine, mais les plus grandes sociétés nomades pratiquent l’élevage pastorale où la recherche de pâturage et le déplacement des animaux fondent la mobilité des hommes.

    Depuis la nuit des temps l'humanité a vécu à l'état nomade.(le Paléolithique, avec l'australopithèque, Homo Erectus Homo néandertaliens et vers la fin du Paléolithique avec l'Homo Sapiens.).

    Le nomadisme est souvent associé à une organisation sociale de type tribal ou à ce que les anthropologues appellent « une société segmentaire» c'est-à-dire une société structurée en clans et tribus.


    Le nomadisme « New Age » concerne notre état interne, notre capacité à bouger ou à « se déplacer » afin de s'adapter aux contraintes de notre quotidien.

    Évoluer, changer, se transformer, s'adapter, se développer, grandir, élargir ses compétences, faire un travail sur soi ... Ce langage correspond à notre ère marquée par l'individualisme et le sentiment de ne pas être bien à sa place dans la société dans laquelle nous évoluons.



    Cet aparté n’aurait pu satisfaire les instincts meurtriers de cette virago puis et puis..... on ne parle pas aux cons ça les instruits.

    Une chose est certaine, elle devait pratiquer le sado-maso- culturel. Revenant à la charge, elle en voulait encore :

     « De quoi viviez vous....de la charité d'une société que vous méprisiez ? ».

     

    Les coups bas sont interdits sur le ring....mais à franchement parler, celui-ci venait d'être bien porté et mérité.

    Pour avoir vécu cette vie dite « de bâtons de chaise »( allez..chercher dans vos dicos!) je me suis toujours insurgé sur le fait que les Gens du Voyage profitaient grassement des avantages de cette société sur laquelle ils crachaient mais en refuser les inconvénients....le beurre, l'argent du beurre, la baratte et la crémière ….c'est carton plein ou quine !

    La gourgandine n'avait pas tors et si les tors existaient ils devaient être partagés.

    Je vous devais des explications.

    Désirez-vous les connaître ?  Alors à SUIVRE.....

     



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  •  PRÉFACE de Gill Edwards : ENTREZ DANS LA MAGIE

    L'Éveil

    Je l'ai vue encore ce matin -
    Alors que des silhouettes émergeaient de l'aube grise
    Et que sa silhouette, rayonnante de lumière,
    Se tenait à l'entrée de la grotte.
    Je jure qu'elle n'avait pas été là
    Un instant avant.

    J'ai cligné des yeux, incrédule,
    Retenant mon souffle de peur
    Que le plus léger mouvement de l'air
    Ne la rejette dans les rêves,
    Alors que la fragile faille entre les dimensions
    S'ouvrait.

    J'avais été là toute la nuit
    À attendre.
    À espérer.
    À désirer ce bref aperçu
    D’un monde au-delà.

    « Rappelle-toi », dit une douce Voix -
    Immense, mais douce, comme l'océan.
    « Rappelle-toi qui tu es.
    Il est temps de t'éveiller, petite !
    Les failles s'élargissent.
    Maintenant, maintenant, maintenant est venu le temps. »
    Chut ! Écoute !
    Ses mots silencieux emplissent l'air
    Dans un moment d'éternité
    Tandis que mon souffle s'est arrêté.

    Je ne comprends pas,
    Voudrais-je lui dire.
    S'il vous plaît expliquez, s'il vous plaît,
    Ne me laissez pas ici
    Seule, dans ce lieu abandonné de Dieu.

    Cependant, je demeure immobile
    Comme une pierre,
    J'observe, j'attends,
    Je médite sur ses paroles,
    Je ressens le rythme des vagues sur le rivage.

    L'air se colore de rose
    Au rythme du monde qui s'éveille ;
    Et dans un rire tintant, elle se détourne doucement
    Et disparaît dans la grotte de cristal,
    Scintillante de Lumière.

    Soyez bénis.

    Avec amour,
    Gill

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  • L’obsolescence programmée est l'ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d'utilisation d'un produit pour en augmenter le taux de remplacement.

     

    Le docteur Mabuse est un personnage littéraire créé par l'écrivain luxembourgeois d'expression allemande norbert  jacques

     

     

    l'Obsolescence programmée

     

    L’obsolescence de nos sens  abusés du docteur MABUSE

     

    A en croire Mélenchon le « ramasse miettes » d’une gauche partagée entre le désir de revenir et celui que nous avons de la voir partir, l’obsolescence est un mal dont il faut se départir (par voie électorale ou rectale).

    A Cette mort programmée nous y sommes tous confrontés à plus ou moins brève échéance et c’est là que le bat blesse.

    « Car vous ne connaitrez ni le jour ni l’heure ». A quelques sabliers prés, ces diables de chinois inventeurs du feu d’artifice et du spaghetti, nous l’ont bien mis dans l’os.

    En son temps, feu l’artifice a fait long feu et c’est dans un misérable feu de poubelles que nous risquons de terminer en beauté. Quant à la nouille qui nous a gouvernés c’est « al denté » que nous n’avons pu la digérer.

    Sur un thème plus consumériste la preuve de cette mort avancée est belle est bien  réelle.( pour  les revendeurs d’espoirs  qui fourmillent parmi les marchands du temple).

    En une semaine, un robot de cuisine (made in R.P.C), une  centrale vapeur (made in R.P.C), une machine à laver le linge (made in R.P.C) et un  disque dur du pc TOSHIBA reconstitué par des mains et cerveaux des Forces Vives  des brillants  Membres du Génial Parti de la République Populaire de Chine, sont "ad patres".

    J’ai soudainement l’Ecotaxe et la taxe à l’ecorecyclage qui flamboient au firmament de mon sapin de Noel….Ouf ! il n’est pas en provenance de la République de Chine …bien que synthétique il est programmé à disparaitre après Noel…obsolescence innée oblige !

    De quoi envoyer un responsable du PC chinois en vacances…à PARIS sur les Champs Elysées alors que mon « aide à mieux ménager »  la peine de ma femme terminera sur la Géhenne.

    Alors quid de notre programmation ….sommes nous des objets abusés par nos propres sens…au sens propre comme au figuré ?

    J’ai fait référence aux abus d’un docteur MABUSE

     

    ...Qui abuse vraiment dans le contexte actuel de la sur consommation des biens d’équipement.

    Le film raconte l'histoire du Dr Mabuse qui dirige, de l'asile psychiatrique où il est interné, un gang de malfaiteurs. 0n découvre la dimension totalitaire de l’organisation -  (Ne vous semble t il pas que la folie se soit emparée du monde en général et de celui de la consommation en particulier ?)

     Les lois sont définitives, il n’est pas envisageable qu’il y ait des dissidents, et s’il y en a, ils sont accusés de trahison et condamnés à mort.( Les entreprises qui tentent d’échapper aux diktats des envahisseurs asiatiques sont montrées du doigt et…éliminées !)

    Les ordres sont donnés non pas par une personne (que l’on ne voit jamais) mais par une voix qui s’exprime d’abord derrière un rideau, puis, quand le rideau tombe, par l’intermédiaire d’un haut-parleur. Cette réduction du chef à une voix a comme effet de rendre impossible l’identification et la localisation de la personne, donc d’augmenter l’effet de terreur.(Par qui sont orchestrés ces scandales de la malbouffe, scandales dus aux profits des grands de ce monde, des guerres et génocides séquestrées et passées sous silence, des actions des politico-maffieux….).

    Oui j’ai la preuve que tout dans notre entourage est programmé à disparaitre et la nature ayant horreur du vide, c’est un autre « obscure objet du désire du consommateur » qui nous sera proposé et avec la même facilité pour son acquisition, nous aiderons à tuer une entreprise "bien de chez nous"

    Soit dit en passant, nos fabricants français, où vont-ils chercher la pièce qui accompagnant cette autre pièce fera de cette réunion de pièces une machine à laver le linge de votre rédacteur ?....Ben oui… ! En REPUBLIQUE IMPOPULAIRE DE CHINE……

    CQFD : Ce Qu’il Fallait Dénoncer…..

     

    car vous allez vite vous apercevoir que pour nous aussi, nous avons une obsolescence de vie toute relative…..mais dans ce cas présent comment se retourner contre notre fabricant ?

    Vos pères et mères n’ont été que des pièces qui emboitées dans un autre jeu de pièces  ont créé un ensemble de pièces donnant naissance à cette merveilleuse machine que vous êtes…..de la à dire que ce ne sont que des chinoiseries..il n’y a qu’un pas de géant à franchir

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  •  Dans quelques jours, je vais publier un E-book, renfermant les récits de nos aventures vécues sur les Routes.

    Nous faisions partie de la communauté des GENS DU VOYAGE.

    La femme qui m'a accompagne durant tant d'années se fait appeler " La CATNOU". Elle est d'origine GITANE.

    Mais pour que vous puissiez apprécier ces récits, encore fallait-il être en mesure de "comprendre" certains détails de notre vie .

     

    Romanichel signifie « le peuple Rrom » en romani et serait théoriquement le meilleur terme à utiliser pour éviter certaines confusions. En effet, « Rrom » étant presque toujours écrit avec un seul « r », cela créé une confusion avec les « Roms » qui sont un des sous-groupes du peuple Rrom.



    Trois sous-groupes principaux : Roms, Gitans et Manouches



    Les Rroms se divisent en trois groupes principaux, en fonction de leur zone d’implantation historique et de leur langue particulière.

     

    Les Roms :

    C’est de loin le groupe majoritaire. Ils habitent ou sont issus les pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Bulgarie, Hongrie…).

    Bien que la Roumanie soit le pays qui accueille le nombre le plus important de Roms, il ne faut pas confondre Roms et Roumains : tous les Roms ne sont pas Roumains et vice versa.

    Les Gitans ou Kalé :

    Ils se sont installés en Espagne à la fin du XVe siècle. Les persécutions, la grande pauvreté et la guerre civile ont poussé une partie d’entre eux à s’installer plus tard dans le sud de la France (notamment en Camargue).

    Les Manouches ou Sinti :

    Ils vivent aujourd’hui principalement en Allemagne, en Alsace et en Italie.

     

    Les Tziganes

     

    Le mot tsigane (ou tzigane) est souvent employé pour désigner l’ensemble des Rroms, lorsque on veut évoquer leur origine historique commune.

    Par ailleurs, il est également utilisé plus spécifiquement pour désigner les Roms (d’Europe de l’Est) sous leur angle culturel et notamment musical

     

    Les gens du voyage

     

    Ce terme ne renvoie pas à une population, mais à un statut juridique et administratif.

    Il désigne, depuis 1972, les personnes dont l’activité économique est structurellement liée à la mobilité et à l’itinérance. Cette catégorie recouvre une grande diversité de situations professionnelles et d’origines, dont beaucoup de Français qui ne sont pas des Rroms.

     

    Il y a plusieurs types de livret de circulation:

    Il a été instauré par la loi du 3 janvier 1969 « relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe » qui abroge la loi de 1912 sur les nomades, qui obligeait ceux-ci à se doter d'un carnet anthropométrique enregistrant notamment leurs empreintes digitales.

     Les députés ont voté dans la nuit de mardi 9 à mercredi 10 juin 2015 la suppression du «livret de circulation» imposé depuis 1969 aux gens du voyage.

     

    LE LIVRET SPÉCIAL DE CIRCULATION

    délivré aux voyageurs inscrits au registre du commerce ou au répertoire des métiers. Selon la loi de 1969, il s'applique aux « personnes n'ayant ni domicile ni résidence fixes de plus de six mois dans un État membre de l'Union européenne » et voulant exercer une activité ambulante; cela comprend notamment les forains. Le contrôle de l'État est partiellement externalisé vers les employeurs, qui sont tenus de vérifier que leurs employés détiennent ces document

     

    LE LIVRET DE CIRCULATION

    •  

      qui est délivré aux personnes de plus de 16 ans logeant « de façon permanente dans un véhicule, une remorque ou tout autre abri mobile » qui « justifient de ressources régulières leur assurant des conditions normales d'existence notamment par l'exercice d'une activité salariée »; cela peut inclure, par exemple, des travailleurs saisonniers vivant dans leur véhicule. Notons qu'en raison du justificatif de ressources régulières requis, tous les « travellers » ne peuvent pas obtenir un tel livret. La loi pour la sécurité intérieure du 18 mars 2003 (art. 11) a aussi introduit la possibilité de fouiller les véhicules (art. 78-2 du Code de procédure pénale régissant les contrôles d'identité), suscitant un problème pour les personnes dont le véhicule est leur domicile.

       

       LE CARNET DE CIRCULATION

       

      qui est délivré aux personnes qui sont dans le même cas que celles ayant un livret de circulation, mais qui ne peuvent justifier de ressources régulières.

     

    Les étrangers, qui sont aussi soumis à ces obligations, doivent justifier « de façon certaine » de leur identité afin d'obtenir l'un de ces livrets (art. 6).

     

    LIVRET SPÉCIAL...pour gens pas comme les autres.

     

     Ce document est MON livret spécial de circulation.

    Je l'ai conservé "religieusement" pour mes petits enfants et pour.....VOUS.......découvrez à quel point je vous apprécie.

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    4 commentaires
  •  

    Même si chacun a ses propres animaux-pouvoir qui l'accompagnent dans la vie, on peut faire appel à l'Esprit de n'importe quel animal dont les qualités spécifiques et symboliques nous sont nécessaires et qui sont proches de nos sensibilités.



    - extrait d'un article de Thierry sur Loup.org

    Une intelligence vive

    L’appétit de liberté

    Une connexion profonde avec nos instincts

    Un sentiment de menace, le manque de confiance en quelqu’un ou en vous-même

    Les significations positives soulignent un lien profond avec votre intuition et instinct.

     

    Sur le plan négatif

    le loup pourrait représenter une menace perçue ou un manque de confiance en quelqu’ un ou dans vos actes. Cet animal totem reflète aussi une forte intelligence et la capacité de gérer des questions importantes stratégiquement et avec tact.

    Quand vous avez le loup comme un animal totem, cela peut refléter la vivacité de votre intelligence vive et des instincts aiguisés.

    Le loup symbolise un lien très fort avec l’instinct et quand il se présente à vous comme un animal guide, il pourrait suggérer que vous possédez ou pourriez développer une manière de voir ou de comprendre le monde autour de vous de façon instinctive.



    Des références couchées sur papier, idéalisées pour servir et flatter notre ego à la réalité de la vie de tous les jours, il n'y a qu'une seule enjambée de 7 lieues que j'ai franchie.

    A titre d'exemple, je reviens sur mes conditions de vie de ces dernières années passées à fréquenter des gens qui avaient pour devise «  donne moi ta montre et je te donnerai l'heure ».

    Chaque fois que j'ai eu à négocier des coups de commerce ou à préserver ma propre Liberté ou celle de ma famille, j'ai fait appel aux spécificités du Loup pour me fondre dans le décors de ce monde étrange.

    Je me suis imprégné des qualités du Loup, de ses facultés d'observation, de son étrange pouvoir de fascination, de la peur qu'il inspire, j'ai mis à profit ses dons d'observation, sa patience, sa ruse et au moment opportun j'ai montré mes crocs.

    Si vous souhaiter acquérir une image, dessin, sculpture ou représentation de votre animal, demandez mentalement à votre animal de vous rejoindre.

    Vous serez surpris de le découvrir dans une revue, film, cadeau ou tout simplement vivant dans votre entourage...peut être même en cet instant en parcourant ce blog ou cet article...le hasard n'existe plus.....pour les sensibilisés et les concernés que vous êtes peut être, souvenez-vous :

    • cherchez et vous trouverez

    • frappez et on vous ouvrira

    • demandez et on vous offrira



    C'est lors d'un passage dans les ALPES MARITIMES , à l'occasion d'un salon dont le thème traitait des loisirs, que j'ai été abordé d'une manière bien étrange

    Vivant de travaux saisonniers au sein de la communauté des Gens du Voyage, en compagnie de mon fils, nous avions été engagés pour monter des stands sur ce salon à CANNES.

    Alors que j’effectuai mon travail, j'ai été abordé par une femme d'un certain age, d'allure respectable, fleurant bon « la vieille anglaise »...

    Je me souviens de ses airs de Cartland, Agatha Christie et Arabesque mélangés, le chignon impeccable et le regard « droit bien planté dans ses bottes ».

    En quelques mot, cette « apparition » me conseilla de faire appel au loup et à son instinct de survie, puis elle me confia qu'un des ses livres de chevet se nommait: « entrez dans la magie ou faites entrer la magie dans votre vie ».

    En quelques « clics » elle disparu e ce lieu qui fourmillait de personnels œuvrant pour que le salon ouvre à la bonne date et heure.



    Je n'ai jamais rencontré cette femme dans les allée de cette manifestation et la description que j'ai faite au responsable de la manif. n'a rien donnée : inconnue parmi les exposants !



    je fais référence à un ouvrage qui m'a servi de guide dans ma vie « au moment ou j'en avais besoin ».



    "ENTREZ DANS LA MAGIE »

      Gill EDWARDS aux éditions VIVEZ SOLEIL

     

    La lecture de cet ouvrage m'a appris quantité de détails très utiles  pour ma vie actuelle , le savoir faire et le savoir être.

    C'est avoir un pied dans chaque monde, ce qui représente pour moi une façon nouvelle d'aborder le quotidien 


    j'ai  admis l'existence de phénomènes qui paraissaient " paranormaux" aux yeux des non initiés,je reconnais que parfois je suis passé aux yeux de mon entourage pour un gars " un peu pas comme les autres"...compliment.


    j'ai reconnu et apprécié la complicité d'un regard inconnu croisé dans la foule,

    j'ai compris ce que le mot " complicité" voulait dire, ainsi que la force prodigieuse  contenue dans le mot "désintéressement",

    J'ai souvent donné sans rien recevoir en retour, 

    Je sais combien il est difficile d'être " un Guerrier de la Lumière "

    Je savoure le fait tout en étant un LOUP de ne pas être "un Loup parmi les Loups "

    Je sortirais mes crocs de vieux Loup gris et ferais entendre mes grognements  lorsqu'un abruti me dira " que l'homme est un Loup pour l'homme " ce qui à mes yeux est une insulte pour le Loup.

    Rendons à César ce qui appartient à César »l’homme est une menace pour le Loup ».












     

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    4 commentaires
  •  

    Si pour certains le chauffage est central la formule « si tu ne vas pas à Lagardére, c'est le chauffage qui viendra à toi »  s'applique....j'explique ce sera plus pratique pour les sceptiques.

     

    Au cœur de la région Centre France, en Haute Auvergne pour ne pas la citer, j'ai exercé mes premiers pas de chineur. (vous référerez à l'article sur mon blog : la chine et la mengave)

    A cette époque mon beau Père me suivait comme mon ombre, plus tard, ayant le choix, je lui ai préféré sa fille !..judicieux non ?

     

    A bord d'une camionnette plateau, un FORD Transit pour les puristes, nous parcourions les campagnes pas encore délaissées par ses habitants, pour ramasser divers objets dont voulait se défaire la population locale.

     

    Le troc était  roi, le « bon coin » n'avait pas encore envahi les bon coins de nos régions.nous n’étions pas loin de la véracité du thème abordé. Dans une chanson sulfureuse de Pierre PERET «  il avait échangé des chinois contre des porte clefs » .

    Désirant se défaire de vieilles reliques et connaître les joies du modernisme, nous échangions de magnifiques pièces de mobilier contre les premières horreurs en FORMICAT....revenu à la mode depuis.

     

    Ce jour de fin Novembre (j'ai retrouvé les preuves écrites de cette aventure) un trio de compères prenait la route. Il s'agissait du camion FORD, du Beau-père et de votre raconteur d'histoires.

     

    D'un pas léger (c'est la camion qui en bavait) nous avons parcouru les quelques cinquante kilomètres qui nous conduisaient à la porte d'une petite bourgade dans laquelle j'avais la semaine précédente, planté mes jalons de chineur.

     

    La veille une cultivatrice implantée à l'entrée du village avait par téléphone confirmé qu'elle attendait mon passage pour se « débarrasser de crasses sans valeur ».....Désireux de m'implanter dans cette partie de la région d'Ambert, je ne pouvais faire faux bon...une réputation est vite fondée et la France profonde est tellement profonde que si tu te manque....c'est de profundis.

     

    Le fond de l'air était frais et il soufflait un méchant petit vent glacial, mais l’aventure c'est l'aventure.

    Arrivés à destination, notre cliente nous attendait en compagnie de deux membres de la maréchaussée locale.

    Le moment de la surprise passée et pour faire court, la cultivatrice nous présenta à un des gendarmes « je vous présente mon cousin qui a des affaires à vous faire enlever...dans la gendarmerie ».

     

    En effet, dans le quart d'heure qui suivit, nous étions dans les locaux qui étaient en cours de rénovation. Une quinzaine de radiateurs en fonte nous attendait histoire de nous réchauffer les muscles pour les charger dans le camion.

     

    Ce que j'apprécie dans les villages de campagne ce sont ces petits riens qui font que vous vous dites « Ah c'est beau la France ! ».Telle cette boulangerie voisine qui projetait dans l’atmosphère des senteurs de pain frais, tendance grosse miche qui croustille, une volée de coups de cloche qui t'invite à chercher une table accueillante car il est midi....et ses gardiens de l'Ordre qui t'interpellent sur le champ « Eh les chiffonniers , vous buvez le pastis ? »Ben oui...si c'est un ordre..j’obtempère !

     

    Et nous voilà partis « bras dessus bras dessous » au bar de la place qui comme son nom l'indique se trouve à la sortie du patelin.

    Après quelques banalités et une rafale de tournées il fallut bien se rendre à l'évidence...la faim faisait sortir le Loup du moi qui somnolait en moi.

     

    Habitué à donner des ordres et par gestes professionnels et péremptoires, le garant de l'Ordre républicain nous enjoignit de nous diriger vers une table dressée et ce, sans possibilité de discuter l'ordre donné : « à table ».

    Comment discuter un ordre d'un chef de la Gendarmerie Nationale. Bonne ambiance chaleureuse, les pandores s'étaient renseignés au prés de leurs collègues de la ville où je sévissais. Après le café et « les « pousse-cafés »...nous nous sommes rendus à l'évidence....l'heure passait aussi vite en ces lieux que n'importe où en France.

    Par contre à Marseille ce jour là....la neige ne faisait pas partie du menu...ici...si !

    Une couche de neige recouvrait le patelin et les rues désertes. Entre temps, pour faire bon poids, des habitants de la bourgade avaient déposé dans la benne de mon camion de belles quantités de ferraille et c'est un surcharge honteuse que sous les yeux des Gendarmes que nous avons pris la route pour revenir entre hommes « at home ».

     

    La nuit prévenue par l'horloge de l'église se présentait à confesse. Route glissante en accompagnement, elle était décidée à se payer une bonne tranche de rigolade en nous voyant serrer les fesses !

     

    Cette saloperie de neige redoublait d'efforts pour nous faire regretter d'être venu la titiller sur son territoire... et c'est avec la glace grande ouverte que j'entamais le calvaire de la descente....Remarquez qu'avec ce que nous avions ingurgité d’alcool nous ne risquions pas de geler !

    La route fut l'occasion de constater que sur la neige un camion glisse et c'est tout schuss que le véhicule en surcharge s'est frayé un chemin en se calant et en glissant le long des talus.

    Les 3 tonnes de fonte glissait comme des enfants au jour de Noël  sur leur luge, dans la benne.

    « Va bene..un coup dans le zig...un coup dans le zag ». » nous ronronnait le moteur...jusqu'au moment ou....

     

    La pédale de l'accélérateur resta à plat sur le plancher du bahut...bye bye fit le câble !

    Bloqués aux alentours de 20 heures trente, à vingt bornes de notre « caravane sweet caravane » dans une campagne pliée en deux sous la neige...un vin chaud m'aurait fait du bien....et à mon beau père...aussi !

    Que faire ? Pas de téléphone portable à cette époque (moyen age?) pas une voiture en vue...un grand moment de solitude !

     

    Nous avons défait nos ceintures de pantalons...nos lacets de chaussures...qui mis bout à bout...en passant par le capot entr'ouvert et la glace latérale ouverte en grand....servirent de câble d’accélérateur à manipuler...à la main !

     

    Et c'est plus d'une heure plus tard que nous avons retrouvé la terre ferme de notre lieu de stationnement. La cerise sur le gâteau : épuisés par notre aventure, le froid, la neige, le stress, nous n'avions pas constaté que plus de la moitié de notre chargement était absent à l'appel de l’extinction des feux !

     

    Le lendemain matin, confiture de griotte on the cake : une estafette de Gendarmerie Nationale s'aventure jusqu'au dépôt de brocante que j'exploitais....

     

    Tenue réglementaire, salut impeccable, calme et droit dans ses bottes : 

    « Bonjour Gendarmerie Nationale....veuillez nous suivre à la brigade »

     

    Habitué de ce genre d'invitation, je en restais pas moins inquiet.

    A la brigade je fus conduit dans le garage..où se trouvaient entassés sept de mes radiateurs couverts de glace et ..leur chaudière !

     

     

     

     

     

     

     

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  • Bonsoir, 

    Changement de ton car.....je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.....mais...ou est passée ma bohème ?

     

    En Auvergne, dans les méandres de la rivière Allier, se lovait une guinguette fréquentée en semaine, par les gens de passage et le dimanche, par les amateurs de friture et de valse à nénette. On aurait pu y rencontrer Renoir, et ses pinceaux, tant l'endroit était charmant ,et baigné de quiétude.

    La tôlière était surnommée ‘ La Stella’.

    J'avais comme une petite idée pour ce sobriquet, le nom d'une bière d'Artois ne devait pas y être étranger et j'avais souvenance d'un grand panneau publicitaire ornant l'entrée du caboulot.

    Mon beau-père avait connu l'endroit au temps de sa splendeur,puis l'auberge était devenue gargote, les temps avaient changé.

    Notre tenancière était dotée d'une forte personnalité, il le fallait bien, car en compagnie de sa belle-fille, elle menait demain de maîtresse , les fourneaux et la clientèle composée  d'ouvriers œuvrant dans les environs et de commerciaux de passage.

     

    Mes tournées de chiffonnier, me conduisaient à fréquenter les gens du coin. En pénétrant dans ces lieux, j'avais droit à un sonore ‘'salut le Manouche’'.

    Les clients présents me dévisageaient, et pour rompre le silence accusateur qui venait de plomber l'ambiance, la patronne lançait  : « ce n'est pas un voleur de poules, il ramasse que les vieilles brocantes.. Jojo, tu ne voudrais pas te débarrasser de ta femme ! ». mais quel humour !.

    Cet endroit nous servait de chapelle. Géographiquement, il se situait à portée de fusil du campement de mon ami Riton. Après chaque coup de commerce, nous allions prendre un bain de bière.

    Dans un coin de la salle de restaurant, sur un vaisselier sans age, trônait une tête de sanglier, vestige de la présence du « cochon sauvage «  dans cette région.

    Nous avions pour habitude de le saluer en pénétrant dans cette zone en prononçant cette phrase : « encore un que les Allemands n'auront pas » et nous portions un toast à cette noble relique.

    Puis la patronne nous amenait à boire et tranquillement installés nous partagions les bénéfices de nos échanges commerciaux.

    L'alcool aidant, les langues se déliaient permettant ainsi de connaître les nouvelles, d'un milieu très mouvant, et non avare de coups tordus. En ce jour bien précis,la tradition fut respectée.

    Après de nombreuses tournées, l'heure de l'apéro du soir se rapprochant à grandes enjambées, il fallut se rendre l’évidence l'estomac criait famine.

    « Tu veux déjeuner beau-père? » une petite omelette au jambon ferait bien l'affaire....Pourquoi pas !

    Aussitôt dit , aussitôt avalé ! Omelette et cochonnaille, fromage furent de la fête avec en prime du bon vin .

     

    La Stella et sa belle-fille faisaient les allées et venues entre notre table et la cuisine, nous aidant à terminer les tournées servies. Comme on disait :« il y avait du tangage »

     

    Notre hôtesse avait la réputation de guérisseuse à ses heures perdues.

    On lui prêtait des dons et Dieu savait combien de temps elle avait passé à manipuler toutes les articulations douloureuses ... En vain !

    J'avais eu ce jour-là ,une idée fumeuse.

    Aidé par l'alcool ingurgité, je me souvenais m' entendre dire : « Beau-père, vous n'aviez pas mal au dos ? ».

    Avant que le samu n'arrive sur place, notre guérisseuse , cuisinière-patronne était là, droite comme un piquet d'acacias, les sens en alerte, les yeux comme des gyrophares, prête à bondir « Ah, je savais bien que quelqu'un avait mal, toi viens par ici ».

     

    Les refus de ce pauvre futur plaignant ne suffirent pas à endiguer la volonté de cette brave femme, à blesser un peu plus un mourant.

    Ne point tirer sur l'ambulance ...et si  la guérisseuse s'en chargeait ?

    Le Beau-père fut traîné manu militari dans la cuisine, emporté qu'il était, par le vouloir du bien faire de la sauvagesse.

    Les autres compagnons, dont je faisais parti, nous nous écroulions de rire au deviné de ce qui allait se passer.

    Et pendant que la sage-femme massacrait le dos de l'homme perdu, un des frères de la côte (c'était comme ça que j'appelais les manouches) comptait fleurette à la belle-fille, au beau milieu des cageots de légumes.

     

     

    Une fois l'affaire terminée, redoutant la colère de sa belle mère et prise de remords.... elle alla se plaindre, des gestes déplacés du soupirant.

    Ce qui restait de mon beau-père, le pauvre , est revenu en boitillant, jurant mais un peu plus tard ,qu'on ne l'y reprendrait plus.

    Pour se donner du courage, tel le condamné qui sentait que l'affaire se présentait mal, il avait ingurgité une rasade d'eau-de-vie de poire...dernière volonté du supplicié !

     

    Et c'est, la bouteille à la main, l'air hagard, les gestes un tant soit peu désordonnés que le pauvre homme tentait difficilement de regagner le monde des rescapés.

     

    Tellement heureux de s'être échappé des griffes de l'ogresse, il ne fit pas attention au départ précipité que les événements nous ordonnaient de prendre.

     

    Les libations s’ interrompirent brusquement.

    C'est sous sous les vociférations des deux hôtesses, que nous avons pris nos jambes à nos cous...sauf Beau-Papa à qui il était impossible de mettre en marche ses jambes, vandalisées par cette harpie.

    Je crois, que dans la fuite, nous avions « oublié » de régler nos trop nombreuses consommations.

     

    Chacun était reparti « chez soi » Le retour s'étant effectué sans encombre, je connaissais les « chemins des manouches » comme le disaient les gens d'ici, les chemins de traverse, que la maréchaussée ne fréquentait pas .

     

    Le retour « at home »se déroula sans ennuis, les fous rires couvraient allègrement le bruit du moteur.

     

    .Mais les bonnes choses ont une fin !

     

    Quand nous partions en vadrouille en compagnie de mon beau-père, le temps ne comptait plus..l'aventure c'était l'aventure.... et le retour à la réalité prenait parfois une tournure à laquelle je finis par m'habituer.

     

    Nous n'avions pas remarqué que l'astre solaire venait de descendre à la cave...a moins qu'il ait choisi d'aller se rouler dans les plumes...au dodo...nous aurions dû en faire autant.

     

    En arrivant nuitamment sur notre lieu de stationnement, j' ai eu un pressentiment...

     

    Un petit coup de patte à la porte de la caravane et....Oh! Stupeur le gouvernement était là , au grand complet derrière la porte telle une escouade de CRS lors des grands jours de mai 68.

    Ma belle-mère et les filles unies devant notre front commun !

    «  Dehors, les Romanos, passez votre chemin, voleurs d'enfants et de poules ! »

     

    J'avais revécu, un remake de «  gare au gorille », lorsque les femelles du canton de Brive-la-Gaillarde, assommèrent à coup de tétons, les pauvres gendarmes sur la place du marché.

     

    Devant l'afflux des noms d'oiseaux et des adjectifs s'y rapportant, nous avons battu en retraite chez mon beau-frère, qui pour nous remonter le moral, nous confia une bouteille de Ricard en mal de compagnie.

     

    Des fous rires garantis en voyant l'affolement de la belle-sœur,devant la situation, d'autant plus que tard dans la soirée, la bouteille d'apéritif anisée, resta désespérément vide devant les trois compères bien éméchés.

     

    Ce n'est que très tard dans la nuit ,en compagnie du Beau-père, que nous avions trouvé la force ,de regagner nos pénates, le piquet de grève surveillant l'entrée, s'étant enfin endormi.

     

    Quant au lendemain.........

     

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  •  

    Nombreuses sont les personnes qui comparent leur vie à un livre sur lequel seront inscrits les plus belles pages de leur histoire.

    Peut être êtes vous l'écrivain de vote propre histoire .

     

    Embrayant sur cette idée, je me représente un grand livre ouvert, composé de pages écrites à l’encre indélébile.

     

    Si ce soir, vous veniez d’inscrire le déroulement de votre journée, vous ne pourriez rien changer à vos écrits, ce qui a été vécu est gravé dans ce grand livre.

    Les pages de demain sont encore vierges.

    Il existe un « mais ».....bien que vous ne puissiez plus influencer le passé, vous avez le pouvoir d'y retourner en tournant les pages.

    Les instants gravés dans cet ouvrage ont été agréables, les rencontres enrichissantes et vous avez très envie de vous replonger dans ces moments.

    Et comme la magie opère, vous voilà de plus en plus abonnés à ces « come-back ».

    Votre vie a été riche en événements et les pages sont noircies à l'encre de vos jours passés à vivre intensément.

    Les souvenirs souvent se font la malle...à la Galerie je farfouille dans le bric à brac de vos émotions vous recherchez le chemin vous conduisant à des périodes de réconfort qui sont pour vous des havres de paix....souvenirs, souvenirs vous resterez dans mon cœur....Au café des délices...

    Besoin d 'un guide dans ce dédale de ressentiments ?

     

    J'ai ce qu’il vous faut !

    Ce dont vous avez besoin ce sont des marque-pages.

     

    Marque-pages :

    « Un marque-page1 ou signet est un morceau de papier ou de tissu, qui comme son nom l'indique, permet de marquer une page d'un livre, c'est-à-dire d'être capable de distinguer cette page des autres afin de pouvoir la retrouver ultérieurement, sans pour autant détériorer le livre ».

     

    Revenir à une précédente page de votre livre, c'est à dire retourner à un moment de votre vie sans en détériorer les ressentis et sans abîmer les autres pages.....tout juste magnifique....La magie est en vous.

     

    Où se procurer ces billets d'aller et retour avec réservation...

    Qui sont-ils ?

     

    Encore une fois, je vais vous révéler de quelle façon je procède, à vous de vous essayer à ce petit jeu.

    Je porte grand intérêt aux gens que j'ai rencontré dans ma vie et cela de quelques façons que ce soit.

    Rencontres fortuites, dues au destin, volontairement effectuées, dues au hasard (qui n'existe pas), d'ordre privée ou professionnelle, toutes m'ont offert ce que je suis devenu à ce jour.

    Elles m'ont façonné et rendu ainsi.

     

    Lorsque j'ouvre mon livre de la Vie, et lorsque j'éprouve le besoin de retourner à la page....je mémorise et me sert du souvenir d'une personne ou d'un groupe d'individu acteurs ou figurants qui auront marqué cette épisode.

    Pour retourner à ce moment de ma vie, le retrouver et y retourner quand le besoin s'en fait sentir, cette entité devient un marque-page.

     

    Demain, lorsque le Loup aura fini de pousser ses hurlements, vous serez mes Marque-Page.

     

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    Nombreuses sont les personnes qui comparent leur vie à un livre sur lequel seront inscrits les plus belles pages de leur histoire.

    Peut être êtes vous l'écrivain de vote propre histoire .

     

    Embrayant sur cette idée, je me représente un grand livre ouvert, composé de pages écrites à l’encre indélébile.

     

    Si ce soir, vous veniez d’inscrire le déroulement de votre journée, vous ne pourriez rien changer à vos écrits, ce qui a été vécu est gravé dans ce grand livre.

    Les pages de demain sont encore vierges.

    Il existe un « mais ».....bien que vous ne puissiez plus influencer le passé, vous avez le pouvoir d'y retourner en tournant les pages.

    Les instants gravés dans cet ouvrage ont été agréables, les rencontres enrichissantes et vous avez très envie de vous replonger dans ces moments.

    Et comme la magie opère, vous voilà de plus en plus abonnés à ces « come-back ».

    Votre vie a été riche en événements et les pages sont noircies à l'encre de vos jours passés à vivre intensément.

    Les souvenirs souvent se font la malle...a la galerie "je farfouille" le bric à brac de vos émotions vous recherchez le chemin vous conduisant à des périodes de réconfort qui sont pour vous des havres de paix....souvenirs, souvenirs vous resterez dans mon cœur....Au café des délices...

    Besoin d 'un guide dans ce dédale de ressentiments ?

     

    J'ai ce qu’il vous faut !

    Ce dont vous avez besoin ce sont des marque-pages.

     

    Marque-pages :

    « Un marque-page ou signet est un morceau de papier ou de tissu, qui comme son nom l'indique, permet de marquer une page d'un livre, c'est-à-dire d'être capable de distinguer cette page des autres afin de pouvoir la retrouver ultérieurement, sans pour autant détériorer le livre ».

     

    Revenir à une précédente page de votre livre, c'est à dire retourner à un moment de votre vie sans en détériorer les ressentis et sans abîmer les autres pages.....tout juste magnifique....La magie est en vous...Il faut vous en servir !

     

    Où se procurer ces billets d'aller et retour avec réservation...

    Qui sont-ils ?

     

    Encore une fois, je vais vous révéler de quelle façon je procède, à vous de vous essayer à ce petit jeu.

    Je porte grand intérêt aux gens que j'ai rencontrés dans ma vie et cela de quelques façons que ce soit.

    Rencontres fortuites, dues au destin, volontairement effectuées, dues au hasard (qui n'existe pas), d'ordre privée ou professionnelle, toutes m'ont offert ce que je suis devenu à ce jour.

    Elles m'ont façonné et rendu ainsi.

     

    Lorsque j'ouvre le livre de ma Vie, et lorsque j'éprouve le besoin de retourner à la page........je mémorise et me sert du souvenir d'une personne ou d'un groupe d'individu acteurs ou figurants qui auront marqué cette épisode.

    Pour retourner à ce moment de ma vie, le retrouver et y retourner quand le besoin s'en fait sentir, cette entité devient un marque-page.

     

    Demain, lorsque le Loup aura fini de pousser ses hurlements, je tournerai les pages de mon Livre alors vous deviendrez mes Marque-Page.

     

     

     

     

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  • Les articles et clichés du web nous renvoient vers des tableaux idylliques.

    Imaginez :

    la roulotte (ou verdine)toute habillée de bois aux couleurs criardes, ornée de rideaux en dentelle comme une robe de mariée, relookée de poignées et barres dorées astiquées comme des escarpins vernis,

    un feu de camp impeccablement dressé avec 5 morceaux de bois verticalement placés comme des mains jointes adressant au ciel la supplique du campeur « pas de pluie, pas de vent, pas trop chaud derrière ni devant »

    une marmite tout de noir vêtue, portant en son sein la promesse d'un repas pour des estomacs par la faim tenaillés...

    sur le coté the Gypsie, Esmeralda en haillons et jupons « D.G » ….(.je précise pour les vieux comme moi Dolce-Gabbana....) chaussée des fameux zapatos de chez Zalando, les dessous de bras impeccables, même pas d'auréoles à ses seins ( peut on s'y vouer?) son caraco aux couleurs chatoyantes épouse une taille de fillette éthiopienne, faisant oublier ses 20 ans et les 4 enfants pondus en hâte.....

    Elle porte un regard de toréador assassin à un beau brun ténébreux, hidalgo aux yeux de braise, la mine burinée, le pantalon slim comme pas deux, faisant savoir aux dames qu'il est sévèrement burné (pas le falsard mais l' Ombre!).

    Ce tableau archétype du bel aventurier et de sa compagne la Gitane d’Édouard Manet colle parfaitement avec l'esprit « Francis Lopes » ….

     Et pourtant...  pour  avoir été présent et acteur je peux vous dire que la place de la femme n'était vraiment pas enviable....mais la tradition...

    A la période de leur menstruation, les quatre filles et l'épouse de «Nenes» avaient droit à un régime à part car considérées comme impures. 

    Des couverts et ustensiles de cuisine leur étaient attribués et spécialement réservés durant cette période puis mis à la poubelle à la fin de leurs utilisations.

    Elles devaient effectuer les gestes de la vie courante dans un emplacement bien spécifique à l'écart du reste de la famille mais nullement dispensées des corvées .

    A cette période du mois, la majeur partie des femmes dormaient sous la roulotte enroulées dans des couvertures à même le sol.

    Ces verdines qu mesuraient approximativement 4 mètres de long et 2,50 de large étaient toutes faites sur le même schéma. Une pièce principale avec un poêle à bois (nommé poêle de Dole) et occupant un tiers de la surface un lit dans lequel se couchaient les parents et les plus jeunes enfants.

    Surélevé de telle façon qu'en dessous puissent être dissimulés les vêtements, couvertures et autres draperies, il était équipé de portes en bois souvent sculptées et enrichis de poignées en laiton.

    Le soir il servait de refuge au reste de la famille, des matelas étaient étendus sur le plancher de bois, les nuits étaient agitées et courtes. (j'en ai fait de nombreuses fois l'expérience)

    Ce fameux poêle de Dole (nom de la cité Jurassienne qui abritait les fonderies dans lesquelles étaient fabriqués ces remarquables objets ) servait de moyen de chauffage et de cuisson lorsque le mauvais temps sévissait.Un tuyau de poele traversait le toit.

    Un soir de pluie Auvergnate, clôturant une semaine bien arrosée, n'ayant plus de bois sec, comme je débarquais à l'improviste, Nenes a fait cuir un" bout de barbaque"  sur ce fameux ustensile avec comme unique combustible....de vieilles paires de chaussures ! Il a bien fallu que j'avale quelques bouchées de cette infâme cuisine, lui, il avait déjà dîné ...

     

    Sous cette verdine aux charmes romantiques vivait un être humain, un garçon à qui je ne pouvais pas attribuer d'âge. Enchaîné de jour comme de nuit à l'essieu de la roulotte, il poussait des cris et se comportait comme un animal. Son existence connue  par les autres familles n'avait rien d’officielle et chaque fois que j'ai tenté d'en connaître un peu plus, les visages se fermaient et la discussion se détournait. Tabous tous ces sujets concernant les esprits troublés.

     Il était la cible de la terrible méchanceté des autres membres de la famille, recevant des coups,  victime de la cruauté de son entourage.

     Deux écuelles en fer émaillé étaient remplies d'eau et de nourriture. Parfois il était trimbalé et sa longe attachée à un arbre. Une sorte de Mowgli, frissons garantis et inimaginable que je pose les questions qui fâchent.

     Puis une année, à leur retour je n'ai pas revu ce garçon appelé Yempa.

     

    Une fois prochaine, je reviendrais comme Mac Arthur sur nos rapports avec Nenes le manouche à la casquette à carreaux.



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  •  

    Ce Nénes était un curieux personnage. Vannier de profession, père de je ne sais combien d’enfants et grand-père d’une tribu de joyeux marmots, il ne comprenait pas grand-chose à ce monde moderne.

    Un jour que nous nous reposions en bordure d’une petite rivière, les reins calés contre une souche d’arbre, l’estomac en position « stand-by », cet homme s’est laissé aller à quelques confessions sur sa famille.

    Par respect et parce qu’il m’avait fait confiance, je ne vous révélerais pas ses « secrets ».

    Mais.... j’ai le souvenir d’une vieille photo chiffonnée qu’il avait extirpée de son porte feuille et sur laquelle il avait été photographié debout à coté d’une plaque Michelin portant le nom de « PARIS ».

    Sur un autre cliché, on le voyait jeune gaillard, tenant par le licol, un attelage de chevaux en bordure de la nationale 7, dans les faubourgs de Paname.

    Depuis de très longues années, en compagnie de sa famille, il participait au ramassage des pommes, la troupe forte d’une quinzaine de personnes, se rendait dans une commune avoisinante.

    Le déplacement de 5 caravanes hippomobiles était un spectacle qu’il ne fallait pas manquer.

    Délaissant les faubourgs de cette cité ouvrière, le convoi empruntait sur une quinzaine de kilomètres, des routes traversant 3 villages.

    Qu’il s’agisse d’arrêts commandés par la présence de poids-lourds, d’autobus, de Gendarmes ou d’un besoin urgent de se ravitailler dans une épicerie locale, toute la colonne stoppait pour le plus grand des plaisirs des villageois présents sur son passage.

    Certains membres de la famille en profitaient pour « chiner auprès des autochtones » quelques travaux qui leur permettraient de revenir dans le village.

    Arrivés à destination,ils étaient reçus par  un représentant de la mairie, souvent le garde champêtre ( en Romani : Pirescro) qui leur indiquait la place qu’ils devraient occuper pendant la saison de la cueillette des pommes canada.

    C’était toujours le même endroit, dans un chemin creux bordant une petite rivière à l'abri des vents, des regards hostiles des administrés et des curieux.

    Ce travail fournissait à ces gens de quoi subvenir à leurs besoins juste avant la saison des pluies et de la neige. Il se dégageait de cette opération une sorte d'humanité qui forçait mon respect envers cet édile.....et puis les chevaux pouvaient se reposer !

    Ils tressaient les paniers servant au ramassage des pommes canada, procédaient à la réparation des panières, tressaient les hottes pour les vendanges et rempaillaient les chaises en se rendant le matin de bonne heure dans es communes environnantes.

    A bien réfléchir, l’écolo que je suis, découvre les bienfaits dans la présence de ces nomades.

    Leurs chevaux fournissaient du crottin pour les jardinières qui ornent les balcons des maisons, les hommes qui « fouinaient »  dans les buissons faisaient fuir les serpents, les chemins et fossés étaient débarrassés des bois morts qui servaient à alimenter leurs feux de camps durant de longs mois.

    Ces hommes étaient maîtres dans l’art de l’affûtage des outils des paysans et tôt le matin, Nénes et un ou deux de ses garçons parcouraient les fermes pour aiguiser les couteaux et ciseaux. Notre homme poussait devant lui une sorte de carriole équipée d’une meule pour l’affûtage des lames.

    Dans cette remorque, dont il avait imaginé les plans un soir de grandes libations, se trouvait fixé sur le plancher un demi vélo équipé de la selle.

    Il s’asseyait et pédalait faisant tourner ainsi une meule à laquelle était attaché un récipient contenant de l’eau. Il achevait son travail de rémouleur en passant sur le fil du couteau une couenne de lard et un coup de « pierre à fusil ».

    A ses dires, il s’agissait d’un secret de finition que lui avait révélé un maître d’armes….imagination ? Coup de bluff ?

    Pas si sûre que ce soit là « un secret venu du fond des âges » avec trémolos dans la voix.

    J’ai rencontré des artisans qui procédaient de la sorte dans les murs de grands palaces cotés au guide Michelin, ils étaient « compagnons du Devoir et Meilleur Ouvrier de France ».

    Pour ma part, depuis cette rencontre, je procède ainsi. Comme beaucoup de Voyageurs, je possède des couteaux auxquels j'applique cette attention et dans mon entourage, je suis très souvent préposé à l’affûtage des lames.

    Lorsque nous étions sur le voyage, en compagnie de Catinou, ce savoir faire était reconnu dans des restaurants et des commerces de l'alimentation. Cette pratique du porte à porte nous permettait de boucler les fins de mois (en aparté nous avons connu les fins de mois qui débutaient le 10....)

    Ce laissé-passer, ce sésame nous ouvrait les portes des maisons et là, entrait en jeu mon savoir faire de vendeur.

    Cette technique du pied dans l'ouverture de la porte lorsqu'elle est pratiquée avec intelligence ( bof...je ne me vante pas!) est redoutable.

    C'est là une des techniques de vente apprises sur les marchés lorsque j'étais camelot (en langue Romani camelot signifie : gentil). Le plus difficile est d'appliquer la règle des 4 fois 20 :

    • les 20 premiers pas : avoir une attitude sûre

    • les 20 centimètres qui vous séparent de votre interlocuteur : sourire et regarder dans les yeux

    • les 20 premiers mots : faire une phrase de présentation courte

    • les 20 premières secondes : être conscient que tout se joue à cet instant; c’est là que se joue le ressenti client.

    Je proposais alors des séries de couteaux, des paniers en osier (que je fabriquais moi-même),mes services pour « débarrasser les caves et greniers » et what else....

    Et bien imaginez la galère pour ces gitans à la gueule « patibulaire mais presque », noirauds, dépenaillés, parfumés « au feu de bois », s'exprimant dans un français à faire se retourner ce bon Bled dans sa tombe...

    Le Nenes , quasiment tous les jours, frappait à un cinquantaine de portes pour voir s'entrouvrir...peut être 2 à 5 sésames.....c’est un de ces  « petits manouches » besogneux, sans gloire, objet de tous les quolibets et chargés de tous les maux de la création, qui m'a appris le respect pour les sans grades et les gueux.

    Les gens biens (?) voudraient que ces fainéants travaillent.... et qu'ils arrêtent de faire des enfants (à leur femme)....ils voudraient que leurs « occupations professionnelles » (?) soient encadrées par des règlements.....ils voudraient qu'il leur soit désigné et attribué un domicile fixe....(qui est-ce qui paye alors que la loi oblige sous certaines conditions les maires a mettre à disposition des aires de stationnement

    ils voudraient qu'on (con?)oublie les déportés tziganes dans les camps de la mort.... ... « Ah non...pas de cela chez nous !....nous,  nous les parquions dans des camps de transit pour les confier aux nazis....après cela ne nous regarde pas....la suite ...les souvenirs ? Partis en fumée (humour macabre!).

    Mais revenons à notre Manouche à casquette à carreaux autre fois blancs.....

    Je continue ou bien......



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  •  

    NENES l’homme à la casquette à carreaux

     

    Au cours de notre vie nos chemins croisent d’autres routes sur lesquelles cheminent des hommes et des femmes qui pour un temps nous accompagnent, mêlant leurs destinées à nos destinations.

    Combien durera cet accompagnement ? Qui en seront les bénéficiaires ?auront ils été d'une quelconque utilité ?

    Puis, à un certain moment un « carrefour »se présentera à nous. Le choix, toujours la liberté de choisir… ! Irons-nous à droite en empruntant une voix sinueuse, tortueuse ? Partirons-nous à gauche en direction de ce boulevard droit, impeccablement entretenu ?où….ferons nous demi-tour ?

    Quittant une avenue toute tracée, qui devait, selon le « plan de vol » me conduire paisiblement à une retraite bien méritée, j’ai basculé la barre à tribord et larguant toute la voilure j’ai mis le cap droit vers l’aventure.

    Un beau matin, la vigie s’écria « Manouche droit devant ».

    Un petit homme qui portait une casquette à carreaux vissée sur la tête, m’adressa un petit salut de la main.

    Nous étions en Centre-France, dans une grande agglomération, patrie d’un célèbre belliqueux chef Gaulois qui jadis, renvoya à ses chères études un certain Jules nommé César.

    Ce petit bougre qui agitait la main dans ma direction me faisait songer à Astérix. Bon….j’ai l’imagination fertile et l’humeur vagabonde…j’extrapole !

    Ce vague cousin du protégé d’Uderzo était assis sur une chaise bancale à la croisée de rues qui menaient au marché Saint Pierre en centre ville.

    Ce petit bonhomme au teint basané, portait allégrement une cinquantaine d’années passées à parcourir les routes de France à bord d’un attelage hippomobile ou verdine.

    Du jour de l'an nouveau à la Saint Sylvestre une casquette à carreaux gris et « autre fois blancs » dissimulait une calvitie naissante. Non pas par coquetterie mais par tradition venue d’un Indus lointain, il n’a ‘’jamais ôté son chapeau devant personne’’ comme le disait BRASSENS.

    Des yeux bleus myosotis, étrangement voilés de blanc à l’image d’un nuage sur une quelconque ligne des Vosges, forçaient ses interlocuteurs à ne pouvoir soutenir cet étrange regard. Plus tard, en faisant connaissance avec les fils de la famille, je découvrirais que certains des garçons et des petits-fils de ce manouche partageaient la même coquetterie de l’œil.

    Son campement était situé aux portes de la ville. Tous les matins, il quittait ses pénates et effectuait le trajet pour se rendre sur son lieu de travail comme il le pouvait, pedibus cum jambis, le pouce levé, la jambe traînante pour attirer la pitié ou pire encore, à bord d’un fourgon « de romano »...

    A cette occasion il demandait à son « transporteur » de ne pas le déposer trop prés de sa zone d’influence car il ne voulait pas être comparé à « ces va-nu-pieds de Manouche ». Une rumeur circulait dans ce milieu : il aurait réclamé de l’argent à ses « taxis » pour le fait de leur avoir servi de guide !....un comble ! Mais connaissant l’homme comme je l’ai fréquenté, cela ne m’étonne guère, il avait parfois un humour difficile à comprendre pour ces « fils du vent ».

    Planté été comme hiver dans ce lieu stratégique, il faisait partie du décor.

    Les gens lui confiaient de menus travaux de rempaillage de chaises, de confection de paniers et d’autres ouvrages. Il était un orfèvre de la vannerie et de nombreux hôtels-restaurant et boulangers lui donnaient du travail tout au long de l’année.

    Il bénéficiait d’une confiance totale et aveugle de la part de ses clients car à bien regarder, les gens payaient d’avance, lui confiaient les travaux de réfection d’ouvrage sans connaître son nom, je ne fais même pas allusion à son adresse. Quand quelqu’un lui réclamait son adresse, son visage se parait d’un large sourire, découvrant un manque évident de dentition, il expliquait alors «  ah ben...alors tu sais... c’est le grand dépôt d’ordures à sa sortie de la ville...C’est chez moi...viens la Mére t'offrira le café »

    Répondant au surnom de Nénes, il quittait parfois son poste de travail, laissant à même le sol sa chaise bancale, un sac de toile, un rouleau de canisse et divers outils. Il se rendait au domicile de ses futurs prospects pour « expertiser »  un travail ou vider quelques godets dans les bars du quartier. Parfois, il avait du mal à regagner son poste, mais personne ne lui portait préjudice, il était respecté et apprécié.

    Quelques semaines précédentes notre rencontre, j’étais tombé par hasard sur une scène de la vie courante.

    Dans une ruelle étroite de la cité, alors que j’empruntais un raccourci, mon destin croisa celui d’un « poulbot » qui avait fort à faire avec un adulte lui reprochant de ne pas avoir été « correct » en affaire.

    En temps ordinaire, je me cantonne à ce qui ne devrait pas déranger une petite vie que j’aurais voulu tranquille. Mais les Dieux ce jour là venaient d’en décider autrement.

    L’homme tenait d’une main ferme le bras d’un jeune gitan. De l’autre main il lui assenait de violents coups de poings sur la tête. Ce gamin âgé d’une douzaine d’années passait un mauvais moment, un filet de sang coulait du nez et d’une lèvre fendue, preuve que la correction avait déjà commencé.

    Je passais devant « ce couple fusionnel », regardant de l’autre coté comme tout bon lâche qui se respecte.  « Ce ne sont pas mes oignons  j’ai moi aussi mes emmerdes ».

    Je ne sais quelle mouche m’a piqué, mais l’énergumène me dévisageant m’a donné la raison de faire quelques pas en arrière et de me vautrer convenablement dans les ennuis.

    « Eh toi ! Casse-toi pauvre con » Ne serait-ce pas un plagiat de la célèbre phrase du « petit-Nicolas ? ».

    Ne pouvant contrôler ma réaction, mon poing droit est venu saluer chaleureusement la pommette droite de mon nouvel ennemi. Et comme je l’avais appris au cours du soir de « boxe française » ma jambe droite s’est portée au niveau de ce que cet homme devait avoir de plus cher : son service trois pièces ».

    Poussant un cri de douleur ou de rage, allez savoir, il a lâché sa proie. Sans demander son reste le gamin s'est enfui dans le dédale des ruelles étroites.

    Le gars est resté planté sur un tas de poubelles, complètement groggy, adossé à un mur couvert de salpêtre, la tête penchée sur sa poitrine.

    Pour ma part j’avais réagi comme tout homme normalement constitué, en défendant un gamin victime de violences d’un adulte.

    Je pressais le pas en m’assurant qu’aucun témoin n’avait partagé ce petit incident de la vie courante.

    L’avenir confirma le contraire et ce petit Manouche à casquetten’était qu’autre que le grand -père du gamin sauvé du passage à tabac.

    « Latcho dives phral...je voulais te dire merci pour l’autre jour…tu sais mon p’tit fils ».

    Mais comment ce gugusse pouvait-il bien me reconnaître ?

    « Viens mon Philippe, pour moi t’es mon frère ».

    Il connaissait mon prénom !!, j’étais complètement interloqué et sans pouvoir détacher mon regard de cette petite main qui s’agitait, je me dirigeais vers « cette main tendue » qui allait me conduire à de drôles d’aventures.

     

    Et si vous le désirez, je vous raconterais la suite et les conséquences de cette rencontre.....

    a suivre

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  • Le Loupzen serait-il devenu complètement dingue ?

    Je vous rassure, pas complètement.....juste un peu!

    La folie douce est un échappatoire indispensable à mon équilibre déjà bien précaire....et en parlant de précarité de l'esprit c'est sûr et certain...je suis en demande, en quête de vos idées et commentaires...mais comme on ne prête qu'aux riches....le royaume des cieux m'est ouvert, car sur la pancarte sont inscrits ces mots du divin : Heureux les pauvres d'esprit le royaume des cieux leur est ouvert.

    Le service des rêves trouvés car perdus....



    L'autre jour, je me suis rendu en la Sous préfecture d'une bourgade du centre de « n'importe où » il y faisait bon mourir d'ennui, du moins c'est ce que me gazouillaient les oiseaux avant que d'aller mourir au Pérou.

    Ce gentil petit cimetière qui humait bon la poussière et les vitres crasseuses, portait en lui tous les désespoirs d'une nation en quête de résurrection .



    Alfred Etronseque était l’édile de cette odorante petite commune dans laquelle je n'avais fait que glisser peu de temps auparavant.

    Il était donc le maire de Moles mais aussi le patron de ce labo dont la pub passait et nous donner envie de trépasser aux heures de grande écoute c'est à dire quand nous étions à table...Dans le trou du cul du monde il fleurait bon le Duconlax.

    « Duconlax ...le transit temporaire en streaming dans un intestin trop relax ». pouvait on lire sur les murs sales et décrépis de ce laboratoire.Je n'ai jamais pu lire la posologie imprimée sur l'emballage, les yeux à moitié clos quand je force,m’empêchent de lire clairement.

    En entrant dans ce « pavillon Balthard » en attente de reconstruction depuis le terrible bombardement du 15Aout 1943, trébuchant sur les gravas et les S.D.F relogés à la même enseigne que les propriétaires d'intestins paresseux (c'est à dire les -sans papiers toilettes- en transite intestinale) j'ai découvert pour la toute-toute première fois une MAS, Jeanne de son prénom, responsable à son corps défendant ( on se demande bien quoi!) du service des REVES PERDUS.

    En suivant la flèche, je l'ai pénétrée par l’arrière comme indiqué sur le guide du «parfait dérouté en ces lieux » remis par un jeune serbo-maltéque-indo du Boukistan en formation de réinsertion anale, le jeune Soutra, Kama de son prénom.

    Maîtrisant parfaitement l'usage la langue appris lors des stages de reconversion de l’éminent docteur CUNNI-EL-LINGUS, il manifestait une volonté certaine à vouloir nous faire assister à un cours de swingers ce qui est surprenant pour ce jeune et élégant bipède.

    L'entrée se faisait donc par l’arrière boutique..L'administration et Kafka...c'est du Kif au même.

    Sur la pancarte on pouvait lire : Rêves perdus – service ouvert tous les jours- sauf du lundi au samedi – Rêves trouvés : - service ouvert en dehors des heures de fermeture –

    Pour tous renseignements contacter le service des renseignements ouvert tous les jours de la semaine sauf les Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi -

    Les week-end le service sera exceptionnellement fermé – merci de votre compréhension.

    Un individu avait osé écrire à la place du -R- de réception, un -D- ce qui laissait à penser qu'il avait bien compris le fonctionnement de cette administration: DECEPTION au lieu de RECEPTION.....

    Cette chef du service tout de noir et de rouge vêtue exprimait des regrets quant à son rôle dans ce service...il y a des jours ou Jeanne MAS tique.

    Ouverte u public à qui bien volontairement elle confiait ses craintes :
    ...« 
    Si l'on m'avait conseillée, j''aurais commis moins d'erreurs, j' aurais su me rassurer  toutes les fois que j'ai eu peur»...

    En effet suite à des restrictions budgétaires, il était question de suppression de poste .On reprochait à ce service le manque de renta-débilité....comment pouvait-on oser prétendre que les rêves perdus pouvaient être un jour retrouvés.

    Non ...non c'est une poupée qui dit non, non, non à la suppression...elle pensait à tors et de travers être la cible d'une discrimination de la part de sa hiérarchie ( quand ça chie... encore une histoire de papier toilette et qui sent mauvais....là encore on sent bienque les politiques s'en lavent les mains..fort heureusement ).

    Très contrariée elle ne cachait pas qu' elle aurait soigné sa peau, blessée par les froids hivers elle aurait mis de la couleurs sur ses joues et sur ses lèvres et serait  devenue jolie car en  rouge et noir...

    Histoire banale de racisme? La couleur ne fait pas l'homme car si tu le peins en bleu, Il ne te ressemblera guère si tu le peins en rouge on viendra lui voler sa terre si tu le peins en jaune Il aura faim toute sa pauvre vie et si tu le peins en noir plus de liberté pour lui.... c'est une bien triste réalité.

    Mais la réalité dépassant la fiction il me fut bien aisé de me rendre à l'évidence.

    Les possesseurs de rêves perdus ne les retrouvent jamais.

    En définitive le service des rêves perdus pour être retrouvés ne contenait que du vent .

    Vents mauvais pour certains doux alizées pour d'autre, les sanglots longs des violons n'y pourront rien changer, il semblerait que si l'on ne se fonde que sur ce qui saute aux yeux le vent semble une brute raffolant de nuire à tout le monde mais une attention profonde prouve que c'est chez les fâcheux qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux...

     



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  • Il ne faut pas juger un homme sur ses fréquentations.
    Ne perdons pas de vue que Judas avait des amis irréprochables.

    Naguère je fréquentais un cercle d'amis qui plaçaient le rêve et les légendes bien au dessus des flaques de merde dans lesquelles se vautraient mes contemporains.

    Ils m'ont instruit sur le fait de distinguer la différence entre le rêve et la rêvasserie.

    Rêvasser est le fait d’emmerder ton entourage avec des pas de danseurs de valse , c'est perdre et faire perdre du temps à celles et ceux qui emboîteront ton pas, ne serait-ce qu'un instant et par amitié...ce faux sentiment qui te gratifie du sobriquet « il est brave ».

     

    Cet apprenti rêveur que j'étais se trouvait soudainement placé dans une situation délicate, celle du singe qui plus il monte plus il montre ses fesses ! Avec un Loup c'est plus difficile à démontrer vu qu'il a le fondement plein de poils et qu'en cas de craintes,il a la queue entre les jambes  pouvant ainsi son intelligence...il faut toujours assurer ses arrières !

     

    Et bien soit, je me découvre et vous montre mon cul et mes belles manières, condition indispensable à la pratique de l'accro-ranches qui me permettra de m'élever, mais pas sans vous.

     

    Comme je manquais d'instruction mes propos ne pouvaient être pris au sérieux.

    • Vous rêvez à un autre monde ?....

    • Mais sur quels critères vous basez-vous ?....

    • Êtes vous philosophiquement pour ou contre le stoïcisme "Puisqu'on ne peut pas changer ce qui ne dépend pas de nous, alors il vaut mieux l'accepter que de se pourrir la vie a essayer de le combattre" ».

    • Pouvez vous nous citer vos sources d’inspirations ? Avez-vous consulté (je ne suis pas malade..!) les essais de FREUD ?...hum .. de JUNG…

    • Et Brahms...aimez-vous Brahms ?

    • Quant à J.C-V-....êtes vous réceptif à ce courant de pensée post 68 tard qui se veut être le nec plus ultra de la jouissance masturbatoire et clitoridienne...la Mecque du mec : «  Parce qu'on a créé une réalité et dans notre réalité, on a inventé le temps: les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien! Comme ça on sait que quand je traverse le living-room et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l'oiseau, ça prend une seconde et pour l'oxygène 0 seconde!"
      Jean Claude Vandalisme ( L.O.L)...

    non....stop ….je veux et j'exige rêver à un monde meilleur...pas dans un paradis artificiel....pas dans un « ailleurs » d'illuminés espérant que pour y vivre il suffirait de mourir hic et nunc....pas dans un cercle composé d’esthètes et d'hyper réalistes....de snobinards bobos se goinfrant de bons mots qui déclenchent des maux que eux seuls arrivent à prendre comme des cons (va comprendre!)..

     

    Je veux de l'eau claire, rafraîchissant le vagabond assoiffé de bonne nouvelles...il vous sera fait allusion à un con qui sera tombé une arme à la main....tant mieux ! ...les roses ont besoin de fumier pour devenir belles et odorantes !

     

    Plus tard, je comprenais enfin, que Deux philosophes qui discutent sur un banc vont moins loin qu'un con qui marche j’entreprenais cette longue marche qui me mène à Vous.

     

    " N’ayez jamais peur de la vie, n’ayez jamais peur de l’aventure.
    Faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée.
    Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances.
    Le reste vous sera donné de surcroît." 

    Henry de Monfreid

     

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  •  

    Titre de Claude NOUGARO quasiment inconnu du grand public,

    Pourtant à bien écouter les paroles....c'est un chef d'oeuvre de jeux de mots...comme je les aime.

     

     

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  •  

     

    J’étais assis à la terrasse de ma terrasse juste en face de ma face qui se reflétait dans une glace sans tain….la porte largement ouverte de ma tanière donnait sur un ciel sans nuages, ni visages….rien ne me rattachait à ces jours passés à penser à l’autre  ou aux autres….roue libre…champ libre…l’horizon de mes pensées à perte de vue …sans mirages, ni barrages rien qu’une envie de voyage…voyage aller simplement .

    Sans penser au retour…revenir…pour faire quoi…revenir c’est avoir un avenir à venir….c’est  donc prendre un nouveau départ….ce départ vers un avenir est le début  d’une nouvelle fin…d’une page qui se tourne, d’une partie de vie qui finit …l’avenir est-il derrière moi ou devant ?...cette fin nouvelle d’une partie de vie ancienne est un nouveau commencement ou un nouveau renoncement…ne  pas poursuivre c’est bien le signe d’un renoncement à un avenir même restreint et c’est une aventure qui recommence.

    Comment ne pas être de bonne humeur devant ce déballage d’espoir ?

    Il est dit que l’espoir fait vivre…oui mais fait vivre qui ? Celui qui vient de vous balancer ce dicton bateau où le désespéré qui attend que la corde qu’il a autour du cou, casse lui redonnant espoir ?

    L’espoir ne fait pas partie de ma vie. Celui qui espère dépend forcément de quelqu’un.

    Il sera très facile à ce « prophète »de promettre monts et merveilles à celui qui « espère »et qui dans les périodes de doute, fera tinter la petite clochette pour dire « s’il vous plait…t’as pas vu que je viens d’astiquer ta lampe ? »…alors quoi ? Qu’est ce que tu fabrique…j’ai besoin de tes services …Oh Génie  de pacotille !

    Dés que l’habitude est prise et si par malheur le demandeur a bénéficié de la chance du débutant…vite…faut que je l’appel et le cirque infernale est ouvert….Qui n’en veut des places au paradis ?.....Seul,  pas facile et si nous montions un groupe à plusieurs nous aurions plus de poids….

    Il nous faut un délégué du travail « pour réunir les demandes » et poster les désidératas….c’est   la création  d poste ou d’emploi de  chef de parti ou d’un iman-prêtre-pasteur en crédulité qui rapporte.

    Non…. moi j’ai la foi.

    Ce sont des certitudes qui m’ont épaulé tout au long de ma vie…ces certitudes aux quelles je fais référence sont rangées sur l’étagère de la foi.

    Je ne suis pas capable de vous citer mes sources, pas capable de vous dire qui est le généreux donateur qui régulièrement  s’occupe de l’approvisionnement …mais chez moi il n’y a pas de rupture de stock.

    Ce  qui étonne le carré de fidèles avec qui je parcours la Route , c’est cette nonchalance et  insouciance avec  la quelle je traite les pépins de la vie….Je vous rassure ce sont les mêmes  « doigts coincés » dans les portes que nous avons en commun.

    Ce qui fait la différence c’est la philosophie du savoir…je ne doute pas….quoique parfois….mais je sais et suis certain de la suite des événements.

    Le savoir n’est pas inné…crénom de nom ! il a bien était nécessaire à un  « enseignant » d’enseigner ce que je sais….mais qui est le premier….l’œuf ou la poule ?...qui a été le professeur qui a enseigné à un élève pour qu’à son tour il devienne enseignant ?

    La rencontre de ces deux « savoirs »…l’un sait qu’il sait et l’autre sait ce qu’il voudrait bien apprendre….Tout pourrait se résumer ainsi : apprends moi ce que je ne sais pas...

    Absurde direz-vous…Comment connaitre ce que l’on ignore ? …DEVOS sors de ce corps ! Et vite !

    Ce qui rend la tache plus ardue encore est le fat du mimétisme. Nous « ressemblons » plus ou moins volontairement ou pas à nos enseignants. Nos faits et gestes sont calqués sur « je mets mes pas dans les pas de mon père »….Ce grade étant général  quant à la qualité du professeur nous montrant ce que nous devrions accomplir dans la vie : élève – Maître.

    Pourtant je suis doté d’une personnalité et vous aussi….j’apprends beaucoup à votre contact..Lisez donc vos commentaires….J’évolue dans un sens certain e t ne m’en trouve pas plus mal…mais je ne vous ai jamais rencontrés….si ce n’es au travers de L’AZERTY qui nous sert de relais…..Qui nous a guidé les uns vers les autres ?

    Le hasard faisant bien les choses ou ma foi résidant dans le fait que de toutes les façons le meilleur est arrivé pour moi en vous rencontrant « NET…ment parlant » ?

    J’aime croire en cette dernière  hypothèse.

    En vous disant grand merci pour votre présence en ces instants.

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  • Bagarre

     

     

    Le témoignage que je vais vous délivrer pourrait prêter à confusion…pourtant il est la stricte vérité et ne prête pas à Confucius cette citation « Dans la colère le sage  pense  à ses suites »

    L’homme qui se tenait à quelques mètres de Nous imposait par sa stature. Epaules de déménageur Breton, cou de taureau de Camargue, avant bras de maçon de la Creuse et biceps en forme d’essieux de Camion.

    La tête dégarnie comme une choucroute de chez  Flunch , légèrement penchée sur son épaule droite comme si c’était l’heure du câlin, il murmurait des mots très compréhensibles mais qu’ici, et vu la jeunesse de mes lecteurs, la moralité de ce blog m’interdit de transcrire.

    S’adressant pour sûr à 2 ennemis potentiels, son invitation à faire connaissance et plus si affinités, laissée à prévoir qu’il y allait avoir de la bagarre.

    Il est vrai que je ne distinguais pas clairement l’identité de ses 2 cibles mais compte tenu de la pénombre de l’impasse, l’issue me paraissait inévitable…. Des coups, en veux tu … en voilà !

    Bien au chaud dans la bagnole cette heure tardive de la nuit, j’avais l’impression de me trouver dans un drive-in  ou ciné-parc  de nos amis québécois. Le spectacle valait le coup d’attendre la suite du film… bien que le scénario avait un gout de réchauffé !

    L’énervé de service s’auto alimentait et en professionnel de la mayonnaise qui monte, qui monte, il savait se forger un mental de vari faux-con.

    Je distinguais des bribes de paroles de chant guerrier : « Ah vous voulez la guerre…pas déçus…venez voir un peu bâtards…je vais vous mettre –les choses- en apesanteur…qu’attendez-vous..Retourne chez ta mère »…

    Pris de frénésie assassine, il improvisait une dance de guerre, mélangeant ce qui avait fait la réputation de Bruce Lee et des moines Chao lin…ambiance Bollywood et fièvre du samedi soir.

    Je l’ai vu s’engouffrer comme un parisien vers sa rame de métro préféré du lundi matin.

    Dissimulé par la noirceur de l’endroit, j’entendais 2 chocs sourds ponctués par un cri de rage et de victoire.

    Revenant en pleine lumière blafarde sous le gris du lampadaire municipal, il haletait en vociférant

    « Bande de lâches…peureux que vous êtes…- (expression mettant et semant le doute sur l’usage que ses assaillants font de leur sexe masculin-…je vous laisse imaginez) un flot d’insultes sortait de sa bouche…

    Je remarquais tout de même que ces spadassins avaient marqué des points...Le pourfendeur tenait son avant bras droit et grimaçait de douleur…

    Voulant remettre les pendules à l’heure, dans un dernier accès de rage et alimenté par l’accès d’alcool, il arracha sa chemise, brandissant un objet qui ressemblait dans l’ombre à un canif, je l’ai vu charger héroïquement  et dans les secondes qui suivirent un formidable bruit résonna dans cette impasse qui ressemblait fort à sa vie Quel baroufle, les 40 eme rugissants feraient effet de vaguelette…il y  avait du grabuge... une odeur de Soleil d’Austerlitz allait illuminer ce ring improvisé…Puis plus rien.

    Waterloo morne plaine.

    L’homme gisait inerte sur le dos, le souffle court, enfin délivré de ce terrible ennemi…

    Dans sa saoulerie….Il venait de se battre contre deux containers de poubelles !

    Bagarre

     

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  • ...bien étrange coïncidence : parution de cet article les jours de Pentecôte...où il  est question de langues, de feu sacré...

               
    Suspendu en l'air, je commence à découper timidement les premiers renforts métalliques, je n'en mène pas large, le vent rabat sur moi les étincelles qui jaillissent du chalumeau, je serre les dents et les fesses... Comme quoi les extrémités parfois se rejoignent.

                Des morceaux tombent avec plus ou moins de facilités, ils s'enfoncent avec un bruit sourd dans la terre meuble. Je n'ai aucune protection hormis une paire de gants, le feu picote mon visage et les gerbes d'étincelles m'obligent à changer de position. 

                Me déplaçant à l'allure d'un SMS de chez Orange le soir de la nouvelle année, j'échappe le chalumeau qui rebondissant dans sa chute s'écrase au sol. Ouf.. Il est éteint. 

     

    Le sens en alerte incendie

                 Je redescends….. Les sens en alerte…ça sent le cochon brûlé….

    Je ressens  une vive brûlure au niveau de mes cuisses. Quoi... Je prends feu ? 

    Et oui... Les étincelles ont enflammé le tissu de mon pantalon de travail. Au feu, les pompiers, j'ai le pantalon qui brûle, au feu les pompiers ça commence à chauffer !...

    La vengeance est un plat qui se réchauffe au chalumeau


               
    Je commence franchement à en avoir plein les burnes de ce pylône de merde... Je suis certain qu'il rigole... Ne bouge pas ... Je vais te faire la peau mon poteau… Dans un accès de rage, je ramasse le chalumeau,  me rappelant les célèbres paroles de la réplique du Chevalier de LAGARDERE « si tu vas pas à Lagardère, c'est mes zigues qui vont venir te faire la peau ».

     

                Le feu purificateur et vengeur est entre mes mains...Ma vengeance sera terrible…du moins c’est ce que je me dis pour me rassurer !

    Après tout l’intelligence doit avoir raison sur la matière… ce géant au pied d’argile a son talon d’Achille…...un de ses pieds va valser !

    APOCALYPSE... PLUS TARD


               
    Ni une ni d'eux, j'entame la découpe du premier pied de l'édifice puis le second cède à son tour ;  Ça sent le brûlé, « il » a compris qui c'était le patron... Fallait pas me faire chier... Trop tard la bête est en route, plus rien ne pourra l'arrêter……je suis l’un des cavaliers de l’apocalypse..…Heu version cheval à bascule !

               
    Au troisième pied, une petite lueur d'intelligence s'allume. Et maintenant de quel côté va tomber cette tour de fer de plus de 1,500 kilo d'acier ?  Re - Euh... 

    Je ralentis mon ardeur destructrice... C'est vrai que ce « machin » penche du côté d'un petit hangar renfermant des stocks de l'E.D.F. Et puis moi en dessous, je n'ai pas envie de me faire écraser... Moment de solitude.

                Que faire ? ... Rien... C'est le pylône qui va décider.  J'ai entendu, porté par le vent, comme un bruit bizarre que je serais bien en peine de vous retranscrire, pourtant il me semble que ça faisait :

    « Casse toi pauvre con, prends tes jambes à ton cou et cours Forest, cours... » Non SARKO n’est pas encore là.


    Et je suis devenu intelligent.... j'ai tout jeté au sol et je me suis enfui dans une direction au hasard en étant un bon gaulois craignant que le ciel ne lui tombe sur la tête.

     

    R.I.P :  Restes  Inertes  du Pylône


               
    Mon ennemi s'est écrasé dans un champ frôlant de quelques centimètres le bâtiment.  Je me suis entendu dire " ah, tu fais moins le malin. " Et pareil à Tartarin de Tarascon, le pied-droit posé sur le corps de la bête, le torse bombé et le regard hautain. J’ai entendu un manouche qui disait « frère? t'es un bon, tu sais bien viser. »


               
    Sorti de ma torpeur béate, j'ai repris contact avec la réalité, une jambe de mon pantalon continuait à se consumer, j'avais frôlé la catastrophe mais très dignement j'ai fixé du regard mon interlocuteur et lui ai dit : « Quand est-ce qu'on mange ? »
    .

    Je devenais l’Averel d’une bande de Dalton !


               
    Le reste du récit n'a aucun intérêt, la tour de métal a été débitée en tronçons, regroupés par mes aides et le lendemain le chiffonnier est venu chercher la marchandise.  Dans la nuit, un petit stock de fils de cuivre a disparu, le contact qui m'avait fourni le chantier a touché sa part en liquide, pas curieux de savoir pourquoi je rajoutais quelques billets dans sa main.

     

    Notre collaboration s'est étendue à plusieurs chantiers qui devaient être traités dans des délais très courts... C'est ce qui a fait ma réputation… toujours travailler dans l'extrême la joie et la bonne humeur seront plus tard mes récompenses quand viendront les commentaires de mes lecteurs.

     

     

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  •  

    Toute-toute première fois...

     

     

     

    Extrait du prochain ouvrage « CARNET DE CIRCULATION »

     



               
    Pour la première fois  de ma vie,  je vais me servir d'un chalumeau-découpeur pour me faire des frayeurs, grimper sur un pylône électrique et emmagasiner assez d’adrénaline pour le reste des jours à venir.

     Perché à une quinzaine de mètres de hauteur, je ressemble plus à un con qu’à un moulin à vent.

                Il fallait bien qu'un jour je fasse mes preuves et de cette première il fallait bien qu'un jour j'en parle.


    Vous avez de l'imagination ? Ben ça va vous servir.  Je plante le décor rapide, succinct, sans fioritures.


               
     Six mois auparavant  je m'accoutumais du port d'un costume cravate du parfait « homme bien sous tous rapports », je maniais la parole comme un curé le goupillon et le mot chalumeau s'apparentait à la paille que le garçon de café enfonçait dans mon lait grenadine glacé.

                  Aujourd'hui ce n'est pas le même, cette saloperie de chalumeau que je tiens dans la main, me donne du fil à retordre... Déroulant lentement le tuyau bleu de l'oxygène et le rouge du gaz propane, je mesure deux choses :

    - La première, c'est le chemin parcouru depuis le jour où j'ai décidé de quitter le poste ‘’ d’Homme à tout faire’’

    -  La deuxième, c'est le chemin à parcourir pour grimper sur ce foutu poteau métallique pour le découper.

                 Mon premier chantier de découpe de ferraille, contrat passé avec l'E.D.F dans la Haute-Loire, tout au bluff..  L'avant-veille le responsable me demandait si j'avais déjà fait ça : "Moi... La ferraille c'est une affaire de famille.... Nous, c'est de père en fils... y' a pas de problèmes "  Bien planté solidement sur mes deux jambes tremblantes, avec une envie de pisser trahissant une angoisse pas possible, j'ai le regard grave du gendarme et l'œil insouciant d'une jeune vierge.

                Quel culot et quel aplomb…je me demande bien quel diablotin me fournissait la force nécessaire pour balancer de telles vannes !

                Je prends tout mon temps pour allumer une clope, pas n'importe laquelle, c'est un Boyard-maïs au goût de chiotte qui laisse derrière ton passage, une bonne odeur de poubelle qui brûle. Cette merde qui se consume permet de rallumer le chalumeau sans avoir à sortir le briquet... Tous les anciens chiffonniers en porte un collé dans la commissure des lèvres, affreux mégot jaunâtre, plein de bave et qui pu... Je suis un pro. !

                Je dois faire illusion.  Devant moi j'ai quatre manouches, pas d'opérette mais des hommes des bois, noirs, dépenaillés, parfumés au feu de bois, éberlués de voir un gadgo se préparer à régler le compte à une tonne et demie de ferraille.


                La veille, je me suis  rendu sur les lieux de leur stationnement dans la banlieue de Brioude (Haute-Loire). J'avais besoin d'un manœuvre pour me donner un coup de main à rassembler les morceaux de fer. Ils sont venus à quatre, en famille, j'avais lancé un prix de journée de travail, il sera divisé en quatre.

               Je tremble pendant qu'ils commencent à décharger de l'outillage  je comprends que je ne vais pas être à la hauteur…même une fois « guimpé » sur ma tour, je n’ai plus l’air d’un con mais d’une gargouille…Ah..Notre Dame ! du Bon Secours…..Au secours !

    Parlons-en de la hauteur, je vais devoir grimper sur ce pylône de type Beaubourg en treillis. Il mesure une quinzaine de mètres de hauteur, partiellement désossé par des paysans du coin qui ont prélevé des cornières pour leur usage personnel.  Une fois coupés à la bonne dimension, les morceaux tomberont sur le sol  puis ramassés par mes aides, ils seront centralisés dans un coin pour que le camion équipé d'un grappin vienne les collecter. (je vous barbe avec ces détails..)


                C'est au pied du pylône qu'on voit le gars pas con...

                Pour le moment, moi le gars, je ne le vois pas.... Mais alors pas du tout, du tout. Il faut pourtant que je m'impose, je suis gadgo, étranger au milieu des rabouins, décidé à faire mon trou...Si je veux perdurer dans ce milieu de forbans  il faut que je sorte mes tripes...Je suis un homme quand même ! Bon quand faut y aller.

              Je commence mon ascension, l'air dégagé, le regard vague fixant la ligne bleu électrique... Je vous rassure cet édifice n'est plus alimenté et les fils électriques en cuivre qui pendent, c'est pour ma pomme !  Plus je monte et plus ma virilité se recroqueville façon  escargot de Bourgogne, arrivé à mi-chemin de mon calvaire, première station, première génuflexion.

    Mon chemin de croix commence !

    Le « flambard » solidement accroché à la ceinture, (c’est l’appellation que les pros. donnent au chalumeau) je comprends aussitôt la bévue.  Les tuyaux sont trop courts... Il manque à cet endroit trois mètres. Il n'est pas question de demander à mes aides de déplacer les bouteilles qui attendent mes ordres pour cracher leur gaz.  Je redescends sous l'œil amusé des manouches.

    Bon... Je déplace les bouteilles de gaz au pied de ce foutu bordel de pylône. Je remonte, les manouches parlent entre eux, je ne comprends pas ce qu'ils racontent, c'est mieux pour ma fierté.  Je croise une fois encore les croisillons de métal trempés par ma sueur et par la peur.  Ça y est, je me cale le dos et je vais enfin pour voir commencer mon taf.

     

    Un coup fumant

     

    Avez-vous découpé au chalumeau ? Avez-vous un ancêtre qui allumait le feu en frottant des morceaux de bois ? Si oui... Vous me le présentez, vite... Car j'avais oublié mon briquet... je redescends... même chemin, même manouches avec un sourire un peu plus large... J'évite de croiser leurs regards... Je transpire ...de fureur !
    J'invente une facile explication du style «ah..ben t'as vu ? » Je remonte one more time. Au dessous de moi, ils sont assis sur l'herbe, ils rigolent… Les cons eux aussi mais moment de solitude.


    Je bats le briquet, règle les ouvertures du chalumeau....Rien. Anne ma sœur Anne  t'aurait pas un bonnet d'âne... T'as pas fini de me casser les couilles ? On ne peut pas dire que ça sent le gaz..  Je tremble de fatigue, grimper sur ce '' mont gris '' est une réelle partie de déplaisir. Je n'avais pas ouvert les robinets des bouteilles... Les autres en bas, ils se marrent franchement.  Je redescends.



    Le plus ancien vient vers moi «dicav chavo on va faire cuire » et oui c'est l'heure de la bouffe....
    «Je te prends ton camion, on va chercher du manger au village ».  Je me retrouve seul  tant pis, je vais me le faire ce connard, je vais le descendre ce putain de pylône, c'est lui ou moi !

    L’ascension


    Et hop, je remonte, ''mon Annapurna à moi c'est toi '' ! je m'installe, j'allume, ça marche, les premières étincelles jaillissent, le feu coupe le fer...ich bin le kaiser !! Ne pas baisser les bras.  Au fait comment on fait pour couper cette tourelle de fer en petits morceaux pour qu'ils tombent sur le sol sans m'entraîner dans leur chute ? 

    Dans le monde de la récupération de ferraille, il y a des règles à respecter pour que la mar­chandise proposée soit mise en valeur. En l'occurrence, les morceaux débités devaient mesurer 1 mètre par 1 mètre. Facile à dire...y' a plus qu'à.

            
    Un rapide calcul : si les manouches sont bien des manouches, ils vont parcourir les 8 kilomètres qui nous séparent du village, ils vont acheter pour 20 euros de bouffe et boire pour 50 euros de bière.  Sachant qu'ils vont profiter de la situation pour m'arnaquer.. C'est-à-dire travailler moins pour gagner plus... Il me reste environ une heure pour faire mon apprentissage de la découpe aérienne.

     

    A SUIVRE.....si vous le voulez bien.

     

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  • Donner une suite à : le prix de la soit-disant liberté.

    a celles et ceux qui m'ont fait l'honneur de "décortiquer" l'article  publié sur la vie formidable que vivent les Gens du Voyage, j'apporte par ce nouveau post un peu plus de plomb dans cette radieuse matinée.

     

     

    Dans cet univers impitoyable, Dallas ferait figure de bluette. Comme dépeints dans les chapitres précédents, les rapports de force sont les leviers des échanges au sein de la communauté. De nombreux exemples vécus confirment le fait qu'il n' y 'a pas de place pour les faibles. 

    Chaque année pour le ramassage des pommes, je retrouvais en Auvergne une grande famille Manouche. Confortablement installés prés d'une petite rivière, les hommes et les femmes étaient embauchés par les propriétaires locaux pendant un mois. A  la fin de la saison, le maire  laissait le droit de stationner durant quatre à cinq mois. Ils étaient passés maîtres dans l'art de la vannerie et les commandes étaient nombreuses. Le père voyageait en caravane hippomobile et j'ai  souvent noirci mes fonds de pantalons assis sur des souches d'arbres lors de soirées inoubliables.

    Gravures de cartes postales avec édredons en plumes, femmes aux jupons virevoltants, feu de camp surplombés par des marmites en fonte dans lesquelles mijotaient de fameux ragoûts... niglo itou...  Rien ne manquait à ces témoignages idylliques.

    C'EST QUOI LA FEMME ? 

     

     Et pourtant...  pour  avoir été présent et acteur je peux vous dire que la place de la femme n'était vraiment pas enviable.  A la période de leur menstruation, les quatre filles et l'épouse de «Neness» avaient droit à un régime à part car considérées comme impures. 

    Des couverts et ustensiles de cuisine leur étaient attribués et spécialement réservés durant cette période puis mis à la poubelle à la fin de leurs utilisations. Elles devaient effectuer les gestes de la vie courante dans un emplacement bien spécifique à l'écart du reste de la famille. Les nuits se passaient sous la caravane, emmitouflé dans une pelisse...on n’est pas des sauvages!!

    ON N'EST PAS DES BÊTES...NOUS !

     

    Sous cette verdine aux charmes romantiques vivait un être humain, un garçon à qui je ne pouvais pas attribuer d'âge. Enchaîné de jour comme de nuit à l'essieu de la roulotte, il poussait des cris et se comportait comme un animal. Son existence connue  par les autres familles n'avait rien d’officielle et chaque fois que j'ai tenté d'en connaître un peu plus, les visages se fermaient et la discussion se détournait. Tabous tous ces sujets concernant les esprits troublés.

     Il était la cible de la terrible méchanceté des autres membres de la famille, recevant des coups,  victime de la cruauté de son entourage.

     Deux écuelles en fer émaillé étaient remplies d'eau et de nourriture. Parfois il était trimbalé et sa longe attachée à un arbre. Une sorte de Mowgli, frissons garantis et inimaginable que je pose les questions qui fâchent.

     Puis une année, à leur retour je n'ai pas revu ce garçon appelé Yempa.

    Mais je vous rassure, ce n’était pas  prés de chez vous et il y a bien longtemps…..cela fait 15 ans.

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