• Oh douce nuit...bleue

    Le fait de retourner sur mes terrains de chasse du temps jadis, fait resurgir des exploits que je n'osais évoquer, de peur de nous voir rougir …..La Bohême en ce temps là......

    C'est stupéfiant de constater à quel point mes camarades de jeux nomades ont blanchi sous le harnois, ils se sont tassés, portent des couvre-chefs, non plus par tradition mais par obligation...les matins sont froids en Auvergne.

    De même j'ai pu vérifier qu'une mode ''vintage'' faisait sont grand retour...le port de bretelles !

    A chaque fois que je croise une de mes connaissances, je ne peux m’empêcher de lui chanter (sur l'air de la Marseillaise ) : Amour sacré de mes bretelles, toi qui soutient mon pantalon.

    Il n'est pas certain que ces messieurs aux tempes grisonnantes comprennent et apprécient le fun de cette chanson....autre temps autre mœurs, beaucoup d'entre eux ont ce que j'appelle ''un durillon de comptoir''.Vous connaissiez ?

    La grande faucheuse à bien travaillé et ses moissons ont été funestes, mais les souvenirs sont restés et me permettent de retourner sur mon chemin parcouru.

    Aux dires des plus jeunes : « les Anciens y z'ont du bien se marrer.... » et ils n'ont pas tout à fait tors.

     

    Samedi après-midi, vu que la pluie me laissait le choix entre rester à l'abri ou rester à l'abri, j'ai choisi de sortir pour aller me mettre à l'abri dans un camp de Manouches.

    L'Ancien avec qui je sirotais un quelconque alcool frelaté avait du mal à redescendre sur terre, il ne pensait vraiment pas que 40 ans plus tard, je me trouverais face à lui et en vie !

    « t'es en vie révérend..j'en crois pas mes oreilles ».C'est sa façon à lui de manifester sa ''contentesse''

    Après quelques godets éclusés en ''vite fesse'' (en voyageur dans le texte ) les souvenirs de ceux qui ont quitté la route nous font le coup du ''souviens-toi''.

    Bien que je ne vous connaisse pas de visu, je vais vous faire participer à quelques souvenirs des frères de la route, des gibiers de potence en général.

     

    Dans une ville du centre de la France, nous avions établi notre campement dans une si belle et si merveilleuse zone industrielle.

    Des chantiers de découpage de ferraille nous avaient attiré pour une période de 15 jours. J’étais à la recherche d'ouvriers capables de se servir de chalumeau sans faire sauter les alentours...

    Des connaissance chez les Manouches m’apportèrent la solution et la main d’œuvre ''hautement qualifiée foi de Pieds Nicklés''.

    La journée se passait au travail et le soir en libations.Les femmes restaient à la caravane, les hommes en dehors de celle-ci.

    Un soir en compagnie de 3 lurons, nous étions parti en goguette, histoire de voir si la bière était plus fraîche dans le village voisin, ce qui est souvent le cas

    Je passe rapidement sur la tournée des buveurs de bière, voyageurs ou sédentaires, le scénario est le même...je suis entré debout sur mes pattes arrière, je suis sorti à quatre pattes comme un coq au vin.

    Après la fermeture de la « pompe à bière », un des jeunes Manouche qui m'accompagnait me fit part d'un projet qui lui tenait à ''cœur ''...je vous transcrire notre discussion :

    « Révérend, j'ai une gadgi qui veut bouillav »

    « A cette heure-ci ? »

    « Nayo..dans un moment.. ».

    Ce gars avait un rendez-vous avec une fille, elle l'attendait devant le garage de sa maison, à quelques mètres d'ici, derrière un entrepôt d'un supermarché de bricolage.

    Il était une heure du matin, que pouvais-je faire pour limiter les dégâts...J’essayais en vain de lui faire comprendre que rendre hommage à une belle.....ça fatigue et que quelques heures plus tard, il faudrait bien être présent sur le chantier de découpe de ferraille.

    Et puis que faisait cette fille dehors à cette heure ci et pouvais-je laisser dans la nature un jeune homme qui avait bien décidé d'accomplir le destin d'un lanceur de flèches du  nom de Cupidon

     

    Un sixième sens non interdit, me suggérait de mettre les voiles, de partir, ce picotement derrière la nuque était signe de fuite utile.

    « Dicav balo (c'était son nom dans ce milieu : cochon ), je t’attendrais dans la voiture avec les autres..pendant que tu fais ton affaire »

    Ainsi fut dit et ainsi fut fait....Dés cet instant je faisais partie de la grande famille des Pieds-Nicklés.

    Notre fourgon stationnée derrière le super-marché, tous feux éteints attira très vite l'attention des Gendarmes...Un premier véhicule se rapprocha et bloqua toute possibilité de fuite.

     

    la suite vous intéresse ?......Alors à bientôt!



    « Hurler souvent et sous le vent.Suite et happy end de la douce nuit bleue »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Février à 14:49

    Nostalgie................Quand tu nous tiens.....C'était l'bon temps........Pas du tout mais le gadgi avait trente ans de moins.Et ça c'était le meilleur temps.

    2
    Jeudi 1er Février à 19:21

    Brassens, en chantant les "bancs publics" parlait des impotents et des  "ventripotents" ....  chez lui aussi, Cupidon s'en foutait !

    Que vient faire la marée-chaussée dans cette affaire ? Nous le saurons au prochain épisode  ...  (Cela me rappelle les histoires de garde-champêtre que racontaient les anciens dans les campagnes.  

    Bonne soirée. 

     

    3
    Vendredi 2 Février à 11:03

    Bonjour ami voyageur

     

    quel suspens, oui on attend de savoir la suite LOL

     

    bon weekend avec plus de soleil que de pluies, si possible

    mais a t on le choix en ce moment de mauvais temps sur la France ?

    4
    Vendredi 2 Février à 12:25

    Rester dans la bagnole pour tenir la chandelle, ça j'l'ai jamais fait ! lol ! J'aime beaucoup le coq au vin à quatre pattes...

    Bonne journée

    5
    Dimanche 4 Février à 13:18

    Allez, je cours lire la suite clown

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