• No pasaran.....Dehors les Romanos....

    Autre pays , autre gens et autres mœurs..Ah !….la France profonde, me voici face à un pilier soutenant un pays en voie de perdition attaqué de toutes parts, les politiques, les sportifs, la Télé réalité, la météo, le chômage, les impôts, les autres et moi...et moi.....Tout fou le camp......

     

    Heureusement il y a " ELLE"....les pieds bien enfoncés dans le sol, solidement bâtie, hommes, femmes, bêtes et gens, vous voilà bien défendus...

    Extraits d’une âpre soirée de discutions :

    RECIT :



    NO PASARAN (  Dolores Ibárruri Gómez ) DEHORS LES ROMANOS ( Christian CLAVIER).

     

    "Vous les Gitans, vous n'avez pas le monopole du nomadisme"

    Cette question soulevée du bout des lèvres me semblait être un baiser empoisonné qu'une amatrice de la « chose » aurait fait glisser sur le membre viril d'un ecclésiastique émoustillé par la présence d'un jeune sonneur de cloches !

    Je sentais bien que cette rombière me cherchait. Je regrettais de ne pas être un antiquaire pour me payer cette vieille peau.

    A bien analyser le contexte dans lequel allait se dérouler la curée (non, non je vous rassure ce n'était pas la femme du curé !) tous les voyants étaient au vert pour que sonne enfin l’hallali et que meure sous une réponse cinglante : la bêtise humaine.

    Là aussi je tiens à vous rassurer...la connerie humaine est née de génération spontanée.... plus tu en tue...plus tu là sur le cul !

    Je la pressentais rosie par les premiers émois, son visage d'ancienne adolescente portait encore les souvenirs de ce qu'avaient été ses premières bouffées de plaisir, Je la devinais rouge au bord d' un extase planétaire et bientôt cramoisie de bien être par le mal être qu'elle venait de faire naître dans l’assistance .

    C'est fou comme le botox arrange les façades défraîchies mais se trouve inopérant pour reboucher les fissures du cerveau des dames fêlées.

    "Qu'entendez-vous par là"

    A son allure de vieille dégingandée, je la savais «fourbue» de l'enseignement, je la devinais dame patronnesse, je la percevais marchande de sommeil dans un confessionnal ou pire encore adepte de parties de tricotage chez «Mode et Travaux, Ma maison et mon Jardin ».

    Plus habitué à pratiquer l'échangisme façon «bourre pif» que «ronds de jambes et suivez-moi jeune homme» je décochais à ma sparring-partner ( il faudrait voir à vous renseigner sur ce terme pugilistique ) une réponse en forme de boomerang :

    "Faut il être obligatoirement gitan pour être nomade"

    j'abondais dans son sens, histoire de faire baisser sa garde tout en préparant le terrain glissant pour qu'elle se ramasse façon atterrissage train rentré...tout schuss.

    J''aimais cette façon de pratiquer la langue de bois en posant une question à une question sans réponse. C'est pour moi une façon très «masculine» de se défiler devant une problématique féminine ….ce n'est pas ce que tu crois ma chérie....Non c'est ta robe qui est trop petite... »

    Pour en revenir à cette question à laquelle j’amène une réponse, je dirais que fort de ma propre expérience, je répondrais non.

    Cet aparté n’aurait pu satisfaire les instincts meurtriers de cette virago puis et puis..... on ne parle pas aux cons ça les instruit, devait-elle penser.

    Une chose est certaine, elle devait pratiquer le sado-maso- culturel. Revenant à la charge, elle en voulait encore : «

     De quoi viviez vous....de la charité d'une société que vous méprisiez ».

    Les coups bas sont interdits sur le ring....mais à franchement parler, celui-ci venait d'être bien porté et mérité.D'échanges cordiaux entre gens de la même espèce, le programme venait de changer,

    Ici on pratiquait le free fight.

    Pour avoir vécu cette vie dite «de bâtons de chaise»( allez..cherchez dans vos dicos!) je me suis toujours insurgé sur le fait que les Gens du Voyage profitaient grassement des avantages de cette société sur laquelle ils crachaient mais en refusaient les inconvénients ....le beurre, l'argent du beurre, la baratte et la crémière ….c'est carton plein ou quine !

    La gourgandine n'avait pas tors et si les tors existaient, ils devaient être partagés.

    Ôtez de votre crane ces images d’Épinal, du beau brun au regard chargé de mystérieuses promesses et de cette Esméralda qui va d'un tour de hanche envoûter l'aventurier que vous êtes, ne rejoignez pas GAROU et Consorts pour passer vos mains sous le jupon de la belle Gitane.

    L'amalgame est bien ancré dans vos têtes ...qui dit nomades dit Gitans.

    Ces précisions étaient indispensables à planter le décor dans lequel évoluent les nomades.

    C'est peut être grâce à ces lignes que je commence à entre voir la vérité, du moins un commencement d'explication à ce que j'ai vécu. Les deux catégories correspondent assez bien à ma vie.

    Ma « détracteuse » (çà fait engin de T.P) revient à la charge.....elle me contracte et je me rétracte....mais je commence à la trouver moins pénible !

    Je descends de mon destrier, je revois à la baisse mes prétentions de convaincre par ma faconde mon interlocutrice.

    Pour ma part je ne m'associe pas à ce doigt pointé, dés la sortie du ventre de sa mère l'enfant sera forcément un gibier de potence.

    Oui mais, les « gens biens » qui ont fait le choix de bien se comporter, je comprends que c'est leur volonté de changer de mode de vie....Mais les autres ?

    Elle va pas se taire !....cette pourvoyeuse de clients pour le docteur GUILLONTIN (allez, fouillez dans vos dicos.....qu'a t il inventer ce toubib?)....pourtant elle pose les bonnes questions...celles qui font mal quand on appuie au bon endroit !

    Je n'ose pas vous poser la question directe,alors je louvoie (normal!)...Si ce n'est qui, ce sera avec quoi...vous me devinez ?

    Avec quoi allez-vous payer le toubib qui viendra au chevet du Romano malade, l'instituteur dans son école mobile, (le pape dans sa « papa mobile »ne fait pas partie du questionnaire)les aides apportées par les «acteurs-socio-bénévoles et gouvernementaux ».

    Soudain, j'entrevois l’empêcheuse de tourner en ronron....elle est adepte du grand Arturo BRACHETTI, le number uno des transformistes... de mégère « inappropriée » elle s'est transformée en Pythie sans pitié, les bras levés au dessus d'une tête couronnée de serpents sifflants MEDUSA est bien sa sœur jumelle, elle tient deux angoissantes banderilles qu'elle se propose de piquer dans la chair de ma chair

    C'est contraire à la notion de fonder une famille et vos racines....comment feront vos descendants ?

    Seront-ils sédentaires parce que papa ne l'était pas ?

    Suis-je redevenu nomade par ce que mes ancêtres l'avaient été avant moi ?

    Il paraît que l'histoire est un éternel recommencement .

    Les origines maternelles : coureurs des mers , coté pays peuplés de braillards hirsutes.

    Les origines paternelles : rien à déclarer....ce qui m'offre l'opportunité d'un flou artistique.

    - Peut on être vagabond dans l’âme et stagner dans sa vie,

    - voyager dans sa tête sans chausser ses baskets

    - vivre ses voyages par procuration …. et devant celle qui vous a choisi lui répondre «je sais.... je sais » alors que son être entier vous crie «emmène moi danser ce soir».

    Ne pouvant me contenter de ces vies banales, mornes et insipides, très vite je me suis mis au banc de la société. Je ne voudrais pas faire porter le chapeau à mes ancêtres, de peur de recevoir un coup de massue sur le crane ? mais ils auront des comptes à me rendre.

    Comme je manquais cruellement d'instruction, un Jules nommé FERRY ne m'attirait pas plus que çà,  par ignorance et par nécessité je suis devenu rebelle.

    Mais chassez le naturel il revient au galop...cette léthargie ayant trop durée, nos propres enfants nous ont montré le chemin ouvrant ainsi la voie royale...l'aventure c'est l'aventure.

     

    Et mon aventure a commencé en prenant la main d'une autre aventure qui n'attendait que çà...et ce fut toi.

    ( à ma femme )



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  • Commentaires

    1
    Lundi 26 Février à 17:31

    Superbe!cool

    j'approuve et je signe. Ah les femmes quand même  elles en font faire des choses aux hommes hein? Par amour bien sur!

    Les enfants reproduisent le chemin des parents, donc Gitans y aura encore et toujours, de plus en plus dirais-je même mais d'une autre façon moins  visible. Nous par contre nous sommes des gitans, nomades et alors ça gêne qui? Certes on n'a pas les pied nus les vêtements troués et les mains sales, mais si on regarde bien  le mains dites propres  sont bien plus "sales" qu'il n'y paraît non? Certains hommes politiques  bien propres  sur eux n'ont pas les mains si propres que ça....

     Bonne soirée.

    2
    Jeudi 1er Mars à 15:58

    C'est sûr... les gitans n'ont pas le monopole du nomadisme. Y a aussi les nomades. Et y a aussi ceux qui nomadisent sans qu'on le sache... et y en a beaucoup.

    Et pourquoi pas ?

    Par contre, ceux qui crachent dans la soupe, j'aime pas. Ceux qui profitent des avantages offerts par ceux sur qui ils crachent...

    Mais ça, c'est une autre histoire... qui risque de durer longtemps..;

    Bonne soirée

    3
    Mercredi 2 Mai à 07:51

    Merci de votre passage dans mon petit univers, je vous ai répondu sur mon blog, par contre pourquoi Sabine? rire mon prénom n'est pas du tout Sabine il y a t'il une signification à ce prénom peut être?. En tout cas votre billet est très intéressant. Il ne faut jamais renier ses origines même si la société actuelle nous amène a changer parfois de manière de vivre. Dans tous les cas les gens seront amenés a bouger de plus en plus s'ils veulent survivre enfin c'est ce que je pense, comme font beaucoup d'américains qui se déplacent dans des sortes de maisons roulantes pour travailler. Mais chez nous ce n'était pas un problème, nous déménagions très souvent et pourtant nous ne sommes pas des gitans. Nous changions sans cesse de régions et d'habitations mon père avait la bougeotte et nous suivions le mouvement, mais jamais je me suis sentie en danger car nous étions unis, c'est juste lorsque je changeais d'école alors là c'était beaucoup plus compliquée et il m'arrivait d'avoir certaines difficultés, (donc on se raccroche à notre famille, vu que les copines d'école changent souvent) et puis il y a aussi  les accents et la manière de parler car d'une région à l'autre bien que nous soyons en France parfois je ne comprenais pas les expressions et j'étais un peu en décalage, mais on s'y fait. Bon pour la petite histoire non je ne m'appelle pas Sabine, mais demeure une bonne hôtesse tout de même. Rire Merci à vous et bonne semaine

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