• LE GUERRIER et son CODE D'HONNEUR...A MON FILS

     

    Dans les sociétés tribales dites primitives, tout homme en état de se battre se doit de défendre son clan en cas d'attaque. Les chasseurs et cueilleurs  de la préhistoire pouvant être considérés comme les premiers guerriers.

    C'est aussi la définition à laquelle répondent les mots « soldat et militaire et mercenaire avec pour ce dernier une connotation davantage vénale. Mais si tous ces personnages font effectivement la guerre, ils la font de manières différentes, pour des motifs différents et c'est ce qui explique cette diversité de termes.

    La notion de guerrier est plus complexe que celle du mercenaire qui combat pour l'argent ou du soldat salarié.  Des mots comme respect, terreur,  combattant, fierté, anticonformisme, défense d'idéaux, code d'honneur viennent se greffer à ce vocabulaire.

    Le guerrier actuel semble se définir comme un combattant défendant des idéaux auxquels il tient plus que jamais. Il naît dans des situations en impasse lorsque les solutions les plus pacifiques sont épuisées.
    Le guerrier ne lutte plus pour l'obtention d'un pouvoir. Il fait la guerre pour obtenir la paix et la liberté d'être.

    Il y a une notion de grandeur née d’un acte de bravoure dans la solitude.

    Le guerrier est donc un paradoxe à lui tout seul et selon le code d'honneur des samouraïs il doit être modeste, discret, maître de lui et ne livrer combat qu'en cas de nécessité. Son «art» doit servir la paix.

    Cet homme qui vient de me gratifier de ce titre sait de quoi il parle, il est lui-même un guerrier de la Lumière.

    Comment devient-on un tel personnage, qui décide que ce titre vous soit accordé ?

    Depuis que je parcours le monde et que je fréquente les ectoplasmes qui hantent les couloirs de mon histoire, j’ai appris qu’on ne s’empare pas d’un titre ou d’un grade mais que se sont les autres qui vous le déposent sur vos épaules.

    On ne se proclame pas guerrier, seuls vos actes apportent  la preuve que vous en êtes un.

    Les plus grands guerriers que j’ai côtoyés ne portaient pas d’armures, ils ne chevauchaient pas les rues des villes ou les chemins de halage sur de beaux destriers blancs, ils n’avaient pas d’armes qui battaient leurs flancs et bien que leurs visages portent les traces de luttes anciennes, ce n’étaient pas des estafilades, ni des cicatrices bleuies mais des rides profondes témoignages de nuits interminables sans sommeil durant lesquelles ils avaient tenu la main d’un enfant malade, effacé les peurs d’une sœur maltraitée par un gougeât, assumer contre tous une décision  dont aller dépendre l’avenir de son clan, se battre contre vents et marées pour qu’un projet aboutisse.

    La bienveillance ne fait pas partie de notre monde.

    Cet homme ne sait pas (encore) écrire, Il apprendra qu’on n’écrit pas comme on tire en l'air… On écrit au corps à corps, monté sur les étriers, sabre au clair.

    Il est de nature réfléchie, plus sage que son paternel et bien entendu moins belliqueux.

    Il faut qu’il comprenne que chaque touche sur laquelle il appui est semblable à la détente de sa winchester, les mots claquent comme des coups de feu.

    Il tire par nécessité et non par plaisir.

    Assumant chaque coup porté, il a toujours pris soin de ne pas tirer au hasard, redoutant les dégâts collatéraux, il pratique des frappes chirurgicales ne laissant pas le hasard guider la trajectoire de ses balles.

    Seront-ils meurtriers ? Vont-ils servir à sauver ou à protéger les membres de son clan ?

    Il est face à cette immense solitude qui accompagne les vrais guerriers et la décision lui appartient à lui et à lui seul.

     Il le sait, mais il a choisit d’être un combattant, il ne laisse pas apparaître ses états d’âme, maintes fois il a essuyé ses propres larmes devant la défaite ou la défection d’un ami, refusant de s’apitoyer sur le sort d’un camarade abandonné en route car les faibles ne font pas de bons piliers et se rappelant ainsi les mots des Compagnons : « on ne battit pas sur du sable ».

    Faisant  preuve d’une grande humilité il laisse le soin aux autres de commenter ses victoires et préfère invoquer un cruel manque de chance en parlant de son adversaire ainsi vaincu.

    Ce personnage porte comme tatouage un dragon, enveloppant bras et biceps, grimpant sur son épaule gauche, parcourant un dos de mastard et finissant en une pluie d’éclairs sur ses pectoraux ou ses enfants aiment venir s’endormir en toute quiétude.

    Ses bras et avant-bras me font penser à des essieux de camions.

    Au fils des années je l’ai vu évoluer, comment ne pas être fière lorsque ses paroles et ses actes de bravoure vous sont rapportés par des membres d’autres clans.

    LE GUERRIER et son CODE D'HONNEUR

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