• Le Bada (suite )

     Je considère les lecteurs de mes « nouvelles » comme des invités prenant part à un repas.

    J'ai cette vision de partage.

    Les nourritures terrestres assimilés à des nourritures de l'esprit...pourquoi pas ?

    Comme tout bon « cuisinier », j'aime que mes plats soient digestes et que les sauces ne barbouillent pas la digestion de mes convives.

    Il m'arrive aussi de constater que les assiettes reviennent pleines ou si peu entamées...à qui la faute...mais à celui qui n'a pas su rendre digeste ou attrayants les mets proposés.

     

    Bien que n'étant pas un professionnel de l'écriture ni de la cuisine, je dois à mes convives la traçabilité des ingrédients servant à la préparation des repas....en toute logique et honnêteté.

    Vous êtes d'accord ?

     

    Éprouvé par vos réactions suite à la parution de l'histoire de ce gamin manouche, pour ne plus vous sentir mal à l'aise et me faire pardonner de la façon abrupte dont l'histoire est écrite je me dois d'établir la traçabilité des faits.

    je suis sincèrement peiné d'avoir à constater la  sincérité de vos témoignages et le doute que j'ai pu créer dans vos réactions

     

     

    Et oui ma brave dame...tout n'est pas rose dans la vie.....

    A cette époque nous venions de quitter la route que nous suivions en compagnie d' une famille apparentée à une ethnie tziganes les Kalderash.

    Ces derniers sont depuis la nuit des temps « spécialisés » dans la chaudronnerie, l'étamage, le travail sur les métaux.

    Ils sont les as du maniement du chalumeau pour la soudure et n'ont pas leur pareil pour les travaux de découpe des métaux....surtout sur les coffre-fort....C'est pour cette raison que nos routes se sont séparées.

     

    La vie des Gens du Voyage ne permet pas de continuer sa route, seul....être isolé c'est être affaibli et dans ce monde, les faibles ne font pas de vieux os.

     

    Dans le Rhône il existait une forte concentration de Gens du Voyage, toutes ethnies confondues.

    Quand vous faites partie intégrante de ce monde là, vous portez sur votre tête un grand néon rouge qui clignote façon gyrophare, visible uniquement par d'autres « porteurs d'enseigne lumineuse » qui se ressemble s'assemble.

     

    En toute logique, pour répondre à ma disponibilité et comme la nature a horreur du vide, fallait bien que quelque chose de spécial me tombe sur la gueule.

     

    Pris d'amitié par le patriarche de cette famille d'origine Manouche-Auvergnat (si, si ça ,existe!) j'ai attelé mes caravanes à ce convoi de voyageurs...et vogue la galère.

    Mon protégé s'est tenu à carreau. Je ne l'ai plus jamais retrouvé vendant cette merde de drogue....il avait promis...il a tenu sa promesse. 

    Bien intégré au milieu de cette nombreuse famille, j'ai été le témoin de bien des aventures que je suis entrain de mettre à jour.

    Celle qui devait me faire changer de direction s'est déroulée en deux épisodes.

    Le premier épisode est symptomatique de la vie des jeunes en mal de reconnaissance et qui ont besoin de « se prouver » qu'ils sont devenus des Hommes.

     

    « Ils poussent comme la mauvaise graine » me disait le Vieux « là où le vent les entraîne » .

    Nous étions tous réunis dans un petit cimetière pour porter en terre un cercueil renfermant le plus jeune frère du Bada. 

    Trois jours avant, à mon retour sur le lieu de stationnement, je découvrais la famille en grande agitation.

    Un des oncles avait croisé sur le chemin du retour le jeune frère au volant d'une voiture volée....Il était âgé de 15 ans et avait refusé de stopper sa course folle.

     

    Selon la tradition ce petit fou avait décidé d'aller enlever une jeune fille de son age pour la marier. 

    Je pensais être le seul à pouvoir le raisonner et c'est pour cette raison que j'ai filé le train à ce convoi de « d'anges heureux » ou plus particulièrement « dangereux ».

     

    C'est à la sortie d'une courbe que j'ai vu la voiture quitter la route et terminer sa course dans un champ en contrebas.

    J'ai tenu dans mes bras le corps sans vie de ce gamin...je n'en dirais pas d'avantage.

      

    Deux mois se sont passés dans le couloir Rhodanien avant que le « beau brun au nez cassé » ne s'invite à ma table dans une pizzeria de MEYZIEU. ( savez vous où se situe Meyzieu......derrière mes lunettes...c'est de l'humour!).

     

    La suite vous intéresse...alors le repas continue.....rien que pour vous

     

     

    « le BadaSir Loup avait bu du Bergerac ! »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Samedi 22 Avril à 08:24

    On en est à l'entrée pour le moment... j'attends donc le plat de résistance, le fromage et le dessert... !

    Bonne journée

    2
    Samedi 22 Avril à 13:08

    Tu es un fin gourmet .. et en plus un sacré connaisseur !

    3
    Samedi 22 Avril à 15:55

    http://www.meyzieu.fr/

    Comme ça on saura ou se trouve "mes yeux" hihihi

    Pour en revenir à ton article,  se confronter à la mort est toujours un moment difficile, mais crois moi  cela te renforce, te bétonne aussi. On se rend  compte à ces moments là que l'on est peu de choses, alors il faut vivre à fond tous les jours.

    j'aime bien ton menu il est intéressant, tu nous met l'eau à la bouche alors ne nous laisse pas attendre trop longtemps pour la suite car les attentes entre les repas me sont difficiles, hihihi

    Une fois encore le destin en avait décidé ainsi! Comme quoi...

    Bon week-end et grosses bises.

    4
    Lundi 24 Avril à 09:39

    triste histoire, mais que faire que dire dans ces cas,

    difficile de ne pas rester insensible

    5
    Mardi 25 Avril à 09:09

    OK ; On a faim on a faim (sourire)

    Bouiiiii .....triste aventure .....même s' il allait chercher sa belle ...  heureux 

    6
    Samedi 29 Avril à 23:55

    Bien triste que ça a du être dur !!!

    Bises

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :