• le Bada

    Rencontre avec Bada (histoire vraie d'une rencontre qui allait changer le cours de ma vie...avant les emmerdes j'étais assez grand pour aller les chercher, maintenant ils me sont livrés à domicile !)

     

    Cela faisait trois fois que je faisais le tour du pâté de maisons, ma superbe BMW noire et rouille commençait sérieusement à s’essouffler.

    Sous l’œil narquois de deux policiers municipaux dont les carnets frétillaient à l'idée de me coller une prune, je réussissait à me faufiler entre deux poubelles mal garées.

    A être obligé d'ouvrir mon porte monnaie, je préférais ne pas vider mon réservoir.

    J'empruntais un passage étroit entre deux façades lépreuses de ce quartier du vieux Lyon. La fraîcheur et une puanteur de pisse et de moisissure très caractéristiques me firent presser le pas.

    Au fond d'une entrée, au pied d'une cage d'escaliers qui n'avait pas vu de souliers depuis fort longtemps, un homme tenait un gamin.par le col de son blouson

     

    Les cris poussés par le môme ne laissait pas de place au doute, il recevait une sévère correction.

    Bon d'habitude je ne m'occupe pas de ce genre de faits divers.. Blasé je l'étais par quelques années passées dans la rue. Des cas un peu « hot » j'en ai avais vécus et l'expérience faisait qu'il était préférable de occuper de ses affaires.

     

    Mais là, je sais pas pourquoi, il a fallu que j'ouvre encore une fois ma grande gueule.

    Je sentais bien que je faisais une boulette, une petite voix me chantait «  fais pas le con, passe ton chemin » mais non, auvergnat comme je l'étais, j'avais hérité de différentes qualités dont celle d'être têtu et sourd.

     

    Deux enjambées suffirent pour que je fonde comme la vérole sur le bas-clergé au centre de ce piège à con dont j'allais devenir la proie.

     

    Mon poing droit écrasa le nez d'un type d'une trentaine d'années, vêtu comme un sous maquereau des quartiers nord de Marseille.

    Sous l'effet de la surprise, son étreinte se desserra et le mouflet mal traité se faufila entre nos jambes sans demander à quelle adresse il pourrait me joindre pour dire merci.

     

    L'heureux titulaire du nez cassé semblait apprécié ce genre de traitement puisqu'il en redemandait.

    Je me suis mépris sur son geste lorsqu'il fouilla la poche de son blouson.

    Que cherchait-il, un mouchoir, un stylo pour prendre mon adresse ou voulait-il tout simplement me remercier en me tendant quelques malheureux billets de banque ?

     

    A cette heure ci je ne casse pas la croûte d’où l’inutilité de ce couteau qu'il tendait dans ma direction.

    Chez nous c'est une histoire de famille, tout marche par paire, que ce soit les mains, les jambes qui se prennent bien au cou de leur propriétaire, les mirettes quant elles font le guet et les couilles quand il s'agit d'agir comme un homme.

    Le frère jumeau de mon poing droit clôtura la discussion....Allez hop au dodo.

     

    J'avais un rendez-vous important et le temps passé à calmer ce type avait déjà mis mon rencart en retard.

    Tournant les talons je reprenais le cours de mes affaires, mais c'était sans compter avec ce morveux qui avait eu chaud aux fesses.

     

    A peine sortie de ce bourbier, dés que le premier rayon de soleil salutaire arriva sur mes épaules, le môme surgit d'on ne sait où.

    « Monsieur merci, quel coup tu lui a donné ..zinda ! »

    J'ai de suite compris à cette interjection à qui j'avais à faire....à une montagne d’emmerdement garantis et estampillés « made in Gens du Voyage ».

     

    La poisse, sois tu l'attire soit tu la fuie. Pour mon petit cas personnel, elle faisait partie du décors.Tu sais quand t'es dans un train, assis, spectateur sans pouvoir rien faire et que par la ventana tu vois défilé le paysage. Tu peux croire mon expérience, ça défile rapido, a pas le temps de gamberger que le nasillard grogne dans le wagon :

    « ici Roanne, ici Roanne, 2 minutes d’arrêt (il répète toujours 2 fois..charitable qu'il est.. comme si il te déconseillait de descendre dans ce trou du cul du monde …) mais toi la poisse elle te colle à la peau et il faut que tu descende histoire de te charger un peu plus... tiens y' à sa copine sur le quai....la « Déveine »....allez circulez y ' a rien à boire !

     

    Le « poul pas beau » a grandi, j'ai de ses nouvelles par mon frangin. Il est père de famille. Quand il parle de moi, je ne sais plus dans quel trou de souris j'irais me fourrer, çà me met mal à l'aise .. c'est pourquoi je ne suis jamais aller le revoir...C'est lui qui m'a fait grandir.

     

    As tu envie de partager de bons coups à boire et à donner?

    de patauger dans des déboire de pauvres type qui n'ont plus d'espoir ?...Si c'est oui alors tire toi...c'est pas chez moi que tu trouveras ta pitance.

     

    Chez « ici tout va bien » serait une enseigne habituée au guide « Bibendum » celui qui boit l'obstacle...moi les difficultés je les bouffe comme un affamé de la vie.

    La rue a été le terreau dans lequel j'ai poussé et comme d'autres vont chez « Truffe et eau » pour étoffer leur private garden, moi j'ai qu'à redescendre dans la rue pour transplanter les essences rares des arbres qui ont caché la forêt propice au Loup.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    sam
    Jeudi 20 Avril à 08:11

    merde j"ai lu en entier ton story .. j"en revient passsss !!! .. ok vas pour la suite .. 

      • Vendredi 21 Avril à 02:56

        Pas très glorieuse la suite mais bien conforme à la réalité...je te promets de te la révéler...

    2
    Jeudi 20 Avril à 08:21

    Y a des fois des réflexes qu'on a du mal à contrôler, surtout face à des abrutis...

    Bonne journée

      • Vendredi 21 Avril à 02:54

        C'est dans la nature de certains individus.

    3
    sam
    Jeudi 20 Avril à 08:32

    https://youtu.be/srb0lAK5wbA?list=RDhQIeYfNSVIg

    4
    Jeudi 20 Avril à 10:55

    Bonjour, y a pas à dire tu les cherches.... Bon d'un autre côté on ne se refait pas hein? Mais sais tu que tu es né pour subir tout ça? Ben oui !Alors ne change rien , continu à réagir pour défendre la veuve et l'orphelin, c'est ton côté Justicier.

    Donner de l'espoir aux autres amènent quelques revers mais c'est ainsi, il faudra t'y faire.

    C'est la suite qui m’intéresse si tu veux que je réponde à ta question en M P...

    Bonne journée ici un peu fraîche pour la saison. Bisous.

      • Vendredi 21 Avril à 02:53

        Après le  LOUP.... le ZORRO ?....excellente suite ! ne me fais pas plus fréquentable que je ne le suis......

        je ne suis que  la "victime consentante " de la "L.E.M"    La Loi de l'Emmerdement Maximum...que je vais développer bientôt.

        OK pour le MP

    5
    Jeudi 20 Avril à 12:23

     Ah ces réactions  incontrôlées ! la petite voix ne sert à rien dans ces cas là !!!!!

      • Vendredi 21 Avril à 02:45

        Et pourtant....cette petite voix est celle d u cœur... que  la raison ignore !

    6
    Jeudi 20 Avril à 18:25

    Bonsoir Loupzen,

     

    J'ai lu, moi aussi, ton récit et je me suis mise à sourire car comme toi, bien que je sois femme, si je vois un enfant mal traité dans la rue par sa mère ou son père, je me sens obligée de m'en mêler et tant pis pour moi si je prends des coups ! C'est plus fort que moi ! Je ne me rends pas compte que je peux courir à un grave danger et prendre un mauvais coup. ( on appelle cela de la témérité  et je le suis ce qui est pour moi un défaut car je ne suis pas assez prudente comme me le dit mon époux), mais je n’arrive pas à me contrôler, tant et si bien que je vocifère quelques mots bien sentit à l'encontre de la personne, menace à l'appui d'appeler les flics pour maltraitance à enfant. Lorsque c'est un chien, et cette histoire m'est arrivée, ma réaction est la même et je fonce sans réfléchir à la défense de la bête en abreuvant le propriétaire de l'animal de sacré noms d'oiseaux! Et pour peu que le mec me "gueule" : Qu'est-ce que t’as toi ! De quoi J'me mêle ! Et d'abords j'cause pas aux femmes ! C'est la seule phrase qu'il ne faut jamais prononcer devant moi car mes démons se déchaînent et m'accompagnent dans ma tirade furibonde qui laisse en général, le malotrue, et mes adversaires occasionnels sans voix devant mon culot.

    " Ah ! Tu ne parles pas aux femmes ! Et bien moi, je parle aux hommes ! Et ce que tu as entre les jambes te sert , décidément, qu'à t'exercer sur plus faible que toi ! Je plaint ta femme ! Et ce que tu as toi, bien caché entre tes jambes ! Moi, elles sont bien visibles et en ce moment je m'en sert pour te faire face espèce de sagouin ! Le bonhomme, interloqué, me lance un regard de défi, sûr d'avoir le dessus sur moi, sans s'apercevoir de l'attroupement qui s'était formé autour de nous : " Toi ! T'as des couilles ! ha ha ha ! J'voudrais bien les voir, tes couilles ! Connasse !

    « Ah ! Tu veux les voir ! Mais je te préviens : elle sont plus grosses que les tiennes espèce de lâche ! Tiens : les voilà et moi, je les montre ! Fis-je en soupesant avec mes deux mains... mes seins.

     

    « Viens te frotter à moi si tu l'oses ! Et voilà que dans l'attroupement un rire fuse de toutes part, suivit d’applaudissements à mon encontre, car entre deux promptes mouvements, j'avais arraché le petit chien à son maître sans me soucier des représailles et tout en le menaçant d'aller porter plainte contre lui, que j'avais photographié sa voiture avec mon portable et lui en pleine action sur la pauvre bête. De plus, j’avais aussi son numéro d'immatriculation, et que je l'avait fiché. Qu’il était cuit s’il s’avisait d’aller porter plainte avant moi ! J'aurais forcément gain de cause contre lui, vu que bon nombre de gens avaient assisté à la scène depuis le début, outrés comme moi, du comportement brutal de cet homme cruel. Il ne demanda pas son reste, monta dans sa voiture et fila à vive allure frôlant les voiture en stationnement. Ce jour-là, j'étais en courses dans un hyper marché et heureusement, j'avais terminé. Je pris le chien et le fis monter dans ma voiture. Le chien tremblait et moi avec. Je tremblais de tous mes membres jusque chez moi de colère et d'émotion tout en vociférant contre le sale type, car l'adrénaline n'était pas redescendu à son minimum. Lorsque jean-Michel me vit arriver avec les courses et le petit chien, Il en est resté comme deux ronds de frite ! Je laissais là, les courses et m'occupait du petit chien en lui donnant à boire tout en le rassurant. Il ne devait pas en être à sa première rouste gratuite de la part cet abrutit qui lui servait de maître ? Nous avons gardé le petit chien pour ne pas lui faire subir la fourrière en plus de ce qu'il venait de subir. Nous l'avons mené chez le véto pour voir s'il n'avait rien de grave vu les coups de pieds qu'il s'était pris dans le ventre et un peu partout puisqu'il avait saigné de sa petite gueule. Le chien nous prit en affection immédiatement. Nous l'avons appelé : "Sampa": comme dans la chanson de Georges Chelon. C'était un adorable petit chien bâtard que nous avons perdu il n'y a pas très longtemps. Voilà son histoire. Je ne supporte pas que l'on maltraite les femmes, les enfants et encore moins les animaux ! Ghislaine.

     

     

     

      • Jeudi 20 Avril à 18:52

        AIE....AIE....AIE...

        Ce garçon, petit Manouche......était revendeur de drogue..... et l'homme que j'ai frappé était son fournisseur !.......je suis désolé.

    7
    Jeudi 20 Avril à 19:15

    Et bien, Loupzen,  tu as bien fais ! On ne frappe pas les enfants ! De plus quand on s'en sert pour revendre de la drogue, les enfants sont employés la plus part du temps comme esclaves et les adultes ne sont que des exploiteurs de chaire humaine : que ce soit des femmes, ou des petits dealeurs. Ils ne sont pas fautifs! Ce sont les gros revendeurs les fautifs ! C'est comme les proxénètes qui font commerce de femmes venant de Roumanie  "Pays de l'Est"ou d'ailleurs ! Les pauvres femmes se prennent des coups si elles ne veulent pas céder et faire ce qu'on leur dit. Et quelque fois et même trop souvent, on les retrouve assassinées. Il y a des malheurs dans le monde et principalement des enfants et des femmes... Je n'aime pas l'injustice et les hommes qui exploitent les êtres humains ! Ghis.

    8
    Vendredi 21 Avril à 18:39

    Coucou.....

    C'est bon parfois d'ignorer sa raison pour laisser parler son cœur, autrement on sombre dans l'indifférence et c'est ce que l'on constate de plus en plus aujourd'hui,.... il se passe des choses gravissimes sans que personne n'intervienne.....ceci dit, il faut bien du courage pour le faire et moi je ne sais pas qu'elle serait ma réaction dans ce genre de situation !!!

    Bravo d'avoir défendu un enfant, même s'il n'était pas un enfant de cœur smile

    Bises sans oublier Catinou

    Christine 

      • Samedi 22 Avril à 13:12

        Il y a quand même parfois où j'aurais préféré être ailleurs.....mais sommes nous capables  d'entendre et d'analyser ce que dit cette petite  voix...?

    9
    Lundi 24 Avril à 09:36

    bonjour

    belle histoire d'un moment de solidarité, que certain aurait evité

    je vais lire la suite

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