• La machine à communiquer

    À votre travail, si d'aventure, vous en avez un, commencez la journée en partageant un café et quelques croissants chauds cela contribue à faire entrer l'intimité du petit-déjeuner dans l'entreprise.
    Le cerveau est une machine merveilleuse qui se met en marche au réveil, 
    mais s'arrête dés qu'on arrive au boulot.  Voilà pourquoi fut inventé la machine à café.

    le local de la machine à café.


    C'est le passage obligatoire, l'endroit où il faut être et paraître, c'est la montée des marches à CANNES , posséder les « society code » vous mènera ua nirvana de la communication au sein de votre entreprise mais attention..faudrait voir à pas tout chambouler et vous conduire en tsunami de l'improvisation..... car l'ennemi vous guette et vous attend au tournant !

     Ne vous comportez pas en vasco de gama qui double le cap de bonne espérance ...vous allez vite comprendre que l'espoir peut changer de cap !
    En effet, ce lieu est soumis à des codes de comportement bien définis, ne tombez pas dans le piège, songez un instant à Caméra Café, c'est une aventure à la crocodile Dundee.


    J'ai vécu un dérapage qui fera date dans les anales de la communication à la Mairie d'un grande ville du Centre France.


    Asinus  asinum  fricat

    Pour des raisons qu'il me serait difficile d'évoquer, j'avais réussi à me faire admettre comme stagiaire dans le service de la « com » comme seuls les initiés savent le chuchoter,les yeux baissés en signe de soumission, les mains jointes en signe de prière. On ne « travaille pas «  dans cette institution on y entre en religion. ».

    Les trois pelés et les quatre tondus s'étaient auto-désignés comme faisant partie de l'élite et de l'intelligentsia de cette ville ouvrière.
    L'air emprunté, bouffis d’orgueil  mais n'en n'ayant pas l'air, ils semblaient flotter à quelques centimètres du sol lorsque votre chemin croisait un des membres de cette congrégation chargée d'une mission divine ...aller au WC, changer la position d' un store, ramener une ramette de papier .. quand ils étaient frôlés par un autre agent de la fonction publique lors d'une rencontre du troisième type dans un couloir de la Mairie, ils baissaient la tête, s'excusant de ne pas être à votre hauteur.


    « Les pôvres » ils se situaient un tel degré d’incompréhension que ce n'était pas de leur responsabilité si le chemin qui vous restez à parcourir pour accéder à la poterne de leur Q.I était comparable au temps qu'il faut à un Corse pour tuer un âne à coup de figues molles.

    Peu de temps avant qu'il me soit offert de franchir la porte de ce paradis une citation d'un illustre inconnu m'avait mis la puce à l'oreille.


    Ce témoignage disait : la femme, c'est comme le café , au début ça excite, mais rapidement ça énerve.


    Grave, vous ne trouvez pas ? Je reste pantois à la lecture de la suite de cette aventure.

    Elle, la Chef « she was » un point c'est marre.  Elle était l'Alfa et l'Oméga.  Elle était la source qui se jette dans l'océan de nos incompréhensions, elle était le verbe, pratiquant la modestie comme un art, celui de faire dire par les autres tout le bien qu'elle pensait d'elle-même .

    Quand le maire décidait de dilapider l'argent des con-tribuables en partouzes médiatiques teintées de rose, elle ouvrait de façon négligente un de ses tiroirs dissimulés derrière ses « loooongs cheveux blonds » et telle la poule aux œufs d'or elle pondait une idée d'article dans le bulletin municipal, ou dans la « lettre du syndicaliste qui cite Cuba mais reste infidèle à Castro ».


    On peut revendiquer avec son petit poing tendu, mais bien faire attention d'enlever le bracelet, or et diamants...On ne sait jamais avec le peuple.

    Une envolée de termes élogieux à faire damner les seins de chez  LEJABY  faisait naître une aura de sagesse montrant avec certitude que les services de la communication avaient bien travaillé et que vous les « sacrés petits veinards d'habiter une si jolie ville » vous aviez raison de confier cette noble tâche à un service de ''com aussi performant que le sien ''.

    Je n'avais pas l'opportunité de côtoyer « en live » notre vénérée chef, comme me l'avait un jour déclaré son adjoint : 'cela se mérite'' 

    Après trois semaines de présence sur une chaise derrière un bureau à rédiger des « com's »  sur des manifestations de péquenots en mal de notoriété, j'ai incorporé dans une de mes nouvelles des propos complètements farfelus, bien décidé à savoir si mes torchons étaient lus.


    « Pour la 40e  édition du tour du lac de Gaz.... Seule arrivée en tête bêche, mademoiselle Pète-sec la bien nommée, a été portée par ses flatulences sur le podium, elle a lâché : qu'elle pétait le feu. »


    Dans le fond d'une panière à papier recyclé ma bombe à retardement à fait :  pschitt.

     Les trois semaines de galère étaient transformées en rame de papier sur la voie du recyclage.

    Ayant d'autres projets, j'ai devançais de plusieurs semaines mon éjection de ce service...

    « To morow morning...Nacht la machina à café »  Fils de postier, j'avais des lettres et me devais faire honneur à mon paternel, comme lui, j'étais timbré.

    Devançant l'heure ou les caméléons se prêtent au jeu du café, je pénétrais seul...Oui je dis bien tout seul dans le local de la M.A.C . 

    j'ai investi ce bastion du nombrilisme, j'attendais de pied ferme la charge héroïque de la grande prêtresse et de ses sbires...

    Je commis ce jour-là un crime de « lése-expresso» J'entends encore siffler à mes oreilles les voix discordantes qui me mesuraient du regard.



    Gott ist tot  s'est écrié Nietzsche 


    « Cet événement prodigieux n'a pas encore fait son chemin jusqu'aux oreilles des hommes. La foudre et le tonnerre ont besoin de temps, la lumière a besoin de temps, la lumière des étoiles a besoin de temps, les actions, même une fois posées, ont aussi besoin de temps avant d'être vues et entendues. »

    Un prétendu homme-stagiaire avait fait le café. Il avait enfreint les lois de l'hospitalité... Majesté qu'elle est la sentence ?

    '' Pas de café pour moi ce matin... Je ne me sens pas bien'' puis s'adressant à sa cour, l'impératrice du solipsisme murmura '' venez nous allons en débattre dans mon bureau... Machin... dites au stagiaire qu'il peut se retirer » s'essouffla-t-elle, l'air las.


    J'avais osé braver un interdit : appuyer sur le bouton marche arrêt. 

     

    Je ne devais plus jamais revoir la déesse, le matin même ou à midi le légat de la papesse m'enjoignait de rechercher un autre stage, il avait eu les bons mots pour me congédier « vous comprenez bien que pour vous ce n'est plus possible ».

    Mon bardage sur l'épaule, je regagnais le chemin de l’exode.

    La porte grande ouverte je n'ai pas eu droit à une haie de déshonneur, la fille dissimulée derrière le bureau et ses lunettes noires n'a pas vu le panneau que j'avais retouché, transformant RÉCEPTION en DÉCEPTION.

     

    Ma directrice de stage m'attendait au centre de formation.

    Convoqué par son staff, j'attendais d'être présenté au peloton d'exécution.
    La secrétaire avait sa mine des mauvais jours, sur le bureau mon dossier était placé bien en évidence. Je lui posais la question qui était censée la faire sourire :

    3 pensez-vous qu'il faille que je paye les cartouches pour mon exécution ? »
    J'eus le droit à : ''entrez, ils vous attendent ». 

    Qui étaient ils ces bourreaux ?
    De la communication '' poil à gratter'' j'en avais à en revendre et vu que je participais un formation de force de vente.....
    Toc-toc, je suis entré en marche arrière dans l'antichambre de ma mort et en pivotant volte-face les jurés découvrir mon nez rouge de clown que j'avais fixé sur mon important appendice nasal.(c'est la vérité)

    Sacrifié pour être cuit, je resterais un peu dur à manger et à digérer.

    Un éclat de rire m'a touché en plein cœur, celui de ma maîtresse de stage. Il n'y eu pas de salve meurtrière. Sur ma tombe cette épitaphe aurait pu être gravé :

    '' l'animal n'est pas méchant mais quand on l'attaque il se défend.. et c'est ce qu'il fit avant de terminer sa vie en notre si belle compagnie ''.

     

    "Garçon 2 cafés et l'addition"

     

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 13 Février à 09:48

    Sûr que pour avoir droit aux honneurs il faut être gradé... alors tu penses bien qu'un pauvre stagiaire, c'est un sous-grade ! 

    Bonne journée

      • Lundi 13 Février à 11:53

        J'aimerais bien connaitre si une telle aventure t'est arrivée !

        Et quelle serait ta réaction si cela se présentait.

        Bonne reprise en  ce lundi.

    2
    Lundi 13 Février à 10:54

    Bonjour amusante ton histoire, cela me rappelle un souvenir  que mon chéri à vécu un peu identique à ton histoire. Comme quoi il ne faut pas dépasser  ses supérieurs même s'ils sont à la limite de leurs incompétences....

    Il faut toujours rester soi-même et ne jamais se renier, même si c 'est au détriment de son travail. Bonne journée.

      • Mardi 14 Février à 03:23

        Bonsoir,

        Ne nous laisse pas sur notre faim...racontes !

      • Mardi 14 Février à 16:30

        Non rien d’intéressant à raconter juste une anecdote perso.

        Parfois il faut jouer à l'imbécile pour avancer, mais l’hypocrisie n'est pas mon fort.

    3
    Jeudi 16 Février à 10:38

    ah café

    mais qu'a fait le café

    parfois c'est le seul lieu autour du café ou on vit un peu en dehors du travail

    mais si y a encore de slois internes pour ce moment café alors là au secours

     

    les reunions de discussions et de debats sont souvent dirigés par des malades qui ne se soignent pas

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