• l'AMOUR COURTOIS....en attendant la chute

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    EN ATTENTE DE LA CHUTE

    Voila planté le décor, l'homme se drape de costumes de chevaliers, de héros de mousquetaires prêt à pourfendre les démons ou un « mâle faisant » qui s'en prendrait à sa chère et tendre.



    Où est passé l’amour ? Où est passé la courtoisie ?

    Où est passé le plaisir d’offrir, de se faire désirer, aimer ?

    Qui pourra apporter des réponses à ces essentielles questions sur l'Amour d'un autre age ?

    Lorsque vous tapez  '' amour courtois '' sur internet vous pouvez tomber sur la définition suivante :  « façon réglementée de se comporter en présence d’une femme de qualité, dont on retrouve des traces au Moyen-Âge dans la poésie et la littérature ».

    Que nous faut-il de plus ?

    Notre héros, solidement préparé à cette situation par d’innombrables combats et une armure indestructible, n’hésite alors même pas une seconde à prendre toute sa place dans la bataille pour sauver et se glorifier auprès de sa princesse. Il occit tout ce qu’il y a de vivant ou non qui pourrait perturber la jeune future dame du tournoi Il occit tout en rassurant la demoiselle « effrayée ».Une fois ce lourd combat terminé, il se retourne vers la princesse pour lui faire part de sa joie d’avoir brillé à ses yeux. La princesse infiniment redevable offre un sourire, un geste bien placé de remerciement. Elle lui susurre par exemple son 06 ... ce qui comblera notre preux chevalier...

    Ainsi vont les cœurs des coureurs du tour de taille courtois, sensibles, généreux. (DON JUAN … Claude NOUGARO )

    Aujourd’hui plus question de combattre,

    Plus question de transpirer, 

    De saigner,

    De s’armer.

    Car pour briller aux yeux de celle qui fait battre votre cœur maintenant seul le résultat compte. Il faut que l'échéance soit rapide ( et parfois cette fin est une déchéance ). Comme si le temps était compté.

    Comme si séduire était devenu ringard.

    Comme si la passion était devenue quelque chose de négatif.

    La récompense tout de suite ou rien du tout !

    La femme est devenue un objet du commerce … par la passé il est vrai, maltraitée, achetée, vendue ou échangée son sort n'était pas le meilleur... mais j'insiste car vous allez me ficher par terre mon article !

    Grosse différence ( pas de cet adjectif dans une com. parlant de la femme... S'il vous plaît )

    c'est un commerce « BINGE FUCKING » ( çà vous épate?)

    C'est un comportement ordalique digne d'une appétence traumatophilique.

    Les tenues ont bien changé : plus de grandes robes de princesse, plus de belles couronnes dans les cheveux, plus d’armures, plus de grands chapeaux, plus d’épées mises au service de sa douce. Aujourd’hui seule compte la chair... et que la chair est faible....

    La tenue d’une fille se juge aux formes qu’elle laisse entrevoir et, perversion suprême, deviner-imaginer-interpréter.

    Alors là, mes petits frères, mes cadets, mes aïeux, la gamberge... nous sommes les rois de l'interprétation, du «j'ai comme l'impression» du procès d'intentions et de la valse des étiquettes.

    « elle »  me regarde c'est que...

     « elle » m'ignore c'est que... L'étiquette, voilà la pire des vacheries que ces messieurs vous collent en loucedé, dans le dos... la réputation que les « on » vous font vous collera à la peau.

    Il en va de même pour l’autre sexe, car il n’est plus nécessaire de l’appeler gentilhomme ou chevalier, on veut voir toujours plus, deviner encore et encore, toucher, sentir de près.

    Ces gente-dames d’aujourd’hui qui étaient les princesses d’hier racontent sans vergogne les travers de leurs ruffians, leur accordant le titre de « mec » les gratifiant sans le savoir du rôle de « mac»... un peu fort, non ?

    Les hommes d’aujourd’hui qui étaient les chevaliers et gentilshommes d’hier salissent avec « humour » leurs « copines » pourquoi ne pas les affubler de noms se rapportant à ces histoires de « mac » : gonzesse, meuf, pot-au-feu, Marie couche toi là... radasse....encore plus fort, non ?

    La femme d’aujourd’hui ne se satisfait que d’un homme matériel et « bien foutu ».

    L’homme d’aujourd’hui n’est guère mieux. Bien que possédant deux cerveaux ( un dans la tête, l'autre dans la braguette ) le mâle qui parfois vous fait du bien, a vite élaboré une visite rapide des lieux : une bonne paire de seins, une tête pas trop laide un coté pile qui ne se voilà pas la face et ça « fera l’affaire ».

    L’homme dans ce monde en pleine course a oublié ce qui faisait de lui un grand homme.

    L’homme aujourd’hui a oublié que la femme n’est pas un capital coté en bourse.

    Rendez-moi ces belles scènes de Roméo et de Juliette bravant tout pour se retrouver.

    Rendez-moi ces femmes de chevaliers attendant fidèlement durant des années le retour de l’être aimé parti combattre.

    Rendez-moi le plaisir d’un beau langage face à une jeune femme, la découverte de l’autre, la déchirure de la voir s’éloigner parce que vous savez que vous ne l’avez pas encore conquise.

    Rendez-moi ce feu intérieur qui brûle tout votre être lorsque pour la première fois vous posez vos lèvres sur les siennes et que rien d’autre ne peut plus vous satisfaire.

     

    L’homme au service de sa dame, prêtant son épée et joutant pour elle. Rien à voir avec les portraits barbares que les livres d’aujourd’hui tentent de nous faire croire.


    Je cite un exemple pris par hasard sur un blog :

    '' Bien plus qu’un amour : une passion poussant l’homme à répondre aux moindres désirs de la dame n’étant même pas encore son épouse. Amour désintéressé. Amour hors-mariage, un amour chaste. Nul besoin de voir la chair pour aimer, nul besoin de mini-jupe, de décolleté, de préservatif, de pilule ! Seuls comptent alors les beaux gestes et les paroles. Ces mêmes paroles qui deviennent des armes de séduction, d’attention, de tendresse verbale. Un tourment à la fois plaisant et douloureux comme le sont les véritables amours.''

    Que dire de vos familles recomposées, que dire de vos regards sur toutes les filles et hommes « potables », que dire de vos mots envers celle ou celui que vous êtes censé aimer ?

     Les codes de bonnes conduites d’aujourd’hui sont dictés, approuvés, mis en avant par la société dans laquelle nous vivons. Et quelle société mesdemoiselles, mesdames, messieurs ! Celle de la corruption, de la liberté sexuelle, des familles éclatées, de la violence, des médias. C’est de cette société en constante perturbation que vous tirez vos codes de bonnes conduites ? Qu’a construit de positif cet univers ? …

     

    Regarder en arrière n’est pas synonyme d’échec mais d’avancée constructive.

    Si par le passé récent nous pouvions parler d'amour tendre et de courtoisie, vais-je vous choquer en parlant d'amour « fast-food »... je ne suis pas satisfait de ma commande... vite passez moi un autre plat... gloutonnerie !.

     

    « LE SAVOIR MANGERSORTIR DU PLACARD ou le COMING-OUT »
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