• feel the wind of the ball

    Sentir passer le vent du boulet :

    C'est en me délectant que je redécouvert le sens caché de cette expression pas si française que cela

    Au passage de ce vent, sentez combien est riche notre langue, elle contient des trésors qu'il nous est facile d’inventorier.

    Je dédie de texte à un «  virtuel ami » dont la présence dans ce foutoir médiatique, les blogs pour ne pas le citer, enrichi par ses connaissances, mon insondable vide intellectuel.

    A C'est un coyote érudit, plein d'humour et de clins d’œil.


    https://coyotus-erudicus.blog4ever.com


    C'est bien connu l'homme (le vrai...le dur...le tatoué !) aime le canon...qu'il soit le jouet de Mars dieu romain de la guerre où Un viatique (du latin viaticum « provisions de voyage et en-cas liquide) supposé donner du cœur à l'ouvrage pour que les soldats s'étripent entre eux.

    De ma lointaine jeunesse « glougloute » un air que les valeureux poilus chantaient le soir au repos :

    « le pinard c'est de la vinasse

    qui réchauffe par ou c'est que ça passe

    va s’y bidasse, rempli mon quart

    vive le pinard, vive le pinard »

    En ces temps là j'aurais préféré le son mélodieux des bouchons qui sautent à celui des bombes qui explosent.

    L'homme aime « les canons » mais pas le boulet et encore moins le vent provoqué par son passage et qui le décoiffe.

    la femme c'est pas pareil.

    Elle apprécie le canon « chargé à blanc ».

    Savez vous ce qu'est une arme chargée à blanc ?

    Une cartouche à blanc contient une charge de poudre (souvent réduite) dans un étui habituellement en plastique (armes de tir) Ces cartouches sont souvent de couleurs différentes des vraies cartouches afin de pouvoir la différencier d'une cartouche à balle réelle

    Elle est inoffensive comme l'est la majorité des femmes qui préfèrent l'amour aux jeux stupides des hommes.

    Elle aime le canon chargé à blanc pourtant quand j'habitais dans les Pyrénées Orientales j'ai bien connu « le canon de la maréchale »  vin de pays des côtes catalanes.

    Ce breuvage nous prenait la tête, non pas qu’il est été trop chargé en sulfite ,il avait une odeur de souffre en souvenir de la présence du Maréchal en 1940.

    En passant prenez plaisir de découvrir la richesse de la langue française, qui nous offre de formidables opportunités pour jouer sur les mots......Ces canons un régal !

    Ne croyez pas que je me sois perdu dans les méandres de cette explication, j'y viens.

    origine de cette expression : il faut remonter au XVIe siècle où le canon désigne 1/16e de pinte. une pinte est une unité de mesure de volume pour des liquides; elle était une mesure de capacité employée par les marchands de vin. 

    Ce « canon de vin » bu d'un seul trait devient: boire un canon.

    En langage « jeun's » on dit « un shot »

    Un «shot» qui vient de loin. C’est au Far West, au XIXe  siècle, qu’a été utilisé pour la première fois ce terme pour désigner un petit verre d’alcool fort à boire d’une traite.

    Cette pratique était liée à une habitude des cow-boys peu fortunés, qui se rendaient dans les saloons à cette époque. Ayant peu d’argent sur eux, ils échangeaient parfois une de leurs balles de revolver, d’une valeur de quelques cents, contre un petit verre de whisky.

    Et toujours ce tronc commun lié à la présence d'une arme....entre boire et détruire l'homme a su choisir....Patron ! Remettez la tournée !

    Le vent d'un boulet... le sifflement d'une balle quand vous l'entendrez soyez heureux, c'est qu’elle sera passée à coté de votre tête!



    Je viens de sentir passé le vent d'un boulet : après 3 semaines d’angoisse pendant lesquelles j'ai attendu les résultats d'un examen médicale....j'ai eu très chaud....à croire qu'ils ont tiré sur moi à boulets rouges.....Encore une expression nouvelle, j'attendrai que cela refroidisse......OUF ! J'ai eu chaud !




     



     

    « Rien que des mots.Fêtes des péres »
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 15 Juin à 09:10

    Les balles à blanc peuvent faire très mal... surtout quand on s'amusait à l'époque de ma bidasserie obligatoire, à planter une deuxième cartouche au bout du canon du fusil. Elle devenait alors un projectile qu'il valait mieux éviter ! 

    On est cons des fois, surtout quand on est militaires...

    Bonne journée

      • Dimanche 17 Juin à 20:02

        Rassure nous...tu a été démobilisé ?

    2
    Vendredi 15 Juin à 15:44

    Comme je suis une femme, je reconnais que les histoires de "bidasses" de fût du canon et du temps qu'il met à se refroidir (tiens, ça me rappelle un sketch de Fernand Raynaud)  me laissent plutôt froide. 

    Malgré tout, je ne tirerai pas à "boulet rouge" sur ce texte, plein de clins d'oeil et d'humour, surtout - si j'ai bien compris - que tu as eu quelque sueur froide  et vapeur, en le sentant passer pas très loin de ta tête. Contente que tu sois maintenant rassuré.

    Quand on parle de "boulet", je pense d'abord aux "boulets de charbon" qu'on allait chercher dans d'énormes sacs chez le charbonnier (quand j'étais petite) pour alimenter la cuisinière, seul chauffage de la maison. Il fallait se les traîner ! ... d'où certainement l'expression "un vrai boulet", à moins que ça ne vienne des forçats et de leurs chaînes ? 

    Après toute cette "bouletterie", un peu de vent pour nous rafraîchir, celui de Georges  :

    "Si par hasard,
    Sur l' Pont des Arts
    Tu croises le vent, le vent fripon,
    Prudence prend garde à ton jupon ..."

    Bonne fin de journée et très bon week-end in the wind, Loupzen.

    3
    Dimanche 17 Juin à 20:03

    Que du bonheur...! merci

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