• Excès de douce folie (suite....si vous le voulez bien)

     

    La femme, la femme...ils n'ont que ces maux à la bouche !

    A croire que dans ce milieu, mi cru- mi cuit, Adam en a perdu sa brosse (mais si..faites un effort....la brosse à dents..)

    Je n'en croyais pas mes oreilles rabattues....j'ai eu beau tendre mes « portugaises désensablées » et faire la promesse de partager les quelques pourboires « oubliés » chez Sibylle, une amie, j'avais même tenté de corrompre une poêle à crêpes en lui graissant le pâte...non rien n'y a fait....même radio bistrot « c'est l'heure de l'apéro » restait muette....elle qui avait fait toute sa carrière dans l'Armée Française au ministère des Affaires Étranges..

    j'avais fait le tour des popotes en vain. ( mais pas sans vin ) Aucune présence de femme dans cette cuisine ! (pour la petite histoire la grande Muette est le surnom de l'Armée Française.)

    Pas l'ombre d'une charlotte pour me rappeler que cuisiner restait l'apanage de la fonction féminine par excellence : nourrir au sein ou à la main, mais nourrir en faim !

     

    Un « gay » qui sait de qui il parle, chante à tue oreilles..(..bon dieu pourquoi ai je fait désensabler mes portugaises)...Où sont les femmes.. ?... je vous le demande..mais où sont elles passées...et la parité.....c'est parti.... ..plus de kiki !...rien que de la testostérone !

     

    Hier encore j'avais deux amies, la première s'appelait Edith, elle était Cresson de Fontaine dans le Vaucluse et avait connu son heure de gloire dans les années 91, dans un célèbre restaurant de la capital : l’Élysée.

    Prise sous l'aile d'un tonton François qui préféra plus tard la sacrifier devant les revendications des syndicats hôteliers « on l' espère meilleur au lit qu'au ministère » plaisantaient ils !Pourtant une grande andouille comme lui sur un lit de cresson....Enfin j'en ferais pas tout un plat.

     

    Ma deuxième copine était un duo...classique en cuisine.

    J'avais fait la connaissance lors d'une vaisselle à l’ancienne, c'est à dire à la main, de l'une d'elles...Caroline

    Sa sœur Stéphanie avait succombé aux délices de Capoue, elle s'affichait en compagnie d' un ambassadeur de la gastronomie, un nommé CURNONSKY.

    Un véritable lèche-frites qui avait su tirer partie de la maladresse de sa protégée. 

    Toutes les marmites à ragots vous le diront : lors d'un banquet Stéphanie avait laissé choir une tarte aux pommes caramélisées sur le sol et l'avait enfournée, les sens tous retournés.

    Depuis cette tragédie les sœurs TATINS étaient parties pour Paris.... « Cette maladresse valait bien une messe ».pouvait on lire en épluchant les pommes de terres nouvelles.

     

    Moi j'avais repris du service à la cantine tout fondu et confondu que j'étais, dans un drôle de bain Marie.

    S'il n'y avait pas eu cette visite je serais resté coincé entre des marmites cabossées et une série de poêlons dont les fonds culottés comme des pipes de Saint claude en disent long sur le fond et non la forme....la fonte de la matière grise est certainement due au réchauffement de leurs fonds!

    (encore une précision:la fonte grise matière dont sont fait les culs de poêlons est supérieur à la fonte noire....n'y voyez aucun racisme de ma part).

     

    Un matin, je reçu la visite de Pyrénéens glacés, pliés qu'ils étaient dans un joli papier blanc enrobés d'un petit ruban, il n'avaient pas la gueule de gâteaux sec et paraissant Pey-Charmant.

    En un tour de main, ils furent pris par une paire de mains et plongés dans un bain Marie.

    La température ambiante fut telle, qu'ils fondirent de plaisir et bien qu'ils ne soient plus « à croquer » ils restèrent quand même désirés..

    Ils firent les délices d'un Gilbert tout Bécaud qu'il soit « Désiré oh désiré tu as dans le cœur le spleen de ta génération...T'as le corps en blue-jeans et les rêves en jupon ».

    Un corps de machos en blue-jeans et des rêves de midinette. Des chefs despotes et non pas potes, des chefs aux allures d'homme, de dur de tatoué, croûtés à l’extérieur et fondant à l’intérieur.....çà me fait penser à..... .je vous laisse nous donner la réponse.......

     

    Voila donc la vérité enfin révélée quant à l'absence de femmes dans les cuisines célébrement toquées des grands restaurants on y encontre des Mignons.

    Comme les foie gras, les chefs seraient -ils mi crus mi cuits, ou mi figue mi-sans leurs raisins de Corinthe ?(..chut ! C'est le surnom des couilles et pas que celles du pape, lorsqu’elles sont un peu fripées!)......

     

    Quelle hardiesse de propos que vous nous tenez monsieur le Loup....mais pour un prédateur pas question de voir filer Mignon....

    Il faut pour de bons moments, l'avoir en maître queue et le servir à sa table pour des gosiers heureux...Quant au Canis Lupus qui vous régale de ces sottises en vous tapant sur les cuisses, sachez qu'un dicton vous assure qu'avoir une pine d’huître accompagne fort bien des couilles de loup......énaurme !

     

    A se revoir.

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Mai à 08:23

    C'est normal, difficile pour une femme d'être... maître queue ! (ok, c'est nul, mais j'ai osé !)

    Bonne journée

      • Mercredi 17 Mai à 10:28

        J'adore.....j'ai trouve plus doux dingue que moi !

    2
    Louise
    Samedi 20 Mai à 04:30

    J'ai apprécié votre conte, malgré ma faible connaissance du vocabulaire des étoiles gastronomiques, surtout récoltées par des maîtres-queues...

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