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    J'ai planté mes crocs dans les fesses d'un.......

     

     

    Il est faux de dire que l’homme est moderne et urbain.

    Pour ma part je suis primitif, bougon et franc !

    Là où les autres savourent la certitude de l'abri légitime, représenté à ce qu'ils croient, par leur famille, leur petit intérieur je pressens les désordres de la tempête.

    Cela me convient, je ne peux me réduire à la simple condition d’être humain, il me faut toujours plus, une goutte de sang de loup, de sève mêlées à la poussière de la route. 

     Le doux cliquetis des armes au beau milieu de la mêlée, m'apaise.

    Je viens de tirer l'épée pour défendre une presque inconnue, relation d'azerty qui au travers d'un blog avait épousé la cause «  d’un Gens du voyage ».

     Cette femme qui réagissait avec son instinct d’amoureuse de la notion de «  la Liberté d’aller et venir où on veut et quand on veut » …ouf ! manquait d’arguments frappant face à un nostalgique du Carnet anthropométrique.

    Ah la nostalgie de l’Ausweis, de  l’encartement de la « Belle de Jour », du laissez-passer et pourquoi pas de l’étoile jaune ou rose….elle a encore un bel avenir !

     Un espace de libre expression lui avait offert un sauf conduit accordé par le web-master  des lieux et souvent nous nous sommes échangés des idées, des opinions et la rareté des intervenants laissait à penser que cet « open-mindedness land » nous appartenait, une sorte de forum de discussions générales. (PEACHE si tu me lis...)

     Malgré nos appels à venir débattre d'un quelconque sujet, ce lieu restait trop souvent en dehors de l’intérêt des gens se disant intelligemment instruits, pas comme Nous, ignares que nous étions.

    Leur attitude sentait le mépris pour nous, petites gens sans plumes !

    A la recherche d'une tribune, un cuistre s'en est pris à cette innocente « Esméralda » dans l’âme, affichant à maintes reprises sa préférence pour la vie de bohème à la morne réalité du métro-boulot-dodo....C'est une écorchée vive à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Elle cherchait dans cette vie de "bâtons de chaise " à échapper à son Waterloo quotidien....morne plaine!

     S'accordant un «  droit de réponse », muni de chaussettes extensibles « because les chevilles qui enflent » ce Jean-foutre a descendu en flèche notre trop crédule gypsie-queen.

     Ses reproches ont été sans commune mesure avec le billet d'humeur de la mise en cause. David contre Goliath, la méchanceté contre la sincérité.

    J'ai eu honte du silence qui a suivi la mise à mort de cette femme, pas un casque bleu pour freiner les tirs de ce justicier.

    Dans sa réponse, il mettait en avant qu'il fallait prendre les mesures qu’imposaient « le foutoir et le désordre occasionnés  par la libre circulation des Rom’s »

     j'ai découvert un être humain haineux, vindicatif, qui déclarait : « que les camps avaient du bon »

    J’ai supposé que ce porteur de projets de stalag faisait allusion à des camps de nudistes dans lesquels tout allait plein gaz !

    J'ai donc dégainé mon épée pour porter assistance et faire en sorte que ce couard qui pour vaincre sans périls triomphera sans gloire.

    Je passe sous silence, les postillons et crachats que ce faquin a projeté en lisant ma réponse, je le laisse dans son cul de basse fosse, dans sa petite vie de péteux bouffi d’orgueil.

    "Une façon légère de se prendre au sérieux, comme une charge sabre au clair, en gants blancs et en éclats de rire. Venez mes amis cette charge est celle des cuirassiers de Reichshoffen." Cette citation ne m'appartient pas.

     Voilà donc exposé en quelques lignes ce que je ressent au pLus profond de mon être . Il m'est difficile de me lier d'amitié avec des gens constituant le servum pecus, non pas par orgueil mais du fait que nous ne partagerions pas les mêmes valeurs...

     

    J'ai planté mes crocs dans les fesses d'un.......

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    L’amitié résiste t elle à l’appel du large ?

    Des pas qui s’éloignent, une porte qui claque, un bruit de voiture, un accès refusé aux commentaires sur un blog…et l’amitié s’estompe comme une tache sous l’action d’un coup de torchon.

    Il faut être  une antique Lune pour persévérer dans cette ingrate croyance de l’amitié porteuse d’espérance au milieu des bourrasques ….

    Cet astre de lumière brille dans la  noirceur de mes nuits m’éclairant avec ses amies pour me rappeler que si l’Amitié est si dure à vivre elle est encore plus difficile à occire pour qui la pratique réellement et sans fard.(  je sens poindre le jeu de mot laid ..Phare ?)

     Dans ces microcosmes de tsunami  du web, sa ténacité à ne pas me laisser avaler par des voyages en terre inconnue l’ont érigée en refuge, me donnant le signale à mes retours de sa présence bienveillante.

    L’ingratitude étant la seule trace de passage d’un ami en partance…

    Que restera t il de ce lien si fragile ? Une sensation désagréable de gâchis, de perte de soi mais surtout cette amertume des fins de combats qui nous avions menés côte à-côte, dans lesquels bien que virtuel, nous sentions l’haleine d’un compagnon se mêler à notre souffle court de l’effort.

    Le virtuel de m’amitié pour ne pas parler du rituel, s’installe entre nous, de commentaires à posts, de recommandations à prescriptions, de connivences à messages personnels, bref tout l’attirail parfait du « parfait amour en construction ».

    Ma coupe serait-elle trop éloignée des lèvres pour que nous perdions en cours de libations et de délectations  oniriques  de succulents commentaires au « comment se taire chez les autres ?

    Un petit air léger comme le souffle du printemps flotte dans ma tête…un souffle de sonde en quelque sorte.....

    " Un inconnu et sa guitare Ont disparu dans le brouillard
    Et avec lui ses compagnons Sont repartis, emportant leur chanson"

    "Marjolaine, toi si jolie
    Marjolaine, le printemps fleurit
    Marjolaine, j'étais soldat…"..(Francis LEMARQUE)

    …sont repartis emportant leurs souvenirs, les bons mots, les « toi aussi t’es un gars bien »,…enfin toutes déclarations d’amitié que se font 2 avatars bien transpirant, bien ruisselant d’efforts au fond de leur vestiaire un soir de matche.

    Que reste t il de nos amours ? des traces devenues des preuves de faussaire au bas d’un tableau peint à la gloire de l’amitié.

    Au fond je ne regrette pas d’avoir repris la  route…"Qui  a bon cœur trouve toujours bon temps pour la bataille."

     "Qui m'aime me suive!" a répondu  Philippe ! (Philippe VI de Valois.)

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  • Ça dépèce, ça coupe, ça tranche, ça cuit, ça mijote, ça rôtit à toutes les pages avec humour, pétillance et charme : bienvenue dans cet OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qui ne se contente point d'énoncer des recettes mais ajoute une bonne dose d'histoire et d'anecdotes sur les gens du voyage. Une lecture joviale et saine, à mettre en toutes les mains.

     

    OBJET LITTÉRAIRE NON IDENTIFIE

     

    http://www.gaulois-nomade.com/loup-zen.html/

     

    O.L.N.I : Objet Littéraire Non Identifié

    Quelle jolie formule pleine de délicatesse laissant planer le doute sur les possibilités de s’exprimer littérairement parlant d’un individu.

    Mais en quoi encore faudrait-il être qualifié pour oser mettre par écrit ce que d’autres pensent de çà ?

    Concernant le sujet publié je ne serais que le complément d’objet bien indirect de ce succès, préférant laisser la première marche du podium aux véritables héros de ce recueil, c'est-à-dire  les petites mains et gatte sauce intemporelles et ceux qui ont pris le risque de me publier.

    Me voila gratifié de ce titre d’objet .Flatté je le suis à coup sûr, rangé dans la catégorie des utiles mais… objet inanimé as-tu une âme ?

    Je suis un objet certes, moi qui pensais que seule la femme pouvait être un objet de désir pour ne pas le citer, entre les mains de mâles concupiscents aux pensées perverses. Je resterai  l’objet d’un certain désir élaboré mentalement dans un premier temps suite à la présentation de mon ouvrage…Ce sentiment de possession se différencie donc du souhait, du rêve, du fantasme, de l’attente ou du projet, qui par ailleurs peuvent en résulter. Enfin, le désir n’est pas nécessairement sexuel ou amoureux et peut être aussi effrayant, violent  et pourquoi pas savoureux ? il serait bien associé à la saveur pour un recueil de recettes de cuisine.

    Dans cette appellation le flou même artistique (excusez-moi du peu) me va bien. En effet la couleur passe muraille me donne la possibilité de rester discret et de ne pas occuper le devant d’une scène  quelconque faisant mienne la formule « pour vivre heureux vivons caché » ou presque.

    C’est un comble pour un auteur de livres de ne pas souhaiter être reconnu….allez comprendre.

    Est-ce par modestie, par peur ou par humilité que je souhaite rester anonyme, à cette époque de ma vie aucun signe extérieur de faiblesse  ne vient étayer cette théorie.

    Très flatteur à mon encontre, l’éditeur et femme de talent de surcroit, ne cache pas son plaisir à manipuler un objet non identifié et répertorié à la rubrique : objet perdu sans copier-coller.

    Ce dernier rangé dans la catégorie des Inconnus posséderait humour, pétillance et charme capable d’être utile entre toutes les mains.

    Me voilà rassuré ; je ne resterai pas seul abandonné au fond d’une remise comme une vieille pelle-bêche de jardinier, je sais que dores et déjà que l’inventeur qui se servira de moi en retirera du plaisir. Je subodore la vanne funeste à nos futurs échanges.

    D’ordinaire sur le manche de mes objets usuels ou inconnus se trouve inscrit la marque « LE BORGNE »…c’est la pure vérité. Désormais sur celui des écrivains de cette maison d’édition sera gravé le terme « PAS MANCHOT ».

    Si on dit qu’au royaume des aveugles les borgnes sont roi, au royaume des auteurs originaux  les  inclassables sont les bienvenus à la cour de Dame Flore Geffroy-Kearley,  Directrice et fondatrice de l’Ordre Souverain des Gaulois Nomades.

     

    A la grâce du dieu des lecteurs, qu’il les protège de ne pas attraper le virus de la lecture.

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  • Je ne connais hélas pas l'auteur de ce texte.

    Les termes de cette déclaration m'ont profondément troublé, cette fameuse Liberté pour laquelle j'ai payé très cher a été le combat de toute ma vie.

    De manière insidieuse, des entraves toujours  plus jolies et affriolantes vous sont posées, à votre insu, vous laissant croire que vous restez maître de votre avenir....

    Réagissez car il n'est pas encore trop tard...à moins que vous aimiez être soumis ou soumise.

     

    On supprimera la morale, au nom de la liberté
    Et personne ne bougera, parce que la morale est du vieux monde
    Puis on supprimera la liberté.

    On supprimera la différence, au nom de l'égalité
    Et personne ne bougera, parce que la différence est du vieux monde
    Puis on supprimera l'égalité

    On supprimera la patrie au nom de la fraternité
    Et personne ne bougera, parce que la patrie est du vieux monde
    Puis on supprimera la fraternité

    Puis on supprimera le pays, la famille, les valeurs
    Et personne ne bougera, parce que tout ça c'est le vieux monde
    Puis on supprimera le vieil homme, au nom du nouveau monde
    Et tu ne bougeras pas, parce que tu seras du nouveau monde
    Et on supprimera la jeunesse, au nom de la précaution
    Et tu ne bougeras pas, parce qu'avec des chaînes on ne bouge plus.

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  • Le paradoxe de notre temps est que nous avons de plus grands bâtiments mais des plus petits tempéraments, des autoroutes plus larges mais des points de vue plus étroits.

    Nous dépensons plus mais nous avons moins, nous achetons plus mais apprécions moins, nous avons de plus grandes maisons mais de plus petites familles, plus de commodités mais moins de temps.

    Nous avons plus d'instruction mais moins de bon sens, plus de connaissances mais moins de jugement, plus d'experts et encore plus de problèmes, plus de médicaments mais moins de bien-être. 

    Nous avons trop, nous fumons trop, nous nous dépensons inconsidérément, nous rions trop peu, conduisons trop vite, nous nous mettons trop en colère, nous nous levons trop tard et fatigués, nous pensons trop peu, regardons trop la télé et prions trop rarement.
     
    Nous avons multiplié nos possessions mais réduit nos valeurs, nous parlons trop, aimons trop rarement et haïssons trop souvent.

    Nous avons appris comment gagner notre vie mais pas la vie. Nous avons ajouté des années à la vie, pas de la vie aux années.

    Nous sommes allés sur la lune et en sommes revenus mais avons des difficultés à traverser la rue pour rencontrer un nouveau voisin.  Nous avons conquis l'espace sidéral mais pas notre espace intérieur. Nous avons fait de grandes choses mais pas les meilleures choses.

    Nous purifions l'air mais polluons les âmes. Nous avons conquis l'atome mais pas vaincu nos préjugés. 

    Nous écrivons plus mais apprenons moins. 
    Nous planifions plus mais nous accomplissons moins.
    Nous avons appris à nous précipiter mais pas à attendre. 

    Nous construisons plus d'ordinateurs pour obtenir plus d'informations pour produire plus de documents que jamais mais nous communiquons de moins en moins.

    Nous sommes dans le temps de la nourriture rapide mais des digestions lentes, des êtres humains de grande taille mais de petit caractère, des trop larges profits et des relations peu profondes.

    Nous jouissons de deux revenus mais divorçons, nos maisons sont luxueuses mais nos foyers détruits. De nos jours, nous faisons des voyages éclairs et des couches-culottes jetables.  Nous appliquons une morale sur mesure et nous engageons des flirts sans lendemain.

    C'est l'époque des personnes obèses et des comprimés à tout faire qui vous remontent le moral, vous apaisent et vous tuent.

    C'est une époque où seule l'apparence compte au détriment du contenu. A notre époque, on peut choisir de partager ce texte ou de le supprimer.

    Souviens-toi, passe du temps avec tes proches, ils ne seront pas là éternellement. 

    N'oublie pas de dire un mot gentil à quiconque te regarde avec admiration. Bientôt cet enfant pour qui tu es un héros sera devenu grand et vivra sa propre vie. 

    N'oublie pas de serrer dans tes bras les personnes que tu aimes parce que c'est le seul trésor qui vienne du coeur et qui ne coûte rien. 

    N'oublie pas de dire je t'aime à ton partenaire et aux personnes qui comptent pour toi, mais surtout, dis-le avec sincérité. 

    On peut guérir n'importe quelle blessure en serrant quelqu'un contre soi, pourvu qu'on le fasse avec tendresse. 

    Souviens-toi de profiter du temps que tu as avec la personne que tu aimes parce qu'un jour cette personne ne sera plus là

     

     

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  • QUAND VIENT L'APPEL DU LARGE...

     J'ai vécu cette transhumance qui pousse depuis des siècles les populations nomades sur les routes de France et d'ailleurs.
    Je peux vous assurer que l'appel à partir vous prends aux tripes façon" Loup-garou "durant une nuit de pleine lune.

    J'ai été aspiré par cet appel de prendre le large.


    Ce bon monsieur de LA FONTAINE avait une formule qui pourrait se rapporter à cet épisode : « Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés ».....partir n'est-ce pas mourir un peu ? (cf les animaux-la peste)

     

    Que ce soit chez des sédentarisés de longue date ou des sédentaires fraîchement installés en résidence, les manifestations sont identiques.

    J'ajouterais à cette liste des catégories touchées par la démangeaison saisonnière du « voir ailleurs c'est mieux » : le voyageur lambda et celui qui subit cet héritage des « fils du vent ».

    Ce dernier vit toute l'année comme un gadjo.(personne sédentaire- péjoratif )

    Le fait de travailler chez un patron, d'avoir un conjoint qui ne voyage pas et chez qui le besoin de bouger ne se fait pas sentir, de posséder un habitat sédentaire, le manque de moyens financiers font de cet homme un Stromboli, volcan assagit mais dés qu’il le peut entre en éruption sans en avertir son entourage.

    Tous ses sens sont en éveil, la pression venant de ses origines est au maxi, l'aiguille flirt avec le rouge (oh quelle honte ! un manomètre qui avait l'air si bien) mais il ne peut quitter son environnement pour les raisons invoquées précédemment.

    Pour avoir fait partie de cette catégorie je peux vous assurer que la période pendant laquelle les démangeaisons arrivent...c'est chaud-chaud.

     Cet épisode est si soudain, que tous les ans, il me semble que cela arrive pour la première fois.


    Le soleil est revenu accompagné par le gazouillis d'oiseaux, envolées lyriques, où syllabes répétées à l'infini comme une mélopée.

    Ma préférence va vers le Gobe-mouche noir, passereau peu connu qui manifeste sa joie de nous briser les burnes en criant des « vik-vik » très rapides et stridents.

    Présent dans les parages le Troglodyte mignon (je n'invente pas !) n'a pas dit son dernier mot et tient absolument à tenir la seconde place dans la liste des piafs casse-couilles. Ses trilles métalliques sont étonnamment puissantes «  zitiu-si-vi-svi-zuy-zuit-si-siiiiir »(je ne suis pas à l'heure de l'apéro je le jure!)

    Elles explosent les sonotones et font que vous écrasiez les crottes des chiens lorsque vous le cherchez dans les arbres…. Because : en marchant la tête en l'air.

     

    Bon j’arrête, sans doute préférez-vous le chant des partisans à celui des oiseaux ? J'aime beaucoup les oiseaux...sauf ceux de mauvais augures.

     

    les grillades ont fait leur retour chez le Lidl du coin, (il faudra que je vous cause de toutes les saletés que votre boucher préféré vous refile dans la saucisse, c'est un scandale aurait dit un certain Georges MARCHAIS)

    Avez-vous remarqué qu'aux premiers rayons de soleil les saucisses pointent elles aussi le bout de leur chaire ? Mais que St François me tritouille, en hiver, que font les saucisses? Je vous le demande.

     

    Ce qui n'a rien à voir... ….Les jupes des dames raccourcissent, les épaules auraient la bonne tendance à se dénuder et puis, ... Et puis... Il y a quelque chose dans l'air qui fait que les narines frémissent, que le sang cogne à la tête.

     Chez nous, quand ressortent les vieilles photos des ancêtres lors d'un repas de famille et qu’ARTE diffuse un reportage sur ces gens venus des pays de l'Est, les tournées de spotykatch se font plus rapprochées.

    Tout est prétexte à se rassembler et à faire « hurler » le barbecue.

     Vous l'aviez compris, il est temps de succomber à cet irrésistible besoin d'aller voir ailleurs si j'y suis.

    Le PRINTEMPS est là....va falloir vous habituer à ces changements hormonaux, vestimentaires et alimentaires.

    Pour en revenir à cet étrange sentiment troublant mettant tous nos sens en éveil (même les sens interdits) Je ne puis expliquer ce qui déchaîne cette résurrection.

    Je ne pense pas que seule la venue du printemps en soit la seule et unique raison. Peut-être faudrait-il gratter du côté des ancêtres et du côté de la chimie devenant alchimie.

     C'est un fait que je ne suis pas en mesure de contrôler, il faut que je bouge.

    Quant aux « agités du départ » dont je fais partie, les sédentaires « par obligations » nous subissons de plein fouet cette main tendue qui nous happe dans la nature.

     Quant aux voyageurs de tous les jours, c'est du bitume qui coule dans leurs veines, la poussière qui orne leurs épaules vient de la Passe de kandahar, la fameuse route de la soie, leurs ancêtres ont connu les persécutions en quittant les rives de l'Indus. 

    La dernière Merco a remplacé le chariot bâché et le RSA apporte plus de sécurité que la mendicité aux portes de Barcelone. J'ai établi ce triste constat en leur compagnie.


    En évoquant les noms de villes traversées, ils se souviennent de leurs coups d'éclat, des retrouvailles, des événements heureux et importants qui seront transmis de génération en génération.

    Le soir sur le coin d'une table d'un bistrot de banlieue, conférant à ces étapes des parfums d'Auster­litz ou de pont d'Arcole, ils feront un détour en jetant un œil pudique sur cette ville qui fut un Waterloo, car chez eux, on ne parle pas de choses qui fâchent.
    Autrefois, il était une tradition que je n'ai pas vécue, mais qui m'a été racontée par un aficionado des Tzi­ganes. 

    Une fois l'an, les jeunes hommes d’une  même famille se réunissent au cours d'une soirée un peu spéciale et brûlent dans une grande bassine les photographies des belles qu'ils ont rencontrées au cours de l'année écoulée. Généralement le tableau de chasse  était composé de conquêtes n'appartenant pas au monde des voyageuses.

    Certains soirs, les anciens parleront du temps où la famille avait fait une halte, prés d'une rivière, c'était au bord de la Durance ou dans le bocage Normand ou sur les rives d'Allier...

    La grand-mère allait ramasser des mures accrochées aux buissons, maintenant les murs délimitent des zones commerciales et le linge sèche accroché aux blocs de béton des périphériques, hideux, crasseux et dangereux.

    L'essence même du voyage apporte trois dimensions conjuguant lieux, époques et temps.

     Ce temps passe si vite que si vous n'êtes pas réactifs à l'actualité de votre environnement, vous deviendrez vite dépassé par les événements et ferez figure «de martien anachronique» aux regards de la société.
    Celle-là même que les gens du voyage tentent d'exploiter tout en la vilipendant.

     

    Il existe une catégorie d'individus qui se prennent à rêvasser à un certain folklore, ils imitent les Bohémiens, comme autre fois les bourgeois se rendaient dans les guinguettes pour s'encanailler au son de l'accordéon ou au petit matin à Rungis pour se frotter aux Forts des Halles.

    Ces défenseurs avec toute leur bonne foi militent aux seins d'associations qui font un travail remarquable.
    Il existe bien un nomadisme moderne, le néo nomadisme complètement intégré dans la société actuelle et qui fait même bonne figure à ceux qui le pratiquent. 

    Au début suspect aux yeux des dirigeants du monde du travail qui nous montrent de quel côté se trouve le mur contre lequel nous allons nous écraser, il fait figure maintenant de solution salvatrice. Les temps changent, les mœurs aussi et pourquoi pas notre façon de travailler ?
    J'ai pleinement conscience que curieusement, nous avons été en avance sur notre temps en adoptant la vie de nomade.
    De nombreux ouvrages lèvent le voile sur ce nomadisme moderne qui n'est rien d'autre qu'un retour aux sources du mode de vie de nos ancêtres. Ils parlent de cette culture souvent évoquée et pourtant si méconnue.

    Faut-il Gitan pour être nomade?

    Fort de ma propre expérience, je répondrais non.

    Mais force est de constater que cela aide bien !

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  • le poids des mots... Le choc de l'intello

     

     

    Qu'est ce qui pèse prés de 200 grammes, mesure 21 centimètres par 15 et m'a coûté un bras ?

    Excellente question à laquelle je vais tenter de fournir une réponse.

    En cette douce matinée de juin, il règne un silence apaisant. J'occupe mes nouveaux quartiers depuis fort peu de temps, le répit qui m'est accordé par la vie est propice à la rêverie

    Le vent souffle doucement contrairement à ses habitudes, des piafs font la figure N° 5 de la Patrouille de France et un con d'écureuil captive mon attention.

    J'ai eu du mal à le faire venir jusqu'à moi, il est difficile à rassurer l'animal, mais à force de lui présenter des « trucs qui croustillent » il a bien voulu me faire plaisir et m'honorer de sa présence. Par la suite j'ai appris qu'il faisait partie d'une catégorie présente en Europe, le mien est bien français.

    Le corbeau du coin, un habitué des lieux qui était là bien avant moi, se ballade en se dandinant.  Les mains derrière le dos, il me fait songer à un maître de cérémonie qui, en habit de soirée , vagabonderait d'un pas nonchalant au milieu de la foule.
    L'air de rien, il balance des coups d'œil de droite et de gauche, dénichant en un rien de temps toute attitude suspecte du monde qui l'entoure. Je l'entends marmonner depuis le bord de ma fenêtre : « Qui c'est ce gus ? S'il croit qu'il va m'amadouer avec ses saloperies de graines à écureuil...Faudrait pas me prendre pour un poulet de grain ».


    Ce trium -virat est composé d'un troisième animal charmant et d'une curiosité qui risque un jour de lui être fatale : un jeune lapinou que j'ai beaucoup de mal à faire déguerpir en frappant le sol de mes pieds.
    Je le découvre lors de mes excursions dans le domaine, derrière un amas de branches, prés de la piscine, cherchant à se dissimuler dans une haie, ses petits bonds agiles et ses démarrages intempestifs sont autant de signes pour m'alerter de sa présence.

    Se sont mêlés à la ménagerie, un chat errant qui régulièrement s'assure de l'étanchéité de mes poubelles en testant de ses griffes la solidité des sacs. (Je connais par expérience que ce greffier est le prédateur le plus assidu des « rouquins casse noisettes », donc la présence de l'un fait l'absence de l'autre ...effet des vases non-communiquants ?) et maître Goupil.

    Ce jeune renardeau a débarqué, la queue en panache, intrigué par le fait de ne pas prendre un coup de fusil de ma part, il se tient à bonne distance.


    Quelle quiétude et combien j'apprécie cette zénitude.

    Mais revenons à ce pourquoi j'ai relaté cet épisode.
    Devant moi, sur la table du salon l'objet de mon unique tourment : un livre...mais pas n'importe lequel, celui qui pèse prés de 200 grammes, mesure 21 centimètres par 15 et m'a coûté un bras .

    Mais pourquoi, crénom de nom a-t-il fallu que je couche mes souvenirs d'agapes sur ces 200 grammes de peuplier déchiqueté recyclé en «  laissez parler les petits papiers »
    Pourquoi mon ange gardien ne m'a pas flanqué un coup d'aile pour me faire tournebouler dans la poussière dont je suis issu et dans la quelle je retournerais un jour..

    L'avant-veille, j'étais face à des inconnus, dans une librairie et vivais une expérience de voyage astral.

    Je me « survolais » assis, coincé entre l'envie de fuir et le fait de ne pouvoir franchir un mur de briques sur le quel étaient rangés de bouquins. Ces chefs d'œuvre racontaient l'histoire de dames qui auraient aimé enseigner à des lecteurs absents comment réaliser le meilleur aïoli ou la plus « impossible à manger » des soupes de poisson.

    L'aventure culinaire où la cuisine des Gens du Voyage. Pourquoi ne suis-je pas resté devant ma PlayStation (je n'en possède pas ) ou devant mon Dubonnet (parce que cette publicité est trop vieille et que vous ne pourriez pas comprendre )
    Mais, qu'ai-je fait au Bon Dieu ?( là, c'est à lui de me répondre ).

    Sur la page de garde, je me vois entrain de rédiger mon acte de contrition : « Mon Dieu, si tu savais combien je regrette cet instant de folie, pendant lequel j'ai décroché mon téléphone pour ne pas avoir à t'entendre ».

    Je suis en panique, écrire fut facile, faire imprimer possible, éditer ? Désolé, ce ne sera pas possible.

    Même MENAGER m'avait prévenu : «  Vos histoires c'est pas de la tarte, c'est mal écrit, bourrées de fautes d'orthographe,  Vous êtes un inconscient ».
    Mea culpa, Jean-Luc et cetera ! . Depuis ça va mieux, j'ai reçu de l'aide un beau et bon jour que je poussais la porte d'une librairie d'Inconnus, mais ça c'est une autre histoire.

    Brusquement rappelé à l'ordre par la présence d'un homme en costume Babou qui m'extirpe de mes désirs d'évasion :
    « Ah... ! Monsieur vivre avec les Gitans... J'en rêve...Nous avons des amis « chez  ces gens-là »
    Il est escorté par un ersatz de bourgeoise-gitane, grimée comme une voiture volée qui surenchérit :« Et leur cuisine, vivre en pleine nature, votre livre une réussite...On sent le vécu.... Pas de tricherie... Vous pouvez me mettre une épitaphe. »

    Ai-je bien entendu ? Une épitaphe ? C'est vrai que nous creusons notre tombe avec nos couverts,
    c'est pour cette raison madame, que je mange à la petite cuillère, je ne suis pas pressé, mais vous, de grâce enfournez à la louche.. çà ira plus vite !

    Moi, je luis mettrais bien quelque chose... Mais je suis présent en ces lieux pour jouer un rôle. J'ai de la reconnaissance pour le libraire chez qui j'expose mon bouquin.
    Pourquoi se déguiser en Gitane, qui croit-elle tromper avec sa jupe longue achetée sur un marché frontalier, son châle made in China  et ses horribles boucles d'oreille venant droit de la Casa-Pous ?
    ( seuls les connaisseurs des boutiques du Perthus comprendront )

    Je constate l'énorme décalage qui existe entre un certain romantisme et la dure réalité du mode de vie des nomades.
    Un beau-brun-hidalgo qui fait chanter sa guitare, petit cul serré dans son pantalon, chemise à petits pois « sans auréoles sous les bras »...Chez ces gens-là..On ne transpire pas monsieur...on sue ! 

    Ce regard plein de fierté et de défi louche sur la belle blonde du premier rang...On passe à autre chose !

    Elle, belle cambrure de reins, faisant penser à une gamine de 16 ans, qui pourtant à eu 6 enfants oui mais....tous élevés au Sveltess !

    Les boucles d'oreille qui ne déforment pas les lobes, le fameux« diklo » (bandana des temps anciens qui lui donne un air de Hells Angels )porté sur la tête et qui servira a prouver à la famille que lors du mariage elle était bien vierge )...Pouah, c'est dégueux !!,une jupe longue, à volants permettant de virevolter à sa guise et en fin de course, sur des jambes sans age, une paire de chaussures « espéciales » pour frapper le sol... Elle n'a jamais d'ampoules ni d'hallus valgus, la veinarde !
    Le port de tête est fier, le menton volontaire ses grands yeux noirs te regardent... Tout en elle est pénétrant... Si tu pouvais lire mes pensées !

    Mais derrière la roulotte et le feu de camp « qui va bien » se situe un puits duquel vient de sortir la vérité toute nue.....je vous la livre telle qu'elle.
    La copie d'Antonio Banderas ne pense qu'a baiser les blondes, il en a ras la casquette de gratter sa guitare, il voudrait bien que l'Esmeralda qui est en sa compagnie arrête de lui filer le train pour pouvoir enfin être peinard... Vas t'occuper des mômes et faire la bouffe..Et ,n'oublie pas d'aller chercher les allocs. à la poste »
    Quant à la Dolorès de service, elle voudrait bien que son con de gratteur de guitare arrête de reluquer les gadgi, ne boive pas trop en rentrant ce soir car, les coups elle en a assez mangés.

     

    En aparté, il faudrait prévenir les Lolitas qu'un jour elles seront des Dolores ?....réfléchissement Jean-Pierre

    Cela me fait songer au marché parisien des Halles. Au siècle avant dernier- existait une corporation établie sous le règne de Louis IX .
    Leurs membres chargés de porter les marchandises sur le carreau des halles reconnaissables au large chapeau doublé d'une calotte de plomb, le coltin, étaient recrutés sur leur physique avantageux, muscles en avant, mis en scène par un débardeur qui sera l'ancêtre du Marcel.
    Cette coterie qui s'est éteinte en 1946 n'a pas survécu au transfert en 1969 du marché vers Rungis.
    A cette époque il était de bon ton que les bourgeois s'encanaillent en fréquentant ces fameux Obelix et s'affichent à l'orée du jour dans les bistrots en mangeant à la même table la gratinée aux oignons.
    Les guinguettes du bord de Marne ont vécu un pareil engouement où les bourges de Paname se prenaient pour des affranchis en tortillant du popotin en compagnie de soubrettes délurées.

    Je connais une exception qui confirmera cette règle.
    Brigitte BARDOT que je ne vous présenterai pas, because, je ne la connais pas.,elle participera à la renommée des Gypsies King and co. Son amour de la fête, sa présence à Saint Tropez et la société qui gravitait autour d'elle, ont permis de porter sur tous les continents une certaine musique gitane.

    La majeure partie de Nous-Vous est loin de se douter de la réalité et sincèrement, je ne vous souhaite pas de connaître cette vérité.
    Mais pour l'instant de ce jour le plus long, les amateurs de cholestérol débarquent dans la boutique et me posent des questions auxquelles je répond avec beaucoup de courtoisie.

    Un fil électrique fixé à une de les chevilles est relié au bureau du libraire, à chaque mauvaise
    réponse une décharge me fait grimacer... Vous y avez cru ? ... Non ?

    Les questions sont diverses et déstabilisantes, j'ai l'impression d'être un tennisman de fond de cours sur lequel un entraîneur facétieux a pointé le canon à balles.
    À la tronche des inquisiteurs, je perçois de suite quelle question à la con va être abordée.
    « Quand vous écrivez : le bois doit être sain et sec... Comment faire avec la plancha à gaz ? »
    «  Qu'entendez-vous par : les poules tombées du camion ? »
    « Et les sauces.. Où vous les Gitans.. Vous les achetez ? »
    « Vous êtes un Rrom ? » oui je suis un rrom blanc ...humour .

    J'ai beaucoup de mal à garder mon sérieux face à l'avalanche de questions et découvre que question communication il y a de grosses lacunes chez l'écrivain que j'aurais aimé être.


    Je me sens agressé, des situations de stress me reviennent en mémoire, du temps où je partageais la vie des romanos. Je n'ai pas toujours mangé à ma faim, ma femme se débrouillait pour que nos deux enfants ne dansent pas devant un buffet vide.

    Quel courage elle avait cette femme, comment a-t elle pu supporter les facéties et les longues courses nocturnes de son diable de mari ? 

    Et le regard des autres ? 

    Celui d'un honnête et brave paysan du fin fond de nos campagnes qui avait les mains bien serrées sur la crosse de son fusil parce que son grand-père lui avait dit que «  les romanos volaient les enfants » c'était il y a une paire d'années, je cherchais de l'aide suite à un accident.

    Et celui de cette femme qui pensant que nous ne comprenions pas sa langue maternelle disait à son mari « donne leur les pommes trop mures.. les romanos s'en contenteront bien...Et cette autre qui sortait de son lieu de culte : «  ils ont les mains noires, je me demande s'ils se lavent les pieds tous les jours .... C'est pas à manger qu'il leur faut mais de la javel» .

    Bon... Les curieux font preuve de curiosité : « ce n'est pas pour moi, mettez un petit mot en manouche... » les faux culs font preuve de modestie, les cuisiniers, de réalisme « quand vous mettez...À quel moment de la cuisson incorporez-vous... » Les rares frères de la route, de pessimisme « moi ma grand-mère, elle mettait de la.......c'était plus mieux bon.. »

    Et les amis de la nature «  et les hérissons, hein ? Si on en parlait ? » ......Je ne parle pas la bouche pleine, ta mère te l'a jamais dit ?.

    Je ne suis pas à ma place devant ses gens qui se demandent eux aussi ce qu'ils viennent faire dans cette boutique.
    Il y a un décalage, qu'espèrent-ils découvrir, un fauve dans sa cage, un phénomène de foire, un gitan façon «  Luis Mariano » ?

    En fin de soirée, après avoir remercié le patron de la librairie, éclusé quelques godets avec un couple de marginaux très enthousiastes à l'idée qu'il était possible d'écrire un livre sur « une façon de vivre la vraie vie autrement » je reprends la route me ramenant à mon campement.

    Ouf... La Catinou est là... Ce soir pour me remonter le moral elle m'invite au restaurant....

     

     

    le poids des mots... Le choc de l'intello

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  •  

    Voici mon emploi du temps :

    Manger, se reposer et rôder entre-temps,
    Faire preuve de loyauté et aimer les enfants,
    Faire des cabrioles au clair de lune, accorder ses oreilles,
    S'occuper des os et faire l'amour,
    Hurler, souvent.

    (clarissa pinkola estés :  femmes qui courent avec les loups)

    Il est des jours comme ça, où il ne fait pas bon se trouver à la portée des coups de griffes et de gueule d'un Loup. Même si ce sympathique animal (je parle de Lui) se vante d'être zen, on ne sait jamais.

    Dans son entourage, on le sait , un Loup peut en cacher un autre.

    Il faut alors emprunter un chemin différent, histoire de ne pas gaspiller les cartouches. Ces dernières doivent être bénites et en métal noble.(voir la bête du Gévaudan)


    Mais cet animal a un sacré flaire. À cent lieues à la ronde, il renifle la chair fraîche et il n'hésite pas à venir roder dans votre univers.

    C'est un râleur, jamais content, toujours prêt à donner son avis surtout quand on ne lui demande pas.
    Se faisant passer pour une victime, il va pester contre les agissements de ces congénères, il n'hésitera pas à vociférer dans les oreilles d'un pauvre quidam en quête de tranquillité, vitupérant contre ses amis blogueurs, désapprouvant les prises de position d'un « Flambi - président multigame ».

     Il ira jusqu'à anathématiser de pauvres femmes qui oseraient prétendre que si elles sont célibataires, c'est à elles seules qu'elles doivent s'en prendre. Il leur ferait bien croire qu'elles ont vendu leur âme à un quelconque Dieu.


    Il ne peut s'empêcher d' hurler avec la meute des hommes qui ont élu un jeune gitan « voice of the year ».
    Remarquez ces mêmes cons ont voté pour la femme à barbe, élu meilleur gag européen de l'année.
    C'est un comble, mais il considère que ses enfants sont parfaits et qu'après trente-huit ans passés en compagnie de sa Gitane de femme, il en veut encore et encore !

    Mais au fait quel rapport avec le loup ? : peut être un poil de lycanthropie !

    C'est d'un pas prudent que je me suis rendu dans sa tanière pour lui poser la question :



    POURQUOI LOUPZEN ?

    La petite histoire de la peur du Loup

    Récemment, une amie s'interrogeait sur mon choix du Loup comme animal de référence dans la vie.
    Pourquoi ne pas avoir choisi un autre animal tel que le chien ou le chat ?
    Je répondrais avec humour : le chien c'est non. Le chat peut être, car à ma connaissance, je n'ai jamais rencontré de chat policier.

    Cette « amie » applaudissait à la lecture d'un article portant sur : l Amitié est promesse de bourrasques.

    Elle n'a pas compris que ce Loup vivait ses histoires d'amitié, en tenant ses promesses d’humeurs tapageuses.

    Porté aux nues le Loup jurait mais un peu tard qu'on ne l'y reprendrait plus !

    Il sentait le lacet de « l'amitié » entourer son cou et perdait peu à peu sa liberté d'être « brute de décoffrage » et devenait « politiquement correcte » surpris de devoir prendre les patins pour traverser sa tanière....

    Cet animal ne veut pas d’arrangement. '' Il est'' un point c'est tout !

     Au prix d'efforts "sur-lupin", il avait traversé de multiples tempêtes, évité de salutaires compromis et laissé au coeur de batailles homériques de nombreux preux et insatiables combattants de moulins à vents.


    Le loup  est un symbole plus qu'un animal.

    Dès mon arrivée dans ce monde, je me suis senti mal à l'aise.
    Étranger parmi la foule qui m'entourait, au sein d'une famille recomposée, mis de côté dans le milieu professionnel, je ne trouvais pas mes marques.

    En manque de références et d'écoutes, je me suis mis très vite en dehors de la société. Je devenais un rebelle.


    L'instruction me faisant défaut, j'ai cherché un symbole de révolte, sans trop savoir ce que cela représentait. Comme tout adolescent, j'avais peur de l'avenir par ignorance, et j'ai voulu à mon tour que les autres connaissent cette peur de l'inconnu.


    Pas besoin de chercher bien loin, qu'est-ce qui fait peur aux enfants : LE LOUP.
    Plus tard, j'ai découvert les qualités du LOUP, son mode de vie, le parallèle existant entre le parcours de cet animal et celui de l'homme, son rejet par la société, celle la même dans laquelle je me sentais à mon tour étranger.


    Pour mieux comprendre ces dérives, je vous rappelle que la peur du loup est ancestrale, et bien que ne touchant pas tous les peuples, elle est dominante en Europe.
    Le loup est à l'origine d'un nombre impressionnant de contes, de légendes, d'expressions relatives aux Loups et à leurs "personnalités".

    Qui n'a jamais entendu parler du Petit Chaperon Rouge (qui représente 29 % des contes cités par les personnes interrogées), de Pierre et le loup ou encore des 3 petits cochons ? 

    J'attire par ailleurs votre attention sur cette publicité montrant 3 petits cochons crétins, vantant les bienfaits du lait et de ses dérivés.
    On ne vous montre pas le joug invisible tenant les 3 petits enfants esclaves du lobby des marchands de lait et desserts sucrés-obéses.


    Cet animal a déchaîné sur lui la crainte et la haine. L'ignorance et la peur engendrées étaient ensuite entretenues par les récits accusant le loup, qu'il soit coupable ou non, des pires forfaits, ceux-ci étant volontairement  exagérés.
    On prêtait d'ailleurs aux loups des pouvoirs surnaturels d'origines rien moins que lucifériennes.
    On assurait au douzième siècle que "le loup est un animal terrible. Sa morsure est venimeuse... L'herbe ne repousse plus là où il est passé "... Le nom même de " loup " était devenu tabou, le prononcer revenait quasiment à invoquer le diable.


    Certains pensaient en effet que parler du loup le faisait apparaître, cette vieille croyance est parvenue jusqu'à nous avec le proverbe : quand on parle du loup, on en voit la queue !


    Autre " pouvoir surnaturel " attribué au loup : la lycanthropie ou le mythe du loup-garou. Cette croyance est très ancienne, en effet Hérodote en fait mention au cinquième siècle avant J.-C., et aujourd'hui encore la légende subsiste.
    La très sainte église catholique n'y a pas était de main morte, n'a-t-elle pas associé loup et féminité ?


    Au sommet de la pyramide alimentaire, pour gérer l'équilibre naturel, on trouve les plus grands prédateurs, parfois appelés super-prédateurs.
    Parmi eux, le tigre, le lynx, l'ours, le lion, le loup, ... Et l'homme !
    Tous sont en danger ou carrément en voie d'extinction, sauf un : l'homme.


    Bien souvent, remplis de bonnes intentions, des écologistes, naturalistes et autres partent, de bonne foi, donner des leçons aux peuples d'Afrique, d'Asie ou d'ailleurs.
    Ceux-là même hésiteraient davantage avant d'ouvrir les portes de leurs paisibles territoires au loup. 

    Mais l'Europe qui reproche à toute la planète ses grands félins ou ses éléphants, ne voit pas le loup qu'elle a dans l'œil.
    La peur du loup commence par cette domination que l'homme a voulu installer entre lui et les autres super-prédateurs.


    Bien qu'elle dure toujours, la rivalité entre ces deux super-prédateurs que sont l'homme et le loup est ancestrale. Beaucoup de peuples ont eu un grand respect pour le loup et d'autres une grande haine, mais tous, à un moment ou à un autre, l'ont pris en exemple.


    Nos ancêtres lointains, nomades, qui vivaient et chassaient en petites bandes, n'étaient pas tellement différents des loups
    C'est en meute que l'homme a appris la vie en société et non à l'usine.

    Les chaines qui enserrent vos chevilles ont pour model des fiches de paye !

    On s'est trompé en édifiant une éducation en combat contre les instincts.
    Les plus grands penseurs ont contribué à forger des croyances qu'ils présentèrent sous forme de connaissances dans leurs traités.


    Platon, repris plus tard par Aristote puis par Pline, disait de se méfier du regard malfaisant du loup, qui jette des éclairs et paralyse. En fait, le loup peut voir dans la nuit et possède, dans l'obscurité, des yeux phosphorescents semblables à ceux du chat.

    Aristote croyait ses vertèbres cervicales soudées. (CARBONE, 1991, 56). Hérodote, au Ve siècle av. J.-C., fait mention de phénomènes de lycanthropie, et jusqu'au XVIIe, des gens soupçonnés seront condamnés à mort en Europe. (CARBONE, 1991, 91).


    « Le loup est un animal terrible. Sa morsure est venimeuse parce qu'il se nourrit volontiers de crapauds. L'herbe ne repousse plus là où il est passé. » (cité par CARBONE, 1991, 14). 

    Cette déclaration de Barthélemy, l'Anglais, n'avait rien de marginal au VIIe siècle. Bien au contraire, elle reflète ce que les auteurs d'histoire naturelle et tous croient.

    C'est à peu près ce que tous les bestiaires du Moyen-Age considèrent communément.
    Plus tard, sous Louis XIV, un stratège proposera à son roi un plan de conquête de l'Angleterre comme suit : « Un loup mange un homme en deux jours, débarquez dix-mille loups Outre-Manche, en quelque temps, il n'y aura plus un seul Anglais. » (CARBONE, 1991, 16). Henry III, en 1583, s'inquiète du sort de ses «sujets habitant des villages et plat pays » car on parle d'une race pervertie préférant le berger au troupeau et la tendre chair d'enfant à toute autre.


    A divers endroits durant le XIVe siècle, les récits coïncident étrangement à propos de disparitions de jeunes filles.
    Bref, je n'ai pas fait dans la facilité en endossant cette pelisse de bête damnée.

    Et si « j'aurais su j'aurais pas venu » .
    Pas si sûr, il y a des vêtements style costards sur-mesure qui vous sont taillés et qui tombent au poil.
    J'ai bien cherché dans mes différents entourages, il n'y a que le Loup qui m'aille comme un gant.


    Bon, vous l'aurez compris, la pelisse du Loup est parsemée d'étiquettes qui sont à tors ou à raison collées à bon escient.

    Je crois comprendre que sa chanson préférée est «  la mauvaise réputation » de ce bon vieux Georges BRASSENS... Excusez-le du peu !

    Pourquoi diable s'être lancé dans l'écriture, vos pattes de Loup ornées de magnifiques griffes ont déchiré beaucoup de papier ?

    Pourquoi pas la musique, le chant ou la cuisine ou le macramé ?

     ''J'écris pour ne pas assassiner" Voyez combien la littérature adoucit les mœurs ! Alors tirons chaque mot à bout portant, comme une mise à mort'' m'a répondu le Loup.

     

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